Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

Protégé : LE VENT DU NOMADE

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

La neuvième lune : Je Suis Responsable

je suis responsable

je suis responsable

C’est le 13 novembre 2016 que commence notre neuvième lune: je suis responsable.

Grâce aux limites développées en septième lune et à l’éveil de la conscience de la huitième, nous voilà enfin prêt(e)s à devenir responsable.
Je sais maintenant que j’ai des limites, et que l’autre en a aussi. J’ai pu prendre conscience de ce que cela me fait quand je ne respecte pas mes limites ou que quelqu’un d’autre les transgresse. Je peux donc comprendre l’empathie, c’est à dire la capacité que nous avons de nous mettre à la place de l’autre et d’éprouver ce que l’autre pourrait ressentir.
Sur ces bases solides, je suis mieux à même d’être « capable de répondre »: response-able.

En dehors de toute notion de faute, la responsabilité nous amène à l’expérience puis à la maturité. Elle nous permettra d’anticiper des conséquences possibles et de prendre des risques (ou des chances) plus calculées. Elle nous montrera la cause de l’effet et nous apprendra comment gérer des conséquences; pour peu que nos parents nous aient accompagné dans cette démarche, nous n’aurons pas peur de faire face.
Par exemple, si je me suis chicanée avec une amie, c’est le moment de comprendre comment mieux communiquer, comment réparer une relation, comment gérer un conflit.
Si j’ai pris quelque chose qui ne m’appartenait pas, c’est le moment d’apprendre à demander les choses plutôt que de les prendre; et le moment d’apprendre à rendre ce que j’ai pris.
Si j’ai cassé quelque chose, c’est le moment d’apprivoiser ma prise de responsabilité (c’est bien moi qui ait cassé la chose) et d’offrir la réparation,le remplacement ou l’échange de cette chose.
Si mes parents ont pu me guider sans jugement dans cette épopée, alors je peux, en tant qu’adulte prendre mes responsabilités sans avoir peur du blâme ou du jugement; sans auto-violence ni culpabilité. Car prendre responsabilité est la plus sûre recette pour ne plus se sentir coupable. Je peux prendre en mains les conséquences de mes actes, je peux les reconnaître, avouer mes erreurs et demander pardon ce qui augmente mon niveau de conscience. Je peux répondre adéquatement et trouver des solutions. Ainsi je peux vivre sereinement, prendre des risques et être plus intime et plus vrai(e).

Dans la vision autochtone, un cercle de justice n’est possible que quand une personne avoue ce qu’elle a fait et travaille avec sa communauté à réparer cet acte. Ainsi, le cercle de justice ne s’étend pas sur les raisons entourant le crime et ne cherche aucune justification aux gestes posés. Il n’y a pas de circonstances atténuantes non plus. Il y a un acte, une personne personne responsable et une ou plusieurs personnes lésées.
Tout ce monde-là se réunit ensemble et doit trouver ce qui est approprié comme réparation. Dans les cas les plus grave, l’exil s’appliquait. La personne fautive était isolée pendant un certain temps et n’avait que la visite occasionnelle d’un aîné du village. La solitude forcée, l’isolement, le manque de distraction, favorisait l’introspection et la prise de conscience de notre responsabilité. Il nous fallait bien reconnaître que sans notre communauté la vie était vide de sens. Alors pouvait renaître le désir de la réintégrer et de faire ce qu’il fallait pour réparer nos crimes, nos écarts, et les blessures que nous avions infligées.
Et c’est bien cette partie là que nous voyons le moins dans nos cours de justice moderne: pas d’aveux, pas d’empathie et aucune réparation faite aux victimes…seulement une punition si l’accusé est reconnu coupable par d’autres.

