Les chemins de la guérison

« Le jour où tu es né, est le jour où le Saint, béni soit-Il, a décidé que le monde ne pouvait pas continuer d’exister sans toi »

(Paroles attribuées à R. Nachman de Bréslév), cité par Georges Lahy dans son épistole 85

Toutes choses sont liées, disait le Grand Chef Seattle. Humain, animaux, forces de la Nature… Suivre les lois naturelles qui nous régissent, c’est (re)trouver notre juste place dans ce monde, dans nos relations à nous-mêmes et aux autres.  C’est se reconnecter avec la joie d’Être et recouvrer l’Esprit.

Et l’Esprit croît avec l’usage. Quand notre connexion corps-esprit est rétablie, la guérison est possible sur tous les plans: physique, émotionnel, mental et spirituel.

La Roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique qui nous permet de remonter à la Source. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:

Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Quel sens donner à ma vie, à mes épreuves?

Entrez voir…

 

illustratrice: Matsheshu : Aquarelliste et Designer chimérique

Copyright: Nadeije Athlan, tous droits réservés, 2020

Citation

La Nature, c’est dépassé…

Avertissement: si vous avez l’impression d’un éditorial; si vous sentez de l’indignation et peut-être même un fond de colère dans ce texte, vous avez probablement raison…

 

La vie. La Vie avec un grand V.

Elle a au moins 4 milliards d’année. Ça lui a pris tout ce temps pour tester des formes, évoluer vers de plus en plus de complexité et d’adaptabilité à toutes sortes de conditions. Elle sait se perpétuer, créer de nouvelles formes de vie, et laisser disparaître celles qui ne pouvaient plus continuer. Elle a développé des germes, des bactéries et des virus qui sont en relation avec tous les systèmes vivants. Ils nous soutiennent (on ne peut pas digérer sans nos bactéries), nous informent (oui, oui, nous interagissons avec notre environnement grâce à eux), et nous régulent (ça c’est moins drôle), nous forcent à nous adapter encore et encore. La Vie, La Nature, dans leurs grandes sagesses, équilibrent les proies et les prédateurs, l’environnement interne et externe, les plus aptes à vivre et ceux qui ne pourront pas suivre le mouvement. Il y a un dicton autochtone qui l’exprime à peu près ainsi: Le Grand Esprit, dans sa grande Sagesse, amène, pour chaque maladie une plante alliée et soeur pour nous guérir…l’équilibre est ainsi préservé.

Cette terre vivante à connu bien des extinctions et chaque retour de la vie est plus riche et plus complexe. Nous, les humains, sommes, à notre connaissance, la forme la plus complexe à ce jour de l’Évolution…et nous voilà! À peine 600,000 ans qu’on a le feu; quelques milliers d’années d’écriture, quelques siècles de bâtisseur.ses, découvreur.ses, colonialistes et envahisseur.ses; quelques siècles de sciences, de philosophies, de religions; quelques décennies de recherche dite moderne, incluant la découverte de notre ADN…roulement de tambour. Voilà les Apprentis Sorciers et Sorcières, tout excitées: on va vous jouer dans le Code. Vive la science et la médecine moderne! On a la Clé! On peut allez jouer dans votre génétique et c’est SANS DANGER…oui, oui. La Nature vous savez, c’est dépassé. On fait bien mieux  maintenant.

On peut vous triturer les gènes et bientôt on fera de vous ce que vous voulez…on vous bidouillera le code à chaque nouveau virus, car on fait bien mieux de nos jours que l’immunité de masse habituelle, celle qui sélectionne, qui forme, qui informe et qui, oui, fait mourir des gens. Bientôt on va vous vendre l’immortalité. Sans se poser les vrais questions; les questions difficiles et qui fâchent; les questions qui arrêteraient momentanément le progrès le temps qu’on pense aux conséquences; les questions sur la qualité de vie, sur notre juste place dans ce monde, sur l’équilibre; les questions sur à qui ça profite réellement, qui paye, qui sera exclut, qui sera exploité et quelles seront les conséquences sur les prochaines générations.

Et si on s’élève contre cette nouvelle religion c’est qu’on est rétrogrades, contre le progrès, attardé.es, complotistes, ignorants, inconscients, prêts à « tuer » les autres par nos comportements insouciants et irresponsables…comme si nous étions des bombes à retardement ambulantes. Parce que, individuellement, notre vie est ce qu’il y a de plus important…alors on oublie que nous sommes une famille, un clan, une tribu, une nation, une ville, un pays, une planète. Il n’y a pas que mon petit « je » qui compte.

Pendant ce temps, la terre a chaud, des espèces disparaissent, l’écologie est perturbée. On continue, en occident et ailleurs, la course mortelle du capitalisme sauvage. La qualité n’est plus au centre de nos préoccupations; nos frères et soeurs humains non plus, les animaux encore moins. Tant pis si notre confort au Nord implique la mort d’enfant dans des mines, la faim dans des pays entier, la destruction du poumon de la planète.

