Les chemins de la guérison

« Le jour où tu es né, est le jour où le Saint, béni soit-Il, a décidé que le monde ne pouvait pas continuer d’exister sans toi »

(Paroles attribuées à R. Nachman de Bréslév), cité par Georges Lahy dans son épistole 85

Toutes choses sont liées, disait le Grand Chef Seattle. Humain, animaux, forces de la Nature… Suivre les lois naturelles qui nous régissent, c’est (re)trouver notre juste place dans ce monde, dans nos relations à nous-mêmes et aux autres.  C’est se reconnecter avec la joie d’Être et recouvrer l’Esprit.

Et l’Esprit croît avec l’usage. Quand notre connexion corps-esprit est rétablie, la guérison est possible sur tous les plans: physique, émotionnel, mental et spirituel.

La Roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique qui nous permet de remonter à la Source. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:

Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Quel sens donner à ma vie, à mes épreuves?

Entrez voir…

 

illustratrice: Matsheshu : Aquarelliste et Designer chimérique

Copyright: Nadeije Athlan, tous droits réservés, 2020

Citation

Pleine lune de Janvier 2022

Bonjour à toutes et à tous. Je vous espère bien en ce début d’année 2022. Avec tous ces 2, espérons que les liens et les relations retrouveront leur place : les êtres humains sont des êtres de liens, des êtres grégaires et sociaux et sans liens solides et nourrissant nous nous étiolons. Ne laissons plus nos liens être malmenés par la peur, la division et la malfaisance…

Nous voici dans notre pleine lune de janvier. Nous commençons cette année sous les heureux augures de Celle-Qui-Guérit: https://wp.me/pIDR6-p7

Celle-Qui-Guérit

celle-qui-guérit

Le 17 janvier 2021,nous voilà entré.es dans la lune de Celle-Qui-Guérit

Celle-Qui-Guérit

Guérir, gai-rire, est un très beau mot en français! Nous aspirons tous et toutes au mieux-être, au bonheur, à la santé. Et quand nous sommes malades nous ne souhaitons qu’une seule chose, guérir.
Durant cette lune il nous est donné l’occasion d’explorer ce que guérir veut dire, ce que cela implique et ce que cela exige.
Celle lune suit Celle-Qui-Aime et cela nous donne donc déjà une indication précieuse: l’amour guérit. La guérison suit l’amour comme votre ombre vous accompagne.
La maladie est une rupture de l’amour. Je ne m’aime plus, je n’aime plus ma vie, je ne suis plus d’accord avec mes choix, je crois que je ne suis plus aimé.e ou aimable, je crois que je n’aime plus personne…
La maladie est une perte d’Esprit: je ne suis plus sur mon chemin, je n’écoute plus les désirs de mon âme,je ne suis plus dans la joie d’être…
La maladie est une conséquence: les stress, la peur, les chocs émotionnels, les deuils qui ne s’apaisent pas, des situations sans solution à nos yeux, un mode de vie malsain, des relations toxiques, un environnement maladisant…
La maladie est un manque de liberté: nous sommes enfermé(e)s dans nos images, nos croyances, les rôles que nous nous sommes imposés ou qui nous ont été imposés…

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » nous dit Georges Lahy

Celle-qui-guérit nous invite à regarder notre vie. Sommes-nous en accord avec nous-mêmes? Vivons-nous de la joie malgré nos circonstances? Aimons-nous? Sommes-nous aimé(e)s?
Le corps malade n’est que l’expression vocale d’un cri intérieur resté silencieux et que nous avons décidé (consciemment ou non) de ne pas, de ne plus, écouter.
Celle-qui-guérit nous enjoint à regarder notre intérieur, à faire notre ménage et d’enfin faire ces choix difficiles que nous repoussons depuis si longtemps.
Cette lune ne nous sera pas complaisante. Elle nous mettra en face de notre réalité et nous montrera la voie de la guérison. Cette guérison exigera de nous un changement de route, de façon de penser ou d’agir. Elle demandera des sacrifices et des renoncements. Et si nous y parvenons, alors la joie et la beauté retrouveront leurs chemins vers nous et ainsi nous pourrons guérir.
Notre corps est en perpétuel ajustement, tentant à chaque instant de garder son équilibre. Guérir, c’est retrouver cet équilibre.Avoir une maladie c’est fonctionner sur un autre équilibre, avec d’autres règles, celles de la survie. Être malade, c’est quand la maladie devient aussi une façon de vivre, d’être en relation, de faire son chemin. C’est aussi une forme d »équilibre, mais qui a moins d’avenir; qui se contente de bénéfices collatéraux (on prend soin de moi , par exemple, ou on ne travaille plus). Mais on y perd nos rêves, notre lumière s’amoindrit et notre relation au monde s’étiole, se rapetisse. Cela nous demandera un effort parfois considérable pour nous remettre sur pied !  Comme le surfeur qui travaille fort jusqu’au moment où, sur la crête de la vague, l’équilibre ne demande presque plus d’effort et le plaisir traverse son être.

