Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

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SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Protégé : Le porteur de Feu

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La sixième lune: Je suis capable d’apprendre et d’agir

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Cette 6ième lune a débuté le 23 septembre 2018

C’est la lune de « je suis capable d’apprendre et d’agir ».

Nous sommes construit avec un cerveau capable d’apprendre de nouvelles notions.Nous pouvons apprendre des concepts même sans les appliquer dans le quotidien. C’est notre capacité d’apprentissage intellectuel, virtuel et imaginaire qui nous différencie le plus de nos frères et soeurs animaux.
Nous savons déjà faire beaucoup vers l’âge de 6-7ans. C’est l’âge de raison. Dans les sociétés anciennes, c’était l’âge où l’enfant garçon sortait du giron maternelle et rentrait dans le monde des chasseurs pour commencer cet apprentissage. C’était un premier passage entre la sécurité du nid maternelle et l’entrée dans le vaste monde.
Dans nos sociétés occidentales, c’est devenu le moment de rentrer à l’école. (passage qui, de nos jours, se fait de plus en plus tôt, nous privant d’apprentissages essentiels au profit d’un sur-développement de l’intellect).
Cette entrée à l’école est notre premier passage moderne. D’ailleurs, il est curieux de constater que l’on appelle cela la « rentrée » des classes…Ainsi, cela nous indique bien que malgré une apparence de première fois, c’est en fait une rentrée donc une deuxième entrée.
Car ce passage vers l’école se vivra pour l’enfant comme sa naissance. Sortir du ventre maternel pour découvrir le vaste monde=sortir du giron maternelle pour découvrir un monde plus vaste.
Si sa venue au monde s’est bien passée, l’entrée à l’école sera comme une découverte. Dans le cas contraire, cette rentrée sera une épreuve. Sans m’étendre sur le sujet, vous pouvez considérer tous vos passages comme une répétition de ce premier passage qu’est la naissance. Le fait d’en prendre conscience et de le libérer par un travail personnel rendra vos futurs passages plus aisés.
Le plus important serait d’entrer et de sortir de l’école convaincus que nous pouvons apprendre, nous savons comment apprendre, nous avons confiance en notre capacité d’apprentissage.
Que nous puissions aborder l’apprentissage comme un travail , certes, et aussi comme une croissance naturelle.
L’école parfois nous a aidé, parfois nous a nuit. En nous cantonnant à une certaine forme d’apprentissage et à un certain agenda parfois bien éloigné de nos besoins ou de notre curiosité naturelle, l’école a pu endommager notre propension naturelle à apprendre, comprendre , intégrer.
La vie sociale scolaire a pu être enrichissante, nous permettant des amitiés durables, des contacts intéressants, des modèles différents de ceux de nos parents, ce qui nous ouvre à la diversité. Le contact avec d’autres façons de faire, d’autres cultures, d’autres langues, peut nous montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Pour plusieurs, par contre, la vie sociale scolaire a été l’apprentissage de la comparaison,de la compétition,de l’exclusion, de la honte…

Comment s’est vécu votre scolarisation? Dans quoi avez-vous été soutenu(e)?Qu’avez vous appris? Qu’avez-vous acquis?
Comment cela vous a-t-il formé ? Informé? Déformé? Conformé?

Aujourd’hui, êtes vous à l’aise dans vos nouveaux apprentissage? Avez-vous du plaisir à découvrir de nouvelles choses? À essayer d’autres façons de faire?
Êtes-vous capable d’apprendre, comprendre et faire du sens avec ce qui vous entoure?
Avez-vous gardé votre curiosité d’enfant ? Une soif de nouvelles connaissances? Une joie de nouvelles découvertes?