Trop courte vue; délire du « on trouvera bien une solution plus tard »; non respect de la Vie dans toute sa grandeur et son intelligence.

Je me souviens d’une bande dessinée de Franquin, dans ses « Idées Noires »: la terre a explosé en millions de morceaux qui éclatent dans l’espace…sur un petit morceau de terre un homme et sa femme devant un petit morceau de maison qui reste encore et le monsieur qui dit quelque chose comme « ne t’inquiètes pas ma chérie, ils vont sûrement trouver quelque chose »…

Il va nous falloir réapprendre à vivre et à mourir. À nourrir la qualité de la vie et des relations pour tous et non la quantité. Il va nous falloir réapprendre à avoir confiance en l’équilibre naturel et nous y « soumettre ». Car à vouloir croire que nous ferons mieux que la Nature, non seulement l’échec sera cuisant et douloureux (vous voulez combien d’histoires de médicament qui tournent mal, de manque de test, de malversations pour l’appât du gain, de l’imprévisibilité de nouvelles technologies ou molécules sur le long terme, et tant d’autres choses encore?), mais nous reviendrons au point de départ: La Nature est Maîtresse.

Ceux et celles qui croient vraiment pouvoir faire mieux qu’Elle, ont un sérieux problème de toute-puissance.

Ce sera en maîtrisant notre nature intérieure, en explorant tous les possibles de ces corps qui nous permettent la vie (et on a pas fini de découvrir tout ce que l’on est, en vérité, capable de faire avec nos corps!), en faisant confiance à la nature, en nous laissant aller dans la vie et dans sa finitude, en cultivant le meilleur en nous et dans toutes nos relations, que nous irons plus loin; mais pas plus loin que la Nature Elle-même, car nous sommes toutes et tous et tout lié.es.

Nouvelle Lune de Novembre

Petit coucou à toutes et à tous…nous sommes dans notre nouvelle lune et le vent de l’Initiateur est entré: https://wp.me/pIDR6-7H

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Où suis-je, D’où viens-je, Où vais-je?

Le 4 novembre 2020, vent du Nomade, Lune Je-Fais-Partie-d’un-Monde

 

Le vent du Nomade, dans cette lune de notre rapport au monde, nous pose ces grandes questions: Où suis-je? D’où viens-je? Où vais-je? En ces temps d’incertitude où certaines évidences ne sont plus possibles, nous avons besoin de la force et de la légèreté du Nomade.

Le Nomade nous parle de mouvement, de dynamisme, de changement, d’itinérance, de lâcher prise et surtout de sortir de nos habitudes, de nos encroûtements, de nos carcans pour retrouver la liberté de bouger, de penser, de choisir, d’oser. Le tout sur fond de ne pas se prendre trop au sérieux. Car il nous rappelle que TOUT a une fin et qu’il vaut mieux profiter du voyage plutôt que d’attendre à destination pour être heureux.ses…

Je crois que nous avons absolument besoin de sa sagesse en ce moment!

Où suis-je?

Vous pourriez me répondre ici et maintenant. Ce serait bien, en effet, si c’était le cas. La réalité c’est qu’il est assez difficile d’être ici et maintenant, présent.e. Il y a des parties de nous qui se promène dans d’autres lieux, dans d’autres temps, qui sont avec des personnes ou accrochées dans certaines situations (passées-présentes-futures). La plupart des gens n’habitent même plus entièrement leur propre corps et n’ont conscience que de ce qui est inconfortable en eux ou en elle. Nous prenons tranquillement l’habitude d’être ce que nous appelons nous-mêmes et ce nous-mêmes, imperceptiblement se rapetisse.

Nous nous perdons dans les demandes du quotidien, dans le stress ambiant, dans le narratif du moment, dans nos opinions et nos croyances, nos peurs et nos désirs.

Et sans essayer de définir Qui est ce Je, je ne sais pas toujours où Je suis.

Où suis-je dans mon corps? Mon coeur? Mon âme? Comment est-ce que j’habite cet espace corporel? Est-ce que je sais écouter mes besoins ? Est-ce que je sais encore respirer librement, pleinement , quand j’en ai besoin? Est-ce que je suis en train de lire ce billet tout en pensant à autre chose?

Chaque fois que j’arrive à me situer dans mon corps, dans l’espace qui m’entoure, dans le temps présent qui se déroule, quelque chose en moi se calme, se dépose et s’apaise.

D’où viens-je ?