Méfions-nous aussi de nos excès de zèle en matière de santé. De nos « obsessions pour une santé parfaite » comme le disait Ivan Illich. Du stress que nous mettons parfois autour d’une fausse prévention qui nous astreint à certains régimes sans plaisir non pas par le bonheur procuré par un mode de vie sain, mais dans la peur continuelle de la maladie, de la souffrance ou de la mort.  Car un régime de vie sain n’est pas une garantie contre la maladie. Ce n’est qu’un soutien à la joie de vivre, à l’énergie, à l’enthousiasme.

Si vous êtes malades, si vous vous sentez en perte d’équilibre, si vous avez l’impression d’être à contre-courant de vos propres intérêts, de votre propre vie…
Si vous souffrez émotionnellement, physiquement,mentalement ou spirituellement…
Si vous n’avez plus de joie…

Si vous ne ressentez plus cet immense privilège qu’est la vie elle-même…

Si vous vous sentez écrasé.e par le système dans lequel vous vivez; par l’anxiété ou le découragement…

C’est qu’il y en vous des chambres sombres que plus rien n’éclaire. Faites entrer la lumière dans chacune de vos cellules; ouvrez ces portes rouillées; écoutez ces chants oubliés; ouvrez vos fenêtres internes au vent frais qui dépoussière et nettoie; ne vous cachez plus rien à vous même: montrez-vous tel(le) que vous êtes!

Permettez-vous de rêver et désirer à nouveau; apprivoisez ce que vous croyez être votre folie; sortez de vos carcans, de vos croyances; n’ayez plus peur; laissez la Vie prendre possession de vous et vous montrer le chemin.
Apprivoisez votre ombre et célébrez votre lumière : votre génie se cache souvent dans dans des recoins sombres et n’attend que l’occasion d’entrer en pleine lumière
Celle-qui-guérit éclairera vos pas.

Crédit photo: Carole Poirier

La Voix du Mi-lieu

Au commencement était la nuit. Il n’y avait rien à voir, rien à avoir non plus. Il y avait la Vibration première. Ce coeur battant, cette pulsation qui emplissait tout l’espace sonore. La vie qui croît jusqu’à prendre tout l’espace possible, jusqu’à l’impossible. Alors vint l’éjection du jardin d’Éden et notre première rencontre avec la Lumière. Et l’air. Le froid. La pesanteur. La peur aussi sûrement. L’espérance du Sens. Quelque part encore, ce même battement rassurant du Dedans qui nous accueille Dehors.

Depuis, nous n’avons cessé d’apprendre, d’essayer de comprendre et d’attribuer autour de nous des noms-boîtes, des idées-boîtes, des certitudes-boîtes pour avoir moins peur. Pour nous faire croire que nous savions, que nous comprenions quelque chose à ce monde, à cette vie miraculeuse qui nous traverse et que nous banalisons pourtant en repoussant l’idée qu’elle a une fin.

Nous boitons ensuite notre vie durant. Nous emboitons le pas derrière d’autres, ce qui nous dédouane de penser, de risquer, de décider pour nous-même, comment arpenter ce sentier qui nous est pourtant singulier. Personne ne boite comme nous. Nos blessures sacrées sont uniques, nos destins intriqués, imbriqués et pourtant aussi séparés.Nous sommes le résultat de millions d’années d’évolution et de cultures, d’environnements et d’acquis, d’héritages et d’innovations. Nos parents nous parlent dans notre tête et nous croyons que nous nous parlons à nous-même. Notre société aussi nous parle dans notre tête comme la voix de la raison, de ce qui se fait ou pas, de ce qui doit être fait ou pas. De ce qui est bien ou mal.  Nous ne voyons pas la supercherie, car nous n’entendons que rarement notre propre voix. Comment, alors, choisir sa voie?