Car seulement de notre compréhension du monde pourra jaillir notre capacité d’action juste. Agir plutôt que réagir, pro-action plutôt que réaction, parfois non-agir délibérément, consciemment.
Remettez vos modèles en question.
Essayez d’autres façons de faire.
Chercher d’autres résultats.
Quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre vie, faites autrement. Ne restez pas accroché à des moyens qui ne donnent pas les résultats souhaités.
Ouvrez vos connaissances, combattez votre ignorance, cherchez plus loin. Vos actions se rapprocheront donc au plus près ce qui sera juste, bon, efficace.
Pensez aux générations futures. Une action juste n’a pas de conséquences néfastes même dans un lointain futur…
Apprenez à regarder le fruit de votre action et de l’action des autres. Comment est ce fruit? Est-il beau? Est-il nourrissant? Quel genre d’avenir a-t-il?
Car une action ne peut être jugée que par ce qu’elle engendre. C’est pourquoi il est parfois difficile d’anticiper les conséquences qu’auront certaines actions avant d’avoir agit.
Il faut sortir de l’idée du bien et du mal, si cher à notre éducation, et projeter nos actions dans le futur.
Certaines sont évidentes: polluer la rivière qui nous abreuve c’est tuer l’avenir.
D’autres actions peuvent sembler « mauvaises » et pourtant engendrer du bon: le couteau qui perce les chairs devient bon si c’est pour enlever une masse malade…
D’autres encore ont l’air « bonnes » et se révèlent néfastes: le quinoa « équitable » a tellement fait grimper le prix en Bolivie que la population dont c’était l’aliment de base (très nourrissant) a dû se rabattre sur du riz importé (de moindre qualité) car elle ne peut plus se permettre d’acheter ce quinoa qu’elle produit pour l’exportation…

L’observation et le suivi de nos gestes, de nos actes, nous permettra de nous ajuster. Nous serons alors véritablement capable d’apprendre et d’agir. Notre Terre s’en portera beaucoup mieux!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du mois d’août 2016

Mon corps, ce monde que j’habite

l’oeil qui regarde


J’ai la croyance que j’habite le monde comme j’habite mon corps; que j’ai appris mon rapport au monde en apprenant comment habiter mon corps d’enfant: contraintes, exigences, permissions, contrôles, laisser-aller…

Comment est-ce que j’ai appris la joie? Le plaisir? La confiance? Le sens de l’aventure? La curiosité? La honte?

Mon premier monde, c’est le corps de ma mère, que je ne différencie pas du mien durant mon jardin d’éden. Puis je passe des années à découvrir ce corps changeant, grandissant, émouvant, ressentant, frustrant qu’est le mien. Et au cours de toutes ces années-là je développerai un rapport plus ou moins sain, harmonieux, joyeux avec ce corps porteur de Vie. Ma famille, la tribu qui m’entoure, la société, vont aussi m’inculquer la manière « appropriée » de considérer mon corps selon l’époque, la culture, le culte.

Il devient donc essentiel de me pencher sur mon rapport avec mon corps aujourd’hui; maintenant. Comment est-ce que je le/la considère? Lui parle? En prends soin? Le/la présente au monde? L’Écoute?
Notre société n’aime pas le corps vivant et sauvage, libre et puissant. Elle préconise un corps contrôlé, rigide, qui obéit à nos désirs comme un véhicule mécanique répondrait à des commandes, des boutons et des leviers. Le corps est considéré comme un moyen pour parvenir à nos fins: et surtout qu’il ne s’exprime pas trop fort! Il doit être « normal ». Standard impossible à définir réellement mais auquel nous sommes accroché.es ce qui nous fait rejeter tous corps qui ne corresponds pas, même quand c’est le nôtre. Et même quand nous avons un corps « conformes » , il n’est pas dit que nous soyons en meilleur relation avec lui pour autant; que nous plus heureux.ses ou moins jugeant.es. Notre société ne voit pas le corps comme un compagnon indispensable, comme une amie à vie. Non. Notre corps est chosifié. Comme cette terre qu’on exploite pour ses ressources, nous sommes encouragé.es à exploiter notre corps et à le pousser au bout. Quitte à nous en défaire au plus vite s’il se rebelle et nous envoie faiblesses, maladies ou souffrances.

