Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

Protégé : LE VENT DU NOMADE

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La première lune: Je suis Toi

le 23 mars 2016

Nous entrons dans un nouveau cycle de 13 lunes avec la première lune de ce cycle. Ceux et celles qui suivent mon blogue depuis deux ans, ce sera pour vous une révision. Pour les autres, bienvenue dans le monde fascinant des influences lunaires!

JE SUIS TOI

La première lune nous parle de la Fusion de laquelle nous venons. Au début, nous sommes Un, unité, indivisé(e).
Nous sommes cré(e)es dans la matrice maternelle, et il n’y a pas de différence, pour nous, entre notre mère et nous.
Ce que ma mère vit, je le vis aussi. Ce qu’elle ressent, je le ressent.

Il n’y a pas différence entre le monde qui m’entoure, mon univers, l’utérus et moi-même.

Si ma mère vit des stress, je les vis comme un tourbillon passager et je ne m’interroge nullement. C’est la vie.
Même si ces stress laisseront une trace en moi, même s’ils sont une information importante pour mon développement futur, pendant que je suis dans le ventre de ma mère, ils ne sont que des tempêtes qui passent.

Je n’ai pas faim. Je n’ai pas froid. Je vis selon un rythme interne sans conflit.
C’est l’Éden, jardin mystérieux et mystique où mes besoins sont comblés avant même que je ne ressente le manque. Je ne respire pas avec mes poumons. Je ne fournis aucun effort, je flotte en tout confort et en toute sécurité.
Je porte en moi cette fusion, comme un rêve dont je tente de me souvenir.
C’est ce jardin que toute notre vie nous aspirerons à retrouver.

Les débuts de toutes nos relations seront à l’image de cette fusion: intense, immense, avec ce désir de se fondre dans l’autre, d’être totalement connu(e), d’être deviné(e) sans avoir à parler, de voir notre égo se dissoudre et de retrouver, du moins momentanément, l’extase, la connexion, libre de toute inquiétude, de tous questionnements, de toutes sensations de distance, de différence, de séparation.
C’est pourquoi les lunes de miel relationnelles sont si prenantes et que tant d’entre nous veulent les maintenir quitte à changer de partenaire, d’ami(e) ou de travail pour revivre à nouveau cette Fusion ultime.

Ce désir profond d’être sans avoir à être.

Cet appel vers notre étoile et la sensation de « rentrer chez soi ».

Refaire enfin Un, Uni(e), avec l’uni-vers.

Qu’il nous semble beau cet Éden! Comme cette éviction est douloureuse!
Pourtant, si ce jardin nous est aujourd’hui fermé c’est qu’il y a tant de choses à apprendre. Nous devons goûter à l’Arbre de Vie et à l’Arbre de la Connaissance.
Et c’est seulement avec notre conscience, présente et développée, mature et méritée,aimante et guérie que ce jardin nous sera rouvert et que nous goûterons à nouveau ces Fruits.
Nous portons cet éden en nous; c’est à nous de retrouver le chemin qui nous y mènera et nous pourrons ainsi refaire de la terre un Jardin.
Un jardin à l’image de ce premier jardin, et non comme le miroir de nos tourments présents.
Cultivez la bonne terre en vous; sentez ce qui vous unit à Toute la Création; ressentez la parenté, la filiation avec Toutes Vos Relations (frères et soeurs humains, animaux, végétaux, naturels); partagez de bons fruits; compostez sans relâche vos blessures et difficultés.
Et, un matin, vous trouverez ce même jardin au-dehors.

crédit photo: Teemu Lahtinen ‘moonlight at Kaukonen,Lapland,Finland’

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Le conte des Élémouths

à toutes mes soeurs et tous mes frères Éléhumains

mammouth

Il y a bien longtemps dans l’âge des humains, mais à peine une minute dans l’âge du monde, la Terre ressentit un frisson; comme une fièvre qui la parcourut et qui annonçait un changement. Elle eut chaud.
Elle sut alors que le temps de ses Grandes Glaces tirait à sa fin et que l’emprise du froid remonterait vers ses pôles. Loin de s’alarmer, elle envoya donc à travers son corps tout entier un message…