En cette nouvelle année 2022, en proie (littéralement), à une société occidentale capitaliste sur le déclin qui s’accroche au pouvoir à travers la peur et la division, l’exclusion et la vieille rengaine paranoïaque de « l’Autre » comme danger et  avec en bonus un ennemi invisible, sournois et qui veut notre peau….comment envisager un serein vivre ensemble? Comment se réunir pour nourrir un destin commun qui protègera notre terre pour les générations à venir? Comment discuter véritablement des enjeux réels qui sont déjà parmi nous? Comment se sortir du délire collectif, bien nourri, qui s’aveugle, s’avilit et se soumet, sacrifie ses enfants, s’accroche à un pseudo-confort dans la peur d’une maladie?

Il y aurait beaucoup à dire sur comment nous en sommes arrivés jusqu’ici. Jusqu’à perdre notre sens commun, notre esprit critique et notre lien véritable à la vie. Nous arrivons ici, sur cette terre, avec une seule garantie: nous allons la quitter. Sa qualité, plus que sa quantité, doit alors être investie.

Choisir la Modération.

Oui, je sais bien que ce n’est pas un mot à la mode. Nous sommes invité.es dans les extrêmes, constamment. Aux armes, aux retranchements, au combat. Aux arguments massues et aux restrictions liberticides au nom du Plus Grand Bien (qui est rarement le vôtre à moins que nous ne fassiez partie des Plus Grands).

Mais il y a un mi-lieu. un lieu où nous pouvons nous rencontrer autour d’un feu amical. Où nous pouvons échanger des idées. Hausser le ton aussi, parfois. Mais ce n’est pas grave, nous ne sommes pas si fragiles! Trouver ensemble des solutions. Écouter plusieurs points de vue pour affiner le nôtre. Refuser la précipitations et les solutions en boîtes, toutes préparées et sans égards aux individus et aux circonstances. La vie n’est pas un One Size Fits All.

Il y a un mi-lieu, une intersection qui nous permet d’entendre la voix de chacun.e et qui nous rappelle le sacré de chaque chemin et la difficile aventure de devenir adulte: prendre responsabilité pour sa propre vie, accepter la finalité des choses, trouver la distance juste entre Soi et l’Autre, entre besoins et désirs, entre actions et conséquences, entre ombre et lumière, entre individu et collectivité.

Prenons donc un temps à part. Trouvons un Silence intérieur. Écoutons notre âme murmurer sur l’effleurement de notre lac intérieur…un petit zéphyr, doux qui fait à peine trembler la surface. Trouvons notre Voix intérieure, dans notre Mi-lieu qui réunit tout ce qui à l’apparence de l’opposition, la contradiction ou l’incohérence mais qui est en fait complexité, nuance, et demi-teintes.

La modération est ce milieu. Elle permet l’avenir.

Crédit Photo: Cèdric Athlan, utilisé avec permission

Nouvelle lune de Janvier 2022

Bonne nouvelle année à toutes et à tous! C’est avec le vent de l’Initiateur que nous débutons cette année…ça pourrait brasser un peu, mais surtout, ça pourrait faire tourner les vents dominants vers la tombée des masques et la révélation de certaines vérités…voici le lien: https://wp.me/pIDR6-7H

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Pleine Lune de décembre 2021

18 décembre 2021

« Quand on que l’amour, à s’offrir en partage… » dit la chanson de Jacques Brel. Il est grand temps de partager autre chose que la peur, la division, l’exclusion. Avons-nous oublié l’Amour? Avons-nous oublié qu’il y a des forces à l’oeuvre plus Grande que notre propre vie? Sommes-nous en train de nous délester de nos responsabilités de co-construire notre avenir en laissant les pouvoirs en place contrôler tant d’aspects de nos vies intimes, de nos relations interpersonnelles, de notre quotidien? Sommes-nous en train d’oublier que le plus important reste la qualité de nos vies, de nos liens , plutôt que sa quantité? Sommes-nous en train d’accepter d’être réduit.es à des commodités marchandables, monneyables, interchangeables?

