Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

Celle-qui-parle-avec-ses-relations

Celle qui parles avec ses relations

le 11 avril 2017, nous sommes entrés dans un nouveau cycle de 13 lunes.
Pour changer par rapport à l’année passée, je vous offre un regard traditionnel sur les lunes cette année.

Celle-qui-parle-avec ses-relations

Nous sommes tous unis. Nous sommes toutes liées.( Pensez-y, la somme c’est bien le résultat d’une addition…)
Tout ce qui nous entoure fait partie de nos relations, de notre famille. C’est l’essence même de la Roue de Médecine.
Je ne suis pas séparé(e) de la rivière, du ciel, du ver de terre ou des étoiles. Cette impression de séparation est un leurre à la base de bien des conflits.
Comment pourrions-nous être séparé de l’eau que nous buvons ou de l’air que nous respirons? Comment arrivons-nous a croire que nous sommes séparées de la nourriture que nous mangeons?
C’est cette illusion de séparation qui permet la pollution, la destruction de l’environnement, ou la maltraitance des animaux de boucherie, la « domestication » des enfants, le non-respect de nos vieux, ou des gens « différents » (autre couleur, déficience, handicap etc.).

Celle-qui-parles-avec-ses-relations nous enseigne que nous sommes tous frères et soeurs et que nous nous devons le respect, la gratitude, la bienveillance, l’entraide les uns envers les autres. En ces temps troublés, où partout résonne la guerre, le conflit, la famine, la peur de l’autre, elle nous montre notre inter-dépendance avec toute chose et notre responsabilité envers ce monde et envers les générations futures.
Nous devons retrouver cet équilibre et ouvrir notre coeur à toutes nos relations. Nous ne seront plus jamais seul! Nous pourrons rêver un meilleur Rêve pour notre planète.
Retrouvons les mots et les gestes de la gratitude et même de la révérence envers tout ce qui vit.
Chaque fois, posons-nous la question: il est vrai que je suis capable de creuser ce puits, de rouvrir cette mine (d’amiante!),d’utiliser cette nouvelle technologie…Est-ce que cela est la meilleure chose à faire en terme de conséquences sur moi, ma famille, ma tribu, ma société, l’environnement, la nature, les générations à venir, mes frères et soeurs humains et non-humains?
La terre est ma mère, dois-je vraiment lui ouvrir le ventre pour de l’argent? Comment puis-je assurer ma subsistance autrement?
Le ciel est mon père, dois-je vraiment lui cracher de la pollution au visage ?
La rivière est ma soeur, dois-je vraiment lui balancer mes poubelles pour que mes enfants les retrouvent en aval ? (ils devront les « avaler »)…
Les animaux et les plantes sont mes frères et mes soeurs, comment puis-je vivre dans le respect avec eux (même si je les mange…)?

Nos médias sont remplis de mauvaises nouvelles qui nourrissent notre sentiment de séparation et notre impuissance. Cela peut nous faire oublier combien la terre est belle, merveilleuse et combien la vie est un précieux privilège. Retrouver le sens de cette lune, de notre lien avec notre foyer, notre famille planétaire nous aidera à sortir de notre folie individuelle et collective. Savoir que nous sommes toutes et tous des relations, faire l’effort de se re-lier, et avoir de la considération pour le Vivant en nous et autour de nous, nous montrera notre prochain pas.

Je vous invite, durant ce mois, à vous promener et vous dire intérieurement quand vous rencontrer quelqu’un, ‘tiens voilà mon frère, ma soeur…’. Quand vous respirer, dire merci. Quand vous buvez et manger faite un avec ce qui entre en vous. Quand vous expirer, imaginer que vous redonnez le meilleure de vous-même au monde.
ho!