Il est temps de remettre notre corps à sa juste place: comme le porteur sacré de l’expression singulière du Vivant. Comme le temple d’une âme qui se manifeste sur terre à travers lui. Comme l’écho et le thermomètre de l’Invisible.
Choyons notre corps. Respectons-le. Faisons de cette chaire un foyer accueillant et chaleureux pour le meilleur de nous-même.

Notre rapport au monde ne pourra que s’en porter mieux. Notre terre, notre Nature, notre monde deviendra lui-aussi quelque chose à chérir et à respecter.

De même que nos organes sont capables de trouver le juste rapport entre leurs besoins individuels et leur dévouement au Tout, trouvons notre juste place dans ce monde.

Le monde que j’habite


« Le monde est la superstructure malheureuse que l’homme à imposée à la terre » Barry Long dans Seule Meurt la Peur

Nous vivons tous sur une même planète, notre Terre. Nous dépendons d’elle et de ses ressources pour survivre, vivre et prospérer. La Nature a ses propres lois auxquelles nous ne pouvons pas échapper. Par exemple nous pouvons nous protéger du froid l’hiver mais nous ne pouvons pas arrêter l’hiver; ou un tremblement de terre, un ouragan, une sécheresse.

Le « monde » est plutôt notre façon d’interagir avec la nature; notre façon d’interpréter, de regarder les phénomènes qui s’y produisent. Le monde , ce sont nos croyances qui le fabriquent. Croyances imposées par la culture, le culte, la société, l’expérience de nos ancêtres et celle que nous nous faisons de ce monde.
L’enfant est « conditionné.e » à appréhender le monde d’une certaine façon de part son éducation, son exploration et les réponses et leçons données par son entourage alors qu’il ou elle grandit.
Nous arrivons à l’âge adulte avec une certaine conception du monde.
Et nous croyons partager la même avec les autres.

Et les difficultés, les conflits, les désaccords nous montrent que nous avons tort: nous vivons toutes et tous sur la même planète mais pas dans le même monde!

Il y a différents voiles qui nous recouvrent et rendent notre contact avec le réel ardu. Plus souvent qu’on ne le pense, nous sommes même incapables d’être en contact avec le réel. Nous vivons une forme ou une autre de distorsion de la réalité qui nous permet de nous adapter, plus ou moins temporairement, aux différentes formes d’insanités de notre culture.
De plus, il est difficile de résister à toute l’information qui circule et impose une façon particulière d’entrer en relation avec la vie, les autres, la société. L’information peut être une in-formation, une dé-formation, une ré-formation, et c’est malheureusement souvent une més-information. Il est plus facile qu’on ne le croît d’influencer des individus et donc la société qui la compose.
Notre besoin d’appartenance au groupe, qui est inné pour favoriser la survie, nous rend plus facilement « mouton » qu’on ne le croit. L’opinion des autres nous influence, nous avons le désir d’être accepté.e, reconnu.e,vu.e et nous avons peur du rejet. Voilà autant de facteurs de risques qui modèle nos façons de voir le monde et d’y réagir.

Il est de notre devoir et recommencer à penser par nous-mêmes. De réfléchir à nos actes, nos gestes, nos paroles. De projeter nos choix dans l’avenir pour vérifier s’ils vont dans le sens de la Vie et procureront à nos descendants une nature habitable.
Il nous appartiens aussi de regarder nos croyances, d’évaluer nos réels besoins et de décider dans quel monde nous voulons habiter.
Et participer à ce monde-là plutôt qu’à celui qu’on nous présente comme la seule réalité possible. Nous pouvons réellement changer le monde…en commençant par choisir et nourrir celui que l’on veut voir advenir pour nous-mêmes et ceux que nous aimons.