Il est temps de nous souvenir qu’au-delà de notre peur de mourir, il y a la volonté de vivre dignement dans une société qui peut mieux faire que ce qu’elle fait en ce moment. Il est temps de nous rappeler que c’est l’amour qui nous tisse, nous relie et nous transcende. Que c’est dans l’amour, par amour, que nos plus belles oeuvres naissent et que les plus belles solutions émergent. Mais nous avons été séparé de l’Amour au point où nous ne savons plus ce que c’est. Et dans ce vide béant s’est engouffrée la peur, savamment perfusée tous les jours afin que nous ne puissions même plus nous arrêter un moment pour réfléchir , pour ressentir, pour accueillir. L’Autre est redevenu un ennemi, porteur possible de la mort. Ça ne finit jamais bien, les histoires construites ainsi.

Nous voilà dans la lune de Celle-Qui-Aime-Tout. La marche est haute, mais il devient essentiel qu’elle soit franchie. Car l’Amour est l’Antidote Universel à la peur, le Solvant Universel aux blessures et à la séparation, la Panacée du mal de vivre, du mal à vivre et la Sève qui nous redresse, nous nourrit et nous permet de naviguer les eaux incertaines de nos vies.

Laissons entrer celle pleine lune de l’amour dans nos vies et construisons notre histoire autrement. Pour lire sur la lune de Celle-Qui-Aime-Tout: https://wp.me/pIDR6-dS

Celle-Qui-Aime-Tout

Le 18 décembre 2021 nous entrons dans la lune de Celle-Qui-Aime-Tout. Je crois que nous avons particulièrement besoin de sa présence et de sa sagesse dans ces temps troublés. La division et la peur règne au point que nous en oublions l’amour. L’amour parental, L’amour filial, l’amour du prochain, l’amour amoureux.

Mais de quoi parle-t-on quand on parle d’amour? Quel grand et gros mot!
Savons -nous seulement de quoi il s’agit?
Étymologiquement « our » signifie lumière comme dans le mot jour. Et « Am » réfère à l’âme.
Ainsi, l’amour serait la lumière de l’âme.
Cette lumière qui sait que nous sommes tous unis les un(e)s aux autres, que nous ne sommes pas si différents.
Cette lumière qui sait que notre interconnexion universelle nous rend co-responsable les un(e)s des autres.
Cette lumière qui co-naît avec nous à chaque instant et qui peut guider notre vie vers plus de JOIE, de PRÉSENCE et de CONSCIENCE afin que nous puissions agir avec amour..
Cette lumière intransigeante qui ouvre notre ombre au Soleil.
Cette lumière qui ne se contente pas de peu.
Cette lumière qui nous unit car toute chose est une forme plus ou moins ralentie de lumière.
Une seule famille entre les plantes, les animaux, notre Terre, notre Ciel et nous. Ainsi s’ouvre le chemin qui nous amène à aimer tout…

Beaucoup d’entre-nous n’avons pas appris réellement ce qu’est l’amour. Nous l’avons entrevu parfois; nous en avons expérimenté quelques bribes. Plus souvent qu’autrement, ce que nous avons associé au mot « amour » n’en était pas.
Nous nous retrouvons assoiffé(e)s de ce quelquechose que nous croyons connaître et qui nous échappe pourtant.
Nous le cherchons désespérément dans nos relations ou dans nos addictions et nous y trouvons plus souvent des blessures que de l’amour.

Et puis le mot lui-même sert à toutes les sauces. Quand je dis je t’aime (ou que l’autre me le dit)qu’est-ce que je veux dire exactement?
Merci de faire ce que je veux?
Merci de ne pas me laisser seul(e)?
Merci de répondre à mes besoins (physiques, matériels,émotionnels…)?
Merci de ne pas me déranger ni me confronter?
Merci de me faire mal car je crois que c’est de l’amour?
Merci d’être à mes côtés, de faire partie de ma vie?
Merci d’être toi-même (toi m’aimes) ?
Merci de me renvoyer une image positive de moi-même (moi m’aime)?

