Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entier.es. La joie d’être vivant.es devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.

Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

Nouvelle lune, Septembre 2020

Bonjour à toutes et à tous,

 

Sentez-vous cette fraîcheur nordique qui se pointe le bout du nez? Nous entrons aujourd’hui dans le vent du Guérisseur. Nous ne l’avions pas vu depuis un moment. Il est temps de mettre notre bien-être au centre et rentrer en nous, loin du bruit, de la fureur, de la folie, des histoires ambiantes qui attisent le stress et notre sentiment d’impuissance…

Voici le lien à suivre: https://wp.me/pIDR6-7H

La guérison…une histoire comme les autres

 » Our culture and its stories largely determine the manner in which we experience the worls and our place within it.(…)Our body and mind- which are so interrelated that I consider then together as bodymind– are deeply affected by the myth we accept without question. When our bodymind experiences a new situation or challenge, it resorts to the most familiar story about the situation- the story depicting what we expect will happen. Then we match our experience tou our expectations. it does not matter if the story is true; our bodymind responds from the place of a deep cultural hallucination,which for most of us means deep sleep.  »

Donald M. Epstein

Healing myth, Healing magic (italiques dans le texte)

 

traduction libre: Notre culture et ses histoires sont ce qui largement déterminent comment nous interprétons ce monde et notre place dans celui-ci. (…). Notre corps et notre mental- qui sont si interreliés que je les considère ensemble comme corpsmental- sont profondément influencés par le mythe que nous acceptons sans critique. Quand notre corpsmental fait l’expérience d’une situation nouvelle ou d’un défi, il se rabat sur l’histoire la plus familière qu’il connaît à ce propos- l’histoire qui décrit ce que nous nous attendons à voir advenir. Il importe peu que l’histoire soit vraie; notre corpsmental réponds à partir d’un lieu d’hallucination culturelle, qui, pour la plupart d’entre nous, est une forme de sommeil profond ».

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Protégé : Le guérisseur

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Quantité ou Qualité de vie?

« Il est tragique que la métamorphose post-humaine ait commencé sous la poussée aveugle du triple moteur scientifique/technique/économique qui propulse le vaisseau spatial Terre, alors que la métamorphose éthique/culturelle/sociale, de plus en plus indispensable à cette métamorphose, demeure encore dans les limbes. Pire encore : la régression éthique, psychologique, affective accompagne la progression scientifique, technique, économique. »

Ils (les promoteurs du transhumanisme) ignorent, dans leur obsession quantitative de vie augmentée, le besoin primordial de qualité de vie.

Ils ignorent l’aspiration à un autre type de civilisation qui émerge un peu partout dans le monde, dans la résistance à l’hégémonie du calcul, du profit, de l’égoïsme, de l’anonymat, et qui est animée par les besoins d’épanouissement, de partage, d’amour, de vie poétique.  »

Edgar Morin: Connaissance, ignorance, mystère (fayard,2017)(c’est moi qui souligne)

Petit ajout personnel: la même question est présente pour moi en ce qui concerne la qualité de la mort. À trop vouloir repousser l’échéance, (ou la précipiter au nom de la non-souffrance ou de la dignité),  trop vouloir éviter de penser  notre fin ultime, nous acceptons d’ériger des systèmes qui nous en éloignent tellement que nous la craignons encore plus. Nous n’avons plus de « mort naturelle ». Mourir entouré.e, accompagné.e , choyé.e au mieux, n’est-il pas préférable ? Une partie importante des religions et traditions spirituelles est l’accompagnement ritualisé de ce passage ultime. Notre société « scientifique » est, à mon sens, en perte de la réelle dignité de la vie et de la mort.

Sur la tapisserie du Silence


Brouhaha, tumulte, Tohu Bohu, stress, contraction, densité, souffrance, incertitude…Auriez-vous besoin d’espace?

Si vos pensées, vos journées, vos émotions, votre corps, votre environnement, vos relations ressemblent à ce dessin d’un petit garçon de 3 ans, c’est que la réponse est oui.

Nous nous concentrons trop souvent sur la matière; matière visible, matière concrète et solide, matière dense qui occupe facilement nos sens.
Pourtant, il y a plus d’espace vide que de plein, même dans la matière physique.

