Les chemins de la guérison

"Les cris du corps sont l’écrit de l’âme" Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

La troisième lune: Je suis Moi.

Mardi le 15 avril, nous entrons dans notre 3ième lune : Je suis Moi.
C’est aussi une journée d’éclipse de lune, ce qui rend notre lune plus profonde et plus puissante.

L’enfant a grandi, elle explore son environnement. Elle marche, cours, saute, grimpe, parle…
L’enfant a des désirs, plus seulement des besoins, il commence à se définir non pas seulement en terme d’opposition (je suis séparé de toi) mais en terme de JE.
L’égo, la personnalité, le caractère, se construisent. L’enfant a besoin d’être vu(e), regardé(e) et entendu(e). Il cherche l’image de lui-même dans le miroir-reflet qu’il reçoit des autres. Il-elle est donc très fragile, très sensible à l’approbation de son entourage. C’est "maman, papa, regardez-moi!". Les regards désapprobateurs, les commentaires dévalorisants,les situations injustes, les mensonges qu’on lui fait, ainsi que les abus et violences sous toutes leurs formes vont avoir un effet désastreux sur cet être en pleine construction.
À l’inverse, un miroir grossissant qui l’exalte, le met au-dessus des autres (tu es le meilleur!la plus gentille!la plus intelligente!…) et ne correspond pas à une réalité relativement juste laissera aussi ses traces en lui conférant une image démesurée de lui-même.
Les miroirs déformants (les pires) seront des miroirs où l’enfant ne sais jamais à quoi s’attendre: il est bon aujourd’hui, mauvais demain.Il se retrouve dans des doubles contraintes, c’est-à-dire des situations ou il n’y a pas d’issue, où, quoiqu’il fasse il est dans l’erreur; dans des situations incongrues où on le laisse faire quelque chose et il est puni ensuite de l’avoir fait . L’enfant ainsi miroité reçoit constamment des messages contradictoires aux conséquences néfastes. Il ne sait plus s’il est aimé ou pas, s’il est bon ou pas, et même ce qui est bon un jour peut devenir mauvais le lendemain sans qu’il puisse comprendre ce qui à changé. Il n’y a d’ailleurs rien à comprendre puisque les miroirs déformants sont incohérents.

L’enfant de cet âge a un sens aigu de sa parole. Sa parole donné est un contrat. Il s’attend à ce que les adultes fassent ce qu’ils disent et surtout tiennent leurs promesses. La trahison de la parole donnée les blesse et il vaudrait mieux ne promettre que ce que nous sommes raisonnablement sûrs d’accomplir.

C’est aussi un enfant curieux qui va poser mille "pourquoi" par jour, au point de peut-être en exaspérer ses parents.
Pourtant, c’est un moment fertile, un moment d’expansion et d’ouverture à la découverte. Dans le meilleur des mondes il-elle trouverait des réponses relativement simple (adapté à son âge) même aux questions difficiles: pourquoi le chat est mort? Comment le bébé il rentré dans ton ventre? Où j’étais avant d’être dans ton ventre?…
Il y aurait le souci de l’aider à construire son monde en lui répondant patiemment, honnêtement (je ne sais pas où tu étais avant d’être dans mon ventre, j’ai la croyance que…), en comprenant que pour l’enfant de cet âge l’adulte est un Dieu tout-puissant et omniscient. Il est bon alors de montrer que nous ne pouvons pas tout, que parfois nous ne savons pas, que pour certaines choses il n’y a peut-être pas de réponse. En acceptant de se montrer avec ses failles, l’adulte permet ainsi à l’enfant de ne pas être parfait lui non plus.
L’adulte se doit aussi de nommer les choses qui entoure l’enfant. Et plus les adultes alentour seront patients et répondants plus l’enfant se développera. Ainsi, un parent capable de nommer les émotions que l’enfant ressens (Oh, je t’ai fait peur en entrant brusquement dans ta chambre-devant les yeux écarquillés de l’enfant-, ou bien tu pleures parce que tu as mal parce que tu es tombée; oui, je vois bien que tu es en colère que je te refuse ce bonbon), permet à cet enfant de développer son vocabulaire émotionnel. Et l’enfant évoluera dans un monde qui fait sens pour lui ou elle. Il pourra développer des chaînes logiques d’actions, de pensées, d’émotions, de compréhension du monde qui l’entoure et des relations entre les choses et les gens.
Son moi construit,non-construit ou mal construit sera le sol sous ses pieds pour sa croissance futur.

