Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

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Deuxième lune: Je suis séparé(e) de toi

lune et arbre 1
Le 29 mai 2018 nous entrons dans notre deuxième lune: je suis séparé(e) de toi.

Après l’étape fusionnelle du début de la vie, l’enfant commence ses premiers pas vers l’autonomie. Il ou elle prend conscience que sa mère et lui sont deux personnes différentes. Il mesure cet abîme et veux commencer à explorer le monde. Elle va s’éloigner de sa mère et revenir, jouant proche et puis plus loin pour apprivoiser cet espace et vérifier que sa mère est toujours là, malgré la distance.
Certaines mères vivent bien le désir d’exploration de leur petit, d’autres voudraient le ramener dans la fusion. Certaines vont avoir peur de tout et retenir sans cesse l’enfant qui tente de faire du sens avec le monde qui l’entoure.
C’est aussi le début de la communication. L’enfant doit maintenant exprimer ses désirs, pleurer ne suffit plus à lui apporter ce qu’elle désire. Parfois la frustration de ne pas être comprise quand elle désigne un objet la pousse à dire le mot qui le représente.

Maintenant adulte, cette lune nous donne l’occasion de travailler cette étape très importante de la séparation. Nous venons de vivre la fusion, le paradis terrestre où nous n’avions besoin de rien. Nous sommes venus au monde et cette fusion s’est prolongée un moment (dans le meilleur des cas, bien sûr). Maintenant les bras de maman sont « trop petits » comme l’était son ventre il n’y a pas si longtemps. Le monde nous attend!
Comment s’est vécu cette période pour nous?

Pour le savoir, observez ce qui se passe dans vos relations. Nous abordons nos relations de la même façon, en commençant par la fusion, le « nous » et le confort de trouver un(e) partenaire qui nous ressemble. Nous sommes pareils…et puis…ça change. Les petits travers que je trouvais mignons au début m’énervent. Il ne semble plus me comprendre…Elle a changé…je ne l’aime plus comme avant…il n’a plus de sentiments amoureux…il ne me devine plus…blablabla.

La « séparation » me fait prendre conscience de nos différences là où la fusion me ramenait à nos semblances.
Comment est-ce que je vit cette distance ? Suis-je capable d’apprécier nos différences? Ou bien est-ce que cela m’inquiète?
Est-ce que j’ai la nostalgie de la fusion? Alors je risque de rompre pour me perdre à nouveau dans une nouvelle fusion…
Suis-je capable de boire du même vin mais pas dans la même coupe comme le disait Khalil Gibran?
C’est l’étape cruciale de définir mon unicité face à celle de l’autre; d’apprendre à communiquer sur un mode plus autonome; de tenter d’accepter l’autre tel qu’il(elle) est sans essayer de le changer
Suis-je capable de demander ce dont j’ai besoin? Suis-je capable de recevoir? De donner? De refuser?
Je dois apprendre à me définir par rapport à l’autre.
Et cela ne devrait pas mettre la relation en danger, si l’autre est aussi capable de se définir par rapport à moi.

Et ayons comme but d’être comme « les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés, Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès » Khalil Gibran, Le prophète.

Comme des cyprès. Si près. Pas trop. Sans chaîne.
(Quelle belle langue que le français qui permet ces jeux de mot et nous révèle ainsi des sens profonds).

Ho!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du 24 février 2013

La première lune: Je suis Toi

le 29 avril 2018

Nous entrons dans un nouveau cycle de 13 lunes avec la première lune de ce cycle. Ceux et celles qui suivent mon blogue depuis deux ans, ce sera pour vous une révision. Pour les autres, bienvenue dans le monde fascinant des influences lunaires!

JE SUIS TOI

La première lune nous parle de la Fusion de laquelle nous venons. Au début, nous sommes Un, unité, indivisé(e).
Nous sommes cré(e)es dans la matrice maternelle, et il n’y a pas de différence, pour nous, entre notre mère et nous.
Ce que ma mère vit, je le vis aussi. Ce qu’elle ressent, je le ressent.

Il n’y a pas différence entre le monde qui m’entoure, mon univers, l’utérus et moi-même.

