Les chemins de la guérison

« Le jour où tu es né, est le jour où le Saint, béni soit-Il, a décidé que le monde ne pouvait pas continuer d’exister sans toi »

(Paroles attribuées à R. Nachman de Bréslév), cité par Georges Lahy dans son épistole 85

Toutes choses sont liées, disait le Grand Chef Seattle. Humain, animaux, forces de la Nature… Suivre les lois naturelles qui nous régissent, c’est (re)trouver notre juste place dans ce monde, dans nos relations à nous-mêmes et aux autres.  C’est se reconnecter avec la joie d’Être et recouvrer l’Esprit.

Et l’Esprit croît avec l’usage. Quand notre connexion corps-esprit est rétablie, la guérison est possible sur tous les plans: physique, émotionnel, mental et spirituel.

La Roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique qui nous permet de remonter à la Source. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:

Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Quel sens donner à ma vie, à mes épreuves?

Entrez voir…

 

illustratrice: Matsheshu : Aquarelliste et Designer chimérique

Copyright: Nadeije Athlan, tous droits réservés, 2020

Citation

Le Nomade et la liberté

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Le droit de promenade. Les petits pays de l’Europe du Nord ont une tradition commune du droit de promenade. Vous pouvez vous promener n’importe où, même sur des terrains privés. Vous pouvez camper n’importe où dans la nature, même sur des terrains privés. Vous avez un devoir de discrétion et une obligation de respect des lieux, de ne pas laisser de trace, de surveiller vos feux. Bien sûr. Une vraie liberté implique une forme de responsabilité et une auto-régulation qui devraient être le propre d’adultes matures. Imaginez. Le droit découvrir des lieux, de marcher hors sentier, de vous laisser être sur votre chemin. Respecter la nature, ne pas la déranger, marcher doucement, prendre avec précaution, cueillir avec respect, comprendre le lien qui vous unit à cette terre et le privilège que vous avez de marcher son sol…

*

Je marche sur le chemin de mon voisin. Un chemin de bois privé, attenant à mon terrain et qui se rend, un kilomètre plus loin à un lac sauvage. Je cueille du millepertuis aujourd’hui. Comme hier. J’offre du tabac, je chante pour dire merci aux fleurs, je dois sûrement danser un petit peu. Je pince délicatement des boutons prêts à s’ouvrir et des fleurs ouvertes, en plein soleil. Je préviens chaque plant avant de prendre une fleur. Je dis merci. Je sais où sont les talles maintenant alors je passe de l’une à l’autre pour ne prendre qu’un petit peu à chaque fois. Les premières cueillettes sont déjà dans l’huile. Je suis en joie. La nature est tellement généreuse et il y en a plus qu’assez pour le macérât dont j’aurai besoin cette année. Je partage les fleurs avec les abeilles et les guêpes. Respect mutuel.

Un énorme camion vient du fond du terrain. Le genre de camion qui vaut presque ma maison. Un couple à bord. Je laisse de la place et ils s’arrêtent. Monsieur me dit qu’il est le frère du nouveau propriétaire, que c’est un terrain privé ici. Il veut savoir qui je suis et ce que je fais. Je suis la voisine. Je cueille des fleurs. Je montre mon petit panier: millepertuis, achillée et prunelle. Ah c’est vous qu’on a vu sur la caméra! Vous êtes très colorée. Je me souviens d’hier. Et de l’autre jour. Sûrement en robe d’été, en train de danser sur le sentier, de me pencher ou m’accroupir, de caresser les plants avant de prendre les fleurs. Est-ce qu’il y a du son sur cette caméra nouvellement installée? Si oui, on m’a entendu chanter. Chanter comme on chante quand personne ne regarde. Librement, avec abandon, sans essayer de bien le faire. Est-ce que j’ai fais pipi sur le chemin ? Je ne me souviens plus. Ça aurait pu arriver. Personne ne les cueille, ces fleurs. Je ne fais de mal à personne. Et peut-être, qui sait, que ça pourrait lui être utile un onguent de millepertuis ou une teinture de prunelle. Cette prunelle qui a un effet thérapeutique notable sur une certaine maladie qui fait peur en ce moment. Maintenant il y a une caméra; un voisin qui a payé très très cher son droit à ce chemin jusqu’au lac sauvage.

