Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entier.es. La joie d’être vivant.es devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.

Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

«Le monde est un endroit sécure» !?!


21 mars 2020, Vent du Guerrier, Lune de Celle-Qui-Louange

(avertissement: cet article est long…ce n’est pas gagnant dans notre ère de consommation rapide. Si vous êtes préssé.es, le résumé est pour vous.)

Sujet: crise du coronavirus Co-Vid 19 et trauma

Résumé

Les travaux de Ronie Janoff-Bullman sur la guérison des traumatismes nous offre un cadre de référence pour traduire les événements que nous vivons et en minimiser l’impact individuel et social. Je vais tente, à travers ce texte, de vous donner des clés pour changer votre narratif interne et des outils pour mieux traverser cette crise, et les crises en général. Je m’appuie sur le livre Shatterred Assumption, mais mes descriptions et interprétations n’engagent que moi-même.

L’autrice, qui a beaucoup travaillé avec les victimes de traumas, a dégagé 3 croyances-piliers (traduction libre de «basic assumption») autour desquels les humains se construisent pour faire face à l’incertitude:
Je suis une bonne personne(j’ai de la valeur)
Le monde est un endroit sécure
La vie a un sens
Tout ce qui perturbe ces croyances de bases (qui sont des croyances et non des vérités, vous aurez compris)est potentiellement traumatisant pour la personne qui les vit. Les pires traumatismes sont ceux qui bousculent, affectent ou carrément détruisent ces trois croyances-piliers. C’est ce qu’il faudra reconstruire, sur de meilleures fondations, pour apaiser, voire guérir, de nos traumatismes. Je vous offrirai quelques solutions en dernière partie de cet article.

Les croyances-pilier

Nous vivons dans un monde incertain, peuplé de dangers et de mystères. Nous apprenons plus ou moins rapidement que la vie est fragile et mortelle. Alors nous avons besoin de trouver un sens à notre existence pour pouvoir nous lever le matin et participer à ce monde.
Pour y arriver, nous nous construisons autour des 3 croyances-pilier mentionnées plus haut. Nous avons besoin de croire en notre valeur, en l’idée d’un monde sécuritaire et dans celle que la vie est plus que le simple fruit du hasard et de coïncidences.
Mais comme ces croyances sont «fausses» elles se retrouvent régulièrement ébranlées et éprouvées par le réel.
Par exemple, je ne suis pas qu’une bonne personne; ou pas toujours bonne; ou ma valeur n’est pas forcément reconnue. Parfois je blesse les autres, j’agis au détriment des autres ou au mien. Je ne sais pas toujours quoi faire. Je ne suis pas parfaite.
Je me rends compte quelque fois que le monde n’est pas sécuritaire: il y a les catastrophes naturelles, les guerres, les agressions, les inégalités sociales etc.
Enfin, il peut m’arriver de ne pas trouver de sens à cette vie, à mon rôle sur cette terre, à ma raison d’être, à l’idée du mal, de la violence, de l’injustice etc.
Sans trop m’attarder sur chacune de ces croyances, je vais plutôt me concentrer sur celle qui agite notre société qui fait face au coronavirus. Comprenez que cela pourrait s’appliquer à n’importe quelle crise, d’où l’avantage-et même la nécessité- d’adresser ce sujet. Car d’autres crises viendront et si nous voulons traverser les tempêtes sans rester traumatisé.es, sans rester en état de choc et sans devenir des demi-vivants facile à contraindre et à contrôler, égoïstement replié.es sur notre petite personne, il nous faut comprendre ce qui nous arrive et comment en ressortir. La résilience, ça se développe.

Le monde est un endroit sécure ?!