Tant de choses qui s’expriment sur ces mots sans que l’on sache réellement de quoi il s’agit….
En plus cela commence par ce « Je » égoïste tourné vers moi, avant d’aller vers ce « T’  » tourner vers toi pour finalement aboutir au verbe d’action (le verbe aimer n’est pas un verbe d’état, mais bien un verbe d’action).

Quels sont donc les gestes de l’amour que je pose? Suis-je centré(e) sur moi ou sur l’autre? Est-ce que je ne fais que projeter sur l’autre ce que je crois être de l’amour sans me poser la question: qu’est qui fait que l’autre se sent aimé ?
Est-ce que je suis un aspirateur, un trou sans fond, un béance tourbillonnante qui a « besoin » de l’amour de l’autre et qui exige d’être « aimé(e) », « remplie », « comblé(e) »? et reste éternellement insatisfait(e) et « incontentable »?
Est-ce que je suis un parasite qui s’accroche aux autres pour continuer à vivre? Et qui les quitte quand il n’y a plus rien à en tirer?
Est-ce que je suis plutôt quelqu’un qui donne sans cesse, s’épuise, mais garde une belle image de moi en nourrissant des parasites qui ne donnent rien en retour?

Tout cela est si loin de l’amour.

Une suggestion: le livre « la maîtrise de l’amour » de Don Miguel Ruiz.

Songer aux quatre phases de l’amour:

J’ai besoin d’être aimé
Je suis capable d’aimer
Je m’aime
J’aime

Où vous situez-vous?

Quand nous saurons aimer, c’est à dire entrer en relation avec la lumière de notre âme et la lumière de l’âme de l’autre, alors nous pourrons en vérité comprendre l’Amour et vivre selon ses Lois. L’amour montrera alors sa puissance qui nous permettra de traverser nos peurs et de ne plus être mené.e par elle. Car la peur est l’arme de ceux et celles qui cherchent notre soumission pour leur bien, pour leur désir de puissance et de contrôle. L’amour est un espace sacré qui nous comble tant que la peur ne peut plus avoir d’emprise sur nous. Pas même la peur de mourir. Car l’amour nous rappelle que nous sommes fait de la même lumière et que nous ne sommes jamais vraiment séparé.es, même quand notre manifestation singulière sur terre ne sera plus là.

Osons aimer. Plusieurs sages nous le répète depuis bien longtemps, il est temps de mettre cela en pratique. Maintenant.

ho!

Crédit Photo : Carole Poirier

Nouvelle Lune Décembre 2021

Bonjour à toutes et à tous, nous voici entré.es dans le Vent du Nomade. On arrête de se prendre au sérieux! On recommence à rire et à jouer, on regarde le Destin avec un sourire: Sous le vent

Pleine Lune de novembre

Bonjour à toutes et à tous! Nous voici dans notre pleine lune de ce mois-ci: Celle-Qui-Raconte…Nos histoires, les histoires qu’on se raconte, qu’on nous raconte, les narratifs ambiants, la propagande, nos vies: rien que des histoires! pour en lire plus: https://wp.me/pIDR6-dA

Celle-Qui-Raconte

Vendredi le 19 novembre 2021

Nous avons vu, nous avons écouté, maintenant il est temps de parler.
Qu’avons-nous à dire?
Prenons le temps d’écouter notre propre parole. Sommes-nous en accord avec nos dires? Que taisons-nous?
Nous arrive-t-il de mentir?

Comment comprenons-nous les histoires qu’on nous raconte? Avons-nous conscience que TOUT est dans la façon de raconter? Savons-nous reconnaître la manipulation narrative ? Celle des autres? La nôtre?

À l’heure des médias sociaux, de l’information en continue, de la censure et du pouvoir qu’apporte le contrôle de l’information, savons-nous discerner ce qui est propagande ? Comment se faire une idée juste de ce qui nous est raconté?

Cette lune nous apportera donc quelques défis.

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Nouvelle lune de Novembre 2021

Bonjour à toutes et à tous,

je suis désolée pour le retard…Hier (le 4 novembre), nous sommes rentré.es dans notre nouveau vent avec la nouvelle lune: le vent du Guérisseur!