Le lendemain, j’entends le coupe-bordure qui rase les deux fossés. L’année prochaine je devrais trouver un autre chemin. Je ne sais pas comment demander pardon aux fleurs.

*

Elle est toute excitée, à l’entrée d’une terrasse qui m’est interdite. C’est la première fois que je l’utilise dit-elle. Elle parle haut et fort , fière d’exhiber son QR code et de bien montrer son privilège fraîchement acquis. Elle a librement consentie à recevoir un produit médical expérimental en échange du droit à consommer certaines choses et à fréquenter certains lieux. Sa décision était peut-être même sanitaire. Mais pas que. Sa compliance la met maintenant dans un camp. Un camp de bons citoyens qui obéissent à leur gouvernement sans trop se poser de question. C’est la bonne chose à faire. Et puis elle le fait aussi pour les autres.

Elle a oublié. Ou on ne le lui a pas appris. Ou elle est convaincue que l’Histoire ce n’est pas ce qu’elle vit en ce moment. Elle est raisonnable et sensée. Elle acquiesce à une évidence qu’on lui a bien présentée. Et s’il faut forcer la main de quelques uns et bien tant pis. Ils ont juste à se conformer. Tant pis pour ceux et celles qui ne peuvent pas se faire injecter la chose. C’est probablement de leur faute si ça continue d’aller mal. Elle est libre maintenant et elle a payé cher son droit au restaurant. Mais elle ne le sait pas.

Elle ne sait pas que ça commence toujours avec de bonnes intentions. Que ça s’habille de la parure de la sécurité, de la logique ou de la science, ou pire encore, du bien commun. Sans qu’on puisse jamais savoir de qui on parle, car qui est Le Bien Commun? Sait-elle seulement que les instruments de son gynécologue ont été développé sur des esclaves noires dont on affirmait qu’elle ne ressentait pas vraiment la douleur quand on les ouvrait à vif pour tester les dites choses? Lui a-t-on raconté qu’à une époque, la largeur du front était supposée démontrer la grandeur de l’intelligence? (on séparait les enfants en début de parcours scolaire en fonction de la largeur du front entre les intelligents et les autres. Oui, ici , au Québec il n’y a pas si longtemps puisque j’ai pu en recueillir des témoignages…) Se rappelle-t-elle que c’est une certaine fièvre typhoïde qui a servit à mettre les juifs au ban de la société allemande?

Il y aurait tant d’histoires à raconter sur comment le pouvoir justifie ce qu’il veut faire. Sur comment la liberté nous glisse si gentiment entre les doigts qu’on s’en rend à peine compte. Ça ne fait même pas mal, on la sent à peine la piqûre. C’est même excitant. Et en plus on est des bons citoyens, nous. Heille, mon QR code! Enfin! Je vais peut-être même gagner à la loterie! J’ai retrouvé ma liberté! Je peux faire ce qu’on m’autorise à faire! On es-tu une société inclusive et moderne nous autres!

*

Bon. Je crois que je vais continuer à marcher comme une nomade. Il faut bien que quelqu’un.e d’entre nous le fasse. À contre-courant. En dérangeant les sédentaires qui me jugent. En refusant l’apartheid sanitaire, ou autre. En me rappelant que je suis une fille de cette terre, de cette nature diversifiée et abondante que je partage avec des millions de millions d’êtres de toute sorte. Et que nous avons toutes et tous le droit de promenade. Nous avons le droit de choisir comment nous marchons ce chemin de vie qui nous mène vers la mort, même avec des caméras qui regardent.

Et surtout, en tenant mes doigts assez fermés, dans des mains qui restent tendres, pour ne pas perdre ce qu’il me reste de liberté.