Comment prendre ses responsabilités sans culpabilité?
Il faut apprendre à réparer.
Comment reconnaître nos failles en tant qu’humain plutôt que de les cacher ?
Il nous faut reconnaître notre humanité et arrêter de vouloir tant préserver notre image de nous-mêmes. L’humilité de vient essentielle.
Comment faire amende honorable et réparer les conséquences de nos actes ?
Il nous faudra écouter l’autre et voir ensemble ce qui serait réparateur : remplacement, excuses publiques, rituel de réparation, compensation etc.
Comment apprendre des conséquences pour éviter les répétitions inutiles ?
L’introspection que nous développons à l’Ouest, où se situe la 9ième lune, est de mise. Une bonne introspection se situe à mi-chemin entre la bienveillance (sans complaisance) et la rigueur.

Tout cela demande courage, humilité et humanité.
Apprenez à « répondre » aux évènements de la vie. Vous aurez moins peur d’agir. Laissez votre conscience, votre Soi supérieur vous guider. Ne vous mettez pas l’abri de vos responsabilités par peur de votre propre jugement sur vous-même ou de celui d’autrui. Même si vous croyez qu’un acte ou une parole ne peut être totalement réparé, vous avez le devoir de, du moins, l’entreprendre…

C’est l’intégrité et une certaine noblesse que vous trouverez sur ce chemin.
Et une paix intérieure.

Crédit Photo: Carole Poirier, super lune, 13 novembre 2016

La huitième lune: j’ai une conscience

J'ai une conscience

J’ai une conscience

Le 15 octobre 2016
Cette Lune s’appelle : j’ai une conscience
Après avoir exploré et définit nos limites personnelles, nous sommes capable de développer notre conscience. Nous avons d’abord découvert notre conscience corporelle pendant toute ces années. Comprendre la faim, la soif,la fatigue, l’inconfort, le plaisir, le goût. Nos limites physiques: où est-ce que mon corps s’arrête? Jusqu’où puis-je courir?
Et si mes limites ont été relativement respectée (voir la septième lune), je peux commencer à accéder à ma conscience.

Être conscient veut dire être réveillé. Cela implique donc de n’être point endormi(e). C’est de voir la réalité comme elle se présente et non pas comme nous voudrions qu’elle soit. C’est d’être éveillé(e) à mes besoins, à mes désirs et de reconnaître la différence entre les deux. C’est de trouver les moyens de répondre à mes besoins et parfois aussi de faire de mes désirs des projets réalisables. C’est comprendre et accepter que les autres ont une existence qui leur est propre, qu’ils existent en dehors de mes besoins et de mes désirs. Ils ne vivent pas que pour me faire plaisir ou combler mes besoins.
Et moi non plus, je ne suis pas venue au monde juste pour faire plaisir aux autres. J’ai mon propre chemin de vie à explorer.

Être réveillé c’est ne plus s’empêtrer dans les illusions dont nous sommes constamment bombardés. La crise économique,la retraite, la peur de la maladie, notre poids-santé, l’exercice physique, l’argent (surtout le manque!) etc… Tout ce que Don Miguel Ruiz (voir son livre : Les quatre accords Toltèques) appelle le Mitote: le rêve malsain de la planète qui nous entraîne dans un tourbillon de peurs qui nous éloigne de notre Soi lumineux et spirituel.
Quand nous sommes pris dans ce tourbillon il est difficile de se réveiller au fait que tout cela n’est qu’une distraction qui nous emmure dans ce que nous croyons être réel et qui ne l’est pas vraiment.
La culpabilité et le désir incessant de réécrire l’histoire (vous savez, quand nous passons du temps à refaire les événements dans notre tête en nous disant comment nous aurions dû faire…)

Il faut donc s’éveiller et ne plus se laisser entraîner…(je sais c’est difficile, et puis c’est dur, et puis c’est vraiment pas facile etc .)

Parfois nous ne nous réveillons que pour mieux nous rendormir.

Nous essayons encore et ce monde réel nous paraît étranger.
Nous pratiquons notre éveil.
Et puis un jour cela devient difficile de nous rendormir. Le moule ne fonctionne plus pour nous. Impossible de retourner dans la matrice.