Je rêve d’un monde meilleur? Je dois donc y participer avec le meilleur de moi-même.
Je veux un monde plus respectueux et empathique? À moi de commencer.
Je crois en un monde plus collaboratif? Je dois collaborer et trouver ceux et celles qui ont envie d’un monde comme cela.
Je participe à ce monde comment? Pour Quoi? Vers quoi?

Je fais partie d’un monde.
Lequel?

La cinquième lune: Je fais parti(e) d’un monde


Mardi 19 juillet 2016 , nous entrons dans notre 5ième lune, « Je Fais Parti(e) d’un Monde »

5 ans. Nous nous ouvrons au monde et nous devenons des êtres sociaux. Nous sortons tranquillement du giron maternel, nous agrandissons notre territoire au-delà de la famille et nous sommes prêt(e)s à apprendre les règles qui régissent notre société. Cela peut nous sembler tard, nous qui mettons nos enfants en garderie bien avant qu’ils/elles aient 5 ans!

Pourtant, nos enfants ont besoin d’une assise personnelle et familiale avant d’être confrontés aux « différences ». La stabilité acquise à la maison, auprès des frères et soeurs, de la famille nucléaire et élargie, permet à l’enfant de se sentir solide et confiant(e). Bien que dès 4 ans il/elle puisse apprendre et respecter-en partie du moins- des « règles », de conduite, de jeux, de relation, ce n’est que vers 5 ans que sa maturité émotionnelle lui permet d’apprendre à gérer des conflits, des disputes, des règles nouvelles dans un environnement nouveau. D’ailleurs, vers cet âge, l’enfant sort de la petite enfance.

Parce qu’elle a pu construire son identité en partie, l’enfant est maintenant prête à laisser la place à l’autre. Elle peut écouter et apprendre de ses pairs; elle peut partager qui elle est; elle peut communiquer ses désirs et faire la différence entre un désir et un besoin.
Parce qu’il a pu recevoir un miroir adéquat, l’enfant est maintenant capable d’une certaine réflexion; il peut comprendre que l »autre » est comme lui-même; l’autre sent et ressent; l’autre lui est semblable et l’enfant peut donc commencer à se mettre à la place d’un autre.Ce sera essentiel au développement de son empathie.
La curiosité des enfants de cet âge est immense et le monde est à découvrir!

Le pouvoir de son entourage est encore grand et son entrée dans le monde se fait rarement sans heurt. Car maintenant que l’enfant a plus conscience de l’autre il/elle devient plus conscient(e) de soi et de l’image qu’il/elle projette.
C’est le moment où nous sommes comparés aux autres et, malheureusement, c’est rarement juste ou bienveillant. Si nous n’avons pas appris tout à fait les mêmes choses que nos camarades nous pouvons entrer en contact avec une nouvelle émotion: la honte. Ce sera notre première confrontation avec les différences. Différences culturelles, cultuelles, éducationnelles, sociales.
Nous voulons nous sentir accepté(e)s dans cette société qui sera le tissu de notre vie future. Nous avons besoin de sentir que nous y avons notre place. Comme le lionceau qui fait le tour de sa troupe, le jeune singe qui va rencontrer les autres mâles et femelles du groupe, le poussin qui s’éloigne de sa mère pour explorer le monde; nous sommes désireux.ses d’être accepté.es et craintif.ves du rejet. La tribu c’est notre survie et, de tout temps, le rejet et l’exil était la pire punition que l’on pouvait infliger à un être.
Être humilié(e), tourné(e) en ridicule, pointé(e) du doigt est une blessure profonde à cet âge. Blessure que nous transporterons dans nos relations sociales ensuite sous formes de més-adaptations, de difficulté en entrer en contact, à se faire des ami(e)s, à les garder; à suivre des règles de conduite; à s’intégrer dans un groupe de travail par exemple.

