Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

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SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

La permission

Lune de J’ai Une Conscience
Vent du Guerrier

Parmi les outils utiles pour développer sa conscience, il en est un souvent oublié: demander la permission. Oui.
Demander la permission est une attitude à développer dans notre monde où bien des individus se croient tout permis parce qu’ils-elles ont les privilèges, le pouvoir, l’argent, l’éducation, le statut social, la force physique ou toutes formes de positions dominantes sur l’autre.
Nous sommes coincé.es dans une hiérarchie verticale qui se renforce sans cesse et qui est maintenue en place par des systèmes , des habitudes et des croyances qui servent ces mêmes hiérarchies. Ceux et celles « d’en bas » rêvent d’être en « haut », d’être « plus » et on leur fait croire que cela pourrait être possible avec assez d’efforts. On nous montre des gens qui ont « réussi » , sont « parti de rien » et sont maintenant en position enviable. Notre société considère que l’échec de l’ascension sociale est une faille individuelle, ce qui est très pratique pour maintenir les gens en place et ne pas changer le système…à nous faire croire que tout le monde peut atteindre le sommet, chaque individu considère son échec personnel et ne remet pas en cause le système.
De l’autre côté, ceux et celles qui sont « en haut » sont dans la peur de la perte du privilège qu’ils ou elles ont « mérité » par leur naissance, leurs efforts, leur travail individuel…Mais être né quelque part tient beaucoup plus du hasard, de la chance, que d’une vertu individuelle.

Et la permission dans tout ça?
Avez-vous déjà demandé à une rivière la permission pour la traverser? À un arbre pour cueillir ses fruits? À une plante pour la récolter?
Avez-vous pris le temps d’attendre une réponse? L’avez-vous eue?
La permission c’est ce qui vient avant le consentement. C’est ce qui indique le respect. C’est ce qui nous ramène humblement sur la terre.

Quand je demande la permission, je me place à la même hauteur que ce à quoi (ou qui) j’interpelle. J’indique en cela que l’autre a toute ma considération et que je ne désire par prendre pouvoir ou avantage sur l’autre. Je « descend » de ma pré-supposée supériorité. J’entre dans une hiérarchie horizontale où je fais partie d’un grand cercle dans lequel tous, toutes et toutes choses est à la même distance du centre.
Peut-être que cela vous fait sourire d’imaginer demander à une rivière la permission de la traverser.
Peut-être que vous penser qu’une rivière n’a pas d’âme, pas de conscience d’être traversée, pas le pouvoir d’accepter ou de refuser…peut-être. Mais quand vous le faites, c’est de votre conscience qu’il s’agit!
C’est une invitation a repenser le monde, la vie, les autres et la nature comme autant de liens différents, de relations/ avec plus ou moins d’interaction palpable et visible, mais qui mérite également le respect. C’est interroger l’Invisible, l’imperceptible et donc s’y relier.
Vous demandez à la plante de cueillir ses fruits pour honorer la vie: celle de la plante et la vôtre. Et cette conscience-là vous amène à plus de révérence pour la Vie, pour toute forme de vie; plus de gratitude; plus de prudence dans l’utilisation des ressources et un plus grand sens du partage.

Demander la permission ce n’est pas s’excuser. ni excuser nos actes en justifiant que nous avons demandé la permission.
Ce n’est pas affirmer « qui ne dit mot consent ».
C’est faire l’effort de l’écoute; la patience de l’attente; la retenue face à nos désirs parfois impérieux.
La Nature est généreuse et se donne à son maximum. La moindre des choses est de demander la permission. Cela démontre notre reconnaissance.

Et puis, vous pourriez être surpris.e.
Car Elle répond.

Conscience, conscience…Tu sais Être


Conscience.

Parfois tu es aube. Tu apparaît comme une lueur lointaine, presque imperceptible. Tu t’immisces, tu te faufiles, tu contournes et te répands, tu te glisses dans les moindres interstices jusqu’à rejoindre mon Je, qui, tout fier car il croît bien avoir fait quelque chose, s’éveille et Voit. Mon Je s’excite: « Ah, je vois, c’est ça , je comprends, enfin!!! ». Et oui, conscience, tu sais être Révélation.