« Mémoire et identité sont une seule et même chose…la mémoire c’est le Soi » A.E. Van Vogt

La mémoire est essentielle à notre construction identitaire. Elle nous rappelle d’où l’on vient  et qui nous croyons être; comme si nous n’étions que la somme de nos souvenirs, de notre interprétation de notre vécu et de nos expériences. Nous construisons sans cesse notre mémoire en fonction de ce que nous choisissons, consciemment ou non, de garder.

Alors, quand il s’agit de savoir d’où l’on vient, nous nous servons de bribes de mémoire comme des bribes d’un rêve. Et nous y croyons dur comme fer (ou bien dur comme « faire »?). Nous gardons une image statique de notre enfance, de notre famille d’origine, de nos épreuves, de nos ancêtres…alors que tout est mouvant, sans cesse renouveler par nos expériences présentes, par nos interprétations du moment, par nos prises de consciences, nos insights, et nos changements de regard.

Je viens donc d’où je me rappelle venir…je viens d’un passé que je reconstruit sans cesse, d’une généalogie que je connais à peine et qui pourtant m’accompagne en tous lieux et en tous temps.

Tant qu’à construire un narratif, tant qu’à raconter une histoire, tant qu’à se raconter des histoires, comment pourrions nous nourrir , dans ce qui nous vient du passer, ce qui est le plus honorable? Comment pourrions-nous, aujourd’hui, dans ce chemin-ci, avec nos moyens du bord, nous dresser dignement dans le souvenir de notre lignée, dans le respect de notre chemin parcouru, de nos épreuves traversées en agissant honorablement dans notre présent? En faisant des choix dont les fruits futurs seront nobles?

Si j’accepte que je suis la somme de milliers de personnes, de centaines d’époque, d’une sagesse et d’un savoir-vivre immense, cela ne redresse-t-il pas ma colonne?

Où vais-je?

aaahhh…on aimerait vraiment avoir la réponse à cette question là! Comme si savoir où l’on va, hors de tout doute, rassurerait notre anxiété naturelle face à l’avenir.

Dans la Roue de Médecine, le temps est vu comme circulaire, pas linéaire. Passé-présent-futur s’entremêlent, s’entrecroisent, s’interfèrent comme autant d’ondes sur un étang. Il y a donc un futur « absolu » et biens des futurs relatifs.

Il y aura un demain. Nous n’en ferons peut-être pas partie.

Nous allons tous mourir. Dans le Temps qui nous est imparti, pas forcément dans celui que nous voudrions. Il n’y a qu’une justice pour les mortels: aux dernières nouvelles tout le monde fini par y passer. Bons, méchants, jeunes ou vieux, en santé ou dans la maladie, en pleine forme ou grabataire, heureux/se ou pas, qu’importe. Nous ne sommes qu’une petite comète de lumière dans l’immensité.

Autant rendre le voyage agréable. Autant participer à l’humanité avec le coeur arrimé aux générations futures. Autant faire un beau jardin. Autant être dans la joie, la collaboration, la compassion, la patience, l’entraide. Autant s’entraimer.  Autant apprécier la route, puisque la destination reste la même pour toutes et tous. Autant marcher léger, voyager léger et ne pas creuser trop d’ornières qui risqueraient de coincer, dans  certains chemins, nos descendants. Autant se donner plus de liberté. Autant accepter tout ce qu’on ne peut pas contrôler (c’est , à dire vrai, à peu près Tout).

Et puisque le chemin informe la destination, aussi bien ne pas attendre d’être arriver quelque part pour se donner la permission de jouir de la vie, de nourrir nos liens, d’honorer notre relation à la Nature et à la Création.

Nous allons où nous pouvons. Et pourtant notre futur peut dépendre aussi de nos choix présents. En cas de doute, ce qui honore la vie aujourd’hui, devrait nous assurer un bon demain…collectivement et parfois individuellement aussi. Car notre destin singulier, même s’il nous intéresse grandement, est aussi intriqué dans notre destin collectif.

Un bon Nomade se déplace pour ne pas épuiser les ressources du lieu et du moment. Il est prêt à sacrifier son confort , sa « stabilité », au nom d’un plus grand équilibre et d’un meilleur partage des ressources. Notre désir de confort toujours plus grand, notre difficulté à accepter l’inconfort momentané au nom d’un confort plus partagé, est à la source des dérives de notre capitalisme sauvage, aveugle et voué à l’échec. Nous nous sommes bien enfoncé.es dans notre confort d’occidentaux, mais l’équilibre naturel est rompu et nous aurons bien besoin de notre Nomade pour apprendre à vivre autrement.

