Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

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La treizième Lune: Je fais partie de l’Univers

Jeudi le 18 avril 2019, (jeudi saint)
Nous voici entré dans notre treizième et dernière lune de notre cycle: « je fais partie de l’univers ».

C’est une lune de passage, de transition. La fin d’un cycle et ce moment entre-deux avant un nouveau départ.

Rappelons-nous que la lune n’a pas de lumière propre à elle-même; elle ne fait que refléter la lumière du soleil.
Ainsi, sans la lumière du soleil, la lune est discrète, effacée, et tous ses secrets et ses connaissances occultes restent inaccessibles. La nuit n’en n’est que plus sombre, plus inquiétante. Peut-être que cela nous explique qu’il est indispensable au féminin que le masculin l’honore de sa lumière. Le féminin sacré ne peut fleurir et s’épanouir sans le concours du masculin sacré. La Terre-Mère elle-même n’est fertile que par la chaleur que lui procure le Soleil. Sans Lui, Elle est froide, et dure. Messieurs, ouvrez-vous à votre soleil intérieur et soyez généreux! Plus

Protégé : Le Porteur de Paix

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SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

La douzième lune: J’ai une Mission

missionLe 20 mars 2019,nous voici dans la douzième lune: J’ai une mission…

Pourquoi sommes-nous ici? D’Où venons-nous? Où allons-nous? À quoi sert notre vie? La vie a-t-elle un sens? Si oui, lequel?

Ces questions nous habitent et quelques fois nous hantent, au quotidien ou occasionnellement. Souvent pendant l’épreuve.
À quoi cela peut-il bien servir?
Naître, vivre, apprendre, jouer, grandir, être en relation, découvrir le monde,se reproduire, souffrir, rire, être malade, guérir,mourir, aimer…
Nous avons besoin de croire que ceci à un sens. Un sens caché parfois, un sens qui semble vouloir se révéler quand nous croyons un instant que le voile qui nous sépare de La Connaissance vient de s’entrouvrir.
Nous n’aimons pas l’idée que tout ceci ne serve à rien. Quel gaspillage ce serait!
Alors nous cherchons le Sens. Ce Sens qui nous apaise et nous conforte dans l’idée qu’il y a un ordre implicite dans l’univers.
Ce Sens que nous appréhendons à travers nos sens, à travers notre observation de ce monde. Plus

La onzième lune: Je peux m’investir

le 18 février 2019 nous entrons dans notre onzième lune, celle de : je peux m’investir

Fort(e) de mon unicité, avec des frontières bien établies, une conscience et un sens des responsabilités, me voilà prêt(e) à m’investir, m’engager dans des relations plus proches, plus intimes, plus honnêtes.
Je peux découvrir le monde de l’autre sans m’y perdre, m’y réfugier ou m’y cacher.
Je veux être découvert(e) et laisser entrer dans mon intimité les gens qui me tiennent à coeur.
Je peux être vulnérable sans crainte d’être blessé(e), car si j’apprends à me découvrir, j’apprends aussi à me recouvrir.

C’est la danse de la distance Juste entre moi et les autres. Jusqu’où m’approcher de l’autre ? Quand reculer? Jusqu’où puis-je laisser l’autre entrer dans mon jardin?
C’est une danse que nous apprendrons toute notre vie. Nous devrons nous réajuster régulièrement en fonction de nos besoins, nos limites et les limites de l’autre. Il y a des zones en moi que je partagerai peu, sinon jamais. Mais vivre trop caché(e) crée aussi une distance qui mène à la solitude.