Avoir une conscience c’est comprendre qu’il y a des actes qui sont bien et d’autres qui sont mauvais. Et en réalité ce n’est pas toujours aisé de faire la différence.
Qu’est ce qui est Mal ?
Qu’est ce que l’on m’a inculqué concernant ce qui est mal?
Est-ce que l’on appelle le mal est toujours mal?

Qu’est-ce qui est Bien?
Une bonne intention qui tourne mal est-ce encore bien?

La Kabbale nous offre un regard intéressant. Ce n’est pas l’acte en lui-même qu’il faut regarder mais bien ce qu’il engendre.
Ainsi il y aurait de bons engendrements, et de mauvais engendrements.

La personne elle-même n’est pas jugée. Mais chacun d’entre nous qui veut développer sa conscience regarde ses engendrements.
Avoir une conscience c’est prendre responsabilité, admettre et corriger nos erreurs et réparer nos pots cassés, partout où cela est possible.

Il nous faut trouver les chemins qui engendre plus de vie, plus d’énergie, plus d’Avenir. La recherche est celle du Juste (juste assez, par exemple) et du Beau (la voix de la Beauté est une voie sûre vers l’Esprit).

Je crois profondément que le développement de la conscience finit par rendre difficile, voire impossible, pour nous de faire du mal ou de faire mal.

Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour moi-même et ne plus tolérer les choses et les gens qui me font souffrir.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour l’autre et faire de mon mieux pour ne pas blesser l’autre délibérément.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour le monde qui m’entoure et faire de mon mieux pour l’enrichir, le protéger et le garder en état pour les générations futures.
Avoir une conscience c’est comprendre que tout ce qui m’entoure est un miroir. Que tous ceux et celles qui m’entourent sont aussi un miroir. Et que je fais de même pour elles et eux.
Être conscient c’est pouvoir faire tout cela naturellement.

Voici le regard de Khalil Gibran sur ce sujet:

Du bien en vous je peux vous parler mais non du mal.
Car qu’est-ce que le mal, sinon le bien torturé par sa faim et sa soif?
En vérité, le bien ira jusqu’à fouiller le fond ténébreux des cavernes s’il faut calmer sa faim;
Et s’il faut étancher sa soif, il ira jusqu’à boire dans l’eau qui croupit au fond d’une mare.

Vous êtes bon lorsque vous ne faites qu’un avec vous-même,
Sinon, vous n’êtes pas mauvais pour autant.

(…)

Le reste de ce texte est vraiment très beau, je vous le suggère fortement.

Avoir une conscience est ce que vous pouvez faire pour devenir,être et demeurer conscient(e). Bon travail!

La septième lune : j’ai des limites

le 15 septembre 2016img_4117

Le 15 septembre 2016 nous entrons dans notre septième lune: j’ai des limites !

Au fur et à mesure que l’enfant prend conscience de son corps, des ses habiletés motrices, sociales ou intellectuelles, il découvre aussi ses limites. Elles déterminent son espace vital personnel, ses capacités réels et commence à faire face à ses failles. Tel enfant cours plus vite, tel autre dessine moins bien que lui.
C’est l’âge de la raison et de la comparaison.
L’enfant se compare et est comparé. Comparé à ses frères et soeurs ou ses camarades de classe, il lui faut maintenant apprendre ce qui lui plaît,ce qui est bon pour lui et jusqu’où il peut aller.
L’apprentissage des limites est essentielle au bon développement d’une personne et si certaines limites sont culturelles, cultuelles ou sociales, certaines sont tout à fait personnelles. Les limites de son corps, de son intimité, le besoin d’un espace personnel et réservé. L’enfant partage des moments secrets (et sacré) avec des ami(e)s par exemple, loin du regard des parents ou des adultes; ou bien seule avec elle-même dans un jeu imaginaire qu’elle ne partagera peut-être pas. Le monde intérieur se développe et avec lui, la nécessité d’en garder une partie pour soi. C’est le jardin secret, que parfois les parents ont du mal à respecter. Certains tolèrent mal cet espace où ils ne peuvent pénétrer…ils ont à apprendre à laisser, tranquillement, ‘leurs’ enfants grandir en dehors d’eux.