 

Crédit Photo: Carole Poirier, 6 ième lune, 31 octobre 2020

Lune bleue d’Halloween

Bonjour à toutes et à tous! C’est aujourd’hui Halloween et la pleine lune en même temps. C’est aussi notre deuxième pleine lune ce mois-ci, on l’appelle donc une lune bleue. Elle s’appelle: Je suis capable d’apprendre et d’agir. Pour agir nous avons besoin de connaissances, de savoirs, d’expériences. Mais voilà, nous agissons en fonction de l’information que nous avons. Si l’information est faussée, incomplète, déformée, voire mensongère, nos actes en seront affectés. Si nos émotions sont à l’avant-plan, nos actions seront plus impulsives et possiblement plus risquées ou plus dommageables. L’état d’urgence n’excite que notre instinct, notre partie animale concernée par notre survie immédiate. Notre capacité de discerner et de poser des actions justes nourrissent plutôt la Vie et nous permettent de poser des gestes plus conscients, plus humains, avec des visées sur le long terme et le plus grand bien. Ne nous laissons pas emporter par les flots ambiants. Prenons le temps de nous poser, de peser nos mots, d’éclaircir nos pensées, de regarder plus loin les conséquences des gestes que nous mettons en place. Pour lire sur cette lune:

https://wp.me/pIDR6-4U

La sixième lune: Je suis capable d’apprendre et d’agir

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Notre 6ième lune entre le 31 octobre 2020, c’est une lune bleue (2ième pleine lune dans le même mois).

C’est la lune de « je suis capable d’apprendre et d’agir ».

Nous sommes construit avec un cerveau capable d’apprendre de nouvelles notions.Nous pouvons apprendre des concepts même sans les appliquer dans le quotidien. C’est notre capacité d’apprentissage intellectuel, virtuel et imaginaire qui nous différencie le plus de nos frères et soeurs animaux.
Nous savons déjà faire beaucoup vers l’âge de 6-7ans. C’est l’âge de raison. Dans les sociétés anciennes, c’était l’âge où l’enfant garçon sortait du giron maternelle et rentrait dans le monde des chasseurs pour commencer cet apprentissage. C’était un premier passage entre la sécurité du nid maternelle et l’entrée dans le vaste monde.
Dans nos sociétés occidentales, c’est devenu le moment de rentrer à l’école. (passage qui, de nos jours, se fait de plus en plus tôt, nous privant d’apprentissages essentiels au profit d’un sur-développement de l’intellect).
Cette entrée à l’école est notre premier passage moderne. D’ailleurs, il est curieux de constater que l’on appelle cela la « rentrée » des classes…Ainsi, cela nous indique bien que malgré une apparence de première fois, c’est en fait une rentrée donc une deuxième entrée.
Car ce passage vers l’école se vivra pour l’enfant comme sa naissance. Sortir du ventre maternel pour découvrir le vaste monde=sortir du giron maternelle pour découvrir un monde plus vaste.
Si sa venue au monde s’est bien passée, l’entrée à l’école sera comme une découverte. Dans le cas contraire, cette rentrée sera une épreuve. Sans m’étendre sur le sujet, vous pouvez considérer tous vos passages comme une répétition de ce premier passage qu’est la naissance. Le fait d’en prendre conscience et de le libérer par un travail personnel rendra vos futurs passages plus aisés.
Le plus important serait d’entrer et de sortir de l’école convaincus que nous pouvons apprendre, nous savons comment apprendre, nous avons confiance en notre capacité d’apprentissage.
Que nous puissions aborder l’apprentissage comme un travail , certes, et aussi comme une croissance naturelle.
L’école parfois nous a aidé, parfois nous a nuit. En nous cantonnant à une certaine forme d’apprentissage et à un certain agenda parfois bien éloigné de nos besoins ou de notre curiosité naturelle, l’école a pu endommager notre propension naturelle à apprendre, comprendre , intégrer.
La vie sociale scolaire a pu être enrichissante, nous permettant des amitiés durables, des contacts intéressants, des modèles différents de ceux de nos parents, ce qui nous ouvre à la diversité. Le contact avec d’autres façons de faire, d’autres cultures, d’autres langues, peut nous montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Pour plusieurs, par contre, la vie sociale scolaire a été l’apprentissage de la comparaison,de la compétition,de l’exclusion, de la honte…

Comment s’est vécu votre scolarisation? Dans quoi avez-vous été soutenu(e)?Qu’avez vous appris? Qu’avez-vous acquis?
Comment cela vous a-t-il formé ? Informé? Déformé? Conformé?

Aujourd’hui, êtes vous à l’aise dans vos nouveaux apprentissage? Avez-vous du plaisir à découvrir de nouvelles choses? À essayer d’autres façons de faire?
Êtes-vous capable d’apprendre, comprendre et faire du sens avec ce qui vous entoure?
Avez-vous gardé votre curiosité d’enfant ? Une soif de nouvelles connaissances? Une joie de nouvelles découvertes?