Ce qui nous permet de voir quelque chose, c’est l’espace autour et entre. Ce qui nous permet de distinguer les différences c’est le vide qui l’accompagne. Si, sur une toile, toutes les couleurs et les traits sont mélangés l’un sur l’autre, il n’y a plus rien à voir. Ce qui nous permet de regarder c’est tout ce qui sépare: l’écart entre les feuilles des arbres, la distance entre les troncs, la profondeur du champs et de nos trois dimensions.
En kabbale on apprend à méditer non plus sur les lettres écrites, mais bien sur l’espace blanc entre elles qui les rend visible.
C’est là que s’ouvre réellement nos sens.Que nous retrouvons une décontraction, une plus grande liberté, une étendue en nous qui nous permet de retrouver notre souffle, puissant et profond.

Dans cet ère des masques obligatoires, notre espace se rapetisse, notre respiration s’amoindrit, et le reste de notre être se contracte. Ce confinement nous fait perdre la sensation immédiate d’avoir de la place autour de nous; d’avoir cette bulle de rien autour de nous dans laquelle nous pouvons puiser notre air et agrandir notre aire. Ne vous laissez pas enfermer intérieurement alors que l’on exige de vous de vous enfermer extérieurement. Reprenez de la place; votre place, matérielle physique (l’espace que vous occupez avec votre corps) et aussi votre espace énergétique: ce rien autour de vous qui est encore « vous ».
Un exercice simple est de commencer à mettre votre présence et celle de vos sens sur le rien autour des choses et des gens. Changer votre focus et regardez le vide; cherchez-le; trouvez l’entre, l’interstice, la tache de lumière au milieu des feuilles, l’intervalle entre les gouttes de pluies.

Il en va de même pour nos sensations physiques, mentales ou émotionnelles. Ce qui nous permet de ressentir, c’est le fait que toutes nos sensations n’arrivent pas en même temps; même nos douleurs « chroniques » changent d’intensité, nos émotions font des vagues, les lieux qui s’expriment en nous se diversifient. Parce qu’il y a ce temps, même infime, entre les sensations, entre nos pensées, nous pouvons naviguer ces flots, vagues, après vagues. Quand nous commençons à nous concentrer plutôt sur cette distance entre nos pensées, nos sensations, nos émotions, nous entrons dans un champs de conscience tout à fait différent. Nous pouvons redevenir vaste. Alors notre être se décontracte et se déploie.
Un exercice simple est de concentrer votre écoute sur les endroits de votre corps qui ne vous envoient aucune sensation; de visualiser le creux vide entre vos doigts, entre vos bras et votre corps, celui qui est juste derrière vos oreilles…Cherchez l’espace entre vos pensées, la fraction de seconde de silence, et mettez-y votre attention. Quand les émotions semblent vous submerger, trouvez la faille, le moment entre les vagues où vous pourriez reprendre votre souffle. Imaginez la toile vierge de votre corps sur laquelle se dépose toute sensation…le parfum d’une fleur qui se dépose sur un air sans odeur, pour vous permettre de le capter…ouvrez-vous à la subtilité des sens, à ce qui se cache sous la matière.

Vous aurez compris que le son aussi n’est audible que grâce au silence sur lequel il est déposé.
Oui, il y a un espace entre les sons, un intervalle entre les notes, une distance entre toutes les manifestations sonores qui nous permet d’entendre, sans quoi nous ne pourrions rien distinguer.
Imaginez, cherchez, trouvez, la tapisserie du Silence sur laquelle se déposent les sons de votre vie…il y a là, la réminiscence du Silence premier et ultime, du Souffle originel. Celui qui vous rappelle que vous êtes plus qu’il n’y paraît; que la vie est plus que ce que vous en voyez; qu’il y a plus de place dans ce Mystère que ce que nous en sommes capables de connaître. Redressez vos épaules et inspirez longuement et souvent ce vide salvateur qu’est l’air autour de vous. Sans Lui, il n’est pas possible de vivre.