L’enfant de cet âge a besoin que l’on respecte ses limites, que ces frontières établies ne soient pas franchies.
Cela lui permettra ainsi de mieux se connaître et surtout de mieux se défendre et ainsi se sentir en sécurité.
Malheureusement, il est rare que l’enfant soit respecté(e) dans ses limites.
Les adultes trouvent dérangeant qu’un enfant refuse de faire une tâche, n’obéisse pas à une instruction, n’embrasse pas sa tante, ne veuille pas parler de sa journée, ne reste pas assis sur sa chaise, ait faim en dehors des repas ou envie de faire pipi maintenant alors que nous venons de prendre la route…

Chaque fois que l’on force un enfant car nous ne voulons pas faire l’effort d’obtenir sa collaboration par une explication, une compréhension des besoins ou des peurs sous-jacents à ses refus, une discussion sans mensonge de notre part, l’enfant perd un peu plus de lui-même. L’enfant n’est pas dupe. Il a ses propres sensations et sait quand on lui ment, quand on veut le forcer sans raison car l’adulte veut avoir le dessus, quand une situation trouble ne lui convient pas (je n’aime pas embrasser mon oncle, il est bizarre…).

Ne pas respecter les limites de l’enfant, c’est le briser petit à petit. Oh, il sera plus docile (peut-être), mais il ne saura plus qui il est; ce qui est bon pour lui, ce qui est contraire à ses sentiments.Il-elle aura de la difficulté à s’affirmer, à combler ses besoins, à s’autonomiser réellement.
Si vous répondez non à certaines des questions suivantes, prenez le temps de réfléchir. Cela veut dire que vous ne connaissez pas vos limites et donc qu’elles n’ont probablement pas été respectée quand vous étiez enfant…

Savez-vous quand vous avez faim? Soif?
Répondez-vous rapidement au besoin d’uriner?
Êtes-vous capable de refuser quelque chose (une invitation par exemple, ou une trop grosse charge de travail) sans vous sentir obligé(e) de justifier votre refus?
Êtes vous capable de demander de l’aide quand vous en avez besoin ?
Savez-vous quand il faut demander de l’aide?
Êtes vous capable de repousser les avances de quelqu’un qui ne vous plaît pas?
Êtes vous capable de savoir qui vous plaît ? (et non pas vous préoccuper de à qui vous plaisez…)
Savez-vous quand c’est le temps pour vous de vous reposer ?
Connaissez vous vos forces?
Reconnaissez-vous vos failles?
Y-a-t-ils des espaces créatifs dans vos vies?
Savez-vous ce que vous aimez?
Savez-vous garder un secret?
Êtes-vous capable de prendre soin de votre jardin secret?
Vous sentez-vous au contraire, obligé(e) de tout dire?

et il y en aurait bien d’autres…

Crédit photo: Carole Poirier

La sixième lune: Je suis capable d’apprendre et d’agir

IMG_2713

Cette 6ième lune a débuté le 18 août 2016.

C’est la lune de « je suis capable d’apprendre et d’agir ».