Savez-vous différencier vos désirs de vos besoins?
Êtes-vous Vous?
Savez-vous qui vous êtes?
Vous connaissez-vous bien?
Si la réponse est non, c’est la troisième lune que vous aurez à réparer en vous.

Crédit photo: Carole Poirier

Protégé : Le Porteur de Paix

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Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

Deuxième lune: Je suis séparé(e) de toi

lune et arbre 1
Le 16 mars 2014 nous entrons dans notre deuxième lune: je suis séparé(e) de toi.

Après l’étape fusionnelle du début de la vie, l’enfant commence ses premiers pas vers l’autonomie. Il ou elle prend conscience que sa mère et lui sont deux personnes différentes. Il mesure cet abîme et veux commencer à explorer le monde. Elle va s’éloigner de sa mère et revenir, jouant proche et puis plus loin pour apprivoiser cet espace et vérifier que sa mère est toujours là malgré la distance.
Certaines mères vivent bien le désir d’exploration de leur petit, d’autres voudraient le ramener dans la fusion. Certaines vont avoir peur de tout et retenir sans cesse l’enfant qui tente de faire du sens avec le monde qui l’entoure.
C’est aussi le début de la communication. L’enfant doit maintenant exprimer ses désirs, pleurer ne suffit plus à lui apporter ce qu’elle désire. Parfois la frustration de ne pas être comprise quand elle désigne un objet la pousse à dire le mot qui le représente.

Maintenant adulte, cette lune nous donne l’occasion de travailler cette étape très importante de la séparation. Nous venons de vivre la fusion, le paradis terrestre où nous n’avions besoin de rien. Nous sommes venus au monde et cette fusion s’est prolongée un moment (dans le meilleur des cas, bien sûr). Maintenant les bras de maman sont "trop petits" comme l’était son ventre il n’y a pas si longtemps. Le monde nous attend!
Comment s’est vécu cette période pour nous?

Pour le savoir, observez ce qui se passe dans vos relations. Nous abordons nos relations de la même façon, en commençant par la fusion, le "nous" et le confort de trouver un(e) partenaire qui nous ressemble. Nous sommes pareils…et puis…ça change. Les petits travers que je trouvais mignons au début m’énervent. Il ne semble plus me comprendre…Elle a changé…je ne l’aime plus comme avant…il n’a plus de sentiments amoureux…il ne me devine plus…blablabla.

La "séparation" me fait prendre conscience de nos différences là où la fusion me ramenait à nos semblances.
Comment est-ce que je vit cette distance ? Suis-je capable d’apprécier nos différences? Ou bien est-ce que cela m’inquiète?
Est-ce que j’ai la nostalgie de la fusion? Alors je risque de rompre pour me perdre à nouveau dans une nouvelle fusion…
Suis-je capable de boire du même vin mais pas dans la même coupe comme le disait Khalil Gibran?
C’est l’étape cruciale de définir mon unicité face à celle de l’autre; d’apprendre à communiquer sur un mode plus autonome; de tenter d’accepter l’autre tel qu’il(elle) est sans essayer de le changer
Suis-je capable de demander ce dont j’ai besoin? Suis-je capable de recevoir? De donner? De refuser?
Je dois apprendre à me définir par rapport à l’autre.
Et cela ne devrait pas mettre la relation en danger, si l’autre est aussi capable de se définir par rapport à moi.

Et ayons comme but d’être comme "les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés, Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès" Khalil Gibran, Le prophète.

Comme des cyprès. Si près. Pas trop. Sans chaîne.
(Quelle belle langue que le français qui permet ces jeux de mot et nous révèle ainsi des sens profonds).

Ho!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du 24 février 2013

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

La première lune: Je suis Toi

Le 14 février 2014

Nous entrons dans un nouveau cycle de 13 lunes avec la première lune de ce cycle. Ceux et celles qui suivent mon blogue depuis deux ans, ce sera pour vous une révision. Pour les autres, bienvenue dans le monde fascinant des influences lunaires!