Alors vous vous sentirez spacieux.se; vaste;rasséréné.e; paisible; étendu.e voire infini.e …Le Lieu de l’Être sans contrainte, où l’incertitude est confortable, parce que vous vous habitez totalement et faites un.e avec la Vie.
C’est là que votre âme murmure votre prochain pas, votre juste posture, votre moyen d’action dans ce monde.

le destin…

« J’ai l’habitude de répondre que, pour l’homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d’où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence. Le même vent qui fera périr un marin inexpérimenté, ou imprudent, ou mal inspiré ramènera un autre à bon port. »
Amin Maalouf, Les identités meurtrières

Pleine lune de Septembre: Je suis quelqu’un.e

1er septembre 2020
Bonsoir à toutes et à tous.

En ce beau mardi soir où la lune sera pleine dans quelques heures, nous arrivons dans notre 4ième lune.
Être quelqu’un.e, qu’est-ce que ça veut dire?
Plus souvent qu’autrement cela fait surgir l’image d’être quelqu’un.e d’autre, d’avoir une autre vie, ou de faire partie des « élites » de ce monde comme si le but de la vie était d’être Quelqu’un avec un grand Q… 😉
Voici le lien, si vous voulez en lire plus: https://wp.me/pIDR6-hX

4ième lune: Je Suis Quelqu’un.e

je suis quelqu'un juin 2016

je suis quelqu’un
juin 2016

mercredi le 2 septembre, nous entrons dans notre 4ième Lune: Je Suis Quelqu’un.

L’enfant a quatre ans. Le langage est bien installé, ainsi que plein d’aptitudes physiques par rapport à l’environnement.L’enfant sent qu’elle a une prise sur le monde qui l’entoure, qu’elle comprend ce qui se passe autour d’elle. Son « moi » est plus construit, elle peut faire la différence entre un désir et un besoin et à appris une certaine gestion des ses frustrations. Elle n’a plus besoin de faire une crise et de se jeter à terre pour obtenir ce qu’elle veut et pour peu que ses parents aient été constant et d’une tendre fermeté, elle sait demander et peut tolérer des refus (même si ce n’est pas facile).
L’enfant devient quelqu’un. Il a des idées, des questions et tout un imaginaire qui se dessine. Il commence à se situer par rapport aux autres et veut rentrer dans la conversation. Il ne joue plus en parallèle et est capable d’apprendre les règles d’un jeu, d’attendre son tour dans la file qui descend le toboggan, de négocier des jouets. Les autres l’intéressent de plus en plus. Il apprend qu’il est digne de confiance et il tient à sa parole; l’enfant que l’on accuse de mentir ou à qui l’on ment à cet âge peut se sentir choqué.
Maintenant qu’il peut s’exprimer enfin, sa parole revêt une importance particulière. Comme les adultes sont encore des « dieux » à ses yeux, il est important que ces « dieux » là lui offrent une image cohérente du monde, réponde à ses questions de leur mieux (il y a beaucoup de « pourquoi » à cet âge), et surtout qu’ils considèrent l’enfant comme une personne, ayant des idées, des sentiments, des opinions.

Vers quatre ans, va s’installer un nouveau comportement: l’omnipotence infantile.
L’enfant est beaucoup plus capable physiquement qu’il ne l’était et même temps il prend conscience qu’il ne peut pas faire ou accomplir tout ce qu’il est capable d’imaginer.
Quelques sauts en bas de l’escalier lui font comprendre qu’il ne peut pas voler, même si dans son imaginaire il le peut.
L’enfant se retrouve ainsi tiraillé entre son imaginaire et les contraintes qui apparaissent dans la réalité; entre ses désirs et ses capacités; entre la grandeur du monde et ses petites jambes.

Alors l’enfant va se faire croire qu’elle peut tout: elle fait venir la pluie, elle repousse les nuages, elle fait changer les couleurs des feux de circulation. Tout, absolument tout, ce qui se passe est de son propre fait, croit-elle. Elle prend tout très personnellement; tout a rapport avec elle. Si quelque chose qu’elle voulait rate, c’est qu’au fond elle ne le voulait pas vraiment.Si un malheur survient elle y est sûrement pour quelque chose.

C’est un moment fragile pour l’enfant qui, non seulement croit que tout est possible, mais surtout qu’il peut tout faire. Quand des difficulté majeures arrivent à cet âge, l’enfant s’en sent responsable (décès de quelqu’un, séparation des parents, mort du petit chat, etc.). Plus dur encore, comme il a l’impression que c’est lui l’architecte du monde (puisqu’il croit avoir tous les pouvoirs), il va aussi prendre le sentiment de culpabilité de tous les échecs qu’il perçoit.