Nous pouvons avoir l’impression que nous sommes différent(e)s, car notre parcours est unique. Parfois, nous croyons être les seul(e)s à ressentir ce que nous ressentons.
Pourtant, nous sommes tous humains. Et même si l’expression de nos sentiments et émotions diffère d’une personne à l’autre, d’une culture à l’autre, la base même de nos besoins humains est la même partout.
Entretenir de bonnes relations est un art à développer. Sortir de l’envie d’être deviné(e) et compris(e) sans avoir à ouvrir la bouche demande efforts et vigilance. Devenir adulte…

Comme-unique-est

Accepter que le regard de chacun est unique et reflète la personne qui voit. (ne présumez de rien)
Comprendre que la parole qui est dite révèle celui qui parle et non celui qui écoute. (ne rien prendre personnel)
Que, comme le dit si bien Jacques Salomé: c’est celui qui reçoit le message qui lui donne son sens. Ainsi, si l’autre est responsable de sa Parole, je suis responsable de ce que moi j’ai Entendu.Trop souvent accusons-nous les autres pour nos propres émotions et ressentis. »C’est à cause de toi que je me sens ainsi… » « C’est toi qui m’a poussé à bout… » « Tu me fais mal… » « tu m’as parlé avec un ton(méchant/sec/indifférent/chaleureux… » « tu m’a écrit de façon froide et distante sur Facebook »…

Pourtant toutes ces choses-là, c’est bien moi qui les interprète; moi qui les colore; moi qui habille le regard de l’autre de mes propres jugements.
Devenir responsable en relation est indispensable à l’intimité. Prendre conscience que c’est bien moi qui entend
évite les mal-entendus.

Les humains sont fait pour vivre en tribu, en relation. Nous avons besoins les uns des autres même si nous avons tendance à l’oublier. Nous sommes interdépendants. Nous sommes du même tissus que toute la nature qui nous entoure.

Apprenons à donner de nous-même généreusement, à recevoir avec gratitude, à demander avec humilité, à refuser sereinement, à partager sans crainte.
Ho!

crédit photo: Moonlight Serenade, par Prudencebrown121

La dixième lune: Je Suis Unique

Depuis le 21 janvier 2019 nous sommes dans la dixième lune: Je Suis Unique, avec une éclipse de lune en prime!

Quand je commence à me connaître, quand se développe ma confiance en moi, alors je peux prendre mes distances par rapport au groupe, à la tribu et découvrir mon unicité, ma singularité. Je n’ai plus besoin d’avoir l’air comme les autres; être «normal.e», n’est plus mon but. J’ai besoin de m’affirmer. D’affirmer ces différences qui font de moi un être à part entière.
Le regard de l’extérieur et le besoin de faire plaisir pour être accepter ou d’être trop gentil.le pour ne pas blesser; ce regard là a moins en moins d’importance.
Je veux découvrir ce qui m’habite, ce qui m’anime. Mes goûts véritables, ma couleur à moi, mes dons.
Je m’interroge sur le sens de la vie, de ma vie.
Je m’intéresse à la mort.
Je commence à regarder les autres, à développer mon sens critique, mon jugement. Sur moi-même et sur les autres.
Je cherche ce qui est stable, solide en moi alors que mon corps se transforme dans ma préadolescence.
La sexualité s’éveille et côtoie la/le jeune enfant que je suis encore.
C’est la bousculade intérieure. Je veux être accepté(e) comme je suis, mais je peux me rigidifier par manque de confiance en moi.

Pour affirmer mon unicité, il me faudra me dresser devant l’autorité, rejeter l’ordre établit ou le confronter. Les valeurs transmises par mes parents ou mon entourage deviennent un lieu de critique. Je dois trouver par moi-même un sens à ce que l’on m’a enseigné.
Je peux me révolter.
J’ai à la fois besoin de plus de liberté et l’assurance que je ne serait pas jeté(e) en dehors du clan malgré mon opposition.
C’est un moment délicat…

Le développement d’un individu (donc un ‘indivisible’) qui se connaît, se respecte et s’honore ne conduit pas à l’individualisme sauvage d’une société de consommation qui prône le chacun pour soi.
L’individuation, la connexion avec le sacré en nous, mène vers le désir de collaborer avec l’autre; la curiosité face à la singularité de l’autre; la tolérance face à nos différences; l’appropriation de notre propre place qui n’a rien à envier à autrui.
Une personne forte a naturellement envie de participer à l’élaboration de sa société.
Un individu qui se connaît contribue à rendre le monde meilleur.