Dans un paisible troupeau du Clan du Mammouth Laineux, vint au monde une étrange créature. Sans conteste, elle était apparentée au mammouth et n’avait rien du cheval, du serpent ou du loup. Mais elle était sans poil. Ouhh qu’elle était laide aux yeux des mammouths!
Étrange, grisâtre, plus petite que la moyenne et en plus, elle était frileuse et nullement faite pour le froid des glaciers.
Elle ne fut pas la seule.
De ci, de là, naquirent d’autres semblables à elle, plus sensibles, plus fragiles et décidément mésadaptés.Ils faisaient tache dans le troupeau et la plupart étaient rejetés de leur famille, de leur clan, de leur troupeau et vivaient en marge du groupe, sur les pourtours de leur société, essayant tant bien que mal de se faire une petite place.
On les appela des mammouphants, car il fallait bien nommer ces choses pour savoir de quoi l’on parlait.
Dans certaines familles, plus tolérantes, plus bienveillantes ou simplement plus excentriques, on se mit à croire que, peut-être, ces êtres différents étaient porteurs d’un Mystère, d’une Sagesse, d’un Sens particulier, car qui a jamais entendu la Terre faire quelque chose pour rien?
D’accord, on ne les comprenait pas trop et on continuait de les trouver hors-normes. Mais il y eut bien des mammouths pour qui, bizarres ou pas, la progéniture reste la progéniture. Ils se sentaient concernés par ceux et celles qu’ils avaient mis au monde, qui venaient d’eux quoiqu’il en soit et ils firent de leur mieux pour y voir du positif. Ils préféraient appeler ces mammouths nus des Élémouths. Ils restaient convaincus, en leur for intérieur, de la sagesse du Grand Plan.

Élémouths et mammouphants se reconnaissaient aisément…au premier coup d’oeil! Ils aimaient se retrouver, se rencontrer même si leurs échanges étaient parfois houleux:
« Nous les mammouphants, on ne vaut rien, on ne sert à rien, on ne peut même pas vivre avec les autres près du glacier »
« Non, sommes tous des Élémouths, nous sommes l’avenir de notre race! »
« Vous êtes des aberrations comme nous! Vous vous entêtez à ne pas vouloir voir la vérité! Anormaux, c’est ce que nous sommes tous »

La Terre, elle, savait très bien ce qu’elle avait fait. Elle ne se souciait nullement du malaise individuel de ses créatures. Dans le Grand Orchestre de la Vie, elle était bien maîtresse et faisait ce qu’elle avait à faire pour que les peuples survivent au changement et mieux encore, qu’ils vivent et croissent.

Le Clan du Mammouth Laineux suivit les glaciers, de plus en plus au Nord. Leur population déclina, puis s’éteignit.
Les élémouths, quant à eux, réussirent à convaincre quelques mammouphants et ils décidèrent de fonder un nouveau clan et de se déplacer vers le Sud, où l’on disait que les glaciers n’existaient déjà plus…
Ensemble ils devinrent les Éléphants, cadeau de la Terre Mère à ses enfants; promesse de la continuité et de l’évolution.
Car vous l’avez bien compris, les éléphants, au fond, n’étaient que les messagers du monde à-venir, les précurseurs, les pionniers; premiers répondants d’un monde en mutation.

Alors si vous vous sentez différent(e)s, étranges, ou marginaux…
Si vous avez l’impression de ne pas vous reconnaître dans le monde dans lequel vous vivez…
Si vous êtes hypersensibles et en apparence mésadapté(e)s…
Si vous avez l’impression d’être porteur/porteuse d’un message, d’un appel, d’une vocation ou d’une mission…
C’est peut-être que notre Mère Terre a de nouveau chaud et que vous êtes des Éléhumains.

éléphant

Crédit photo: Google Image

Un McSpirit SVP

Imaginez un sculpteur devant son bloc de pierre,d’albâtre, de bois ou d’argile.

Il a son ciseau à la main et s’apprête à faire une pièce unique. Il n’est pas une machine. Toutes ses pièces sont uniques.

La pierre souffre-t-elle d’avoir été séparée de sa matrice?
L’albâtre regrette-elle sa falaise?
Le bois est-il nostalgique du tronc dont il est issu?
L’argile se sent-elle isolée loin de ses soeurs?

Souvent, je m’imagine que oui, sûrement, le matériau connaît sa source. Sa transformation ne se fera pas sans heurt, mais que pouvons-nous vraiment contre les forces qui nous façonnent? Connaissons-nous vraiment le but de tous ces coups, entailles et polissages?
Savons-nous faire confiance aux puissances qui nous forment?

D’abord il y aura un dégrossissage, au ciseau, au marteau, à la main.
Le sculpteur sculpte. Chaque morceau détaché, façonné le rapproche de sa vision.
La sculpteuse sculpte.
Viens un moment où l’on ne sait plus qui sculpte qui. Est-ce l’artiste qui se rapproche de son but ou est-elle inspirée par la pierre?
Car la pierre sculpte son artiste aussi. Elle murmure et guide, comme un vent frais: « je crois que je ressemble à ça »…
C’est une danse entre la Créatrice et sa créature, entre son Créateur et sa création.