Il est très bienvenu, même s’il a ses propres exigences. Il arrive aussi juste après la fête des morts et nous indique ainsi que le voile, déjà mince en ce moment, entre les vivants et les morts est particulièrement franchissable en rajoutant la nouvelle lune et le vent du Guérisseur. Certains d’entre-nous qui « hésitaient » pourraient faire leur passage de l’autre côté dans les prochains jours.

Vous pouvez en apprendre un peu plus ici: https://wp.me/pIDR6-7H

Celle-Qui-Écoute

juillet 3 2015
Le 20 0ct0bre 2021, un beau mercredi d’automne, nous voilà rentrés dans notre 5ième lune: Celle-Qui-Écoute

Écouter, et parfois même finalement entendre.En-tendre.
Entendre l’autre, s’entendre soi-même, bien s’entendre. Tendre vers l’autre, avec tendresse ?
Une grand-mère m’a déjà dit que l’Esprit, dans sa grande sagesse, nous avait donné deux oreilles et qu’une seule bouche pour bien nous montrer ce qui est le plus important.

N’avons pas tous soif de l’oreille de l’Autre? D’être entendu(e) par l’Autre ? D’être « compris » par l’Autre?

Savons-nous écouter ? Savons-nous créer l’espace sacré dans lequel l’autre peut se dire, sans peur, sans reproche, sans jugement, sans interruption du moi-je qui voudrais toujours donner son opinion, son avis, ses conseils ?
Ce moi-je qui guette dans le monologue de l’Autre quand viendra le moment opportun pour reprendre la parole, pour parler encore de lui, d’elle.
Comment cultiver un espace réel où je peux accueillir l’autre dans tout son être?

Une écoute de confessionnal, mais avant les « je vous salut Marie » et sans la punition ou la honte.

Commencez par écouter votre coeur qui bat dans votre poitrine. Au début vous ne l’entendrez pas. C’est comme un bruit de fond, effacé de notre conscience, comme le bruit de la circulation d’une grande ville.
Alors, nous écoutons et puis, entre deux respirations : BOUM BOUM.
C’est la vie qui bat son rythme en moi. Je peux y déposer mes pensées, ma conscience. Celles et ceux  qui pensent avec leur tête gagneraient à penser avec leur coeur.
BOUM BOUM c’est le tambour; les pieds sur le sol qui se déposent ou s’abattent sur notre Terre-Maman.
BOUM BOUM c’est le bruit de toute la création que j’entends depuis que le spermatozoïde de mon père a rencontré l’ovule de ma mère. C’est lui qui m’a formé, informé que la Vie bat. Et parfois se bat.
BOUM BOUM c’est aussi le bruit des canons et des fusils,des bombes et des mines, de la destruction, révélateur du manque d’écoute.
Et comme le tambour, je n’entends pas toujours la musique mais bien l’écho des coups que je reçois… (Jacques Salomé)
Ma propre souffrance me rend sourd(e). C’est pourquoi il est parfois si difficile de s’effacer suffisamment pour écouter l’autre.
Car recevoir l’autre en Soi c’est accepter de ne plus être le centre. C’est se mettre de côté en toute gentillesse envers soi-même, sans se nier ou se nuire. C’est lâcher un instant ce qui nous occupe ou nous préoccupe et tourner notre regard et nos oreilles vers cet(te) autre singularité qui s’adresse à nous. Comme la mère qui se tourne quand son enfant lui dit « regarde-moi, maman ».
Pour y arriver, il me faudra d’abord me mettre au service de l’écoute de mon être, de mes besoins, de mes désirs, de mes aspirations, de mes peurs, de mes émotions. Car quand j’ai su créer suffisamment d’espace pour m’entendre moi-même, alors seulement puis-je réellement me mettre à l’écoute véritable de l’autre. Sinon, trop de voix intérieures se bousculent et m’accaparent et ce sont elles que j’entends, croyant écouter l’autre. Ce sont elles qui risquent de voiler et de déformer les propos de l’autre, me faisant entendre parfois bien loin de ce qui a été dit.