Si aujourd’hui dans votre vie, vous avez la « culpabiliza » (maladie qui consiste à se sentir coupable facilement et même pour des choses dont vous savez rationnellement qu’elles sont hors de votre contrôle); si vous croyez que tout est possible mais que si vous échouez c’est de votre seul fait (formule idéale des gourous du « demander et vous recevrez » et si vous ne recevez pas c’est que vous ‘bloquez’ le recevoir); si vous employez beaucoup de je devrais et j’aurais dû: alors il y a quelque chose à guérir pour vous dans cette lune afin de retrouver votre humanité (oui, oui, cela inclus des défauts,des failles, des moments d’impuissance et des choses que vous ne comprendrez peut-être jamais) et lâcher votre pseudo-contrôle (vous n’êtes pas DIEU!). Vous trouverez au bout de ce chemin une humilité reposante; une appréciation saine de vos capacités,de vos limites (et de celles des autres); une conscience tranquille de votre finalité humaine;une capacité réelle de lâcher-prise; et, paradoxalement peut-être, une meilleure maîtrise de vous et de votre vie.
Quand vous réalisez que la vie ne fonctionne pas selon la dichotomie « faute » ou « mérite », vous vous libérez du poids de la performance et de la culpabilité. Dans notre monde qui veut nous faire croire que « quand on veut , on peut », reconnaître que notre vrai pouvoir n’est pas omnipotent, que nous ne pourrons pas obtenir tout ce que nous voulons, que parfois des malheurs arrivent à des personnes qui ne le « méritent » pas, alors nous sommes sur la bonne voie pour apprécier ce que le vie peut nous donner. Pour paraphraser Épictète, nous apprenons à aimer ce qui est à notre portée. Cela nous permet alors de consentir à notre vie plutôt que de passer du temps à en vouloir une autre.
Ou: « quand on peut, on peut ».

En dehors du regard des autres, en dehors du jugement interne ou externe, vous êtes quelqu’un.e et jamais quelconque.

Crédit Photo: Carole Poirier

Le vent du mois d’août

Bonjour tout le monde,
Je suis encore en vacances…avec une connexion occasionnelle…mais nous sommes dans notre nouvelle lune avec notre nouveau vent: le rêveur.

Pleine Lune du mois d’août 2020

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voici dans notre pleine lune du mois d’août en ce premier août…(nous aurons donc une lune « bleue » le 31). C’est la troisième lune: Je suis Moi. voici le lien: https://wp.me/pIDR6-hG

OUPS: correctif…j’était dans la lune je crois…mais notre pleine lune est aujourd’hui, le 3 août! Je me suis mêlée les pattes…(donc pas de lune bleue avant octobre, en plein sur la fête d’Halloween).
Pardonnez-moi.

La troisième lune: Je suis Moi.

IMG_0197Lundi le 3 août 2020, nous entrons dans notre 3ième lune : Je suis Moi.

L’enfant a grandi, elle explore son environnement. Elle marche, cours, saute, grimpe, parle…
L’enfant a des désirs, plus seulement des besoins, il commence à se définir non pas seulement en terme d’opposition (je suis séparé de toi) mais en terme de JE.
L’égo, la personnalité, le caractère, se construisent. L’enfant a besoin d’être vu(e), regardé(e) et entendu(e). Il cherche l’image de lui-même dans le miroir-reflet qu’il reçoit des autres. Il-elle est donc très fragile, très sensible à l’approbation de son entourage. C’est « maman, papa, regardez-moi! ». Les regards désapprobateurs, les commentaires dévalorisants,les situations injustes, les mensonges qu’on lui fait, ainsi que les abus et violences sous toutes leurs formes vont avoir un effet désastreux sur cet être en pleine construction.
À l’inverse, un miroir grossissant qui l’exalte, le met au-dessus des autres (tu es le meilleur!la plus gentille!la plus intelligente!…) et ne correspond pas à une réalité relativement juste laissera aussi ses traces en lui conférant une image démesurée de lui-même.
Les miroirs déformants (les pires) seront des miroirs où l’enfant ne sais jamais à quoi s’attendre: il est bon aujourd’hui, mauvais demain.Il se retrouve dans des doubles contraintes, c’est-à-dire des situations ou il n’y a pas d’issue, où, quoiqu’il fasse il est dans l’erreur; dans des situations incongrues où on le laisse faire quelque chose et il est puni ensuite de l’avoir fait . L’enfant ainsi miroité reçoit constamment des messages contradictoires aux conséquences néfastes. Il ne sait plus s’il est aimé ou pas, s’il est bon ou pas, et même ce qui est bon un jour peut devenir mauvais le lendemain sans qu’il puisse comprendre ce qui à changé. Il n’y a d’ailleurs rien à comprendre puisque les miroirs déformants sont incohérents.

