Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

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Protégé : Le Porteur de Paix

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4ième lune: Je Suis Quelqu’un

je suis quelqu'un juin 2016

je suis quelqu’un
juin 2016

vendredi le 27 juillet 2018, nous entrons dans notre 4ième Lune: Je Suis Quelqu’un.

L’enfant a quatre ans. Le langage est bien installé, ainsi que plein d’aptitudes physiques par rapport à l’environnement.L’enfant sent qu’elle a une prise sur le monde qui l’entoure, qu’elle comprend ce qui se passe autour d’elle. Son « moi » est plus construit, elle peut faire la différence entre un désir et un besoin et à appris une certaine gestion des ses frustrations. Elle n’a plus besoin de faire une crise et de se jeter à terre pour obtenir ce qu’elle veut et pour peu que ses parents aient été constant et d’une tendre fermeté, elle sait demander et peut tolérer des refus (même si ce n’est pas facile).
L’enfant devient quelqu’un. Il a des idées, des questions et tout un imaginaire qui se dessine. Il commence à se situer par rapport aux autres et veut rentrer dans la conversation. Il ne joue plus en parallèle et est capable d’apprendre les règles d’un jeu, d’attendre son tour dans la file qui descend le toboggan, de négocier des jouets. Les autres l’intéressent de plus en plus. Il apprend qu’il est digne de confiance et il tient à sa parole; l’enfant que l’on accuse de mentir ou à qui l’on ment à cet âge peut se sentir choqué.
Maintenant qu’il peut s’exprimer enfin, sa parole revêt une importance particulière. Comme les adultes sont encore des « dieux » à ses yeux, il est important que ces « dieux » là lui offrent une image cohérente du monde, réponde à ses questions de leur mieux (il y a beaucoup de « pourquoi » à cet âge), et surtout qu’ils considèrent l’enfant comme une personne, ayant des idées, des sentiments, des opinions.

Vers quatre ans, va s’installer un nouveau comportement: l’omnipotence infantile.
L’enfant est beaucoup plus capable qu’il ne l’était et même temps il prend conscience qu’il ne peut pas faire ou accomplir tout ce qu’il est capable d’imaginer.
Quelques sauts en bas de l’escalier lui font comprendre qu’il ne peut pas voler, même si dans son imaginaire il le peut.
L’enfant se retrouve ainsi tiraillée entre son imaginaire et les contraintes qui apparaissent dans la réalité; entre ses désirs et ses capacités; entre la grandeur du monde et ses petites jambes.

Alors elle va se faire croire qu’elle peut tout: elle fait venir la pluie, elle repousse les nuages, elle fait changer les couleurs des feux de circulation. Tout, absolument tout ce qui se passe est de son propre fait. Elle prend tout très personnellement; tout a rapport avec elle. Si quelque chose qu’elle voulait rate; c’est qu’au fond elle ne le voulait pas vraiment.

C’est un moment fragile pour l’enfant qui non seulement croit que tout est possible mais surtout qu’il peut tout faire. Quand des difficulté majeures arrivent à cet âge l’enfant se sent responsable (décès de quelqu’un, séparation des parents, mort du petit chat, etc.). Plus dur encore, comme il a l’impression que c’est lui le responsable (puisqu’il a tous les pouvoirs), il va aussi prendre la culpabilité de tous les échecs qu’il perçoit.

Si aujourd’hui dans votre vie, vous avez la « culpabiliza » (maladie qui consiste à se sentir coupable facilement et même pour des choses dont vous savez rationnellement qu’elles sont hors de votre contrôle); si vous croyez que tout est possible mais que si vous échouez c’est de votre seul fait (formule idéale des gourous du « demander et vous recevrez » et si vous ne recevez pas c’est que vous ‘bloquez’ le recevoir); si vous employez beaucoup de je devrais et j’aurais dû: alors il y a quelque chose à guérir pour vous dans cette lune afin de retrouver votre humanité (oui, oui, cela inclus des défauts,des failles, des moments d’impuissance et des choses que vous ne comprendrez peut-être jamais) et lâcher votre pseudo-contrôle (vous n’êtes pas DIEU!). Vous trouverez au bout de ce chemin une humilité reposante; une appréciation saine de vos capacités,de vos limites (et de celles des autres); une conscience tranquille de votre finalité humaine;une capacité réel de lâcher-prise; et, paradoxalement peut-être, une meilleure maîtrise de vous et de votre vie.

