Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Celle-qui-pèse-la-vérité

3 mai 1015


La terre se réveille doucement de son sommeil. Les oies sont de retour et de nouveaux chants d’oiseaux colorent nos matins.
Nous voici dans la troisième lune de ce cycle:

Celle-Qui-Pèse-La-Vérité

Combien pèse la vérité? Est-elle plus légère ou plus lourde que le mensonge? Y-a-t-il une Vérité Unique et Universelle?
Comment pèse-t-on la vérité?
Nous pesons bien le pour et le contre, peut-être devrions-nous peser le vrai et le faux…

Une prophétie autochtone raconte que la fin du monde arrivera quand la vérité sera écrite sur le visage des gens et nous serons alors incapables de mentir…Nous serons des livres ouverts et nos moindres pensées seront au su et au vu de toutes et tous.
Imaginez un instant le monde politique…Ha!
Nous passons beaucoup de temps à nous cacher. Nous cacher de nous-mêmes, nous cacher derrière une façade, nous cacher dans un discours vide ou en conserve, nous cacher dans nos relations de peur d’être découvert…et vulnérable.
Et pourtant, à notre insu, nous crions qui nous sommes. Dans nos gestes et nos retenus; dans nos mots et nos silences; dans la posture de notre corps et l’expression de notre visage; dans nos prises de risques et nos hésitations.
Nous sommes déjà, toutes et chacun(e)s, un grand livre ouvert à qui sait et prend le temps de regarder.
Et l’idée même peut nous paraître effrayante…
Nous avons peur du jugement, ou de la comparaison. Avons-nous oublié que nous ne sommes pas si différent9e)s les uns, les unes des autres? Que nos afflictions sont humaines et donc semblables?
Nous avons peur d’être blessé(e)s comme par le passé; nous montrer tel(le)s que nous sommes (rappel: la somme est le résultat d’une addition): un ensemble formé d’expérience de vie de toutes sortes.

Imaginez pourtant un monde où nous n’avons plus rien à cacher, où nous devenons libres…un monde honnête où ma parole me représente et la parole de l’autre aussi. Un monde où la convention n’est plus ce qui importe le plus,et où les liens sont dénués de masques.

La troisième lune correspond à notre troisième année de vie. Quand nous commençons à être capable de mieux communiquer tout en restant très en contact avec le non-verbal de l’autre (et donc sa vérité)…
L’enfant ne juge pas. Il observe, il apprend. Il ne fait pas de comparaison (mais ça viendra…malheureusement). L’enfant sait d’instinct ce qui est bon pour elle. Elle perçoit les émotions de ceux qui l’entoure. L’enfant pardonne facilement, retourne jouer rapidement après une querelle et ne garde pas de rancoeur.
L’enfant sent bien quand on lui ment, quand on lui cache quelque chose, quand on lui raconte n’importe quoi pour ne pas répondre. L’enfant croit que l’adulte lui dit la vérité et cela devient difficile quand il-elle doit croire aux mots qui sont dit alors que son ressenti lui souffle autre chose. L’enfant qui se rend compte qu’on lui a menti se sent trahit…et commencera à se construire une façade pour se protéger.

Mentir nous entraîne dans une spirale infernale dont il devient difficile de sortir…

Retrouvons en nous le plaisir, la liberté et la force d’être ce que nous sommes sans nous cacher.
Soyons chaque jour plus impeccable avec notre parole.
Aiguisons nos sens à la recherche de la beauté qui nous conduit sur le chemin de la vérité.
Restons humble en nous-mêmes et face aux autres car nul ne peut prétendre détenir La Vérité.
Marchons, habillé(e)s de notre honnêteté, de notre dignité et de notre intégrité comme seul bouclier.
Ho!

crédit photo: Metsuke iLife

Celle-qui-garde-la-sagesse

lune et arbrele 24 février 2013

Nous voici dans notre deuxième lune de ce cycle.
La sagesse, le discernement, reconnaître ce qui est juste, ce qui est bon pour nous, ce qui n’est pas bon pour nous…
L’enfant sait d’instinct ces choses que nous devons réapprendre.
Faire confiance à notre intuition, cette petite voix en nous (non pas celle qui juge et qui commente) qui sait hors de tout doute ce qui nous convient le mieux. C’est comme une certitude intérieure, une conviction profonde dont nous nous sommes séparés.
Laissez un enfant évoluer et il essayera plein de nouvelles expériences pendant cette deuxième année de vie.
Il a commencé à manger différents aliments, il explore son environnement; elle s’éloigne de sa maman un peu plus.
Le vocabulaire commence et la phase du « non » n’est plus très loin.
Le petit enfant recherche les sensations qui lui font plaisir et fait aussi, par le fait même l’apprentissage de la frustration…