L’enfant de cet âge a un sens aigu de sa parole. Sa parole donné est un contrat. Il s’attend à ce que les adultes fassent ce qu’ils disent et surtout tiennent leurs promesses. La trahison de la parole donnée les blesse et il vaudrait mieux ne promettre que ce que nous sommes raisonnablement sûrs d’accomplir.

C’est aussi un enfant curieux qui va poser mille « pourquoi » par jour, au point de peut-être en exaspérer ses parents.
Pourtant, c’est un moment fertile, un moment d’expansion et d’ouverture à la découverte. Dans le meilleur des mondes il-elle trouverait des réponses relativement simple (adapté à son âge) même aux questions difficiles: pourquoi le chat est mort? Comment le bébé il rentré dans ton ventre? Où j’étais avant d’être dans ton ventre?…
Il y aurait le souci de l’aider à construire son monde en lui répondant patiemment, honnêtement (je ne sais pas où tu étais avant d’être dans mon ventre, j’ai la croyance que…), en comprenant que pour l’enfant de cet âge l’adulte est un Dieu tout-puissant et omniscient. Il est bon alors de montrer que nous ne pouvons pas tout, que parfois nous ne savons pas, que pour certaines choses il n’y a peut-être pas de réponse. En acceptant de se montrer avec ses failles, l’adulte permet ainsi à l’enfant de ne pas être parfait lui non plus.
L’adulte se doit aussi de nommer les choses qui entoure l’enfant. Et plus les adultes alentour seront patients et répondants plus l’enfant se développera. Ainsi, un parent capable de nommer les émotions que l’enfant ressens (Oh, je t’ai fait peur en entrant brusquement dans ta chambre-devant les yeux écarquillés de l’enfant-, ou bien tu pleures parce que tu as mal parce que tu es tombée; oui, je vois bien que tu es en colère que je te refuse ce bonbon), permet à cet enfant de développer son vocabulaire émotionnel. Et l’enfant évoluera dans un monde qui fait sens pour lui ou elle. Il pourra développer des chaînes logiques d’actions, de pensées, d’émotions, de compréhension du monde qui l’entoure et des relations entre les choses et les gens.
Son moi construit,non-construit ou mal construit sera le sol sous ses pieds pour sa croissance futur.

Savez-vous différencier vos désirs de vos besoins?
Êtes-vous capable de vous auto-réguler?
Êtes-vous capable de maîtrise de vous-même? (à ne pas confondre avec le contrôle…)
Savez-vous qui vous êtes?
Vous connaissez-vous bien?
Avez-vous de l’amour pour vous-même?
Êtes vous conscient(e) de votre juste valeur? Sans orgueil mal placé ni fausse modestie?
Osez-vous vous montrer tel(le) que vous êtes?
Êtes-vous patient(e) avec vos apprentissages? Ceux des autres?
Êtes vous assez solide intérieurement pour reconnaître vos erreurs et vos fautes?
Savez-vous vous protéger et sortir de situations malsaines?

Si la réponse est non, c’est la troisième lune dont vous aurez à prendre soin en vous afin de bâtir une personnalité suffisamment forte pour osez prendre des risques et suffisamment aimante pour honorer votre valeur.