Nous avons besoin de croire que le monde est un endroit sécuritaire; que nous serons protégé.es des dangers, que nous pouvons faire confiance aux autres, à la nature; qu’il ne nous arrivera rien de mal; que quelque chose veille sur nous et viendra à notre rescousse quand nous en aurons besoin, toujours.
Puis la vie nous montre une autre de ses faces: le monde n’est pas sans risque. il n’y a pas de sécurité absolue. Nous n’avons pas le contrôle que nous croyons avoir ou que nous aimerions avoir sur nous-mêmes, les autres, l’extérieur, la vie, notre corps etc.
Il y a de l’instabilité sociale, des inégalités, des catastrophes naturelles, des guerres, des méchant.es, des injustices, des aberrations, des accidents, des maladies, et des virus contagieux…
Et voilà notre pauvre certitude-pilier ébranlée. Nous commençons par de l’inquiétude, puis la peur s’empare de nous et vient ensuite la panique qui peut engendrer de la violence, des comportements de fuite et d’évitement ou de la sidération, qui est une forme de paralysie. Cela peut se produire au niveau physique, mental, émotionnel et même spirituel. Quand nous sommes en état de survie nous redevenons des animaux à la merci de notre instinct et il devient difficile de rester posé.e, calme, rationnel.le,empathique, aidant etc.
Si cet état se maintient trop longtemps, les conséquences pourraient être de plus en plus graves et les séquelles de plus en plus profondes. (Imaginez, par exemple, les choix déchirants que doivent faire les médecins traitants qui se retrouvent dans des situations intenables pour décider qui aura droit au respirateur ou pas…).

Cette «crise» du coronavirus met en lumière cette croyance-pilier, ce désir que nous avons de vivre dans un monde sécure et notre difficulté à faire face à l’incertitude.
Dans nos sociétés privilégiées, qui n’ont pas connu de trop gros drames depuis plusieurs années, nous étions dans une complaisance confortable qui renforçait l’idée de ce faux sentiment de sécurité.
Nous pouvions vaquer à notre train-train, regardant de loin la misère dans les autres pays, nous sentant peu concerné.es par leurs malheurs.
Et puis BANG…(reality check, comme on dit en anglais). La réalité rapplique à toute vitesse. Un petit microbe et nous retrouvons la peur de l’humain primordial face à l’immensité de la vie et ses mystères. Pourquoi vit-on ? Pourquoi mourrons-nous? Pourquoi maintenant?
Alors, comme nos ancêtres dits primitifs, nous allons chercher nos totems protecteurs (dans ce cas-ci , la quarantaine, le gel désinfectant,les masques-quitte à les voler `ceux et celles qui en ont vraiment besoin!-, les traitements médicaux, le papier-toilette…), dans l’espoir d’avoir l’impression que nous pouvons contrôler quelque chose.
Comme des petits enfants craintifs, nous espérons que le gouvernement (notre bon parent, notre chef, notre sorcier, notre femme médecine, notre prêtre, etc.) va prendre la situation en main correctement et nous protégera absolument. Nous voulons croire que la solution existe, qu’elle est simple, à notre portée et assurément efficace.
Nous voulons pouvoir nous en remettre, nous déférer à quelque chose de plus grand qui nous garantira notre sécurité.
Vous aurez compris que c’est impossible.
Nous pouvons agir. Notre gouvernement peut agir. Mais nous n’avons pas le contrôle. Point.
C’est cette perte de contrôle qui nous fait le plus peur et qui engendre des comportements irrationnels, violents, paniqués, dangereux et même parfois délirants (vous avez vraiment besoin de trois caisses de papier toilette????).
Cette réalité, qui nous frappe de plein fouet, nous rappelle une certaine vérité: nous sommes bien petit.es sur cette terre et nous ne comprenons pas tout; nous biens plus impuissant.es que ce que nous croyons ou désirons croire; nous sommes collectivement liés même quand nous voudrions nous croire individuellement invincibles ou non concerné.es.
Nous voilà confronté.es à notre fragilité; à la fragilité de notre système social, financier, politique, médical; à l’usure de notre lien social qui nous fait maintenant nous méfier de cet autre que l’on fait passer pour une bombe à retardement: à son insu, et au nôtre, nous voilà potentiellement porteur.ses du «mal» de la «mort».
Nous sommes l’ennemi invisible; l’ennemi de nos proches et celui des inconnu.es que nous avons côtoyé aujourd’hui ou hier, à qui nous avons serré la main ou donné la bise, derrière qui nous avons pris le chariot pour faire nos courses…

Ouf.