Parfois tu es Oiseau-Tonerre,. Tu déchires violemment le ciel de mes endormissements, de mes demi-sommeils, de mes paresses, de mes contentements faciles, de mes « confortables anesthésies » comme le chantait si bien Pink Floyd. Tu m’aveugles soudainement et c’est presque avec un cri que mon Je te prends. Il n’a pas le choix. L’éclair le dévaste, le renverse,l’abasourdit… Jupiter gronde et ne me laissera pas me rendormir sur ce coup-là. Je serai forcé.e de voir, bouleversé.e par ton cataclysme et laissé.e au sol, nu.e et tremblante.e et renouvelé.e. Tu sais être Métamorphose.

Parfois tu es moustique, abeille contre la vitre. Tu cognes à répétition sur la fenêtre fermée de mes croyances rigides, des mes certitudes obsolètes, de mes savoirs bornés. Inlassable tu toc-toc-toc. Je te repousse d’un geste impatient de la main: »laisses-moi tranquille, tu me fatigues! ». Je te refuse, mais tu es patiente et continues, toc-toc-toc! Jusqu’à ce que, exaspéré.e, j’ouvre cette satanée fenêtre en m’écriant : « et quoi encore?!? ». Et tu m’as eu. La fenêtre est ouverte. L’air frais et la lumière me pénètre. En voilà une autre, fenêtre, qui restera ouverte. Tu sais être Insistante.

Parfois tu es accouchement. Douleur et merveille, désespoir et miracle, lâcher-prise et abandon. Je te hurle en mon for intérieur; j’ai mal du monde; j’aimerais mieux me rendormir, te fuir, te noyer, t’écarter, te repousser te laisser te noyer en moi pour ne plus avoir mal de ce que tu me montres. S’Éveiller avec toi entraîne la souffrance de ne plus pouvoir fermer les yeux. Tu sais être Ouvreuse.

Chez l’être malade, ou fou, tu ressembles a un feu follet dans le cimetière de la personnalité…insaisissable, tu m’échappes. Je crois t’avoir un instant, j’ai le bonheur fou de t’avoir retrouvée dans le regard de l’aimé.e, dans un geste, dans un mot; mais tu disparaît aussitôt. Comme si tu n’avais pas prise sur un cerveau qui s’étiole, mais que tu essaies quand même. Alors l’espoir devient acide et me brûle. Et je dois, encore et encore une fois, te perdre et te laisser aller. Je dois alors me convaincre que tu es quand même là où je ne te vois plus. Forcené.e, je te quête pourtant encore, me disant que même un instant de Toi vaux mieux que le néant. Tu sais être Esquive.

Parfois tu es scalpel. Cadeaux des Dieux, à la fois Bénédiction ou Malédiction, selon comment je t’utiliserai. Tu me pénètres à la recherche de cette tu-meurs qui me tue tranquillement, consciencio-phage. Cette masse qui préfère l’ombre-nuit-profonde, crépuscule infini, qui s’enfonce comme un soleil mourant derrière la montagne, sans aube derrière. Quand Je ne veux pas voir, pas savoir, plus sentir. Quand Je préfère blesser l’Autre à la place de guérir. Quand Je fais violence à la vie, offense au Sacré de moi et de l’Autre. Quand le sujet disparaît et toutes et tous deviennent objet pour un Je qui s’enténèbre. Alors je te refuses, car si je te laisse me pénétrer j’ai peur de ne pas survivre à ma culpabilité; j’ai crainte de ne pas pouvoir réparer le mal que j’ai causé; je refuse de me soumettre à l’impérieux devoir qui s’imposera à moi d’Agir Autrement; de demander pardon, de faire amende honorable ou d’offrir ce pardon à ceux et celles qui m’ont d’abord fait mal. Conscience, je t’en prie, ne m’abandonne pas quand même. Car c’est bien là, que j’ai le plus besoin de Toi pour revenir au Monde, aux Autres et à Moi-même. C’est seulement à ce prix douloureux, quand Tu me fais Mal, que je redeviens humain.e si je m’étais perdu.e. Tu sais être Réparation et Pardon.