Pleine lune de Septembre 2021

Bonjour à toutes et à tous,

nous voilà dans notre pleine lune de septembre 2021, quelques heures à peine avant l’équinoxe d’automne, ce grand moment d’équilibre avant la rentrée dans l’hiver. Cette année c’est notre quatrième lune qui préside à ce nouveau cycle: Celle-Qui-Voit-Loin. Je crois que nous avons bien besoin de sa sagesse en ce moment quand l’avenir nous semble bouché ou englué, quand nous avons de la difficulté à planifier ou même à imaginer ce que nous pourrions rencontrer demain qu’il serait bon d’envisager, vers lequel nous marcherions le pas léger…mais c’est maintenant que nous créons demain! Ne soyons pas dupes, ni trop effrayé.es, soumis.es ou compliant.es. Voyons plus loin que ce qui s’agite sous nos yeux maintenant. L’Histoire est en train de s’écrire et nous en faisons partie. Quelle part voulons-nous écrire et honorer?

Voici le lien vers la 4ième lune: https://wp.me/pIDR6-cY

Celle-Qui-Voit-Loin

in my imaginationle 20 septembre 2021 (presque à l’équinoxe)

Nous voici dans notre quatrième lune: Celle-Qui-Voit-Loin

Cette lune nous parle donc de la vision, et plus encore, de nous projeter dans le futur.
Penser à nos enfants, aux générations qui suivront, aux impacts de nos actes aujourd’hui et de ce qui en restera bien après nous.
Comment voir loin?
En commençant par observer le passé. Notre capacité d’observation est essentielle à notre compréhension du passé et nous permet d’en dégager les cycles, les constantes, les répétitions.
La vie est un cycle circulaire, le temps et l’espace sont circulaires bien que nous ayons trop tendance à les voir comme linéaire.
Quand nous voyons le temps et l’espace comme linéaire, le passé reste derrière et ne revient jamais. Nous voyons bien que cela est faux. Le passé est souvent bien présent et peut même nous hanter et nous empêcher d’être complètement libre aujourd’hui.Le futur peut également faire irruption dans notre présent sous forme d’angoisse et de peur face à l’à-venir.

Quand nous croyons que l’espace et le temps sont linéaires, le futur ne peut être prédit. Le futur est comme un mystère impénétrable. La peur du ,inconnu et incertain, peut nous empêcher d’être libre au présent. Peur du jugement, des conséquences ou des représailles(bien souvent imaginaires),soumission à des pouvoirs que nous croyons supérieurs qui nous promettent de la sécurité future ou menace notre présent par la peur d’un advenir catastrophique, tout cela peut nous paralyser maintenant, ici. Parce que les actes posés aujourd’hui ont un impact sur notre futur,il est essentiel d’être conscient.es de ce que nous sommes en train de construire par nos actes, nos croyances, nos désirs et surtout nos peurs.

Les rêves prémonitoires, les visions, et les intuitions nous démontrent pourtant que le voile du futur peut s’ouvrir et laisser passer de l’information. La mémoire de l’Histoire, met en lumière les cycles qui se répètent dans les civilisations, les guerres, les gouvernances, les années maigres ou abondantes, les épidémies, les grandeurs et les faillites des nations, les conquêtes et leurs violences, les appétits démesurés des dirigeants…
La Roue de Médecine nous enseigne que le temps et l’espace sont circulaires. Quand nous comprenons le temps de cette manière , certains aspects du futur sont prévisibles: le jour finira par se lever, le printemps finira par revenir… Ce que je n’ai pas fini hier je le retrouverai devant moi demain. Que mes actes ont des conséquences dans le passé comme dans le futur car tous les temps sont présents…dans le Présent.

Voir loin devient simplement Voir. Savoir,pouvoir,devoir, revoir, prévoir, recevoir, décevoir, avoir…
Nous savons bien que certains comportements sont voués à l’échec. S’ils n’ont pas réussi plusieurs fois par le passé, quelle folie nous pousse a continuer à les utiliser ?
Pourquoi s’acharner quand cela ne fonctionne pas?
Pourquoi ne changeons-nous pas de stratégie?