Crédit Photo: Carole Poirier

Qui suis-je quand personne ne regarde?


Nous avons appris très tôt à plaire et à nous conformer. Dans une nature sauvage et hostile, nous avons impérativement besoin du clan pour survivre. Le bannissement du clan était l’équivalent d’une condamnation à mort. Pour éviter cela, est programmé en nous, dans notre ADN, un désir d’approbation, une certaine soumission à l’autorité, une conscience sociale et un souci du jugement des autres…stratégie essentielle à notre survie, mais qui a des conséquences sur notre développement individuel et notre capacité à déployer notre singularité.

« Regardes-moi, Maman » « regardes-moi, papa » dit le petit enfant. Et nous recherchons le miroir positif du regard parental. Plus tard ce sera le regard positif d’une patronne ou d’un partenaire.
Alors nous développons des façades, des personnages, des costumes pour bien passer en société.

Dans cette lune de « Je suis moi », il devient intéressant de se poser cette question essentielle: Qui suis-je quand personne ne regarde?

Quand je suis seul.e avec moi-même, sans peur d’être jugé.e; quand je suis certaine que personne ne me voit, ou qu’il n’y aura pas de conséquences néfastes à mes gestes; quand j’ai réussi à faire même abstraction de mon propre sur-moi…ou du regarde de « Dieu » qui voit tout; quand je suis nu.e, et que je me sens libre d’être…Qui suis-je?
Est-ce que je suis plus ou moins de quelque chose? Plus joyeuse, plus colérique, moins introverti.e,plus passionné.e, moins en contrôle, plus fantasque, moins envahissante…

Quand je parviens à me détacher de ce que l’on attend de moi, de ce qui est « moral » dans ma culture, ou quand je n’ai plus peur du pouvoir de l’Autre sur moi…suis-je plus légère? Moins angoissé.e ? Est-ce que j’ose plus? Est-ce que j’en ferai moins?

Plus important encore, est-ce que j’aime ce que je suis (ou fait) quand personne ne regarde? Ou bien n’y-a-t-il que mon ombre qui s’agite, que mes pulsions qui ressortent, que mes obsessions qui prennent le terrain, que mes blessures qui s’expriment ou que l’inavouable qui se montre, quand personne ne me voit?

Qu’est-ce que je fais, ou ferai, différemment, si l’opinion des autres avait moins d’importance?
Suis-je une personne décente que quand on m’observe?
Est-ce que je montre le pire de moi-même à mes proches mais brille en société?

Nous, les êtres humains, sommes tous et toutes des petits êtres blessés sur un immense terrain de jeu, parfois dangereux, que nous comprenons à peine.
Nous avons besoin les un.es des autres. Nous avons besoin aussi de notre singularité. Et nos sociétés, même si elles n’en sont pas encore conscientes, ont aussi besoin de ce qui nous rend unique.

Il est bon de lézarder nos façades, les laisser s’effriter et faire ce chemin de cohérence entre le caché et le montré; entre le dit et le non-dit; entre le faire et le laisser-faire.
Pour vivre une vie plus authentique, des relations de plus en plus vraies, une harmonie reposante entre le dedans et le dehors, lâchons nos réflexes de cachoteries, de mensonges, de faux-semblants.
Apprenons à moins juger les autres, à développer de la bienveillance pour leurs luttes intérieures que nous ne connaissons pas.
Soyons rigoureu.ses dans notre introspection, sans complaisance et avec le sens que nos blessures, nos « défauts », nos difficultés, sont sacrés.

Soyons le/la plus proche possible de ce que nous sommes, en cet instant.

La vie est tellement plus simple quand le miroir reflète ce qui est.

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Je rêve d’être moi

Lune de « Je Suis Moi », Vent du Rêveur, 10 juillet 2018

C’est Oscar Wilde qui disait: « Si vous n’êtes pas vous-même,qui le sera? »

Nous avons appris, dès notre jeune âge, à nous comporter d’une certaine façon, afin d’être acceptable dans notre famille, dans notre société. Alors que nous étions dans notre émergence égotique et que notre personnalité pointait à peine, nous avons reçu toutes sortes d’instructions sur ce qui est bien ou mal, ce que nous pouvions faire ou pas, ce que nous pouvions être ou pas. Nous avons reçu les regards désapprobateurs de nos parents, ou autres adultes de référence. Nous avons vécu des encouragements dans certains domaines et pas dans d’autres. Nous avons été réprimandé ou récompensé. Les « grand.es » autour de nous ont été différents miroirs qui nous ont renvoyés bien des reflets auxquels nous nous sommes identifé.es, ou pas.