Parfois, je m’ennuie de la Nuit. Car je pleure plus souvent quand Tu es mon amie, conscience. J’ai la nostalgie de ma naïveté, de ma pureté d’enfant. Mon regard sur le monde pourrait bien me désespérer. Alors tu me consoles et me rappelles que chaque Goutte de conscience compte dans la Source de la Création. Tu sais être Bienveillance.

Parfois tu es eau-miroir. Le moindre souffle me fait frémir; la moindre onde me bouscule. Quand Je fais finalement Silence, alors, Je sereine, Je tranquille, Je calme, Je apaise.Je Joie. Alors Je Suis avec Toi. J’effleure avec le doigt de mon âme la Conscience en Toute Chose: arbre, caillou, fleur, oiseau. Tu sais Unir.

Conscience, où que Tu sois, quelque soit la forme que Tu prends, ne te lasses pas d’être la Rosée des humains. Nous en avons besoin.

La huitième lune: j’ai une conscience

J'ai une conscience

J’ai une conscience

Le 22 novembre 2018
Cette Lune s’appelle : j’ai une conscience
Après avoir exploré et définit nos limites personnelles, nous sommes capable de développer notre conscience. Nous avons d’abord découvert notre conscience corporelle pendant toute ces années. Comprendre la faim, la soif,la fatigue, l’inconfort, le plaisir, le goût. Nos limites physiques: où est-ce que mon corps s’arrête? Jusqu’où puis-je courir?
Et si mes limites ont été relativement respectée (voir la septième lune), je peux commencer à accéder à ma conscience.

Être conscient veut dire être réveillé. Cela implique donc de n’être point endormi(e). C’est de voir la réalité comme elle se présente et non pas comme nous voudrions qu’elle soit. C’est d’être éveillé(e) à mes besoins, à mes désirs et de reconnaître la différence entre les deux. C’est de trouver les moyens de répondre à mes besoins et parfois aussi de faire de mes désirs des projets réalisables. C’est comprendre et accepter que les autres ont une existence qui leur est propre, qu’ils existent en dehors de mes besoins et de mes désirs. Ils ne vivent pas que pour me faire plaisir ou combler mes besoins.
Et moi non plus, je ne suis pas venue au monde juste pour faire plaisir aux autres. J’ai mon propre chemin de vie à explorer.

Être réveillé c’est ne plus s’empêtrer dans les illusions dont nous sommes constamment bombardés. La crise économique,la crise environnementale,la retraite, la peur de la maladie, notre poids-santé, l’exercice physique, l’argent (surtout le manque!) etc… Tout ce que Don Miguel Ruiz (voir son livre : Les quatre accords Toltèques) appelle le Mitote: le rêve malsain de la planète qui nous entraîne dans un tourbillon de peurs qui nous éloigne de notre Soi lumineux et spirituel.
Quand nous sommes pris dans ce tourbillon il est difficile de se réveiller au fait que tout cela n’est qu’une distraction qui nous emmure dans ce que nous croyons être réel et qui ne l’est pas vraiment.
La culpabilité et le désir incessant de réécrire l’histoire (vous savez, quand nous passons du temps à refaire les événements dans notre tête en nous disant comment nous aurions dû faire…)

Il faut donc s’éveiller et ne plus se laisser entraîner…(je sais c’est difficile, et puis c’est dur, et puis c’est vraiment pas facile etc .)

Parfois nous ne nous réveillons que pour mieux nous rendormir.

Nous essayons encore et ce monde réel nous paraît étranger.
Nous pratiquons notre éveil.
Et puis un jour cela devient difficile de nous rendormir. Le moule ne fonctionne plus pour nous. Impossible de retourner dans la matrice.