BOUM BOUM, qui frappe à la porte de ma vie ? Qui essaye de réveiller ma conscience endormie ? Allo?
J’écoute.
Je finirai bien par entendre. Si je commence par me taire.

crédit photo:Carole Poirier

Nouvelle Lune d’octobre 2021

Nous voici dans notre nouvelle lune…ici c’est une très belle journée d’automne, douce, avec cette luminosité de l’automne. Nous entrons dans un nouveau vent, voyez ici: https://wp.me/pIDR6-7H

Le Nomade et la liberté

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Le droit de promenade. Les petits pays de l’Europe du Nord ont une tradition commune du droit de promenade. Vous pouvez vous promener n’importe où, même sur des terrains privés. Vous pouvez camper n’importe où dans la nature, même sur des terrains privés. Vous avez un devoir de discrétion et une obligation de respect des lieux, de ne pas laisser de trace, de surveiller vos feux. Bien sûr. Une vraie liberté implique une forme de responsabilité et une auto-régulation qui devraient être le propre d’adultes matures. Imaginez. Le droit découvrir des lieux, de marcher hors sentier, de vous laisser être sur votre chemin. Respecter la nature, ne pas la déranger, marcher doucement, prendre avec précaution, cueillir avec respect, comprendre le lien qui vous unit à cette terre et le privilège que vous avez de marcher son sol…

*

Je marche sur le chemin de mon voisin. Un chemin de bois privé, attenant à mon terrain et qui se rend, un kilomètre plus loin à un lac sauvage. Je cueille du millepertuis aujourd’hui. Comme hier. J’offre du tabac, je chante pour dire merci aux fleurs, je dois sûrement danser un petit peu. Je pince délicatement des boutons prêts à s’ouvrir et des fleurs ouvertes, en plein soleil. Je préviens chaque plant avant de prendre une fleur. Je dis merci. Je sais où sont les talles maintenant alors je passe de l’une à l’autre pour ne prendre qu’un petit peu à chaque fois. Les premières cueillettes sont déjà dans l’huile. Je suis en joie. La nature est tellement généreuse et il y en a plus qu’assez pour le macérât dont j’aurai besoin cette année. Je partage les fleurs avec les abeilles et les guêpes. Respect mutuel.

Un énorme camion vient du fond du terrain. Le genre de camion qui vaut presque ma maison. Un couple à bord. Je laisse de la place et ils s’arrêtent. Monsieur me dit qu’il est le frère du nouveau propriétaire, que c’est un terrain privé ici. Il veut savoir qui je suis et ce que je fais. Je suis la voisine. Je cueille des fleurs. Je montre mon petit panier: millepertuis, achillée et prunelle. Ah c’est vous qu’on a vu sur la caméra! Vous êtes très colorée. Je me souviens d’hier. Et de l’autre jour. Sûrement en robe d’été, en train de danser sur le sentier, de me pencher ou m’accroupir, de caresser les plants avant de prendre les fleurs. Est-ce qu’il y a du son sur cette caméra nouvellement installée? Si oui, on m’a entendu chanter. Chanter comme on chante quand personne ne regarde. Librement, avec abandon, sans essayer de bien le faire. Est-ce que j’ai fais pipi sur le chemin ? Je ne me souviens plus. Ça aurait pu arriver. Personne ne les cueille, ces fleurs. Je ne fais de mal à personne. Et peut-être, qui sait, que ça pourrait lui être utile un onguent de millepertuis ou une teinture de prunelle. Cette prunelle qui a un effet thérapeutique notable sur une certaine maladie qui fait peur en ce moment. Maintenant il y a une caméra; un voisin qui a payé très très cher son droit à ce chemin jusqu’au lac sauvage.

Le lendemain, j’entends le coupe-bordure qui rase les deux fossés. L’année prochaine je devrais trouver un autre chemin. Je ne sais pas comment demander pardon aux fleurs.

*

Elle est toute excitée, à l’entrée d’une terrasse qui m’est interdite. C’est la première fois que je l’utilise dit-elle. Elle parle haut et fort , fière d’exhiber son QR code et de bien montrer son privilège fraîchement acquis. Elle a librement consentie à recevoir un produit médical expérimental en échange du droit à consommer certaines choses et à fréquenter certains lieux. Sa décision était peut-être même sanitaire. Mais pas que. Sa compliance la met maintenant dans un camp. Un camp de bons citoyens qui obéissent à leur gouvernement sans trop se poser de question. C’est la bonne chose à faire. Et puis elle le fait aussi pour les autres.