Si ce que nous vivons aujourd’hui ne correspond pas (ou plus) à une vision du monde qui met au monde le meilleur de l’être humain, qu’est-ce qui fait que nous ne changions pas de chemin?
Parce que notre incohérence personnelle,familiale, tribale, culturelle, cultuelle,spirituelle, sociale ou mondiale nous fait croire que nous pouvons continuer à faire la même chose et qu’un jour le résultat sera différent…ou que notre sacrifice d’aujourd’hui est altruiste et justifié par les besoins du futur. Ce qui peut être vrai. Parce que nous avons peur de sortir de la masse et d’être marginalisé.e, ostracisé.e, banni.e. Parce que c’est effectivement beaucoup d’effort de penser par soi-même et de suivre son propre chemin quand celui-ci diffère ou s’oppose au commun.

Et nous restons enfermés dans un cauchemar où tout se répète encore et encore et parfois empire.

Celle-Qui-Voit-Loin nous montre le chemin, nous pousse à agir aujourd’hui pour un demain meilleur. Elle nous informe, dans la profondeur de notre ressenti, de nos entrailles, ou dans le souffle de notre âme: voici la route sur laquelle tu es engagée, voici où elle mène, voici les conséquences qui pourraient advenir. Est-ce bien ce que tu choisis, et re-choisis encore aujourd’hui? Il y a des chemins de traverse. Il y a des manières de marcher. Il y a des pauses de réflexion qu’il est bon de prendre pour se repérer. Courir vers son avenir sans regarder, dans un sentiment d’urgence ou de panique, peut nous écraser contre un arbre, un mur ou nous faire tomber dans un précipice…
Posez-vous souvent la question:
Ce que je fais en ce moment est-il dans mon meilleur intérêt?
Quel en est l’impact prévisible ? (suffit de regarder derrière pour en avoir une idée).
Est-ce que cela contribue à mon bien-être sans compromettre celui de l’autre?

Si je projette mon présent dans l’avenir,est-ce que cela me semble viable? Harmonieux? Joyeux? Juste? En équilibre avec la Nature?
Qu’est-ce-que cela pourrait donner dans 4 générations? Dans 7?

À nous de contempler les graines que nous mettons en terre. Nous en récolterons les fruits.

Voyons loin et ne nous laissons pas duper par les apparences.
Laissons à nos enfants une terre de plus en plus belle et en santé en sacrifiant aujourd’hui nos addictions, nos faux-besoins, nos désirs « incontentables », notre quête incessante de plus de confort qui finit par bouffer les ressources de la planète tout en nous rendant plus faibles humainement parlant. Forgeons notre caractère et souvenons-nous qu’il y a des vertus qui peuvent nous mener loin.

Voyons loin et ce qui est juste aujourd’hui émergera naturellement.
ho!

Crédit Photo: In My Imagination

Nouvelle lune de septembre

Bonsoir à toutes,

Avec notre nouvelle lune de septembre, nous changeons de vent…nous quittons le guerrier pour entrer dans le Nomade. Plus de détails: ici

Pleine lune d’Août

MOON 1Le 23 août 2021

Bonsoir à toutes et à tous. Nous sommes entré.es hier dans la pleine lune d’août, la troisième de ce cycle…Excusez mon retard, mais je suis en vacances et je n’étais pas proche d’un ordi hier…Celle-Qui-Pèse-La-Vérité nous rendra-t-elle visible ce qui était caché? Nous permettra-t-elle de démêler le vrai du faux? L’apparence du réel? En tout les cas, elle a du pain sur la planche!

Cliquez ici pour le texte complet. Merci à Carole Poirier pour les photos! (et je m’en vais de ce pas profiter de mes deux derniers jours de vacances…).