Avoir une conscience c’est comprendre qu’il y a des actes qui sont bien et d’autres qui sont mauvais. Et en réalité ce n’est pas toujours aisé de faire la différence.
Qu’est ce qui est Mal ?
Qu’est ce que l’on m’a inculqué concernant ce qui est mal?
Est-ce que l’on appelle le mal est toujours mal?

Qu’est-ce qui est Bien?
Une bonne intention qui tourne mal est-ce encore bien?

La Kabbale nous offre un regard intéressant. Ce n’est pas l’acte en lui-même qu’il faut regarder mais bien ce qu’il engendre.
Ainsi il y aurait de bons engendrements, et de mauvais engendrements.

La personne elle-même n’est pas jugée. Mais chacun d’entre nous qui veut développer sa conscience regarde ses engendrements.
Avoir une conscience c’est prendre responsabilité, admettre et corriger nos erreurs et réparer nos pots cassés, partout où cela est possible.

Il nous faut trouver les chemins qui engendre plus de vie, plus d’énergie, plus d’Avenir. La recherche est celle du Juste (juste assez, par exemple) et du Beau (la voix de la Beauté est une voie sûre vers l’Esprit).

Je crois profondément que le développement de la conscience finit par rendre difficile, voire impossible, pour nous de faire du mal ou de faire mal.

Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour moi-même et ne plus tolérer les choses et les gens qui me font souffrir.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour l’autre et faire de mon mieux pour ne pas blesser l’autre délibérément.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour le monde qui m’entoure et faire de mon mieux pour l’enrichir, le protéger et le garder en état pour les générations futures.
Avoir une conscience c’est comprendre que tout ce qui m’entoure est un miroir. Que tous ceux et celles qui m’entourent sont aussi un miroir. Et que je fais de même pour elles et eux.
Être conscient c’est pouvoir faire tout cela naturellement.

Voici le regard de Khalil Gibran sur ce sujet:

Du bien en vous je peux vous parler mais non du mal.
Car qu’est-ce que le mal, sinon le bien torturé par sa faim et sa soif?
En vérité, le bien ira jusqu’à fouiller le fond ténébreux des cavernes s’il faut calmer sa faim;
Et s’il faut étancher sa soif, il ira jusqu’à boire dans l’eau qui croupit au fond d’une mare.

Vous êtes bon lorsque vous ne faites qu’un avec vous-même,
Sinon, vous n’êtes pas mauvais pour autant.

(…)

Le reste de ce texte est vraiment très beau, je vous le suggère fortement.

Avoir une conscience est ce que vous pouvez faire pour devenir,être et demeurer conscient(e). Bon travail!

Porteur de Feu, Limites et Responsabilités

30 octobre 2018
Vent du Porteur de Feu, Lune des limites, que dansez-vous ensemble?

Vous dansez une danse de responsabilité personnelle et sociale.

Alors que la lumière du monde se trouble dans la présence de la dissension, de la division, d’un effort délibéré de certaines personnes en positions de pouvoirs pour polariser les émotions et faire de l’Autre la cause des maux qui nous affligent tous.
Alors que le discours se simplifie à l’extrême (C’est pas moi, C’est pas vrai, et c’est la faute de l’autre) quand nous aurions besoins de nuances et d’embrasser la complexité…
Alors que les gestes aussi , malheureusement, se simplifient à l’aune du contrôle, du pouvoir sur l’autre, de la violence la plus gratuite et la moins réfléchie.
Alors qu’il y aurait des choses vraiment plus urgentes à considérer qui nous élèveraient dans un but commun plutôt que nous réduire à ces privilèges que l’on craint de perdre…

L’humain, la vraie, le vrai, se doit de continuer son évolution vers l’humanité plutôt qu’une involution qui fait honte même aux animaux de cette terre qui, eux, savent composer avec l’équilibre des forces naturelles en présence.
Oui, nous devons devenir des êtres responsables de notre Feu, de notre pouvoir.
Ce feu, dérobé aux Dieux dans plusieurs mythes, est un pouvoir que l’on ne peut utiliser à la légère.
Il est à la fois outil salvateur et arme destructrice.Comme tous les cadeaux des « dieux », le tranchant est double.
Une parole chaleureuse peut encourager celui ou celle qui perd espoir.
Le feu des harangues peut dépasser les bornes de pierres qui devraient l’entourer et ravager la forêt alentour…surtout en ce moment, ou la terre est assoiffée d’amour et asséchée par l’indifférence, l’individualisme outrancier, la perte de l’empathie.