C’est vers cet âge que nous apprenons à mentir et que nous commençons à comprendre que nous pouvons dissimuler des choses à nos parents; qu’il est possible que nos parents ne soient pas des Dieux tout-puissants et omniscients. Ils ne savent pas ce qui s’est passé à l’extérieur si nous ne le racontons pas. Ils peuvent parfois deviner qu’il s’est passé quelque chose mais pas toujours.
Ainsi l’enfant peut garder par devers lui/elle, ses pensées et ses actes. L’enfant commencera alors ses premières armes de « manipulation »: le charme, la bouderie, le rejet, la colère, la dissimulation ou le mensonge pour obtenir ce qu’il/elle veux.(Il ne faudrait pas que cela fonctionne trop bien…car ces méthodes pourraient s’installer profondément…).

L’enfant apprend aussi qu’on peut ne pas le croire quand il raconte quelque chose, ce qui est aussi un choc. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas croire ce qu’il/elle sait être vrai. Cela va affecter sa façon de faire et de se faire confiance. Si je peux mentir, si je peux être cru quand je ment, si l’autre peut mentir sans que je le sache; Que Croire? Qui Croire? En quoi, en qui, puis-je continuer à faire confiance?
Il est désastreux pour l’enfant de cet âge que les adultes lui mentent. Les adultes devraient « nommer la réalité » plutôt que de mentir. Par exemple, il vaut mieux dire à l’enfant « je pleure car il m’arrive à moi-aussi d’avoir de la peine, mais ne t’inquiètes pas » ou « oui, tu entends que ton papa et moi sommes fâchés/avons des difficultés/parlons fort mais c’est une conversation entre adulte et nous trouverons une solution » ou « oui, je vis des inquiétudes mais ce sont des inquiétude de grandes personnes et tu n’as pas en t’en préoccuper » ou « je ne veux pas répondre à cette question maintenant car je considère que tu es un peu jeune encore pour la réponse/ou bien c’est intime, personnelle ou pour les grands ». Car lui mentir ou dire des bêtises sous prétexte que c’est un enfant le rendra confus et méfiant et il/elle vivra un choc plus grand d’apprendre la vérité plus tard que d’avoir une vérité à sa hauteur d’enfant.

Je me souviens d’un client qui me racontais que quand son fils lui a demandé ce qu’il buvait ce matin là, il lui a répondu: « quelque chose de « yucky » » c’est à dire « dégueu ». Il buvait du café et ne voulais pas avoir à dire à son fils qu’il ne pouvait pas en boire; il a préféré un raccourcit. Je lui ai demandé s’il avait pensé à l’impact que cela pouvait avoir sur son fils et comment son image de père s’en trouverait affecté. Mon père boit des choses « dégueu »? Pourquoi? Est-ce que je vais avoir à boire des choses « dégueu » moi aussi? Est-ce que tous les adultes boivent des choses « dégueu »?
Il eut été plus simple et plus juste de répondre « ça s’appelle du café et c’est une boisson pour les adultes; quand tu sera plus grand je t’y ferai goûter ».

Même en termes de croyances nous pouvons permettre à nos enfants de se faire une opinion. Nous pouvons dire, j’ai la croyance qu’après la mort une partie de nous va au paradis/se réincarne/retourne dans la nature etc…Dans d’autres familles/cultures/religions il y a d’autres croyances.

Une lune importante que cette 5ième; lune des relations; lune de la socialisation; lune de l’appartenance au groupe…
Un beau terrain de jeu pour ce mois-ci!

Crédit Photo: Merci à Carole Poirier pour les photos

4ième lune: Je Suis Quelqu’un

je suis quelqu'un juin 2016

je suis quelqu’un
juin 2016

vendredi le 27 juillet 2018, nous entrons dans notre 4ième Lune: Je Suis Quelqu’un.