Car seulement de notre compréhension du monde pourra jaillir notre capacité d’action juste. Agir plutôt que réagir, pro-action plutôt que réaction, parfois non-agir délibérément, consciemment.
Remettez vos modèles en question.
Essayez d’autres façons de faire.
Chercher d’autres résultats.
Quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre vie, faites autrement. Ne restez pas accroché à des moyens qui ne donnent pas les résultats souhaités.
Ouvrez vos connaissances, combattez votre ignorance, cherchez plus loin. Vos actions se rapprocheront donc au plus près ce qui sera juste, bon, efficace.
Pensez aux générations futures. Une action juste n’a pas de conséquences néfastes même dans un lointain futur…
Apprenez à regarder le fruit de votre action et de l’action des autres. Comment est ce fruit? Est-il beau? Est-il nourrissant? Quel genre d’avenir a-t-il?
Car une action ne peut être jugée que par ce qu’elle engendre. C’est pourquoi il est parfois difficile d’anticiper les conséquences qu’auront certaines actions avant d’avoir agit.
Il faut sortir de l’idée du bien et du mal, si cher à notre éducation, et projeter nos actions dans le futur.
Certaines sont évidentes: polluer la rivière qui nous abreuve c’est tuer l’avenir.
D’autres actions peuvent sembler « mauvaises » et pourtant engendrer du bon: le couteau qui perce les chairs devient bon si c’est pour enlever une masse malade…
D’autres encore ont l’air « bonnes » et se révèlent néfastes: le quinoa « équitable » a tellement fait grimper le prix en Bolivie que la population dont c’était l’aliment de base (très nourrissant) a dû se rabattre sur du riz importé (de moindre qualité) car elle ne peut plus se permettre d’acheter ce quinoa qu’elle produit pour l’exportation…

L’observation et le suivi de nos gestes, de nos actes, nous permettra de nous ajuster. Nous serons alors véritablement capable d’apprendre et d’agir. Notre Terre s’en portera beaucoup mieux!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du mois d’août 2016

Nouvelle lune d’octobre

Bonjour à toutes et à tous!

Nous voici dans notre nouvelle lune du mois d’octobre et avec elle, nous entrons notre nouveau vent: Le Nomade.

C’est le temps des migrations intérieures et extérieures…remettez du mouvement dans votre vie!

« Nous ne sommes pas troublés par les choses, mais par les opinions que nous en avons » Épictète

Pleine lune d’octobre: Je fais partie d’un monde

 

un coeur coloré

Bonjour à toutes et à tous,

 

Nous voici entrés dans notre 5ième lune: je fais partie d’un monde.

Justement, il va falloir nous poser la question: de quel monde exactement fais-je partie?

À quoi et à qui est-ce que je veux contribuer? Comment?

Face au tissu sociale qui se déchire de plus belle, à l’augmentation du stress individuel et collectif; face à un monde d’informations alarmantes et pas forcément justes; face à des politiques en faillite et un capitalisme sauvage et dévastateurs; face à un climat, une Nature et une écologie qui devraient bien plus attirer notre attention qu’une maladie, il nous faudra nous positionner pour l’humanité. Pas seulement pour notre petite personne; nos besoins personnels, nos ambitions individuelles. Nous devons, dès maintenant, nourrir le monde que nous voulons voir advenir. Si nous attendons après la « crise », quelle qu’elle soit (il y en aura toujours une autre derrière…), nous risquons de nous réveiller trop tard.

Lire sur cette lune: https://wp.me/pIDR6-ic

La cinquième lune: Je fais partie d’un monde


Jeudi 1er octobre 2020 , nous entrons dans notre 5ième lune, « Je Fais Partie d’un Monde »

5 ans. Nous nous ouvrons au monde et nous devenons des êtres sociaux. Nous sortons tranquillement du giron maternel, nous agrandissons notre territoire au-delà de la famille et nous sommes prêt(e)s à apprendre les règles qui régissent notre société. Cela peut nous sembler tard, nous qui mettons nos enfants en garderie bien avant qu’ils/elles aient 5 ans!

Pourtant, nos enfants ont besoin d’une assise personnelle et familiale avant d’être confrontés aux « différences ». La stabilité acquise à la maison, auprès des frères et soeurs, de la famille nucléaire et élargie, permet à l’enfant de se sentir solide et confiant(e). Bien que dès 4 ans il/elle puisse apprendre et respecter-en partie du moins- des « règles », de conduite, de jeux, de relations, ce n’est que vers 5 ans que sa maturité émotionnelle lui permet d’apprendre à gérer des conflits, des disputes, des règles nouvelles dans un environnement nouveau. Vers cet âge, l’enfant sort de la petite enfance.