Crédit Photo: Carole Poirier

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Rétro-perspective 2016-2017

neurones_miniIl nous semble souvent que le présent est le résultat de notre passé. Nous pouvons regarder évoluer des situations et voir comment elles sont devenues ce qu’elles sont. Nous pouvons prendre acte de nos expériences et voir comment elles nous ont menées jusqu’ici. Mais…

Quand le futur détermine le présent

Notre notion du temps, qui nous semble linéaire est relié a notre mémoire du passé. Du point de vue de la physique et de la physique quantique, le temps n’est pas linéaire. C’est une apparence de linéarité.
Dans la Roue de Médecine , le temps est vu comme circulaire. Ainsi le passé n’est pas forcément derrière et le futur pas forcément devant.
Parfois c’est le futur qui nous crée, qui nous tire ou qui nous pousse.
C’est pourquoi il peut être difficile de savoir si un geste posé est bien ou mal. Nous devons attendre d’en voir les fruits avant de poser un jugement.
Certains épisodes de nos vies, parfois même les plus difficiles, nous ont poussés dans des directions que nous n’aurions pas prises autrement.
Certaines épreuves ont creusé le puits de notre être, pour paraphraser Khalil Gibran, afin que nous soyons plus vastes, plus capable de contenir à la fois peine et joie. Elles ont fait de nous ce que nous sommes. Elles ont sculpté notre être d’une telle façon…qui sommes-nous pour dire que cela aurait dû être autrement?
Peut-être que le bloc d’albâtre, sculpté par l’artiste, souffre de ce qu’on lui enlève. Il ne sait pas qu’il est en train de devenir une grande oeuvre et que pour cela, il est impératif que certains morceaux soit retirés, d’autres limés et polis.
Nous avions peut-être besoin de chaque caillou rencontré sur notre chemin pour nous découvrir, nous déployer, nous révéler à nous mêmes?

Le ‘sauveur’ ou la ‘sauveuse’ c’est nous!

Je ne crois pas que le miracle viendra de l’extérieur. Il faut arrêter de chercher au-dehors ce qui doit d’abord naître du dedans. À force d’attendre, ou de chercher la solution à l’extérieur, nous devenons passifs(ves), résigné(e)s, désabusé(e)s ou découragé(e)s et nous faisons alors des choix contraires à ce qu’il y a de plus élevé en chacun(e) de nous.
Je ne crois pas que les gouvernements vont soudainement se sortir de l’emprise des multinationales; que les pharmaceutiques vont mettre la santé des gens avant leurs profits; que les pipelines vont ‘payer pour le développement des énergies durables’ comme le disait, sans rire, Justin Trudeau.
Je ne crois pas que des extra-terrestres vont venir boucher la fuite du réacteur nucléaire de Fukushima qui continue de déverser des tonnes de radio-activité chaque jour dans l’océan Pacifique…parce que nos technologies actuelles ne permettent pas de colmater la brèche qui fusionne encore à des températures si élevées que personne, ni une machine ne peut s’y rendre.
Je ne crois pas que les guerres vont arrêter avec de la bonne volonté; il y a trop d’argent en jeu, trop de pouvoir malsain et trop ce corruptions et manipulations de toutes parts.

Je crois que tout cela est un appel. Un appel du futur qui nous montre un chemin qui ne pourra passer que par l’entraide, la compassion, le partage et le retour vers des valeurs humaines et humanistes.

Vous êtes les sauveurs et sauveuses de ce monde. Chaque fois qu’en vous ou en dehors de vous, vous choisissez ce qui est juste, beau et bon vous contribuez à la sauvegarde de tout ce qui est beau, juste et bon. Quand vous éduquer vos enfants sans violences, quand vous êtes patient(e) avec la dame devant vous dans la file d’attente, avec ce petit vieux qui veut vous faire la conversation dans un parc…quand vous aidez un voisin , un(e) ami(e0, un(e) inconnu(e)…quand vous recueillez un animal, que vous plantez un potager, que vous décidez de manger moins de viande, de ne plus dépenser sans réfléchir…tant de petites chose que chaque jour vous faites déjà et d’autres que vous pourriez commencer à mettre en place.
Et surtout, quand vous laisser fleurir votre singularité, votre lumière, votre joie; quand vous répondez à l’appel de ce qui vous anime.

Viens alors un moment où le plus précieux en nous doit faire son chemin au-dehors. Ce précieux sacré est attendu. Même si nos dons, trop souvent, nous paraisse à nous comme une évidence, c’est avec notre aisance et notre facilité que nous contribuons le plus richement à la terre, au monde, à nos semblables, à nous mêmes.
Il y a en chacun(e) de nous cette graine qui, associée à celles des autres, est déjà ce dont notre monde a besoin.