Celle-qui-pèse-la-vérité

22 août 2021

Nous voici dans la troisième lune de ce cycle:

Celle-Qui-Pèse-La-Vérité

Combien pèse la vérité? Est-elle plus légère ou plus lourde que le mensonge? Y-a-t-il une Vérité Unique et Universelle?
Comment pèse-t-on la vérité?
Nous pesons bien le pour et le contre, peut-être devrions-nous peser le vrai et le faux…il n’est pas toujours facile de discerner la vérité, de regarder les faits plutôt que ce que nous ressentons; de ne pas nous laisser entraîner par la rhétorique de l’autre; de ne pas se laisser emporter par « l’apparente » sincérité » d’une personne ou même d’arrêter de nous conter des histoires. Il est plus facile d’habiller ce qui ce trouve sous nos yeux avec les paillettes qui nous conviennent!

Une prophétie autochtone raconte que la fin du monde arrivera quand la vérité sera écrite sur le visage des gens et nous serons alors incapables de mentir…Nous serons des livres ouverts et nos moindres pensées seront au su et au vu de toutes et tous.
Imaginez un instant le monde politique…Ha!
Nous passons beaucoup de temps à nous cacher. Nous cacher de nous-mêmes, nous cacher derrière une façade, nous cacher dans un discours vide ou en conserve, nous cacher dans nos relations de peur d’être découvert.e…et vulnérable.
Et pourtant, à notre insu, nous crions qui nous sommes. Dans nos gestes et nos retenues; dans nos mots et nos silences; dans la posture de notre corps et l’expression de notre visage; dans nos prises de risques et nos hésitations.
Nous sommes déjà, toutes et chacun(e)s, un grand livre ouvert à qui sait et prend le temps de regarder.
Et l’idée même peut nous paraître effrayante…
Nous avons peur du jugement, ou de la comparaison. Avons-nous oublié que nous ne sommes pas si différent9e)s les uns, les unes des autres? Que nos afflictions sont humaines et donc semblables?
Nous avons peur d’être blessé(e)s comme par le passé; nous montrer tel(le)s que nous sommes (rappel: la somme est le résultat d’une addition): un ensemble formé d’expérience de vie de toutes sortes.

Imaginez pourtant un monde où nous n’avons plus rien à cacher, où nous devenons libres…un monde honnête où ma parole me représente et la parole de l’autre aussi. Un monde où la convention n’est plus ce qui importe le plus,et où les liens sont dénués de masques.

La troisième lune correspond à notre troisième année de vie. Quand nous commençons à être capable de mieux communiquer tout en restant très en contact avec le non-verbal de l’autre (et donc sa vérité)…
L’enfant ne juge pas. Il observe, il apprend. Il ne fait pas de comparaison (mais ça viendra…malheureusement). L’enfant sait d’instinct ce qui est bon pour elle. Elle perçoit les émotions de ceux qui l’entoure. L’enfant pardonne facilement, retourne jouer rapidement après une querelle et ne garde pas de rancoeur.
L’enfant sent bien quand on lui ment, quand on lui cache quelque chose, quand on lui raconte n’importe quoi pour ne pas répondre. L’enfant croit que l’adulte lui dit la vérité et cela devient difficile quand il-elle doit croire aux mots qui sont dit alors que son ressenti lui souffle autre chose. L’enfant qui se rend compte qu’on lui a menti se sent trahit…et commencera à se construire une façade pour se protéger.

Mentir nous entraîne dans une spirale infernale dont il devient difficile de sortir…

Retrouvons en nous le plaisir, la liberté et la force d’être ce que nous sommes sans nous cacher.
Soyons chaque jour plus impeccable avec notre parole.
Aiguisons nos sens à la recherche de la beauté qui nous conduit sur le chemin de la vérité.
Restons humble en nous-mêmes et face aux autres car nul ne peut prétendre détenir La Vérité.
Marchons, habillé(e)s de notre honnêteté, de notre dignité et de notre intégrité comme seul bouclier.
Ho!

crédit photo:Carole Poirier, 16 juillet 2019

Les Runes…Perthro

Les Runes sont les lettres de l’alphabet Nordiques. Elles ont été un peu reléguées au rang d’outil divinatoire, alors qu’elles sont bien plus riches que cela. Elles sont un chemin, une philosophie, un guide pour naviguer ce monde, ses épreuves, ses mystères, ses joies. Chaque Rune représente une partie de l’histoire de la Création…Nathalie Limauge, qui vient cet automne nous donner une formation sur Les Runes, nous offre ici une petite série d’article pour vous familiariser avec elles.  Bonne lecture!