Cette lune est donc l’occasion de retrouver cet instinct avec nos connaissances d’âge adulte. De retrouver ce respect naturel que nous avions pour notre personne et nos besoins. De nous éloigner de ce qui nous fait du mal ou n’est pas dans notre meilleur intérêt.
Être sage, ou le devenir, implique de sortir d’un jugement arbitraire, d’une morale en conserve, et de s’attarder au conséquences de nos faits, gestes et paroles. C’est parfois s’abstenir d’agir ou de parler. C’est savoir quand intervenir. C’est de prendre le temps de réfléchir plutôt que de réagir trop rapidement.
C’est adopter une conduite honorable et cohérente. L’expression en anglais est ‘walk you talk’ qui veut dire agir selon notre parole.

Durant cette lune, reconnectez-vous avec votre sagesse intérieure, qui elle est en contacte avec la Sagesse Divine.

La gardienne de la Sagesse, Par Jamie Sams:

Ô Gardienne des anciens savoirs
Chuchote-moi ta Sagesse,
Que toujours je me souvienne
Du mystère de la vie,

Des Histoires des Grands-mères,
Des actes de bravoure, petits et grands,
De l’avancée de l’Être Fidèle
Qui répond à l’appel de la Mère,

Des cycles et des saisons
Qui marquent chaque changement,
De la renaissance de nos visions,
De l’esprit que nous avons sollicité.

Ici, c’est la vérité qui l’emporte
Dans la guerre qui demeure intérieure,
Amenant chaque être humain
À la célébration finale.

Ho!

Crédit photo Carole Poirier

Celle-qui-parle-avec-ses-relations

1ère luneLe 5 mars 2015, nous sommes entrés dans un nouveau cycle de 13 lunes.
Pour changer de regard par rapport à l’année passée, je vous offre un regard traditionnel sur les lunes cette année.

Lune 1:

Celle-qui-parle-avec ses-relations

Nous sommes tous unis. Nous sommes toutes liées.( Pensez-y, la somme c’est bien le résultat d’une addition…)
Tout ce qui nous entoure fait partie de nos relations, de notre famille. C’est l’essence même de la Roue de Médecine.
Je ne suis pas séparé(e) de la rivière, du ciel, du ver de terre ou des étoiles. Cette impression de séparation est un leurre à la base de bien des conflits.
Comment pourrions-nous être séparé de l’eau que nous buvons ou de l’air que nous respirons? Comment arrivons-nous a croire que nous sommes séparées de la nourriture que nous mangeons?
C’est cette illusion de séparation qui permet la pollution, la destruction de l’environnement, ou la maltraitance des animaux de boucherie, la « domestication » des enfants, le non-respect de nos vieux, ou des gens « différents » (autre couleur, déficience, handicap etc.).

Celle-qui-parles-avec-ses-relations nous enseigne que nous sommes tous frères et soeurs et que nous nous devons le respect, la gratitude, la bienveillance, l’entraide les uns envers les autres.
Elle nous montre notre inter-dépendance avec toute chose et notre responsabilité envers ce monde et envers les générations futures.
Nous devons retrouver cet équilibre et ouvrir notre coeur à toutes nos relations. Nous ne seront plus jamais seul! Nous pourrons rêver un meilleur Rêve pour notre planète.
Retrouvons les mots et les gestes de la gratitude et même de la révérence envers tout ce qui vit.
Chaque fois, posons-nous la question: il est vrai que je suis capable de creuser ce puits, de rouvrir cette mine (d’amiante!),d’utiliser cette nouvelle technologie…Est-ce que cela est la meilleure chose à faire en terme de conséquences sur moi, ma famille, ma tribu, ma société, l’environnement, la nature, les générations à venir, mes frères et soeurs humains et non-humains?
La terre est ma mère, dois-je vraiment lui ouvrir le ventre pour de l’argent? Comment puis-je assurer ma subsistance autrement?
Le ciel est mon père, dois-je vraiment lui cracher de la pollution au visage ?
La rivière est ma soeur, dois-je vraiment lui balancer mes poubelles pour que mes enfants les retrouvent en aval ? (ils devront les « avaler »)…
Les animaux et les plantes sont mes frères et mes soeurs, comment puis-je vivre dans le respect avec eux (même si je les mange…)?