Il est temps de se sortir de ces traumas avant qu’ils ne nous détruisent intérieurement. Ces maux-là sont parfois pires que la maladie; ils perdurent parfois plus longtemps; ils sont insidieux et pervers et faussent nos relations; pas seulement maintenant mais aussi à plus long terme. Si nous voulons que cette crise soit un tremplin plutôt qu’une glissoire vers les bas-fonds, nous devons changer de posture.

Nuances de croyances et ébauche solutions possibles d’apaisement

Le monde est incertain. La vie est mortelle. Ceci n’est pas sous notre contrôle. Je vais mourir. Vous aussi. On ne sait juste pas quand, ni comment.Ceci n’est pas sous notre contrôle. Je suis porteuse de milliards de bactéries, de germes, de microbes, de virus. Vous aussi. Souvent ils sont nos amis. Parfois ils nous emportent. Nous pouvons prendre soin de notre terrain (notre système immunitaire) et ne pas (ou peu) être affecté.es. Nous pouvons être en pleine forme. Nous pouvons être déjà affaibli.es et malades. Certains s’en sortiront, d’autres non. Ceci n’est pas sous notre contrôle. Oui, nous pouvons faire de notre mieux. Oui, certaines mesures en place aident. Mais il n’y a aucune garantie. On peut faire tout, tout bien et mourir quand même. On peut s’isoler dans une cage et attraper le virus; celui-ci ou un autre. On peut être hyper aseptisé.es et le transmettre (prédiction personnelle: quand tout ceci sera passé, nous découvrirons que certaines personnes ont contracté le virus sans qu’on sache comment). Ceci n’est pas sous notre contrôle.

Il est temps pour nous de sortir de la petite enfance, celle où (si nous avons eu de la chance) tout nous paraissait sécure.
Il est temps de rentrer dans la sagesse et la maturité, individuellement et collectivement.
Il est temps de prendre conscience que nous ne sommes pas à l’abri.
Cela ne veut pas dire s’angoisser anxieusement à mort.
Il est temps de nous rappeler que nous sommes fragiles, les autres aussi et la terre également.
Il est temps de retrouver une empathie fondamentale pour nos soeurs et frères humains PARTOUT.
Tout ceci EST LA VIE.

Nous pouvons nous calmer intérieurement; même si cela demande un effort.
Car tout passe. Ceci aussi passera. Ce n’est pas la fin du monde. C’est peut-être la fin de notre sentiment de sécurité dans cette société et le début d’une nouvelle façon de faire et d’Être.
Nous pouvons nous en remettre au Destin, sans fatalisme, pour pouvoir nous déposer dans Quelque Chose de Plus Grand, et trouver une certaine quiétude, en lâchant nos illusions de contrôle absolu ou de sécurité totale.
Nous pouvons apprendre à naviguer les eaux de l’incertitude en nous relaxant dans le vent, en tenant notre gouvernail au mieux, en ayant en nous une habitude de gratitude pour chaque instant que nous vivons, une curiosité bienveillante pour l’inconnu à-venir.
En nous reconnectant avec la Vie elle-même, avec nos ancêtres qui ont su traverser des périodes souvent bien pires que celle-ci, avec la Toile du monde, la Nature, nous pourrions nous détendre en comprenant que nous ne sommes que de passage.
En nous réconciliant, dès à présent, avec l’idée et la certitude de notre mort prochaine, inévitable, inéluctable (et parfois imminente), nous pouvons recommencer à apprécier ce qui nous entoure.
En nous extrayant du «mitote» ce cauchemar ambiant comme l’appelle Don Miguel Ruiz, ce miasme de peur plus contagieux que le virus, ce tumulte d’une horde paniquée qui se sent au bord du gouffre et risque de s’y jeter, nous pouvons retrouver notre coeur.
Notre coeur à la bonne place: celui qui aime, qui aide, qui soutient, qui tendre, qui patient, qui doux, qui compassionne…
Notre coeur nous ramènera à notre Âme, à cette partie de nous qui se SAIT liée, reliée à la vie, pour toujours, quelque soit sa forme.
Notre Âme, notre Centre, notre Esprit, notre Ki, peu importe, nous montrera un chemin plus lumineux au milieu de ce qui nous apparaît comme des ténèbres.
Nous pouvons cultiver la troisième croyance-pilier (la vie a un sens), pour nous soutenir.
Ceci sera mon prochain article.