Chaque société se trouve un point d’équilibre entre les besoins du groupe et ceux de la singularité individuelle. La nôtre ne fait pas exception et elle semble avoir exacerbé le paraître au-delà de l’être. La possession individuelle plutôt que le partage. L’avancement dans l’échelle sociale au détriment du développement de certaines vertus. L’accumulation de biens et la peur du manque plutôt que l’entraide qui rassure. L’encensement de la beauté du corps, de la jeunesse, et le puissance plutôt que la grandeur d’âme. Et nous avons absorbé ces messages, de manière plus ou moins profonde, plus ou moins consciente.

Nous voilà adultes maintenant et nous avons en notre possession plusieurs façades de circonstances: gentille, rebelle, introvertie, colérique, serviable, renfrognée, caractérielle, sympathique, distante…
Nous avons plusieurs types de comportements qui nous ont permis de naviguer jusqu’ici.

Puis, un beau matin, ou une nuit songeuse, quelque chose émerge: il me semble que je ne suis pas moi. J’aurais envie de dire ceci, ou de faire cela. j’aurais envie de montrer ces parties-là de moi que je ne montre que rarement, voire jamais. J’aurais envie d’être « vu.e » toute entière, sans cachotterie; être aimé.e tout.e entièr.e sans avoir à me morceler, à me séparer de ces parties qui semblent inavouables, inacceptables aux yeux des autres. Alors même que les autres aussi, ceux et celles qui semblent juger, ont aussi leurs propres masques.

Elles deviennent lourdes ces façades! Et un jour elles se fracassent, après s’être lézardées pendant des années ou avoir éclatées sous un choc de la vie.

Et tout en moi crie et m’appelle à moi-même. C’est la crise, bien souvent , qui m’alertera de mon éloignement de moi-même. La perte de Sens, de direction, de signification. L’absurdité ou l’injustice d’une situation; une souffrance inattendue.

Alors la Quête commence. Elle commence avec une question: qui suis-je vraiment?
Et chaque étape semblant apporter une réponse sera elle aussi dépassée.
Parfois, je ne pourrais me définir qu’a contrario: je ne suis PAS ceci.
Parfois, je passerai de longs moments convaincu.e de ce que je suis; satisfait.e de m’arrêter un peu dans ma quête, au risque de me rigidifier et de m »enliser.
Mais je rêve de liberté; je rêve d’être moi-même sans contrainte. Ce qui amène son lot de difficultés car je ne peux pas faire fi de l’autre non plus, je fais partie de tout ce qui vit autour de moi. Je ne peux pas vivre en autarcie, sans les autres. Ou alors pas très longtemps.
Je ne me suis pas construit.e tout.e seul.e.

Quelque part, dans les eaux mouvantes et changeantes de la Vie, je peux construire ou reconstruire un égo , un moi, fort,souple et évolutif au service de la vie.
Un égo qui a sa juste place et n’envahit pas les sphères pour lesquelles il n’est pas utile. Un égo qui ne serait pas nuisible.
Car sans un bon moi, je reste fragile et je risque de continuer à me cacher et a adopter des façades.

Quelque part entre le moi et le nous, il existe un lieu d’échange où je peux trouver une place qui me ressemble dans laquelle je peux aussi servir l’intérêt commun, le bien commun. Un lieu où, oui, ma singularité est parfois mise de côté pour les autres mais avec mon accord, ma permission, mon consentement. Parce que je m’en suis remis.e au Soi. Ce Soi qui me transcende et qui me guide entre désirs personnels et vocation; entre ce que je veux et ce que mon appartenance au groupe exige de moi.
Entre la petite vie que je risque de mener en restant dans mon petit moi et tout le déploiement et la plénitude possible quand le Soi est aux commandes. Et tant que mon moi n’est pas bien construit, le Soi ne peut guère s’y faufiler et l’égo peut alors nous faire valser longtemps dans l’illusion de sa toute-puissance.