20210813_113336Dans la philosophie nordique, une rune à elle seule représente les dés.
C’est la quatorzième, Perthro.
C’est une vision périphérique qui permet de changer son regard sur les choses.
En ce sens, c’est une rune de divination puisqu’elle permet une large perception des
choses.
C’est la levée du voile : nous pouvons commencer à explorer nos profondeurs.
C’est la rune du jeu avec le destin. Une ouverture sur ses lois cachées.
Quand cette rune se met à l’horizontal, c’est un chaudron. Comme tel, elle devient
une rune de transformations, celle de tous les changements de formes.
Une renaissance.
C’est la rune des accoucheuses de l’âme, celles qui vous reconnectent à la voie qui
est la nôtre et que l’on avait perdue de vue, dans cet oubli profond lors de la
descente dans la matière.
C’est la rune des sorcières, ces tisseuses du sort.
Les dés sont présents aussi dans la première lame du Tarot : ce lancer de dés un
peu particulier du Bateleur le conduit vers son destin, vers sa place dans le monde. Pouvons-nous relancer les dés de notre destin?

Nouvelle Lune D’août 2021

Bonjour à toutes et à tous,

Hier nous étions dans la nouvelle lune et notre vent a changé. Nous voici dans le vent du Guerrier…ça pourrait brasser un peu…voici le lien: https://wp.me/pIDR6-7H

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Les Runes…GEBO

Les Runes sont les lettres de l’alphabet Nordiques. Elles ont été un peu reléguées au rang d’outil divinatoire, alors qu’elles sont bien plus riches que cela. Elles sont un chemin, une philosophie, un guide pour naviguer ce monde, ses épreuves, ses mystères, ses joies. Chaque Rune représente une partie de l’histoire de la Création…Nathalie Limauge, qui vient cet automne nous donner une formation sur Les Runes, nous offre ici une petite série d’article pour vous familiariser avec elles.  Bonne lecture!

20210806_082919

GEBO

Dans la symbolique nordique chère à mon cœur, les cadeaux sont reliés à la rune Gebo. »Le talisman exprime notamment le cadeau de l’esprit de mes ancêtres.A savoir quelque chose qu’ils m’ont légué et dont je ne perçois pas encore toutes les richesses et son impact sur ma vie.Une sorte de droit de surprise. Dans l’alphabet runique, Gebo exprime la gratitude dans le don et la réception.

Donner et recevoir dans la philosophie nordique, c’est participer au sacré : donner une part de moi qui se voit honorée dans la réception et inversement. Le graphisme est une croix, qui nous donne le point d’équilibre pour être dans la justesse des choses.

En effet, le mot  » gratitude  » est inspiré des Grâces.

Celles-ci, compagnes d’Aphrodite, sont une personnification de la joie, du vivant, de ce feu premier qui composent l’être véritable. Manifester de la gratitude au porteur du don est finalement une reconnaissance de cette joie apportée, de la vie, de ce feu générateur de merveilles.

De cet extraordinaire au cœur de l’ordinaire. Les Grâces étaient en cela l’opposé des Érinyes, ces déesses qui elles, personnalisaient la vengeance et qui apparaissaient lors des déséquilibres engendrés par la frustration, la rancœur, l’envie, le manque de reconnaissance…

Recevoir un présent est le symbole de cet extraordinaire, de ce feu véritable qui nous est offert et qui trouve son origine dans le divin de celui qui donne. Après cela, je ne puis que donner à mon tour.  »

Texte tiré de : Légendes de Runes-Suites des Mémoires d’une Banshee, par Nathalie Limauge, aux Editions OpointzerO

Si vous êtes intéréssé.es, il reste de la place pour la formation sur les Runes en septembre 2021. Voir les détails : ici

Pleine lune d’août

Bonsoir à toutes et à tous. Nous voici dans la deuxième lune de ce cycle: Celle-Qui-Garde-La-Sagesse.