Nous sommes construit avec un cerveau capable d’apprendre de nouvelles notions.Nous pouvons apprendre des concepts même sans les appliquer dans le quotidien. C’est notre capacité d’apprentissage intellectuel, virtuel et imaginaire qui nous différencie le plus de nos frères et soeurs animaux.
Nous savons déjà faire beaucoup vers l’âge de 6-7ans. C’est l’âge de raison. Dans les sociétés anciennes, c’était l’âge où l’enfant garçon sortait du giron maternelle et rentrait dans le monde des chasseurs pour commencer cet apprentissage. C’était un premier passage entre la sécurité du nid maternelle et l’entrée dans le vaste monde.
Dans nos sociétés occidentales, c’est devenu le moment de rentrer à l’école. (passage qui, de nos jours, se fait de plus en plus tôt, nous privant d’apprentissages essentiels au profit d’un sur-développement du cerveau gauche).
Cette entrée à l’école est notre premier passage moderne. D’ailleurs, il est curieux de constater que l’on appelle cela la « rentrée » des classes…Ainsi, cela nous indique bien que malgré une apparence de première fois, c’est en fait une rentrée donc une deuxième entrée.
Car ce passage vers l’école se vivra pour l’enfant comme sa naissance. Sortir du ventre maternel pour découvrir le vaste monde=sortir du giron maternelle pour découvrir un monde plus vaste.
Si sa venue au monde s’est bien passée, l’entrée à l’école sera comme une découverte. Dans le cas contraire, cette rentrée sera une épreuve. Sans m’étendre sur le sujet, vous pouvez considérer tous vos passages comme une répétition de ce premier passage qu’est la naissance. Le fait d’en prendre conscience et de le libérer par un travail personnel rendra vos futurs passages plus aisés.
Le plus important serait d’entrer et de sortir de l’école convaincus que nous pouvons apprendre, nous savons comment apprendre, nous avons confiance en notre capacité d’apprentissage.
Que nous puissions aborder l’apprentissage comme un travail , certes, et aussi comme une croissance naturelle.
L’école parfois nous a aidé, parfois nous a nuit. En nous cantonnant à une certaine forme d’apprentissage et à un certain agenda parfois bien éloigné de nos besoins ou de notre curiosité naturelle, l’école a pu endommager notre propension naturelle à apprendre, comprendre , intégrer.
La vie sociale scolaire a pu être enrichissante, nous permettant des amitiés durables, des contacts intéressants, des modèles différents de ceux de nos parents, ce qui nous ouvre à la diversité. Le contact avec d’autres façons de faire, d’autres cultures, d’autres langues, peut nous montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Pour plusieurs, par contre, la vie sociale scolaire a été l’apprentissage de la comparaison,de la compétition,de l’exclusion, de la honte…

Comment s’est vécu votre scolarisation? Dans quoi avez-vous été soutenu(e)?Qu’avez vous appris? Qu’avez-vous acquis?
Comment cela vous a-t-il formé ? Informé? Déformé? Conformé?

Aujourd’hui, êtes vous à l’aise dans nos nouveaux apprentissage? Avez-vous du plaisir à découvrir de nouvelles choses? À essayer d’autres façons de faire?
Êtes-vous capable d’apprendre, comprendre et faire du sens avec ce qui vous entoure?
Avez-vous gardé votre curiosité d’enfant ? Une soif de nouvelles connaissances? Une joie de nouvelles découvertes?

Car seulement de notre compréhension du monde pourra jaillir notre capacité d’action juste. Agir plutôt que réagir, pro-action plutôt que réaction, parfois non-agir délibérément, consciemment.
Remettez vos modèles en question.
Essayez d’autres façons de faire.
Chercher d’autres résultats.
Quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre vie, faites autrement. Ne restez pas accroché à des moyens qui ne donnent pas les résultats souhaités.
Ouvrez vos connaissances, combattez votre ignorance, cherchez plus loin. Vos actions se rapprocheront donc au plus près ce qui sera juste, bon, efficace.
Pensez aux générations futures. Une action juste n’a pas de conséquences néfastes même dans un lointain futur…
Apprenez à regarder le fruit de votre action et de l’action des autres. Comment est ce fruit? Est-il beau? Est-il nourrissant? Quel genre d’avenir a-t-il?
Car une action ne peut être jugée que par ce qu’elle engendre. C’est pourquoi il est parfois difficile d’anticiper les conséquences qu’auront certaines actions avant d’avoir agit.
Il faut sortir de l’idée du bien et du mal, si cher à notre éducation, et projeter nos actions dans le futur.
Certaines sont évidentes: polluer la rivière qui nous abreuve c’est tuer l’avenir.
D’autres actions peuvent sembler « mauvaises » et pourtant engendrer du bon: le couteau qui perce les chairs devient bon si c’est pour enlever une masse malade…
D’autres encore ont l’air « bonnes » et se révèlent néfastes: le quinoa « équitable » a tellement fait grimper le prix en Bolivie que la population dont c’était l’aliment de base (très nourrissant) a dû se rabattre sur du riz importé (de moindre qualité) car elle ne peut plus se permettre d’acheter ce quinoa qu’elle produit pour l’exportation…