Parce qu’elle a pu construire son identité , l’enfant est maintenant prête à laisser la place à l’autre. Elle peut écouter et apprendre de ses pairs; elle peut partager qui elle est; elle peut communiquer ses désirs et faire la différence entre un désir et un besoin.
Parce qu’il a pu recevoir un miroir adéquat, l’enfant est maintenant capable d’une certaine réflexion; il peut comprendre que l »autre » est comme lui-même; l’autre sent et ressent; l’autre lui est semblable et l’enfant peut donc commencer à se mettre à la place d’un autre. Ce sera essentiel au développement de son empathie.
La curiosité des enfants de cet âge est immense et le monde est à découvrir!

Le pouvoir des adultes de son entourage est encore grand et son entrée dans le monde se fait rarement sans heurt. Car maintenant que l’enfant a plus conscience de l’autre il/elle devient plus conscient(e) de soi et de l’image qu’il/elle projette.
C’est le moment où nous sommes comparés aux autres et, malheureusement, c’est rarement juste ou bienveillant. Si nous n’avons pas appris tout à fait les mêmes choses que nos camarades nous pouvons entrer en contact avec une nouvelle émotion: la honte. Ce sera notre première confrontation avec les différences. Différences culturelles, cultuelles, éducationnelles, sociales.
Nous voulons nous sentir accepté(e)s dans cette société qui sera le tissu de notre vie future. Nous avons besoin de sentir que nous y avons notre place. Comme le lionceau qui fait le tour de sa troupe, le jeune singe qui va rencontrer les autres mâles et femelles du groupe, le poussin qui s’éloigne de sa mère pour explorer le monde; nous sommes désireux.ses d’être accepté.es et craintif.ves du rejet. La tribu c’est notre survie et, de tout temps, le rejet et l’exil était la pire punition que l’on pouvait infliger à un être.
Être humilié(e), tourné(e) en ridicule, pointé(e) du doigt est une blessure profonde à cet âge. Blessure que nous transporterons dans nos relations sociales ensuite sous formes de mésadaptations, de difficulté en entrer en contact, à se faire des ami(e)s, à les garder; à suivre des règles de conduite; à s’intégrer dans un groupe de travail par exemple.

C’est vers cet âge que nous apprenons à mentir et que nous commençons à comprendre que nous pouvons dissimuler des choses à nos parents; qu’il est possible que nos parents ne soient pas des Dieux tout-puissants et omniscients. Ils ne savent pas ce qui s’est passé à l’extérieur de la maison si nous ne le racontons pas. Ils peuvent parfois deviner qu’il s’est passé quelque chose mais pas toujours.
Ainsi l’enfant peut garder par devers lui/elle, ses pensées et ses actes. L’enfant commencera alors ses premières armes de « manipulation »: le charme, la bouderie, le rejet, la colère, la dissimulation ou le mensonge pour obtenir ce qu’il/elle veux.(Il ne faudrait pas que cela fonctionne trop bien…car ces méthodes pourraient s’installer profondément…).

L’enfant apprend aussi qu’on peut ne pas le croire quand il raconte quelque chose, ce qui est aussi un choc. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas croire ce qu’il/elle sait être vrai. Cela va affecter sa façon de faire et de se faire confiance. Si je peux mentir, si je peux être cru.e quand je ment, ou ne pas être cru.e quand je dis la vérité; si l’autre peut mentir sans que je le sache; Que Croire? Qui Croire? En quoi, en qui, puis-je continuer à faire confiance?
Il est désastreux pour l’enfant de cet âge que les adultes lui mentent. Les adultes devraient « nommer la réalité » plutôt que de mentir. Par exemple, il vaut mieux dire à l’enfant « je pleure car il m’arrive à moi-aussi d’avoir de la peine, mais ne t’inquiètes pas » ou « oui, tu entends que ton papa et moi sommes fâchés/avons des difficultés/parlons fort mais c’est une conversation entre adulte et nous trouverons une solution » ou « oui, je vis des inquiétudes mais ce sont des inquiétude de grandes personnes et tu n’as pas en t’en préoccuper » ou « je ne veux pas répondre à cette question maintenant car je considère que tu es un peu jeune encore pour la réponse/ou bien, c’est intime, personnelle ou pour les grands ». Car lui mentir ou dire des bêtises sous prétexte que c’est un enfant le rendra confus et méfiant et il/elle vivra un choc plus grand d’apprendre la vérité plus tard que d’avoir une vérité à sa hauteur d’enfant.

Je me souviens d’un client qui me racontais que quand son fils lui a demandé ce qu’il buvait ce matin là, il lui a répondu: « quelque chose de « yucky » » c’est à dire « dégueu ». Il buvait du café et ne voulais pas avoir à dire à son fils qu’il ne pouvait pas en boire; il a préféré un raccourcit. Je lui ai demandé s’il avait pensé à l’impact que cela pouvait avoir sur son fils et comment son image de père s’en trouverait affecté. Mon père boit des choses « dégueu »? Pourquoi? Est-ce que je vais avoir à boire des choses « dégueu » moi aussi? Est-ce que tous les adultes boivent des choses « dégueu »?
Il eut été plus simple et plus juste de répondre « ça s’appelle du café et c’est une boisson pour les adultes; quand tu sera plus grand je t’y ferai goûter ».