En ces temps troubles , la sagesse est précieuse et demande que l’on se donne le temps de réfléchir et d’agir sans précipitation…. voici le lien: https://wp.me/pIDR6-co

Celle-qui-garde-la-sagesse

le 13 août 2021

Nous voici dans notre deuxième lune de ce cycle.
La sagesse, le discernement, reconnaître ce qui est juste, ce qui est bon pour nous, ce qui ne l’est pas…
L’enfant sait d’instinct ces choses que nous devons réapprendre.
Faire confiance à notre intuition, cette petite voix en nous, (non pas celle qui juge et qui commente), qui sait hors de tout doute ce qui nous convient le mieux. C’est comme une certitude intérieure, une conviction profonde dont nous nous sommes séparé.es.
Laissez un.e enfant évoluer et il-elle essayera plein de nouvelles expériences pendant cette deuxième année de vie.
Elle a commencé à manger différents aliments, il explore son environnement; elle s’éloigne de sa maman un peu plus.
Le vocabulaire commence et la phase du « non » n’est plus très loin.
Le petit enfant recherche les sensations qui lui font plaisir et fait aussi, par le fait même l’apprentissage de la frustration…
Son instinct lui commande de s’éloigner de ce qui fait mal; mais pour le savoir il faudra bien mettre la main sur le feu!

Cette lune est donc l’occasion de retrouver cet instinct avec nos connaissances d’âge adulte. De retrouver ce respect naturel que nous avions pour notre personne et nos besoins. De nous éloigner de ce qui nous blesse ou n’est pas/plus dans notre meilleur intérêt.
Être sage, ou le devenir, implique de sortir d’un jugement arbitraire, d’une morale en conserve, et de s’attarder au conséquences de nos faits, gestes et paroles. C’est parfois s’abstenir d’agir ou de parler. C’est savoir quand intervenir. C’est de prendre le temps de réfléchir plutôt que de réagir trop rapidement. C’est être en congruence avec soi-même et développer notre sens de ce qui est juste.
C’est adopter une conduite honorable et cohérente. L’expression en anglais est ‘walk you talk’ qui veut dire agir selon notre parole. Que nos bottines suivent nos babines comme on dit au Québec!

Durant cette lune, reconnectez-vous avec votre sagesse intérieure, qui elle est en contacte avec la Sagesse Divine.

La gardienne de la Sagesse, Par Jamie Sams:

Ô Gardienne des anciens savoirs
Chuchote-moi ta Sagesse,
Que toujours je me souvienne
Du mystère de la vie,

Des Histoires des Grands-mères,
Des actes de bravoure, petits et grands,
De l’avancée de l’Être Fidèle
Qui répond à l’appel de la Mère,

Des cycles et des saisons
Qui marquent chaque changement,
De la renaissance de nos visions,
De l’esprit que nous avons sollicité.

Ici, c’est la vérité qui l’emporte
Dans la guerre qui demeure intérieure,
Amenant chaque être humain
À la célébration finale.

Ho!

Crédit photo Carole Poirier

Loge de lune

Bonjour à toutes! Il y aura une loge de lune (pour femme seulement), ce samedi 24 juillet 2021. Vous devez réserver votre place. Plus d’info ici: Loges de lune

Pleine Lune de Juin 2021

lune juin

celles qui parle avec ses relations, Photo de Carole Poirier

Bonjour à toutes et à tous, Nous commençons, avec cette pleine lune de juin, un nouveau cycle de 13 lunes, accompagné par le vent du Guérisseur encore pendant deux semaines…c’est un peu comme une nouvelle année, juste après le solstice d’été. Voici le lien vers la Lune: Celle-Qui-Parle-Avec-Ses-Relationshttps://wp.me/pIDR6-c4

Celle-qui-parle-avec-ses-relations

Celle qui parle avec ses relations

le 24 juin 2021 nous sommes entré.es dans un nouveau cycle de 13 lunes.
Pour changer par rapport à l’année passée, je vous offre ces treize lunes inspirées par les « 13 Mères Originelles » de Jamies Sams.