Si ma mère vit des stress, je les vis comme un tourbillon passager et je ne m’interroge nullement. C’est la vie.
Même si ces stress laisseront une trace en moi, même s’ils sont une information importante pour mon développement futur, pendant que je suis dans le ventre de ma mère, ils ne sont que des tempêtes qui passent.

Je n’ai pas faim. Je n’ai pas froid. Je vis selon un rythme interne sans conflit.
C’est l’Éden, jardin mystérieux et mythique où mes besoins sont comblés avant même que je ne ressente le manque. Je ne respire pas avec mes poumons. Je ne fournis aucun effort, je flotte en tout confort et en toute sécurité.
Je porte en moi cette fusion, comme un rêve dont je tente de me souvenir.
C’est ce jardin que toute notre vie nous aspirerons à retrouver.

Les débuts de toutes nos relations seront à l’image de cette fusion: intense, immense, avec ce désir de se fondre dans l’autre, d’être totalement connu(e), d’être deviné(e) sans avoir à parler, de voir notre égo se dissoudre et de retrouver, du moins momentanément, l’extase, la connexion, libre de toute inquiétude, de tous questionnements, de toutes sensations de distance, de différence, de séparation.
C’est pourquoi les lunes de miel relationnelles sont si prenantes et que tant d’entre nous veulent les maintenir quitte à changer de partenaire, d’ami(e) ou de travail pour revivre à nouveau cette Fusion ultime.

Ce désir profond d’être sans avoir à être.

Cet appel vers notre étoile et la sensation de « rentrer chez soi ».

Refaire enfin Un, Uni(e), avec l’uni-vers.

Qu’il nous semble beau cet Éden! Comme cette éviction est douloureuse!
Pourtant, si ce jardin nous est aujourd’hui fermé c’est qu’il y a tant de choses à apprendre. Nous devons goûter à l’Arbre de Vie et à l’Arbre de la Connaissance.
Et c’est seulement avec notre conscience, présente et développée, mature et méritée, aimante et guérie que ce jardin nous sera rouvert et que nous goûterons à nouveau ces Fruits.
Nous portons cet éden en nous; c’est à nous de retrouver le chemin qui nous y mènera et nous pourrons ainsi refaire de la terre un Jardin.
Un jardin à l’image de ce premier jardin, et non comme le miroir de nos tourments présents.
Cultivez la bonne terre en vous; sentez ce qui vous unit à Toute la Création; ressentez la parenté, la filiation avec Toutes Vos Relations (frères et soeurs humains, animaux, végétaux,  forces naturelles, mondes invisibles); partagez de bons fruits; compostez sans relâche vos blessures et difficultés.
Et, un matin, vous trouverez ce même jardin au-dehors.

crédit photo: Teemu Lahtinen ‘moonlight at Kaukonen,Lapland,Finland’

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Celle-Qui-Se-Tient-Debout

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La Lune de Celle-Qui-Se-Tient-Debout.

Se tenir debout. Quelle belle image! Car même si nous marchons debout, il n’est pas toujours vrais que nous nous tenions debout… Plus

Implorer une vision


Pleurer pour une vision

Hanbleceya est le mot Lakota qui décrit la Quête de Vision. Il se traduit plutôt par implorer une vision ou pleurer pour une vision. C’était un moment à part que le quêteur ou la quêteuse prenait afin de préparer le lieu intérieur pour recevoir une vision. Plus

Honorer le Mystère

Une très belle chanson de Michel Fugain commence ainsi:
« Dis moi pourquoi on rit
Dis moi pourquoi on pleure
Pourquoi on vit et on meurt… »