Même en termes de croyances nous pouvons permettre à nos enfants de se faire une opinion. Nous pouvons dire, j’ai la croyance qu’après la mort une partie de nous va au paradis/se réincarne/retourne dans la nature etc…Dans d’autres familles/cultures/religions il y a d’autres croyances.

Une lune importante que cette 5ième; lune des relations; lune de la socialisation; lune de l’appartenance au groupe…
Un beau terrain de jeu pour ce mois-ci! Surtout quand on regarde ce qui arrive à notre société en ce moment même. Le tissu social, déjà fragile, s’en trouve encore plus ténu. Le stress individuel augmente et le civisme est mis à dure épreuve. Il nous faudra, individuellement et collectivement, oeuvrer vers une meilleure société.

Crédit Photo: Merci à Carole Poirier pour les photos

Nouvelle lune, Septembre 2020

Bonjour à toutes et à tous,

 

Sentez-vous cette fraîcheur nordique qui se pointe le bout du nez? Nous entrons aujourd’hui dans le vent du Guérisseur. Nous ne l’avions pas vu depuis un moment. Il est temps de mettre notre bien-être au centre et rentrer en nous, loin du bruit, de la fureur, de la folie, des histoires ambiantes qui attisent le stress et notre sentiment d’impuissance…

Voici le lien à suivre: https://wp.me/pIDR6-7H

La guérison…une histoire comme les autres

 » Our culture and its stories largely determine the manner in which we experience the worls and our place within it.(…)Our body and mind- which are so interrelated that I consider then together as bodymind– are deeply affected by the myth we accept without question. When our bodymind experiences a new situation or challenge, it resorts to the most familiar story about the situation- the story depicting what we expect will happen. Then we match our experience tou our expectations. it does not matter if the story is true; our bodymind responds from the place of a deep cultural hallucination,which for most of us means deep sleep.  »

Donald M. Epstein

Healing myth, Healing magic (italiques dans le texte)

 

traduction libre: Notre culture et ses histoires sont ce qui largement déterminent comment nous interprétons ce monde et notre place dans celui-ci. (…). Notre corps et notre mental- qui sont si interreliés que je les considère ensemble comme corpsmental- sont profondément influencés par le mythe que nous acceptons sans critique. Quand notre corpsmental fait l’expérience d’une situation nouvelle ou d’un défi, il se rabat sur l’histoire la plus familière qu’il connaît à ce propos- l’histoire qui décrit ce que nous nous attendons à voir advenir. Il importe peu que l’histoire soit vraie; notre corpsmental réponds à partir d’un lieu d’hallucination culturelle, qui, pour la plupart d’entre nous, est une forme de sommeil profond ».

Quantité ou Qualité de vie?

« Il est tragique que la métamorphose post-humaine ait commencé sous la poussée aveugle du triple moteur scientifique/technique/économique qui propulse le vaisseau spatial Terre, alors que la métamorphose éthique/culturelle/sociale, de plus en plus indispensable à cette métamorphose, demeure encore dans les limbes. Pire encore : la régression éthique, psychologique, affective accompagne la progression scientifique, technique, économique. »

Ils (les promoteurs du transhumanisme) ignorent, dans leur obsession quantitative de vie augmentée, le besoin primordial de qualité de vie.

Ils ignorent l’aspiration à un autre type de civilisation qui émerge un peu partout dans le monde, dans la résistance à l’hégémonie du calcul, du profit, de l’égoïsme, de l’anonymat, et qui est animée par les besoins d’épanouissement, de partage, d’amour, de vie poétique.  »

Edgar Morin: Connaissance, ignorance, mystère (fayard,2017)(c’est moi qui souligne)

Petit ajout personnel: la même question est présente pour moi en ce qui concerne la qualité de la mort. À trop vouloir repousser l’échéance, (ou la précipiter au nom de la non-souffrance ou de la dignité),  trop vouloir éviter de penser  notre fin ultime, nous acceptons d’ériger des systèmes qui nous en éloignent tellement que nous la craignons encore plus. Nous n’avons plus de « mort naturelle ». Mourir entouré.e, accompagné.e , choyé.e au mieux, n’est-il pas préférable ? Une partie importante des religions et traditions spirituelles est l’accompagnement ritualisé de ce passage ultime. Notre société « scientifique » est, à mon sens, en perte de la réelle dignité de la vie et de la mort.

Sur la tapisserie du Silence


Brouhaha, tumulte, Tohu Bohu, stress, contraction, densité, souffrance, incertitude…Auriez-vous besoin d’espace?