Je vois tant de gens aller au fast-food de la spiritualité demander: un McSpirit SVP.
Il sont impatients et se retrouvent avec ce qu’ils/elles ont commandé: quelque chose de fade, peu nutritif, fait à la chaîne…qui mène à l’indigestion et aux boutons…
Pendant qu’ils/elles se tapent un surpoids de pensées remâchées, de croyances congelées, d’additifs pseudo-savoureux et de recettes usées, ils en oublient que le Créateur et la Créatrice sont à l’oeuvre.
Alors que nous construisons un sandwiche en moins de trois minutes, un jouet à la chaine en 5 minutes, un vêtement en moins d’une heure, un hôpital en deux ans ou une tour en trois ans…

Les Mains Divines, elles, savent bien que la vertu maîtresse est la patience; que chaque trait unique qui nous compose requiert du temps; que chaque étape ne peut-être précipitée qu’au risque de tout briser.
Pratiquez la patience.
Ayez confiance en Ses Mains, laissez-vous aller en Son Mouvement.
Laissez vous bercer par le chant du ciseau, le frottement du papier de verre, la caresse du Souffle qui écarte les copeaux et la poussière.
Entendez-vous le doux murmure de la Création qui chantonne en travaillant?
Pratiquez le silence.
Vous êtes une pièce unique.
Vous ne serez achevé(e) qu’à la fin de votre vie.

Deuxième lune: Je suis séparé(e) de toi

lune et arbre 1
Le 21 avril 2016 nous entrons dans notre deuxième lune: je suis séparé(e) de toi.

Après l’étape fusionnelle du début de la vie, l’enfant commence ses premiers pas vers l’autonomie. Il ou elle prend conscience que sa mère et lui sont deux personnes différentes. Il mesure cet abîme et veux commencer à explorer le monde. Elle va s’éloigner de sa mère et revenir, jouant proche et puis plus loin pour apprivoiser cet espace et vérifier que sa mère est toujours là, malgré la distance.
Certaines mères vivent bien le désir d’exploration de leur petit, d’autres voudraient le ramener dans la fusion. Certaines vont avoir peur de tout et retenir sans cesse l’enfant qui tente de faire du sens avec le monde qui l’entoure.
C’est aussi le début de la communication. L’enfant doit maintenant exprimer ses désirs, pleurer ne suffit plus à lui apporter ce qu’elle désire. Parfois la frustration de ne pas être comprise quand elle désigne un objet la pousse à dire le mot qui le représente.

Maintenant adulte, cette lune nous donne l’occasion de travailler cette étape très importante de la séparation. Nous venons de vivre la fusion, le paradis terrestre où nous n’avions besoin de rien. Nous sommes venus au monde et cette fusion s’est prolongée un moment (dans le meilleur des cas, bien sûr). Maintenant les bras de maman sont « trop petits » comme l’était son ventre il n’y a pas si longtemps. Le monde nous attend!
Comment s’est vécu cette période pour nous?

Pour le savoir, observez ce qui se passe dans vos relations. Nous abordons nos relations de la même façon, en commençant par la fusion, le « nous » et le confort de trouver un(e) partenaire qui nous ressemble. Nous sommes pareils…et puis…ça change. Les petits travers que je trouvais mignons au début m’énervent. Il ne semble plus me comprendre…Elle a changé…je ne l’aime plus comme avant…il n’a plus de sentiments amoureux…il ne me devine plus…blablabla.

La « séparation » me fait prendre conscience de nos différences là où la fusion me ramenait à nos semblances.
Comment est-ce que je vit cette distance ? Suis-je capable d’apprécier nos différences? Ou bien est-ce que cela m’inquiète?
Est-ce que j’ai la nostalgie de la fusion? Alors je risque de rompre pour me perdre à nouveau dans une nouvelle fusion…
Suis-je capable de boire du même vin mais pas dans la même coupe comme le disait Khalil Gibran?
C’est l’étape cruciale de définir mon unicité face à celle de l’autre; d’apprendre à communiquer sur un mode plus autonome; de tenter d’accepter l’autre tel qu’il(elle) est sans essayer de le changer
Suis-je capable de demander ce dont j’ai besoin? Suis-je capable de recevoir? De donner? De refuser?
Je dois apprendre à me définir par rapport à l’autre.
Et cela ne devrait pas mettre la relation en danger, si l’autre est aussi capable de se définir par rapport à moi.

Et ayons comme but d’être comme « les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés, Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès » Khalil Gibran, Le prophète.

Comme des cyprès. Si près. Pas trop. Sans chaîne.
(Quelle belle langue que le français qui permet ces jeux de mot et nous révèle ainsi des sens profonds).

Ho!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du 24 février 2013

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

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