Retrouvons la confiance en nos pas

Ne nous laissons pas abattre, ni écraser par ce que l’on nous présente; ce cauchemar n’est pas la seule réalité.
Ne nous laissons pas distraire par ces discours, par ces mensonges, par ces images avec lesquelles on nous gave et qui ne font que nourrir notre sentiment d’impuissance.
N’écoutons plus le Tohu Bohu qui nous détourne de notre Savoir intérieur.
Ne nous laissons plus étourdir par la course folle qui nous mène forcément dans un mur.
Prenons du temps à part.
Pour entendre notre coeur et l’âme qui y siège, nous avons besoin de contemplation et de silence.
Le Chemin y est inscrit; qu’il soit individuel ou collectif…c’est du dedans que nous serons guidés pour le dehors.
Quel appel vous habite?

« L’amoureux appelle l’amour
Le mendiant, la charité
Le Soleil appelle le jour,
Et le brave homme, la bonté »
Jacques Brel

Protégé : LE VENT DU NOMADE

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Le conte des Élémouths

à toutes mes soeurs et tous mes frères Éléhumains

mammouth

Il y a bien longtemps dans l’âge des humains, mais à peine une minute dans l’âge du monde, la Terre ressentit un frisson; comme une fièvre qui la parcourut et qui annonçait un changement. Elle eut chaud.
Elle sut alors que le temps de ses Grandes Glaces tirait à sa fin et que l’emprise du froid remonterait vers ses pôles. Loin de s’alarmer, elle envoya donc à travers son corps tout entier un message…

Dans un paisible troupeau du Clan du Mammouth Laineux, vint au monde une étrange créature. Sans conteste, elle était apparentée au mammouth et n’avait rien du cheval, du serpent ou du loup. Mais elle était sans poil. Ouhh qu’elle était laide aux yeux des mammouths!
Étrange, grisâtre, plus petite que la moyenne et en plus, elle était frileuse et nullement faite pour le froid des glaciers.
Elle ne fut pas la seule.
De ci, de là, naquirent d’autres semblables à elle, plus sensibles, plus fragiles et décidément mésadaptés.Ils faisaient tache dans le troupeau et la plupart étaient rejetés de leur famille, de leur clan, de leur troupeau et vivaient en marge du groupe, sur les pourtours de leur société, essayant tant bien que mal de se faire une petite place.
On les appela des mammouphants, car il fallait bien nommer ces choses pour savoir de quoi l’on parlait.
Dans certaines familles, plus tolérantes, plus bienveillantes ou simplement plus excentriques, on se mit à croire que, peut-être, ces êtres différents étaient porteurs d’un Mystère, d’une Sagesse, d’un Sens particulier, car qui a jamais entendu la Terre faire quelque chose pour rien?
D’accord, on ne les comprenait pas trop et on continuait de les trouver hors-normes. Mais il y eut bien des mammouths pour qui, bizarres ou pas, la progéniture reste la progéniture. Ils se sentaient concernés par ceux et celles qu’ils avaient mis au monde, qui venaient d’eux quoiqu’il en soit et ils firent de leur mieux pour y voir du positif. Ils préféraient appeler ces mammouths nus des Élémouths. Ils restaient convaincus, en leur for intérieur, de la sagesse du Grand Plan.

Élémouths et mammouphants se reconnaissaient aisément…au premier coup d’oeil! Ils aimaient se retrouver, se rencontrer même si leurs échanges étaient parfois houleux:
« Nous les mammouphants, on ne vaut rien, on ne sert à rien, on ne peut même pas vivre avec les autres près du glacier »
« Non, sommes tous des Élémouths, nous sommes l’avenir de notre race! »
« Vous êtes des aberrations comme nous! Vous vous entêtez à ne pas vouloir voir la vérité! Anormaux, c’est ce que nous sommes tous »

La Terre, elle, savait très bien ce qu’elle avait fait. Elle ne se souciait nullement du malaise individuel de ses créatures. Dans le Grand Orchestre de la Vie, elle était bien maîtresse et faisait ce qu’elle avait à faire pour que les peuples survivent au changement et mieux encore, qu’ils vivent et croissent.