Ainsi donc, dans un développement sain, je commencerais par connaître et affirmer ma personnalité pour ensuite laisser le Soi, le plus grand que moi, agir comme mon GPS et tempérer mon moi. Tempérer dans son plus beau sens, celui de travailler le métal pour en sortir le meilleur, le plus solide, le plus beau, le plus adapté aux besoins, qui servira le mieux et qui surtout, mettra à jour, ses qualités qui seraient restées invisibles sans ce travail sacré.

Je m’aime plus quand je mange moins


Avez-vous déjà ressenti cela? Vous l’êtes-vous déjà dit? L’avez-vous entendu?
Ce n’est pas toujours dit dans ces mots-là.
Parfois, c’est simplement mieux enrobé, déguisé…on espère avoir perdu du poids après une gastro par exemple. Ou dire qu’elle se sent plus légère quand elle mange moins; quand elle jeûne…
Ou pire. Des femmes me confient qu’un cancer, ça fait disparaître toute la cellulite.

Cela trotte dans la tête de bien des femmes et de certains hommes.
Que l’on soit en sous-poids, surpoids ou apparemment »normal ».

Cela parle de la maladie de notre société. Notre société d’abondance qui maintenant considère comme « beau » ce qui avant , en temps où la nourriture était plus rare et les récoltes moins assurées, était considéré comme maigre, chétif, « pas fort ».
On a peur du gras, autant dans la nourriture que sur le corps; ou on trouve ça disgracieux.
Trop maigre ce n’est pas bien non plus, mais c’est plus encouragé. C’est à dire qu’on va entendre une réflexion sur cette femme qu’on va dire anorexique mais peut-être que secrètement on l’admire, la jalouse ou l’envie…
Et puis il y ces femmes qui cachent si bien leur jeu: elles ont l’air en forme, mangent bien, s’activent, s’habillent comme elles le veulent, font tourner les têtes. et parfois sous des dehors positifs et enthousiastes est caché le prix réel de cette apparente perfection.

Il nous faut sortir de cette terrible habitude de mettre notre valeur dans des chiffres, dans des mesures. Les chiffres, les mensurations, les calories, les formes ne parlent pas d’amour, de valeur morale, de bienveillance…Les chiffres ne parlent que de quantité. Ils se comparent. Mais ne nous parle jamais de qualité; de personnalité, d’histoire de vie ou de parcours.

Qui peut dire ce qui se cache sous cette apparence? Sous cet « air » bien ? Sous ce corps parfait? Sous ce surpoids?

Tous les seins finissent par tomber et se flétrir…mais ont-ils eu la chance d’allaiter un enfant?
Tous les ventres s’épaississent un peu (ou plus!) quand la ménopause arrive; mais ont-ils aimés? Été aimés?
Oui, le dessous des bras finit par s’affaisser, comme la peau du menton, ou celle du torse.
Tous les visages se rident, mais ils ont tant vu!

Tant que nous ne serons pas intéressées par l’histoire de notre corps, du corps de l’autre, nous resterons prises sous une image; un jugement rapide, une projection.
Tant que nous n’apprendrons pas à aimer ce corps, ce temple qui permet à notre âme de se manifester sur la terre, nous passerons à côté du précieux de la vie.

Aujourd’hui, faisons le choix de nous aimer telle quelle. Toute entière. Rides, rouleaux, boutons…ce sera le début d’une véritable révolution.
Car une femme qui aime son corps, qui s’aime elle-même, fera tomber toutes ces corporations qui profitent de cette haine de soi qu’elles entretiennent savamment.

Tant que nous resterons accrochées sur la forme, nous ne pourrons pas plonger dans les profondeurs de notre Être.

La troisième lune: Je suis Moi.

IMG_0197mercredi le 27 juin 2018, nous entrons dans notre 3ième lune : Je suis Moi.