Je vous invite, durant ce mois, à vous promener et vous dire intérieurement quand vous rencontrer quelqu’un, ‘tiens voilà mon frère, ma soeur…’. Quand vous respirer, dire merci. Quand vous buvez et manger faite un avec ce qui entre en vous. Quand vous expirer, imaginer que vous redonnez le meilleure de vous-même au monde.
ho!

Crédit Photo: Carole Poirier

Un McSpirit SVP

Imaginez un sculpteur devant son bloc de pierre,d’albâtre, de bois ou d’argile.

Il a son ciseau à la main et s’apprête à faire une pièce unique. Il n’est pas une machine. Toutes ses pièces sont uniques.

La pierre souffre-t-elle d’avoir été séparée de sa matrice?
L’albâtre regrette-elle sa falaise?
Le bois est-il nostalgique du tronc dont il est issu?
L’argile se sent-elle isolée loin de ses soeurs?

Souvent, je m’imagine que oui, sûrement, le matériau connaît sa source. Sa transformation ne se fera pas sans heurt, mais que pouvons-nous vraiment contre les forces qui nous façonnent? Connaissons-nous vraiment le but de tous ces coups, entailles et polissages?
Savons-nous faire confiance aux puissances qui nous forment?

D’abord il y aura un dégrossissage, au ciseau, au marteau, à la main.
Le sculpteur sculpte. Chaque morceau détaché, façonné le rapproche de sa vision.
La sculpteuse sculpte.
Viens un moment où l’on ne sait plus qui sculpte qui. Est-ce l’artiste qui se rapproche de son but ou est-elle inspirée par la pierre?
Car la pierre sculpte son artiste aussi. Elle murmure et guide, comme un vent frais: « je crois que je ressemble à ça »…
C’est une danse entre la Créatrice et sa créature, entre son Créateur et sa création.

Je vois tant de gens aller au fast-food de la spiritualité demander: un McSpirit SVP.
Il sont impatients et se retrouvent avec ce qu’ils/elles ont commandé: quelque chose de fade, peu nutritif, fait à la chaîne…qui mène à l’indigestion et aux boutons…
Pendant qu’ils/elles se tapent un surpoids de pensées remâchées, de croyances congelées, d’additifs pseudo-savoureux et de recettes usées, ils en oublient que le Créateur et la Créatrice sont à l’oeuvre.
Alors que nous construisons un sandwiche en moins de trois minutes, un jouet à la chaine en 5 minutes, un vêtement en moins d’une heure, un hôpital en deux ans ou une tour en trois ans…

Les Mains Divines, elles, savent bien que la vertu maîtresse est la patience; que chaque trait unique qui nous compose requiert du temps; que chaque étape ne peut-être précipitée qu’au risque de tout briser.
Pratiquez la patience.
Ayez confiance en Ses Mains, laissez-vous aller en Son Mouvement.
Laissez vous bercer par le chant du ciseau, le frottement du papier de verre, la caresse du Souffle qui écarte les copeaux et la poussière.
Entendez-vous le doux murmure de la Création qui chantonne en travaillant?
Pratiquez le silence.
Vous êtes une pièce unique.
Vous ne serez achevé(e) qu’à la fin de votre vie.

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

Healing is no miracle

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These article were first published in French. Here is the english version. The translation is mine, so please forgive my errors in grammar, vocabulary or unclear meaning…I will improve with time!