Elle a oublié. Ou on ne le lui a pas appris. Ou elle est convaincue que l’Histoire ce n’est pas ce qu’elle vit en ce moment. Elle est raisonnable et sensée. Elle acquiesce à une évidence qu’on lui a bien présentée. Et s’il faut forcer la main de quelques uns et bien tant pis. Ils ont juste à se conformer. Tant pis pour ceux et celles qui ne peuvent pas se faire injecter la chose. C’est probablement de leur faute si ça continue d’aller mal. Elle est libre maintenant et elle a payé cher son droit au restaurant. Mais elle ne le sait pas.

Elle ne sait pas que ça commence toujours avec de bonnes intentions. Que ça s’habille de la parure de la sécurité, de la logique ou de la science, ou pire encore, du bien commun. Sans qu’on puisse jamais savoir de qui on parle, car qui est Le Bien Commun? Sait-elle seulement que les instruments de son gynécologue ont été développé sur des esclaves noires dont on affirmait qu’elle ne ressentait pas vraiment la douleur quand on les ouvrait à vif pour tester les dites choses? Lui a-t-on raconté qu’à une époque, la largeur du front était supposée démontrer la grandeur de l’intelligence? (on séparait les enfants en début de parcours scolaire en fonction de la largeur du front entre les intelligents et les autres. Oui, ici , au Québec il n’y a pas si longtemps puisque j’ai pu en recueillir des témoignages…) Se rappelle-t-elle que c’est une certaine fièvre typhoïde qui a servit à mettre les juifs au ban de la société allemande?

Il y aurait tant d’histoires à raconter sur comment le pouvoir justifie ce qu’il veut faire. Sur comment la liberté nous glisse si gentiment entre les doigts qu’on s’en rend à peine compte. Ça ne fait même pas mal, on la sent à peine la piqûre. C’est même excitant. Et en plus on est des bons citoyens, nous. Heille, mon QR code! Enfin! Je vais peut-être même gagner à la loterie! J’ai retrouvé ma liberté! Je peux faire ce qu’on m’autorise à faire! On es-tu une société inclusive et moderne nous autres!

*

Bon. Je crois que je vais continuer à marcher comme une nomade. Il faut bien que quelqu’un.e d’entre nous le fasse. À contre-courant. En dérangeant les sédentaires qui me jugent. En refusant l’apartheid sanitaire, ou autre. En me rappelant que je suis une fille de cette terre, de cette nature diversifiée et abondante que je partage avec des millions de millions d’êtres de toute sorte. Et que nous avons toutes et tous le droit de promenade. Nous avons le droit de choisir comment nous marchons ce chemin de vie qui nous mène vers la mort, même avec des caméras qui regardent.

Et surtout, en tenant mes doigts assez fermés, dans des mains qui restent tendres, pour ne pas perdre ce qu’il me reste de liberté.

Pleine lune de Septembre 2021

Bonjour à toutes et à tous,

nous voilà dans notre pleine lune de septembre 2021, quelques heures à peine avant l’équinoxe d’automne, ce grand moment d’équilibre avant la rentrée dans l’hiver. Cette année c’est notre quatrième lune qui préside à ce nouveau cycle: Celle-Qui-Voit-Loin. Je crois que nous avons bien besoin de sa sagesse en ce moment quand l’avenir nous semble bouché ou englué, quand nous avons de la difficulté à planifier ou même à imaginer ce que nous pourrions rencontrer demain qu’il serait bon d’envisager, vers lequel nous marcherions le pas léger…mais c’est maintenant que nous créons demain! Ne soyons pas dupes, ni trop effrayé.es, soumis.es ou compliant.es. Voyons plus loin que ce qui s’agite sous nos yeux maintenant. L’Histoire est en train de s’écrire et nous en faisons partie. Quelle part voulons-nous écrire et honorer?

Voici le lien vers la 4ième lune: https://wp.me/pIDR6-cY

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