Le feu de la passion vous dévore? Le feu de la colère vous envahit? Celui de la haine grandit en vous chaque jour un peu plus? La douleur de vos blessures vous donne envie d’aller blesser ceux ou celles qui, selon vous, le méritent? La peur nourrit le feu de vos justifications? Croyez-vous que vous avez RAISON? Croyez-vous qu’il puisse y avoir de « bonnes » guerres? De violences justifiées? Que c’est l’autre, ou la situation, qui vous pousse à agir dans la colère ? Vous dites-vous que ça ne vous regarde pas, ce qui se passe ailleurs? Que c’est tant pis pour « eux »? Qu’il faut s’occuper de soi et des siens d’abord?
Si vous répondez oui à l’une ou l’autre de ces questions, il serait peut-être temps de vous assoir et de regarder les braises. de contempler le feu. De vous remettre en question. Sans « l’autre » il n’y aura pas de « vous », de « moi »…car l’arme que vous croyez tournée vers l’autre finira par revenir vers vous.

Vous avez du feu. Vous avez un pouvoir. Vous avez donc une responsabilité: celle de surveiller votre feu, d’en garder les limites, de le nourrir adéquatement, de le partager avec l’autre dans le besoin mais aussi dans le plaisir de l’hospitalité.
Alors vous nourrirez l’humanité en vous et autour de vous et , individuellement et collectivement, nous serons sur le chemin de notre grandeur d’âme en route vers une réelle humanité digne de cette merveilleuse planète.

La septième lune : j’ai des limites

le 15 septembre 2016img_4117

Le 15 septembre 2016 nous entrons dans notre septième lune: j’ai des limites !

Au fur et à mesure que l’enfant prend conscience de son corps, des ses habiletés motrices, sociales ou intellectuelles, il découvre aussi ses limites. Elles déterminent son espace vital personnel, ses capacités réels et commence à faire face à ses failles. Tel enfant cours plus vite, tel autre dessine moins bien que lui.
C’est l’âge de la raison et de la comparaison.
L’enfant se compare et est comparé. Comparé à ses frères et soeurs ou ses camarades de classe, il lui faut maintenant apprendre ce qui lui plaît,ce qui est bon pour lui et jusqu’où il peut aller.
L’apprentissage des limites est essentielle au bon développement d’une personne et si certaines limites sont culturelles, cultuelles ou sociales, certaines sont tout à fait personnelles. Les limites de son corps, de son intimité, le besoin d’un espace personnel et réservé. L’enfant partage des moments secrets (et sacré) avec des ami(e)s par exemple, loin du regard des parents ou des adultes; ou bien seule avec elle-même dans un jeu imaginaire qu’elle ne partagera peut-être pas. Le monde intérieur se développe et avec lui, la nécessité d’en garder une partie pour soi. C’est le jardin secret, que parfois les parents ont du mal à respecter. Certains tolèrent mal cet espace où ils ne peuvent pénétrer…ils ont à apprendre à laisser, tranquillement, ‘leurs’ enfants grandir en dehors d’eux.