Ce monde est plein de pourquoi.Comme un.e enfant de trois ans, nous n’avons de cesse de nous poser et de poser mille questions. Et à toutes ces questions nous octroyons des réponses, selon nos croyances ou nos lunettes du moment: absolutistes, relativistes, mystiques, pragmatiques, rationnelles, ésotériques, new-age ou old-age, religieuses, déterministes, quantiques, symboliques, poétiques…
Dans les meilleurs cas nous avons plusieurs lunettes, nous regardons plusieurs intersections, nous restons relativement souples dans nos perceptions.
Dans d’autres circonstances nous restons accroché.es à une seule lunette, une seule interface pour entrer en relation avec ce monde. Alors il n’y a qu’une seule réponse. Une unique réponse déclinée en plusieurs couleurs, mais qui, au fond reste la même.ainsi nous faisons l’économie de l’effort que cela exige de regarder plusieurs points de vues, plusieurs angles d’un même objet. Et nous nous satisfaisons de peu.
Nous prenons des réponses car l’angoisse de ne pas savoir nous guette. La peur que tout ceci soit insensé: la vie, la mort, notre raison d’être sur la terre, le Sens, la direction, le destin.
Ce « pourquoi » lancé dans l’univers nous hante. Parfois c’est un « pourquoi ça », parfois un « pourquoi moi », ou un « pourquoi maintenant et ici ».
Toutes ces réponses que nous adoptons nous calment un moment; nous donne à croire à un Sens essentiel, une juste marche de l’Univers qui, même si elle est souvent incompréhensible pour les petits humains que nous sommes, semble organiser le Chaos.

Puis il suffit d’une nuit noire de l’âme, comme l’appelle l’auteur Thomas Moore, pour que plus rien ne tienne et que reviennent en force les pourquoi. Ces moments où plus aucune de nos anciennes réponses ne repoussent l’ombre; où le sens est introuvable; où le Mal semble triompher; où vivre est un fardeau; où l’amour semble une illusion ou un rêve lointain presque totalement effacé. Dès que nos plans ne fonctionnent plus, que la mort ou la maladie surviennent, que ce que nous croyions solide s’effondre, que notre environnement ne nous soutient plus, que l’Impensable advient, nous basculons dans une nuit noire de l’âme où tout nos anciens repères sont inutiles.

Ce sont des moments sacrés. Car, quand nous n’avons plus de réponses toutes faites, nous pouvons entendre le Silence entre les sons. Le murmure du Mystère. Ressentir le vertige de l’incertitude. Nous pencher au bord de l’abîme du chaos. Contempler le puits de notre ignorance et la profondeur de ce que nous sommes dans le même instant.

2017 se termine. C’est un moment de bilan. Au Québec nous vivrons un moment spécial: deux pleines lunes en janvier, aucune pleine lune en février, et deux pleines lunes en mars…comme si février était en parenthèse. Un cycle qui se termine et revient en même temps. J’ai commencé à suivre les lunes dans une année comme celle là.
Alors si j’ai une proposition à vous faire, en cette veille d’un nouveau cycle: honorez le Mystère.

Honorez le Mystère, invitez-le dans vos vies. Chevauchez l’incertitude. Déposez-vous dans l’inconnu. Faites de la noirceur une douce compagne, qui garde toutes les portes ouvertes. Ouvrez une réponse qui serait toujours plus vaste que votre question. Acceptez de ne pas savoir. Offrez-vous du Silence. Imaginez-vous sans réponse: n’y-t-il pas plus de place ainsi? Gardez en vous l’espace qui ouvre aux possibles, aux impossibles, aux miracles, à la magie, à l’émerveillement, à la Joie.
Il faut savoir se reposer de notre quête de Ça-Voir.
Il est bon que les pourquoi et les parce que fassent dodo de temps en temps. Par en leur donnant une énième réponse, mais en lâchant prise sur la question.

Ainsi, comme des enfants, vous pourrez vous déposer dans les bras du Mystère que vous entendrez peut-être vous murmurer:
« Je sais pourquoi je (tu) ris
Je sais pourquoi je (tu) pleure
Pourquoi je(tu) vis et je (tu) meurs
C’est parce que depuis
tant de jours et tant de nuits
Je t’aime »

Le guérisseur ne guérit pas

Il existe en nous ce fantasme: quelque part existe quelqu’un, quelqu’une qui a la clé de notre guérison. Cette personne SAIT ce qu’il nous faut, va nous mettre sur le bon chemin, nous donner les bons conseils, les bons produits à prendre, faire la bonne opération et voilà! Nous serons guéri.es. Comme par magie, peut-être même sans trop d’effort. Le rêve, quoi.