JE SUIS TOI

La première lune nous parle de la Fusion de laquelle nous venons. Au début, nous sommes Un, unité, indivisé(e).
Nous sommes cré(e)es dans la matrice maternelle, et il n’y a pas de différence, pour nous, entre notre mère et nous.
Ce que ma mère vit, je le vis aussi. Ce qu’elle ressent, je le ressent.

Il n’y a pas différence entre le monde qui m’entoure, mon univers, l’utérus et moi-même.

Si ma mère vit des stress, je les vis comme un tourbillon passager et je ne m’interroge nullement. C’est la vie.
Même si ces stress laisseront une trace en moi, même s’ils sont une information importante pour mon développement futur, pendant que je suis dans le ventre de ma mère, ils ne sont que des tempêtes qui passent.

Je n’ai pas faim. Je n’ai pas froid. Je vis selon un rythme interne sans conflit.
C’est l’Éden, jardin mystérieux et mystique où mes besoins sont comblés avant même que je ne ressente le manque. Je ne respire pas avec mes poumons. Je ne fournis aucun effort, je flotte en tout confort et en toute sécurité.
Je porte en moi cette fusion, comme un rêve dont je tente de me souvenir.
C’est ce jardin que toute notre vie nous aspirerons à retrouver.

Les débuts de toutes nos relations seront à l’image de cette fusion: intense, immense, avec ce désir de se fondre dans l’autre, d’être totalement connu(e), d’être deviné(e) sans avoir à parler, de voir notre égo se dissoudre et de retrouver, du moins momentanément, l’extase, la connexion, libre de toute inquiétude, de tous questionnements, de toutes sensations de distance, de différence, de séparation.
C’est pourquoi les lunes de miel relationnelles sont si prenantes et que tant d’entre nous veulent les maintenir quitte à changer de partenaire, d’ami(e) ou de travail pour revivre à nouveau cette Fusion ultime.

Ce désir profond d’être sans avoir à être.

Cet appel vers notre étoile et la sensation de "rentrer chez soi".

Refaire enfin Un, Uni(e), avec l’uni-vers.

Qu’il nous semble beau cet Éden! Comme cette éviction est douloureuse!
Pourtant, si ce jardin nous est aujourd’hui fermé c’est qu’il y a tant de choses à apprendre. Nous devons goûter à l’Arbre de Vie et à l’Arbre de la Connaissance.
Et c’est seulement avec notre conscience, présente et développée, mature et méritée,aimante et guérie que ce jardin nous sera rouvert et que nous goûterons à nouveau ces Fruits.
Nous portons cet éden en nous; c’est à nous de retrouver le chemin qui nous y mènera et nous pourrons ainsi refaire de la terre un Jardin.
Un jardin à l’image de ce premier jardin, et non comme le miroir de nos tourments présents.
Cultivez la bonne terre en vous; sentez ce qui vous unit à Toute la Création; ressentez la parenté, la filiation avec Toutes Vos Relations (frères et soeurs humains, animaux, végétaux, naturels); partagez de bons fruits; compostez sans relâche vos blessures et difficultés.
Et, un matin, vous trouverez ce même jardin au-dehors.

crédit photo: Teemu Lahtinen ‘moonlight at Kaukonen,Lapland,Finland’

Healing is no miracle

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These article were first published in French. Here is the english version. The translation is mine, so please forgive my errors in grammar, vocabulary or unclear meaning…I will improve with time!