Celle-qui-parle-avec ses-relations

Nous sommes tous unis. Nous sommes toutes liées.( Pensez-y, la somme c’est bien le résultat d’une addition…)
Tout ce qui nous entoure fait partie de nos relations, de notre famille. C’est l’essence même de la Roue de Médecine.
Je ne suis pas séparé(e) de la rivière, du ciel, du ver de terre ou des étoiles. Cette impression de séparation est un leurre à la base de bien des conflits.
Comment pourrions-nous être séparé de l’eau que nous buvons ou de l’air que nous respirons? Comment arrivons-nous a croire que nous sommes séparées de la nourriture que nous mangeons?
C’est cette illusion de séparation qui permet la pollution, la destruction de l’environnement, ou la maltraitance des animaux de boucherie, la « domestication » des enfants, le non-respect de nos vieux, ou des gens « différents » (autre couleur, déficience, handicap etc.).

Celle-qui-parles-avec-ses-relations nous enseigne que nous sommes tous frères et soeurs et que nous nous devons le respect, la gratitude, la bienveillance, l’entraide les uns envers les autres. En ces temps troublés, où partout résonnent la guerre, le conflit, la famine, la peur de l’autre, elle nous montre notre inter-dépendance avec toute chose et notre responsabilité envers ce monde et envers les générations futures.
Nous devons retrouver cet équilibre et ouvrir notre coeur à toutes nos relations. Nous ne seront plus jamais seul! Nous pourrons rêver un meilleur Rêve pour notre planète.
Retrouvons les mots et les gestes de la gratitude et même de la révérence envers tout ce qui vit.
Chaque fois, posons-nous la question: il est vrai que je suis capable de creuser ce puits, de rouvrir cette mine (d’amiante!),d’utiliser cette nouvelle technologie…Est-ce que cela est la meilleure chose à faire en terme de conséquences sur moi, ma famille, ma tribu, ma société, l’environnement, la nature, les générations à venir, mes frères et soeurs humains et non-humains?
La terre est ma mère, dois-je vraiment lui ouvrir le ventre pour de l’argent? Comment puis-je assurer ma subsistance autrement?
Le ciel est mon père, dois-je vraiment lui cracher de la pollution au visage ?
La rivière est ma soeur, dois-je vraiment lui balancer mes poubelles pour que mes enfants les retrouvent en aval ? (ils devront les « avaler »)…
Les animaux et les plantes sont mes frères et mes soeurs, comment puis-je vivre dans le respect avec eux (même si je les mange…)?

Nos médias sont remplis de mauvaises nouvelles qui nourrissent notre sentiment de séparation et notre impuissance. Cela peut nous faire oublier combien la terre est belle, merveilleuse et combien la vie est un précieux privilège. Retrouver le sens de cette lune, de notre lien avec notre foyer, notre famille planétaire nous aidera à sortir de notre folie individuelle et collective. Savoir que nous sommes toutes et tous des relations, faire l’effort de se re-lier, et avoir de la considération pour le Vivant en nous et autour de nous, nous montrera notre prochain pas.

Je vous invite, durant ce mois, à vous promener et vous dire intérieurement quand vous rencontrer quelqu’un, ‘tiens voilà mon frère, ma soeur…’. Quand vous respirez, dites merci. Quand vous buvez et manger, faites un avec ce qui entre en vous. Quand vous expirez, imaginez que vous redonnez le meilleure de vous-même au monde.
ho!

Crédit Photo: Carole Poirier

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