Aujourd’hui, est-ce que je peux être moi-même?
Ai-je peur du regard ou du jugement des autres?
Est-ce que je me retiens de dire ce que je pense ou ce que je ressens?
Est-ce que je mens pour préserver mon image?
Est-ce que l’image que je projette est plus importante que mon vrai moi intérieur ?
Est-ce que j’ai besoin de mon groupe d’appartenance et je n’ose pas me dire différemment de lui?
Est-ce que je peux tolérer les différences, les miennes et celles des autres?
Ai-je encore besoin d’avoir raison?
Ai-je besoin que les autres me confirment que j’ai raison?
Ai-je conscience de mes dons?
Ai-je l’impression de cheminer sur ma propre route ou bien sur celle de quelqu’un d’autre?
Est-ce que je regarde la vie à travers mes propres yeux?

Devenir unique, c’est retrouver cette partie de moi-même que j’ai toujours eue au fond de moi…
En toute humilité, sans avoir besoin de l’accord ou de l’approbation.
C’est commencer à rentrer dans le monde des adultes.
C’est pouvoir développer ma tolérance et ma bienveillance et comprendre l’inter-dépendance qui nous unit tous.
Je suis à la fois petit(e) comme un grain de sable au milieu de milliers de grains de sable et grande parce que dans tous les millions de grains de sable, il n’y en a aucun autre comme moi.
Je suis irremplaçable. Mon chant est unique dans l’Harmonie du Monde. Quand je trouve ma voie, il n’y a que moi exactement sur ce chemin. Je ne dois pas priver le monde et les autres de ma couleur singulière dans la toile de la vie.
Je suis une bonne personne et je peux aligner mes actions avec mon for intérieur, celui qui me guide vers le plus lumineux de mon être.
Je suis précieux(se). Nul autre que moi a mon éclat, mon rire, ma parole. En plongeant dans ce qui est merveilleux en moi, je peux faire rejaillir ce merveilleux autour de moi.

Je suis le microcosme et je contiens en moi le Reflet du Grand Tout.
Je suis humain(e) et j’ai ma parcelle de lumière divine.
J’ai des semblables mais personne n’est mon reflet exact.
Je suis un miroir et les autres me renvoient aussi à moi-même, éclat par éclat, d’un infini à l’autre.
J’ai besoin de faire le tri dans tous ces miroirs, tous ces reflets et me trouver, à la fois unique et à l’image de mes ressemblances.
Je suis Un(e)-Uni(e)-Vers…vers où?

Crédit photo Carole Poirier

La neuvième lune : Je Suis Responsable

je suis responsable

je suis responsable

C’est le 22 décembre 2018 que commence notre neuvième lune: je suis responsable.

Grâce aux limites développées en septième lune et à l’éveil de la conscience de la huitième, nous voilà enfin prêt(e)s à devenir responsable.
Je sais maintenant que j’ai des limites, et que l’autre en a aussi. J’ai pu prendre conscience de ce que cela me fait quand je ne respecte pas mes limites ou que quelqu’un d’autre les transgresse. Je peux donc comprendre l’empathie, c’est à dire la capacité que nous avons de nous mettre à la place de l’autre et d’éprouver ce que l’autre pourrait ressentir.
Sur ces bases solides, je suis mieux à même d’être « capable de répondre »: response-able.