I am sharing with you a series of 3 articles concerning disease, health and recovery. I’m increasingly distressed about the fact that, though modern medicine seems to claim it knows everything, people die more of cancer today then they did in the 1950’s…
There are a few assumptions I want to shatter and it’s not about treatment, intervention or the pharmaceutical companies,though there would be a lot to tell. It’s more in a matter of philosophy, ingrained belief, or statements that are contrary to healing, contrary to treating humans with dignity, contrary to basic biological function,contrary to basic psychology,contrary even to the idea that we are connected to our bodies and that our bodies are a reflection of our innermost self. Even though it may not please us to be reminded that our body IS us, I cannot agree with the mechanistic approach of modern medicine. This medicine treats the body as if it were a vehicle without a driver. Change the oil, replace the tire, take the engine light off if we can’t find what’s wrong,repair the transmission, take out a few « useless » parts (who needs an appendix anyway?), and when all else fails condemning the vehicle and hoping to recuperate some scrap part for others. Never ask yourself how the driver drives, never ask the driver what’s going on in his or her life, lest we connect with emotional hurt, distressing circumstances,stressful or violent environment, poisonous food or environmental contamination, destructive relationships, trauma…
Because on top of everything else, according to the medical community, there’s is no salvation outside modern occidental medicine. No plant taking, no alternative medical option,no therapy, no prayer, no changes of lifestyle that can heal you.

These article are in three parts:
-Disease should not be fought
-Healing is no miracle
-Death is not a failure

Disease should not be fought

In my reflexion on sickness, health and recovery, I find it necessary to reassess a few commonly accepted beliefs and biases where modern medicine (and the environment?) has become the new religion and is straying from both science and art. (In case you didn’t know, medicine is an art, not a science…it is the art of applying modern science and research to the healing of patients).
It seems we have forgotten that Life remains a mystery and people do heal from incurable diseases, death sentences, or terminal phases.
I am strongly against a recent tendency where modern medicine quickly and irrevocably condemns patients when we, in truth and humility, don’t really know everything (or even much) about healing mechanisms.
Diseases should not be fought!

Listen around you: « he lost his fight against cancer » « together we can fight multiple sclerosis » « she was a fighter till the end » « you’ll have to fight this one to live ».
The dice are now thrown with their venom. Disease is a fight, a mortal combat, a deathly engagement and the strongest will win. And we do have our ammunitions in terms of medication,treatments, interventions to « kill the enemy ». And it is a formidable opponent: vicious, invasive,sneaky, a shape shifter that can even turn your own immune system against you.
Here we are in the arena with our boxing gear against our sickness who wants us dead.
Our stress rises which each passing round; our hope diminishes with each new symptom that appears.
Disease becomes impersonated as an evil entity that is like a parasite, that feeds on us and is just waiting for the opportunity to get us for good.
A real nightmare,isn’t it? But even worse, it is sheer madness!
It is very hard to heal under those conditions.

No matter what is the cause or origin of any sickness, how can we thing of healing in the mist of a war?
Is war a sane model to follow? Too many Hollywood flicks, if you ask me!
Being in a stressful mode, we know, diminishes our immune response, weakens our system, prevents us from sleeping well (sleeping being an essential component to healing), lowers or inhibits our cognitive processes, and so on.
Fighting keeps me alert, ready to fight or flee. Just imagine you had a broken leg and then you have to walk for a couple of miles…do you really think that would promote healing?
Though this is what you are told. Fight disease.
So, whatever sickness is upon you, whatever dis-ease, it becomes essential for you to, first and foremost, regain your inner calm. Refuse to fight your own body; make a lot of space for rest and tranquility in your life.
Remember your body wants to live at least as much as you do; maybe even more. Your body cannot hope for an afterlife of anykind.
Remember that sickness is often the body’s way of trying to regain balance.
Remember that a cancerous cell is still your cell. This sick cell, doesn’t come from somewhere else. It is a part of you and it represents what is happening in you. And this sick cell obeys the law of biology and responds to orders given by the brain.
Listen to your body and even in the middle of all those treatments and interventions, rest. Rest your body; rest your mind.Rest your soul.Remember to play, and think good thoughts.
Take the time to answer these questions you’ve been asking yourself for so long: what do I really need? What are my unfulfilled dreams? What do I need to do to find Joy again? Who I am really? Who do I love? What is the meaning of my life? Where am I going? Is that in my best interest? What should I refuse or reject in my life that I did not dare to before? If I were free, what would I do now?

Have you ever seen a sick animal? It lies down in a quiet corner; it eats less;doesn’t strain, push or try hard at anything;it is patient, truly patient and confident. It does not anticipate.
Earth is a beautiful place; Life is meaningful event though its meaning might be mysterious; the universe is watching over you.
Take care of yourself as you would a sick child: patience, forebearance,benevolence,confidence and tranquility.

Diseases should not to be fought!

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