Crédit photo: Carole Poirier

L’usage des crises…

En ces temps de « crise »…

 » L’anthropologue David Bidney évoquait un ‘complexe de la crise perpétuelle’ pour qualifier l’habitude des élites politiques de recourir à des discours de crise pour discréditer et réprimer les forces contestataires, présentées comme la cause de la crise en question et donc comme une menace à l’ordre social.Un discours de crise peut paraître crédible même s’il n’y a pas de réelles turbulences et même si le système n’est pas déstabilisé ni menacé. De même, des problèmes sociaux très importants peuvent être ignorés, alors que de faux problèmes ou des problèmes mineurs peuvent se voir accorder la priorité, selon les manoeuvres de politiciens et de mouvements sociaux et les choix des médias, très friands de ces sujets. Ce discours de crise est une manoeuvre politique qui sert les intérêts de qui le produit, de qui est victime et de qui mérite de l’aide. En d’autres mots, le discours de crise est en encouragement à l’intervention, à la réaction. »
Francis Dupuis -Déri
Dans: La crise de la masculinité, les éditions du remue-ménage

Deuxième lune: Je suis séparé(e) de toi

je suis séparé.e de toi


Le 5 juillet 2020 nous entrons dans notre deuxième lune: je suis séparé(e) de toi.

Après l’étape fusionnelle du début de la vie, l’enfant commence ses premiers pas vers l’autonomie. Il ou elle prend conscience que sa mère et lui sont deux personnes différentes. Il mesure cet abîme et veux commencer à explorer le monde. Elle va s’éloigner de sa mère et revenir, jouant proche et puis plus loin pour apprivoiser cet espace et vérifier que sa mère est toujours là, malgré la distance.
Certaines mères vivent bien le désir d’exploration de leur petit, d’autres voudraient le ramener dans la fusion. Certaines vont avoir peur de tout et retenir sans cesse l’enfant qui tente de faire du sens avec le monde qui l’entoure. D’autres encore, fragiles dans leur ego, risquent de rejeter cet enfant qui tente de prendre une forme d’autonomie en disant « non » « faire tout seul »…
C’est aussi le début de la communication. L’enfant doit maintenant exprimer ses désirs, pleurer ne suffit plus à lui apporter ce qu’elle désire. Parfois la frustration de ne pas être comprise quand elle désigne un objet la pousse à dire le mot qui le représente.

Maintenant adulte, cette lune nous donne l’occasion de travailler cette étape très importante de la séparation. Nous venons de vivre la fusion, le paradis terrestre où nous n’avions besoin de rien. Nous sommes venus au monde et cette fusion s’est prolongée un moment (dans le meilleur des cas, bien sûr). Maintenant les bras de maman sont « trop petits » comme l’était son ventre il n’y a pas si longtemps. Le monde nous attend! Et quel monde! Mystérieux, grandiose et magnifique; étrange et dangereux; fascinant et merveilleux. Qu’il est immense! Notre curiosité naturelle nous pousse maintenant à chercher à comprendre; nos jeux serviront l’apprivoisement de cette vie, de cette nature et de ces lois: les choses lâchées tombent, apprendre à marcher c’est apprendre à ne pas tomber, tomber fait mal mais on fini par se relever; il y a des choses qui se mangent, d’autres non; des animaux de compagnie mais aussi des bêtes qui piquent ou qui mordent; des couleurs, des goûts, des sons, des sensations. Explosions sensorielles, brouhahas et tourbillons d’apprentissage multiple. Wow, quel terrain de jeu!

Comment s’est vécu cette période pour vous?

Pour le savoir, observez ce qui se passe dans vos relations. Nous abordons nos relations de la même façon, en commençant par la fusion, le « nous » et le confort de trouver un(e) partenaire qui nous ressemble. Nous sommes pareils…et puis…ça change. Les petits travers que je trouvais mignons au début m’énervent. Il ne semble plus me comprendre…Elle a changé…je ne l’aime plus comme avant…il n’a plus de sentiments amoureux…il ne me devine plus…blablabla.

La « séparation » nous fait prendre conscience de nos différences là où la fusion nous ramenait à nos semblances.
Comment est-ce que nous vivons cette distance ? Sommes-nous capable d’apprécier nos différences? Ou bien est-ce que cela nous heurte, nous inquiète, nous dérange? Où est passée notre curiosité naturelle? Nos désirs d’apprendre? Notre spontanéité à aller vers l’autre?

Est-ce que j’ai la nostalgie de la fusion? Alors je risque de rompre pour me perdre à nouveau dans une nouvelle fusion…
Suis-je capable de boire du même vin mais pas dans la même coupe comme le disait Khalil Gibran?
C’est l’étape cruciale de définir mon unicité face à celle de l’autre; d’apprendre à communiquer sur un mode plus autonome; de tenter d’accepter l’autre tel qu’il(elle) est sans essayer de le changer
Suis-je capable de demander ce dont j’ai besoin? Suis-je capable de recevoir? De donner? De refuser?
Je dois apprendre à me définir par rapport à l’autre.
Et cela ne devrait pas mettre la relation en danger, si l’autre est aussi capable de se définir par rapport à moi.