En dehors de toute notion de faute, la responsabilité nous amène à l’expérience puis à la maturité. Elle nous permettra d’anticiper des conséquences possibles et de prendre des risques (ou des chances) plus calculées. Elle nous montrera la cause de l’effet et nous apprendra comment gérer des conséquences; pour peu que nos parents nous aient accompagné dans cette démarche, nous n’aurons pas peur de faire face.
Par exemple, si je me suis chicanée avec une amie, c’est le moment de comprendre comment mieux communiquer, comment réparer une relation, comment gérer un conflit.
Si j’ai pris quelque chose qui ne m’appartenait pas, c’est le moment d’apprendre à demander les choses plutôt que de les prendre; et le moment d’apprendre à rendre ce que j’ai pris.
Si j’ai cassé quelque chose, c’est le moment d’apprivoiser ma prise de responsabilité (c’est bien moi qui ait cassé la chose) et d’offrir la réparation,le remplacement ou l’échange de cette chose.
Si mes parents ont pu me guider sans jugement dans cette épopée, alors je peux, en tant qu’adulte prendre mes responsabilités sans avoir peur du blâme ou du jugement; sans auto-violence ni culpabilité. Car prendre responsabilité est la plus sûre recette pour ne plus se sentir coupable. Je peux prendre en mains les conséquences de mes actes, je peux les reconnaître, avouer mes erreurs et demander pardon ce qui augmente mon niveau de conscience. Je peux répondre adéquatement et trouver des solutions. Ainsi je peux vivre sereinement, prendre des risques et être plus intime et plus vrai(e).

Dans la vision autochtone, un cercle de justice n’est possible que quand une personne avoue ce qu’elle a fait et travaille avec sa communauté à réparer cet acte. Ainsi, le cercle de justice ne s’étend pas sur les raisons entourant le crime et ne cherche aucune justification aux gestes posés. Il n’y a pas de circonstances atténuantes non plus. Il y a un acte, une personne personne responsable et une ou plusieurs personnes lésées.
Tout ce monde-là se réunit ensemble et doit trouver ce qui est approprié comme réparation. Dans les cas les plus grave, l’exil s’appliquait. La personne fautive était isolée pendant un certain temps et n’avait que la visite occasionnelle d’un aîné du village. La solitude forcée, l’isolement, le manque de distraction, favorisait l’introspection et la prise de conscience de notre responsabilité. Il nous fallait bien reconnaître que sans notre communauté la vie était vide de sens. Alors pouvait renaître le désir de la réintégrer et de faire ce qu’il fallait pour réparer nos crimes, nos écarts, et les blessures que nous avions infligées.
Et c’est bien cette partie là que nous voyons le moins dans nos cours de justice moderne: pas d’aveux, pas d’empathie et aucune réparation faite aux victimes…seulement une punition si l’accusé est reconnu coupable par d’autres.

Comment prendre ses responsabilités sans culpabilité?
Il faut apprendre à réparer.
Comment reconnaître nos failles en tant qu’humain plutôt que de les cacher ?
Il nous faut reconnaître notre humanité et arrêter de vouloir tant préserver notre image de nous-mêmes. L’humilité de vient essentielle.
Comment faire amende honorable et réparer les conséquences de nos actes ?
Il nous faudra écouter l’autre et voir ensemble ce qui serait réparateur : remplacement, excuses publiques, rituel de réparation, compensation etc.
Comment apprendre des conséquences pour éviter les répétitions inutiles ?
L’introspection que nous développons à l’Ouest, où se situe la 9ième lune, est de mise. Une bonne introspection se situe à mi-chemin entre la bienveillance (sans complaisance) et la rigueur.

Tout cela demande courage, humilité et humanité.
Apprenez à « répondre » aux évènements de la vie. Vous aurez moins peur d’agir. Laissez votre conscience, votre Soi supérieur vous guider. Ne vous mettez pas l’abri de vos responsabilités par peur de votre propre jugement sur vous-même ou de celui d’autrui. Même si vous croyez qu’un acte ou une parole ne peut être totalement réparé, vous avez le devoir de, du moins, l’entreprendre…

C’est l’intégrité et une certaine noblesse que vous trouverez sur ce chemin.
Et une paix intérieure.

Crédit Photo: Carole Poirier, super lune, 13 novembre 2016

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