L’observation et le suivi de nos gestes, de nos actes, nous permettra de nous ajuster. Nous serons alors véritablement capable d’apprendre et d’agir. Notre Terre s’en portera beaucoup mieux!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du mois d’août 2016

La cinquième lune: Je fais parti(e) d’un monde


Mardi 19 juillet 2016 , nous entrons dans notre 5ième lune, « Je Fais Parti(e) d’un Monde »

5 ans. Nous nous ouvrons au monde et nous devenons des êtres sociaux. Nous sortons tranquillement du giron maternel, nous agrandissons notre territoire au-delà de la famille et nous sommes prêt(e)s à apprendre les règles qui régissent notre société. Cela peut nous sembler tard, nous qui mettons nos enfants en garderie bien avant qu’ils/elles aient 5 ans!

Pourtant, nos enfants ont besoin d’une assise personnelle et familiale avant d’être confrontés aux « différences ». La stabilité acquise à la maison, auprès des frères et soeurs, de la famille nucléaire et élargie, permet à l’enfant de se sentir solide et confiant(e). Bien que dès 4 ans il/elle puisse apprendre et respecter-en partie du moins- des « règles », de conduite, de jeux, de relation, ce n’est que vers 5 ans que sa maturité émotionnelle lui permet d’apprendre à gérer des conflits, des disputes, des règles nouvelles dans un environnement nouveau. D’ailleurs, vers cet âge, l’enfant sort de la petite enfance.

Parce qu’elle a pu construire son identité en partie, l’enfant est maintenant prête à laisser la place à l’autre. Elle peut écouter et apprendre de ses pairs; elle peut partager qui elle est; elle peut communiquer ses désirs et faire la différence entre un désir et un besoin.
Parce qu’il a pu recevoir un miroir adéquat, l’enfant est maintenant capable d’empathie; il peut comprendre que l »autre » est comme lui-même; l’autre sent et ressent; l’autre lui est semblable et L’enfant peut donc commencer à se mettre à la place de l’autre.

Le pouvoir de son entourage est encore grand et son entrée dans le monde se fait rarement sans heurt. Car maintenant que l’enfant a plus conscience de l’autre il/elle devient plus conscient(e) de soi et de l’image qu’il/elle projette.
C’est le moment où nous sommes comparés aux autres et, malheureusement, c’est rarement juste ou bienveillant. Si nous n’avons pas appris tout à fait les mêmes choses que nos camarades nous pouvons entrer en contact avec une nouvelle émotion: la honte. Ce sera notre première confrontation avec les différences. Différences culturelles, cultuelles, éducationnelles, sociales.
Nous voulons nous sentir accepté(e)s dans cette société qui sera le tissu de notre vie future. Nous avons besoin de sentir que nous y avons notre place. Comme le lionceau qui fait le tour de sa troupe, le jeune singe qui va rencontrer les autres mâles et femelles du groupe, le poussin qui s’éloigne de sa mère pour explorer le monde; nous sommes désireux d’être accepté et craintif du rejet. La tribu c’est notre survie et, de tout temps, le rejet et l’exil était la pire punition que l’on pouvait infliger à un être.
Être humilié(e), tourné(e) en ridicule, pointé(e) du doigt est une blessure profonde à cet âge. Blessure que nous transporterons dans nos relations sociales ensuite sous formes de més-adaptations, de difficulté en entrer en contact, à se faire des ami(e)s, à les garder; à suivre des règles de conduite; à s’intégrer dans un groupe de travail par exemple.