Et ayons comme but d’être comme « les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés, Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès » Khalil Gibran, Le prophète.

Comme des cyprès. Si près. Pas trop. Sans chaîne.
(Quelle belle langue que le français qui permet ces jeux de mot et nous révèle ainsi des sens profonds!).

Ho!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du 4 juillet 2020

La première lune: Je suis Toi

le 5 juin 2020, en éclipse

Nous entrons dans un nouveau cycle de 13 lunes avec la première lune de ce cycle. Ceux et celles qui suivent mon blogue depuis deux ans ou plus, ce sera pour vous une révision. Pour les autres, bienvenue dans le monde fascinant des influences lunaires!

JE SUIS TOI

La première lune nous parle de la Fusion de laquelle nous venons. Au début, nous sommes Un, unité, indivisé(e).
Nous sommes cré(e)es dans la matrice maternelle, et il n’y a pas de différence, pour nous, entre notre mère et nous.
Ce que ma mère vit, je le vis aussi. Ce qu’elle ressent, je le ressent.

Il n’y a pas différence entre le monde qui m’entoure, mon univers, l’utérus et moi-même.

Si ma mère vit des stress, je les vis comme un tourbillon passager et je ne m’interroge nullement. C’est la vie.
Même si ces stress laisseront une trace en moi, même s’ils sont une information importante pour mon développement futur, pendant que je suis dans le ventre de ma mère, ils ne sont que des tempêtes qui passent.

Je n’ai pas faim. Je n’ai pas froid. Je vis selon un rythme interne sans conflit.
C’est l’Éden, jardin mystérieux et mythique où mes besoins sont comblés avant même que je ne ressente le manque. Je ne respire pas avec mes poumons. Je ne fournis aucun effort, je flotte en tout confort et en toute sécurité.
Je porte en moi cette fusion, comme un rêve dont je tente de me souvenir.
C’est ce jardin que toute notre vie nous aspirerons à retrouver.

Les débuts de toutes nos relations seront à l’image de cette fusion: intense, immense, avec ce désir de se fondre dans l’autre, d’être totalement connu(e), d’être deviné(e) sans avoir à parler, de voir notre égo se dissoudre et de retrouver, du moins momentanément, l’extase, la connexion, libre de toute inquiétude, de tous questionnements, de toutes sensations de distance, de différence, de séparation.
C’est pourquoi les lunes de miel relationnelles sont si prenantes et que tant d’entre nous veulent les maintenir quitte à changer de partenaire, d’ami(e) ou de travail pour revivre à nouveau cette Fusion ultime.

Ce désir profond d’être sans avoir à être.

Cet appel vers notre étoile et la sensation de « rentrer chez soi ».

Refaire enfin Un, Uni(e), avec l’uni-vers.

Qu’il nous semble beau cet Éden! Comme cette éviction est douloureuse!
Pourtant, si ce jardin nous est aujourd’hui fermé c’est qu’il y a tant de choses à apprendre. Nous devons goûter à l’Arbre de Vie et à l’Arbre de la Connaissance.
Et c’est seulement avec notre conscience, présente et développée, mature et méritée, aimante et guérie que ce jardin nous sera rouvert et que nous goûterons à nouveau ses Fruits.
Nous portons cet éden en nous; c’est à nous de retrouver le chemin qui nous y mènera et nous pourrons ainsi refaire de la terre un Jardin.
Un jardin à l’image de ce premier jardin, et non comme le miroir de nos tourments présents.
Cultivez la bonne terre en vous; sentez ce qui vous unit à Toute la Création; ressentez la parenté, la filiation avec Toutes Vos Relations (frères et soeurs humains, animaux, végétaux,  forces naturelles, mondes invisibles); partagez de bons fruits; compostez sans relâche vos blessures et difficultés.
Et, un matin, vous trouverez ce même jardin au-dehors.

crédit photo: Teemu Lahtinen ‘moonlight at Kaukonen,Lapland,Finland’

Previous Older Entries