L’enfant a quatre ans. Le langage est bien installé, ainsi que plein d’aptitudes physiques par rapport à l’environnement.L’enfant sent qu’elle a une prise sur le monde qui l’entoure, qu’elle comprend ce qui se passe autour d’elle. Son « moi » est plus construit, elle peut faire la différence entre un désir et un besoin et à appris une certaine gestion des ses frustrations. Elle n’a plus besoin de faire une crise et de se jeter à terre pour obtenir ce qu’elle veut et pour peu que ses parents aient été constant et d’une tendre fermeté, elle sait demander et peut tolérer des refus (même si ce n’est pas facile).
L’enfant devient quelqu’un. Il a des idées, des questions et tout un imaginaire qui se dessine. Il commence à se situer par rapport aux autres et veut rentrer dans la conversation. Il ne joue plus en parallèle et est capable d’apprendre les règles d’un jeu, d’attendre son tour dans la file qui descend le toboggan, de négocier des jouets. Les autres l’intéressent de plus en plus. Il apprend qu’il est digne de confiance et il tient à sa parole; l’enfant que l’on accuse de mentir ou à qui l’on ment à cet âge peut se sentir choqué.
Maintenant qu’il peut s’exprimer enfin, sa parole revêt une importance particulière. Comme les adultes sont encore des « dieux » à ses yeux, il est important que ces « dieux » là lui offrent une image cohérente du monde, réponde à ses questions de leur mieux (il y a beaucoup de « pourquoi » à cet âge), et surtout qu’ils considèrent l’enfant comme une personne, ayant des idées, des sentiments, des opinions.

Vers quatre ans, va s’installer un nouveau comportement: l’omnipotence infantile.
L’enfant est beaucoup plus capable qu’il ne l’était et même temps il prend conscience qu’il ne peut pas faire ou accomplir tout ce qu’il est capable d’imaginer.
Quelques sauts en bas de l’escalier lui font comprendre qu’il ne peut pas voler, même si dans son imaginaire il le peut.
L’enfant se retrouve ainsi tiraillée entre son imaginaire et les contraintes qui apparaissent dans la réalité; entre ses désirs et ses capacités; entre la grandeur du monde et ses petites jambes.

Alors elle va se faire croire qu’elle peut tout: elle fait venir la pluie, elle repousse les nuages, elle fait changer les couleurs des feux de circulation. Tout, absolument tout ce qui se passe est de son propre fait. Elle prend tout très personnellement; tout a rapport avec elle. Si quelque chose qu’elle voulait rate; c’est qu’au fond elle ne le voulait pas vraiment.

C’est un moment fragile pour l’enfant qui non seulement croit que tout est possible mais surtout qu’il peut tout faire. Quand des difficulté majeures arrivent à cet âge l’enfant se sent responsable (décès de quelqu’un, séparation des parents, mort du petit chat, etc.). Plus dur encore, comme il a l’impression que c’est lui le responsable (puisqu’il a tous les pouvoirs), il va aussi prendre la culpabilité de tous les échecs qu’il perçoit.

Si aujourd’hui dans votre vie, vous avez la « culpabiliza » (maladie qui consiste à se sentir coupable facilement et même pour des choses dont vous savez rationnellement qu’elles sont hors de votre contrôle); si vous croyez que tout est possible mais que si vous échouez c’est de votre seul fait (formule idéale des gourous du « demander et vous recevrez » et si vous ne recevez pas c’est que vous ‘bloquez’ le recevoir); si vous employez beaucoup de je devrais et j’aurais dû: alors il y a quelque chose à guérir pour vous dans cette lune afin de retrouver votre humanité (oui, oui, cela inclus des défauts,des failles, des moments d’impuissance et des choses que vous ne comprendrez peut-être jamais) et lâcher votre pseudo-contrôle (vous n’êtes pas DIEU!). Vous trouverez au bout de ce chemin une humilité reposante; une appréciation saine de vos capacités,de vos limites (et de celles des autres); une conscience tranquille de votre finalité humaine;une capacité réel de lâcher-prise; et, paradoxalement peut-être, une meilleure maîtrise de vous et de votre vie.

Crédit Photo: Carole Poirier

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