Si vos pensées, vos journées, vos émotions, votre corps, votre environnement, vos relations ressemblent à ce dessin d’un petit garçon de 3 ans, c’est que la réponse est oui.

Nous nous concentrons trop souvent sur la matière; matière visible, matière concrète et solide, matière dense qui occupe facilement nos sens.
Pourtant, il y a plus d’espace vide que de plein, même dans la matière physique.

Ce qui nous permet de voir quelque chose, c’est l’espace autour et entre. Ce qui nous permet de distinguer les différences c’est le vide qui l’accompagne. Si, sur une toile, toutes les couleurs et les traits sont mélangés l’un sur l’autre, il n’y a plus rien à voir. Ce qui nous permet de regarder c’est tout ce qui sépare: l’écart entre les feuilles des arbres, la distance entre les troncs, la profondeur du champs et de nos trois dimensions.
En kabbale on apprend à méditer non plus sur les lettres écrites, mais bien sur l’espace blanc entre elles qui les rend visible.
C’est là que s’ouvre réellement nos sens.Que nous retrouvons une décontraction, une plus grande liberté, une étendue en nous qui nous permet de retrouver notre souffle, puissant et profond.

Dans cet ère des masques obligatoires, notre espace se rapetisse, notre respiration s’amoindrit, et le reste de notre être se contracte. Ce confinement nous fait perdre la sensation immédiate d’avoir de la place autour de nous; d’avoir cette bulle de rien autour de nous dans laquelle nous pouvons puiser notre air et agrandir notre aire. Ne vous laissez pas enfermer intérieurement alors que l’on exige de vous de vous enfermer extérieurement. Reprenez de la place; votre place, matérielle physique (l’espace que vous occupez avec votre corps) et aussi votre espace énergétique: ce rien autour de vous qui est encore « vous ».
Un exercice simple est de commencer à mettre votre présence et celle de vos sens sur le rien autour des choses et des gens. Changer votre focus et regardez le vide; cherchez-le; trouvez l’entre, l’interstice, la tache de lumière au milieu des feuilles, l’intervalle entre les gouttes de pluies.

Il en va de même pour nos sensations physiques, mentales ou émotionnelles. Ce qui nous permet de ressentir, c’est le fait que toutes nos sensations n’arrivent pas en même temps; même nos douleurs « chroniques » changent d’intensité, nos émotions font des vagues, les lieux qui s’expriment en nous se diversifient. Parce qu’il y a ce temps, même infime, entre les sensations, entre nos pensées, nous pouvons naviguer ces flots, vagues, après vagues. Quand nous commençons à nous concentrer plutôt sur cette distance entre nos pensées, nos sensations, nos émotions, nous entrons dans un champs de conscience tout à fait différent. Nous pouvons redevenir vaste. Alors notre être se décontracte et se déploie.
Un exercice simple est de concentrer votre écoute sur les endroits de votre corps qui ne vous envoient aucune sensation; de visualiser le creux vide entre vos doigts, entre vos bras et votre corps, celui qui est juste derrière vos oreilles…Cherchez l’espace entre vos pensées, la fraction de seconde de silence, et mettez-y votre attention. Quand les émotions semblent vous submerger, trouvez la faille, le moment entre les vagues où vous pourriez reprendre votre souffle. Imaginez la toile vierge de votre corps sur laquelle se dépose toute sensation…le parfum d’une fleur qui se dépose sur un air sans odeur, pour vous permettre de le capter…ouvrez-vous à la subtilité des sens, à ce qui se cache sous la matière.

Vous aurez compris que le son aussi n’est audible que grâce au silence sur lequel il est déposé.
Oui, il y a un espace entre les sons, un intervalle entre les notes, une distance entre toutes les manifestations sonores qui nous permet d’entendre, sans quoi nous ne pourrions rien distinguer.
Imaginez, cherchez, trouvez, la tapisserie du Silence sur laquelle se déposent les sons de votre vie…il y a là, la réminiscence du Silence premier et ultime, du Souffle originel. Celui qui vous rappelle que vous êtes plus qu’il n’y paraît; que la vie est plus que ce que vous en voyez; qu’il y a plus de place dans ce Mystère que ce que nous en sommes capables de connaître. Redressez vos épaules et inspirez longuement et souvent ce vide salvateur qu’est l’air autour de vous. Sans Lui, il n’est pas possible de vivre.

Alors vous vous sentirez spacieux.se; vaste;rasséréné.e; paisible; étendu.e voire infini.e …Le Lieu de l’Être sans contrainte, où l’incertitude est confortable, parce que vous vous habitez totalement et faites un.e avec la Vie.
C’est là que votre âme murmure votre prochain pas, votre juste posture, votre moyen d’action dans ce monde.

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