La demande pour les guérisseurs et guérisseuses est grande; les attentes aussi; les croyances abondent autour de la maladie et de la guérison depuis la nuit des temps, car il reste encore tant de mystères autour de ce qui nous rend malade ou de ce qui nous guérit. Shaman en tout genre pullulent, médecins « scientifiques » avec leurs preuves et leurs études, naturopathes, acupuncteur.res, ostéopathes, chiros, herboristes…médicaments, remèdes, vaccins, prières, rituels, homéopathie, allopathie, bye-bye-pathie…tout est bon. Sommes-nous réellement si loin de l’huile de serpent des charlatans ?

Le plus intéressant reste que, quelque soit le système utilisé, il y aura des guérisons, voire des « miracles ».
Quelque soit le cadre de référence utilisé (science, psycho-somatique, rêves, spiritualité, alimentation, méditation, jeûne, etc.) il y aura des guéris; et des non guéris.
Chacun.e tire la couverte de son côté et prétend avoir LA vérité…alors le chemin vers la guérison devient comme une religion. Et vous êtes tenu.es de vous y conformer à la lettre sinon point de salut! Et il est mal vu, parfois même interdit que vous essayiez quelque chose d’autre pendant que vous suivez un chemin prescrit: vous essayerez de prendre des plantes si vous êtes en chimio, pour voir…on vous dira toute sorte de trucs et certains seront vraiment de l’insanité…mais il y a souvent une part d’insanité dans les religions. C’est pas mieux chez les médecines « douces » où certains refuseront de vous traiter si vous êtes parallèlement en suivi médical.

Pendant tout ce temps là, notre quête reste extérieure. On nous a convaincu que c’est l’environnement, les microbes, l’alimentation, le stress, votre ex ou votre belle-mère, vos enfants ou votre patron qui sont à l’origine de vos maux. Ce n’est peut-être pas faux, mais ça reste incomplet comme image. Nous prenons pour acquis notre santé jusqu’à ce qu’elle flanche et tout d’un coup nous voilà en panique, à la recherche du guérisseur ou de la guérisseuses qui fera le chemin à notre place…en cherchant LA cause de notre mal.
La vie est multifactorielle, la maladie et la guérison le sont donc aussi.

Mais surtout, la maladie et la guérison se passe en vous; dans votre corps, votre coeur, votre tête, votre âme. Ce n’est pas l’extérieur seulement qui agit, mais aussi, et surtout, comment vous le recevez à l’intérieur. Comment vous le vivez, vous l’interprétez, vous personnellement, selon vos croyances, votre regard sur la vie et votre expérience passée.

TOUT peut se guérir. L’histoire est pleine des preuves de tous ces gens qui ont guéri de l’inguérissable ou du « terminal ».

Mais le guérisseur, la guérisseuse ne guérissent pas. Ils et elles vous accompagnent sur le chemin, vous soutiennent, vous encouragent, vous poussent ou vous tirent…chacun.es selon ses référents. Ultimement, la guérison, quand elle advient, est intérieure, intrinsèque et à la fois mystérieuse et naturelle. Il en va de même pour la maladie.

Alors ne passez pas à côté de la quête intérieure; de la communication profonde avec vous-mêmes; de l’écoute de vos blessures, de vos aspirations, de la Vie en vous qui veut continuer le plus longtemps possible.
Que votre quête soit multiple, comme les causes de vos mal-être: essayez ce qui vous appelle, ce qui vous parle, ce qui vous semble juste; ne restez pas sur un chemin qui ne donne rien, ou trop peu, trop longtemps. Nul ne peut prétendre savoir d’où viendra votre guérison.

Soyez pour vous même la meilleure des compagnes, le meilleur des compagnons, car, quoiqu’il arrive, quelque soit l’issue ou le destin qui vous attend, vous aimer vous-mêmes, aimer ce qui est, aimer même ce chemin ardu de maladie et de guérison, cela est une voie royale vers une sérénité bienfaisante, bienveillante.
La paix intérieure, la tranquillité d’esprit, l’acception, le consentement à votre vie, l’accueil de votre corps dans sa totalité, et la confiance dans le destin, sont toujours gagnants.

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