L’enfant de cet âge a besoin que l’on respecte ses limites, que ces frontières établies ne soient pas franchies.
Cela lui permettra ainsi de mieux se connaître et surtout de mieux se défendre et ainsi se sentir en sécurité.
Malheureusement, il est rare que l’enfant soit respecté(e) dans ses limites.
Les adultes trouvent dérangeant qu’un enfant refuse de faire une tâche, n’obéisse pas à une instruction, n’embrasse pas sa tante, ne veuille pas parler de sa journée, ne reste pas assis sur sa chaise, ait faim en dehors des repas ou envie de faire pipi maintenant alors que nous venons de prendre la route…

Chaque fois que l’on force un enfant car nous ne voulons pas faire l’effort d’obtenir sa collaboration par une explication, une compréhension des besoins ou des peurs sous-jacents à ses refus, une discussion sans mensonge de notre part, l’enfant perd un peu plus de lui-même. L’enfant n’est pas dupe. Il a ses propres sensations et sait quand on lui ment, quand on veut le forcer sans raison car l’adulte veut avoir le dessus, quand une situation trouble ne lui convient pas (je n’aime pas embrasser mon oncle, il est bizarre…).

Ne pas respecter les limites de l’enfant, c’est le briser petit à petit. Oh, il sera plus docile (peut-être), mais il ne saura plus qui il est; ce qui est bon pour lui, ce qui est contraire à ses sentiments.Il-elle aura de la difficulté à s’affirmer, à combler ses besoins, à s’autonomiser réellement.
Si vous répondez non à certaines des questions suivantes, prenez le temps de réfléchir. Cela veut dire que vous ne connaissez pas vos limites et donc qu’elles n’ont probablement pas été respectée quand vous étiez enfant…

Savez-vous quand vous avez faim? Soif?
Répondez-vous rapidement au besoin d’uriner?
Êtes-vous capable de refuser quelque chose (une invitation par exemple, ou une trop grosse charge de travail) sans vous sentir obligé(e) de justifier votre refus?
Êtes vous capable de demander de l’aide quand vous en avez besoin ?
Savez-vous quand il faut demander de l’aide?
Êtes vous capable de repousser les avances de quelqu’un qui ne vous plaît pas?
Êtes vous capable de savoir qui vous plaît ? (et non pas vous préoccuper de à qui vous plaisez…)
Savez-vous quand c’est le temps pour vous de vous reposer ?
Connaissez vous vos forces?
Reconnaissez-vous vos failles?
Y-a-t-ils des espaces créatifs dans vos vies?
Savez-vous ce que vous aimez?
Savez-vous garder un secret?
Êtes-vous capable de prendre soin de votre jardin secret?
Vous sentez-vous au contraire, obligé(e) de tout dire?

et il y en aurait bien d’autres…

Crédit photo: Carole Poirier

La sixième lune: Je suis capable d’apprendre et d’agir

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Cette 6ième lune a débuté le 23 septembre 2018

C’est la lune de « je suis capable d’apprendre et d’agir ».

Nous sommes construit avec un cerveau capable d’apprendre de nouvelles notions.Nous pouvons apprendre des concepts même sans les appliquer dans le quotidien. C’est notre capacité d’apprentissage intellectuel, virtuel et imaginaire qui nous différencie le plus de nos frères et soeurs animaux.
Nous savons déjà faire beaucoup vers l’âge de 6-7ans. C’est l’âge de raison. Dans les sociétés anciennes, c’était l’âge où l’enfant garçon sortait du giron maternelle et rentrait dans le monde des chasseurs pour commencer cet apprentissage. C’était un premier passage entre la sécurité du nid maternelle et l’entrée dans le vaste monde.
Dans nos sociétés occidentales, c’est devenu le moment de rentrer à l’école. (passage qui, de nos jours, se fait de plus en plus tôt, nous privant d’apprentissages essentiels au profit d’un sur-développement de l’intellect).
Cette entrée à l’école est notre premier passage moderne. D’ailleurs, il est curieux de constater que l’on appelle cela la « rentrée » des classes…Ainsi, cela nous indique bien que malgré une apparence de première fois, c’est en fait une rentrée donc une deuxième entrée.
Car ce passage vers l’école se vivra pour l’enfant comme sa naissance. Sortir du ventre maternel pour découvrir le vaste monde=sortir du giron maternelle pour découvrir un monde plus vaste.
Si sa venue au monde s’est bien passée, l’entrée à l’école sera comme une découverte. Dans le cas contraire, cette rentrée sera une épreuve. Sans m’étendre sur le sujet, vous pouvez considérer tous vos passages comme une répétition de ce premier passage qu’est la naissance. Le fait d’en prendre conscience et de le libérer par un travail personnel rendra vos futurs passages plus aisés.
Le plus important serait d’entrer et de sortir de l’école convaincus que nous pouvons apprendre, nous savons comment apprendre, nous avons confiance en notre capacité d’apprentissage.
Que nous puissions aborder l’apprentissage comme un travail , certes, et aussi comme une croissance naturelle.
L’école parfois nous a aidé, parfois nous a nuit. En nous cantonnant à une certaine forme d’apprentissage et à un certain agenda parfois bien éloigné de nos besoins ou de notre curiosité naturelle, l’école a pu endommager notre propension naturelle à apprendre, comprendre , intégrer.
La vie sociale scolaire a pu être enrichissante, nous permettant des amitiés durables, des contacts intéressants, des modèles différents de ceux de nos parents, ce qui nous ouvre à la diversité. Le contact avec d’autres façons de faire, d’autres cultures, d’autres langues, peut nous montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Pour plusieurs, par contre, la vie sociale scolaire a été l’apprentissage de la comparaison,de la compétition,de l’exclusion, de la honte…