L’enfant a grandi, elle explore son environnement. Elle marche, cours, saute, grimpe, parle…
L’enfant a des désirs, plus seulement des besoins, il commence à se définir non pas seulement en terme d’opposition (je suis séparé de toi) mais en terme de JE.
L’égo, la personnalité, le caractère, se construisent. L’enfant a besoin d’être vu(e), regardé(e) et entendu(e). Il cherche l’image de lui-même dans le miroir-reflet qu’il reçoit des autres. Il-elle est donc très fragile, très sensible à l’approbation de son entourage. C’est « maman, papa, regardez-moi! ». Les regards désapprobateurs, les commentaires dévalorisants,les situations injustes, les mensonges qu’on lui fait, ainsi que les abus et violences sous toutes leurs formes vont avoir un effet désastreux sur cet être en pleine construction.
À l’inverse, un miroir grossissant qui l’exalte, le met au-dessus des autres (tu es le meilleur!la plus gentille!la plus intelligente!…) et ne correspond pas à une réalité relativement juste laissera aussi ses traces en lui conférant une image démesurée de lui-même.
Les miroirs déformants (les pires) seront des miroirs où l’enfant ne sais jamais à quoi s’attendre: il est bon aujourd’hui, mauvais demain.Il se retrouve dans des doubles contraintes, c’est-à-dire des situations ou il n’y a pas d’issue, où, quoiqu’il fasse il est dans l’erreur; dans des situations incongrues où on le laisse faire quelque chose et il est puni ensuite de l’avoir fait . L’enfant ainsi miroité reçoit constamment des messages contradictoires aux conséquences néfastes. Il ne sait plus s’il est aimé ou pas, s’il est bon ou pas, et même ce qui est bon un jour peut devenir mauvais le lendemain sans qu’il puisse comprendre ce qui à changé. Il n’y a d’ailleurs rien à comprendre puisque les miroirs déformants sont incohérents.

L’enfant de cet âge a un sens aigu de sa parole. Sa parole donné est un contrat. Il s’attend à ce que les adultes fassent ce qu’ils disent et surtout tiennent leurs promesses. La trahison de la parole donnée les blesse et il vaudrait mieux ne promettre que ce que nous sommes raisonnablement sûrs d’accomplir.

C’est aussi un enfant curieux qui va poser mille « pourquoi » par jour, au point de peut-être en exaspérer ses parents.
Pourtant, c’est un moment fertile, un moment d’expansion et d’ouverture à la découverte. Dans le meilleur des mondes il-elle trouverait des réponses relativement simple (adapté à son âge) même aux questions difficiles: pourquoi le chat est mort? Comment le bébé il rentré dans ton ventre? Où j’étais avant d’être dans ton ventre?…
Il y aurait le souci de l’aider à construire son monde en lui répondant patiemment, honnêtement (je ne sais pas où tu étais avant d’être dans mon ventre, j’ai la croyance que…), en comprenant que pour l’enfant de cet âge l’adulte est un Dieu tout-puissant et omniscient. Il est bon alors de montrer que nous ne pouvons pas tout, que parfois nous ne savons pas, que pour certaines choses il n’y a peut-être pas de réponse. En acceptant de se montrer avec ses failles, l’adulte permet ainsi à l’enfant de ne pas être parfait lui non plus.
L’adulte se doit aussi de nommer les choses qui entoure l’enfant. Et plus les adultes alentour seront patients et répondants plus l’enfant se développera. Ainsi, un parent capable de nommer les émotions que l’enfant ressens (Oh, je t’ai fait peur en entrant brusquement dans ta chambre-devant les yeux écarquillés de l’enfant-, ou bien tu pleures parce que tu as mal parce que tu es tombée; oui, je vois bien que tu es en colère que je te refuse ce bonbon), permet à cet enfant de développer son vocabulaire émotionnel. Et l’enfant évoluera dans un monde qui fait sens pour lui ou elle. Il pourra développer des chaînes logiques d’actions, de pensées, d’émotions, de compréhension du monde qui l’entoure et des relations entre les choses et les gens.
Son moi construit,non-construit ou mal construit sera le sol sous ses pieds pour sa croissance futur.

Savez-vous différencier vos désirs de vos besoins?
Êtes-vous capable de vous auto-réguler?
Êtes-vous capable de maîtrise de vous-même? (à ne pas confondre avec le contrôle…)
Savez-vous qui vous êtes?
Vous connaissez-vous bien?
Avez-vous de l’amour pour vous-même?
Êtes vous conscient(e) de votre juste valeur? Sans orgueil mal placé ni fausse modestie?
Osez-vous vous montrer tel(le) que vous êtes?
Êtes-vous patient(e) avec vos apprentissages? Ceux des autres?
Êtes vous assez solide intérieurement pour reconnaître vos erreurs et vos fautes?
Savez-vous vous protéger et sortir de situations malsaines?

Si la réponse est non, c’est la troisième lune dont vous aurez à prendre soin en vous afin de bâtir une personnalité suffisamment forte pour osez prendre des risques et suffisamment aimante pour honorer votre valeur.

Crédit photo: Carole Poirier

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