C’est vers cet âge que nous apprenons à mentir et que nous commençons à comprendre que nous pouvons dissimuler des choses à nos parents; qu’il est possible que nos parents ne soient pas des Dieux tout-puissants et omniscients. Ils ne savent pas ce qui s’est passé à l’extérieur si nous ne le racontons pas. Ils peuvent parfois deviner qu’il s’est passé quelque chose mais pas toujours.
Ainsi l’enfant peut garder par devers lui ses pensées et ses actes. L’enfant commencera alors ses premières armes de « manipulation »: le charme, la bouderie, le rejet, la colère, la dissimulation ou le mensonge pour obtenir ce qu’il/elle veux.(Il ne faudrait pas que cela fonctionne trop bien…car ces méthodes pourraient s’installer profondément…).

L’enfant apprend aussi qu’on peut ne pas le croire quand il raconte quelque chose, ce qui est aussi un choc. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas croire ce qu’il/elle sait être vrai. Cela va affecter sa façon de faire et de se faire confiance. Si je peux mentir, si je peux être cru quand je ment, si l’autre peut mentir sans que je le sache; Que Croire? Qui Croire? En quoi, en qui, puis-je continuer à faire confiance?
Il est désastreux pour l’enfant de cet âge que les adultes lui mentent. Les adultes devraient « nommer la réalité » plutôt que de mentir. Par exemple, il vaut mieux dire à l’enfant « je pleure car il m’arrive à moi-aussi d’avoir de la peine, mais ne t’inquiètes pas » ou « oui, tu entends que ton papa et moi sommes fâchés/avons des difficultés/parlons fort mais c’est une conversation entre adulte et nous trouverons une solution » ou « oui, je vis des inquiétudes mais ce sont des inquiétude de grandes personnes et tu n’as pas en t’en préoccuper » ou « je ne veux pas répondre à cette question maintenant car je considère que tu es un peu jeune encore pour la réponse/ou bien c’est intime, personnelle ou pour les grands ». Car lui mentir ou dire des bêtises sous prétexte que c’est un enfant le rendra confus et méfiant et il/elle vivra un choc plus grand d’apprendre la vérité plus tard que d’avoir une vérité à sa hauteur d’enfant.

Je me souviens d’un client qui me racontais que quand son fils lui a demandé ce qu’il buvait ce matin là, il lui a répondu: « quelquechose de « yucky » » c’est à dire « dégueu ». Il buvait du café et ne voulais pas avoir à dire à son fils qu’il ne pouvait pas en boire; il a préféré un raccourcit. Je lui ai demandé s’il avait pensé à l’impact que cela pouvait avoir sur son fils et comment son image de père s’en trouverait affecté. Mon père boit des choses « dégueu »? Pourquoi? Est-ce que je vais avoir à boire des choses « dégueu » moi aussi? Est-ce que tous les adultes boivent des choses « dégueu »?
Il eut été plus simple et plus juste de répondre « ça s’appelle du café et c’est une boisson pour les adultes; quand tu sera plus grand je t’y ferai goûter ».

Même en termes de croyances nous pouvons permettre à nos enfants de se faire une opinion. Nous pouvons dire, j’ai la croyance qu’après la mort une partie de nous va au paradis/se réincarne/retourne dans la nature etc…Dans d’autres familles/cultures/religions il y a d’autres croyances.

Une lune importante que cette 5ième; lune des relations; lune de la socialisation; lune de l’appartenance au groupe…
Un beau terrain de jeu pour ce mois-ci!

Crédit Photo: Merci à Carole Poirier pour les photos

Previous Older Entries