Comment s’est vécu votre scolarisation? Dans quoi avez-vous été soutenu(e)?Qu’avez vous appris? Qu’avez-vous acquis?
Comment cela vous a-t-il formé ? Informé? Déformé? Conformé?

Aujourd’hui, êtes vous à l’aise dans vos nouveaux apprentissage? Avez-vous du plaisir à découvrir de nouvelles choses? À essayer d’autres façons de faire?
Êtes-vous capable d’apprendre, comprendre et faire du sens avec ce qui vous entoure?
Avez-vous gardé votre curiosité d’enfant ? Une soif de nouvelles connaissances? Une joie de nouvelles découvertes?

Car seulement de notre compréhension du monde pourra jaillir notre capacité d’action juste. Agir plutôt que réagir, pro-action plutôt que réaction, parfois non-agir délibérément, consciemment.
Remettez vos modèles en question.
Essayez d’autres façons de faire.
Chercher d’autres résultats.
Quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre vie, faites autrement. Ne restez pas accroché à des moyens qui ne donnent pas les résultats souhaités.
Ouvrez vos connaissances, combattez votre ignorance, cherchez plus loin. Vos actions se rapprocheront donc au plus près ce qui sera juste, bon, efficace.
Pensez aux générations futures. Une action juste n’a pas de conséquences néfastes même dans un lointain futur…
Apprenez à regarder le fruit de votre action et de l’action des autres. Comment est ce fruit? Est-il beau? Est-il nourrissant? Quel genre d’avenir a-t-il?
Car une action ne peut être jugée que par ce qu’elle engendre. C’est pourquoi il est parfois difficile d’anticiper les conséquences qu’auront certaines actions avant d’avoir agit.
Il faut sortir de l’idée du bien et du mal, si cher à notre éducation, et projeter nos actions dans le futur.
Certaines sont évidentes: polluer la rivière qui nous abreuve c’est tuer l’avenir.
D’autres actions peuvent sembler « mauvaises » et pourtant engendrer du bon: le couteau qui perce les chairs devient bon si c’est pour enlever une masse malade…
D’autres encore ont l’air « bonnes » et se révèlent néfastes: le quinoa « équitable » a tellement fait grimper le prix en Bolivie que la population dont c’était l’aliment de base (très nourrissant) a dû se rabattre sur du riz importé (de moindre qualité) car elle ne peut plus se permettre d’acheter ce quinoa qu’elle produit pour l’exportation…

L’observation et le suivi de nos gestes, de nos actes, nous permettra de nous ajuster. Nous serons alors véritablement capable d’apprendre et d’agir. Notre Terre s’en portera beaucoup mieux!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du mois d’août 2016

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