Le Clan du Mammouth Laineux suivit les glaciers, de plus en plus au Nord. Leur population déclina, puis s’éteignit.
Les élémouths, quant à eux, réussirent à convaincre quelques mammouphants et ils décidèrent de fonder un nouveau clan et de se déplacer vers le Sud, où l’on disait que les glaciers n’existaient déjà plus…
Ensemble ils devinrent les Éléphants, cadeau de la Terre Mère à ses enfants; promesse de la continuité et de l’évolution.
Car vous l’avez bien compris, les éléphants, au fond, n’étaient que les messagers du monde à-venir, les précurseurs, les pionniers; premiers répondants d’un monde en mutation.

Alors si vous vous sentez différent(e)s, étranges, ou marginaux…
Si vous avez l’impression de ne pas vous reconnaître dans le monde dans lequel vous vivez…
Si vous êtes hypersensibles et en apparence mésadapté(e)s…
Si vous avez l’impression d’être porteur/porteuse d’un message, d’un appel, d’une vocation ou d’une mission…
C’est peut-être que notre Mère Terre a de nouveau chaud et que vous êtes des Éléhumains.

éléphant

Crédit photo: Google Image

Un McSpirit SVP

Imaginez un sculpteur devant son bloc de pierre,d’albâtre, de bois ou d’argile.

Il a son ciseau à la main et s’apprête à faire une pièce unique. Il n’est pas une machine. Toutes ses pièces sont uniques.

La pierre souffre-t-elle d’avoir été séparée de sa matrice?
L’albâtre regrette-elle sa falaise?
Le bois est-il nostalgique du tronc dont il est issu?
L’argile se sent-elle isolée loin de ses soeurs?

Souvent, je m’imagine que oui, sûrement, le matériau connaît sa source. Sa transformation ne se fera pas sans heurt, mais que pouvons-nous vraiment contre les forces qui nous façonnent? Connaissons-nous vraiment le but de tous ces coups, entailles et polissages?
Savons-nous faire confiance aux puissances qui nous forment?

D’abord il y aura un dégrossissage, au ciseau, au marteau, à la main.
Le sculpteur sculpte. Chaque morceau détaché, façonné le rapproche de sa vision.
La sculpteuse sculpte.
Viens un moment où l’on ne sait plus qui sculpte qui. Est-ce l’artiste qui se rapproche de son but ou est-elle inspirée par la pierre?
Car la pierre sculpte son artiste aussi. Elle murmure et guide, comme un vent frais: « je crois que je ressemble à ça »…
C’est une danse entre la Créatrice et sa créature, entre son Créateur et sa création.

Je vois tant de gens aller au fast-food de la spiritualité demander: un McSpirit SVP.
Il sont impatients et se retrouvent avec ce qu’ils/elles ont commandé: quelque chose de fade, peu nutritif, fait à la chaîne…qui mène à l’indigestion et aux boutons…
Pendant qu’ils/elles se tapent un surpoids de pensées remâchées, de croyances congelées, d’additifs pseudo-savoureux et de recettes usées, ils en oublient que le Créateur et la Créatrice sont à l’oeuvre.
Alors que nous construisons un sandwiche en moins de trois minutes, un jouet à la chaine en 5 minutes, un vêtement en moins d’une heure, un hôpital en deux ans ou une tour en trois ans…

Les Mains Divines, elles, savent bien que la vertu maîtresse est la patience; que chaque trait unique qui nous compose requiert du temps; que chaque étape ne peut-être précipitée qu’au risque de tout briser.
Pratiquez la patience.
Ayez confiance en Ses Mains, laissez-vous aller en Son Mouvement.
Laissez vous bercer par le chant du ciseau, le frottement du papier de verre, la caresse du Souffle qui écarte les copeaux et la poussière.
Entendez-vous le doux murmure de la Création qui chantonne en travaillant?
Pratiquez le silence.
Vous êtes une pièce unique.
Vous ne serez achevé(e) qu’à la fin de votre vie.

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

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