I am sharing with you a series of 3 articles concerning disease, health and recovery. I’m increasingly distressed about the fact that, though modern medicine seems to claim it knows everything, people die more of cancer today then they did in the 1950′s…
There are a few assumptions I want to shatter and it’s not about treatment, intervention or the pharmaceutical companies,though there would be a lot to tell. It’s more in a matter of philosophy, ingrained belief, or statements that are contrary to healing, contrary to treating humans with dignity, contrary to basic biological function,contrary to basic psychology,contrary even to the idea that we are connected to our bodies and that our bodies are a reflection of our innermost self. Even though it may not please us to be reminded that our body IS us, I cannot agree with the mechanistic approach of modern medicine. This medicine treats the body as if it were a vehicle without a driver. Change the oil, replace the tire, take the engine light off if we can’t find what’s wrong,repair the transmission, take out a few "useless" parts (who needs an appendix anyway?), and when all else fails condemning the vehicle and hoping to recuperate some scrap part for others. Never ask yourself how the driver drives, never ask the driver what’s going on in his or her life, lest we connect with emotional hurt, distressing circumstances,stressful or violent environment, poisonous food or environmental contamination, destructive relationships, trauma…
Because on top of everything else, according to the medical community, there’s is no salvation outside modern occidental medicine. No plant taking, no alternative medical option,no therapy, no prayer, no changes of lifestyle that can heal you.

These article are in three parts:
-Disease should not be fought
-Healing is no miracle
-Death is not a failure

Disease should not be fought

In my reflexion on sickness, health and recovery, I find it necessary to reassess a few commonly accepted beliefs and biases where modern medicine (and the environment?) has become the new religion and is straying from both science and art. (In case you didn’t know, medicine is an art, not a science…it is the art of applying modern science and research to the healing of patients).
It seems we have forgotten that Life remains a mystery and people do heal from incurable diseases, death sentences, or terminal phases.
I am strongly against a recent tendency where modern medicine quickly and irrevocably condemns patients when we, in truth and humility, don’t really know everything (or even much) about healing mechanisms.
Diseases should not be fought!

Listen around you: "he lost his fight against cancer" "together we can fight multiple sclerosis" "she was a fighter till the end" "you’ll have to fight this one to live".
The dice are now thrown with their venom. Disease is a fight, a mortal combat, a deathly engagement and the strongest will win. And we do have our ammunitions in terms of medication,treatments, interventions to "kill the enemy". And it is a formidable opponent: vicious, invasive,sneaky, a shape shifter that can even turn your own immune system against you.
Here we are in the arena with our boxing gear against our sickness who wants us dead.
Our stress rises which each passing round; our hope diminishes with each new symptom that appears.
Disease becomes impersonated as an evil entity that is like a parasite, that feeds on us and is just waiting for the opportunity to get us for good.
A real nightmare,isn’t it? But even worse, it is sheer madness!
It is very hard to heal under those conditions.

No matter what is the cause or origin of any sickness, how can we thing of healing in the mist of a war?
Is war a sane model to follow? Too many Hollywood flicks, if you ask me!
Being in a stressful mode, we know, diminishes our immune response, weakens our system, prevents us from sleeping well (sleeping being an essential component to healing), lowers or inhibits our cognitive processes, and so on.
Fighting keeps me alert, ready to fight or flee. Just imagine you had a broken leg and then you have to walk for a couple of miles…do you really think that would promote healing?
Though this is what you are told. Fight disease.
So, whatever sickness is upon you, whatever dis-ease, it becomes essential for you to, first and foremost, regain your inner calm. Refuse to fight your own body; make a lot of space for rest and tranquility in your life.
Remember your body wants to live at least as much as you do; maybe even more. Your body cannot hope for an afterlife of anykind.
Remember that sickness is often the body’s way of trying to regain balance.
Remember that a cancerous cell is still your cell. This sick cell, doesn’t come from somewhere else. It is a part of you and it represents what is happening in you. And this sick cell obeys the law of biology and responds to orders given by the brain.
Listen to your body and even in the middle of all those treatments and interventions, rest. Rest your body; rest your mind.Rest your soul.Remember to play, and think good thoughts.
Take the time to answer these questions you’ve been asking yourself for so long: what do I really need? What are my unfulfilled dreams? What do I need to do to find Joy again? Who I am really? Who do I love? What is the meaning of my life? Where am I going? Is that in my best interest? What should I refuse or reject in my life that I did not dare to before? If I were free, what would I do now?

Have you ever seen a sick animal? It lies down in a quiet corner; it eats less;doesn’t strain, push or try hard at anything;it is patient, truly patient and confident. It does not anticipate.
Earth is a beautiful place; Life is meaningful event though its meaning might be mysterious; the universe is watching over you.
Take care of yourself as you would a sick child: patience, forebearance,benevolence,confidence and tranquility.

Diseases should not to be fought!

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