Celle-Qui-Louange

Celle Qui Louange
Le lundi 9 mars 2020,nous voici dans la belle lune de Celle-Qui-Louange.

Nous entrons dans une lune de contemplation. Une lune qui nous invite à regarder notre intérieur et aussi notre vie extérieure. Il est temps pour nous de nous assoir en nous-même dans notre temple , cet espace sacré en nous. Prenons le temps de regarder en faisant silence, en invitant le calme, la patience, la tranquillité. Il y a sûrement un ménage qui s’impose; un « temple » se doit d’être ordonné et accueillant pour l’âme qui y réside. Le plus important cependant, est d’y mettre Celle-Qui-Louange.

J’aime tellement ce mot en français. Je m’imagine louer un Ange. Pas juste dire merci, encourager,féliciter ou honorer, mais bien avoir les services d’un ange. Je me demande bien ce qu’on peut offrir en échange de service à un ange…
Mais, blague à part, revenons à nos moutons (nos anges et nos louanges).

Cette lune nous parle de gratitude. D’honorer le bien, le divin, le bon en l’autre,en soi, en la vie, en l’univers. La gratitude est une attitude. Cela se cultive, comme un champ que l’on retourne, que l’on nourrit, dont on prend soin.

Nous avons tous eu des gens qui nous ont aidé, encouragé ou soutenu à des moments difficiles de notre vie. Nous ne pouvons pas nous construire sans le regard des autres. Et quand certains regards nous ont blessé(e)s, d’autres sont venus guérir. Que de puissance il y a parfois dans un simple geste, un mot bienveillant, un encouragement, un sourire, un regard empathique. La condition humaine est à la fois vulnérable, fragile et si résiliente!
Bien que notre cerveau ait plutôt tendance à se remémorer les moments difficiles (il faut 5 évènements positifs pour contrebalancer l’effet d’un évènement négatif), car c’est sa façon d’être prêt à toutes éventualités pour assurer notre survie en cas de récidive d’incidents mauvais), nous pouvons faire l’effort de retrouver et vivifier nos bons souvenirs.
Si vous êtes encore en vie aujourd’hui, c’est que plusieurs ont croisé votre chemin et ont laissé en vous le souverain remède : l’amour dans toutes ses formes, petites et grandes, évidentes et subtiles,douces et dures…Eh oui, parfois l’amour s’exprime aussi comme un coup de pied, comme une douche froide, comme une pression intolérable qui nous pousse au changement.
Prenez donc le temps de vous souvenir de ces bons moments où un autre, une autre, est venu(e) être le baume sur vos plaies
Quand c’est possible, faites la démarche de les remercier. Ce que j’ai vu de plus puissant et de plus émouvant dans ma vie, dans les espaces rituels, c’est quand les gens se donnent l’autorisation de rentrer pleinement dans toute la gratitude qu’ils/elles ressentent face à quelqu’un qui les a aidé, aimé ou soutenu. Certain.es doivent leurs vies à d’autres, qu’ils/elles en soient conscient(e)s ou pas.
Des études psychologiques ont démontrées que pouvoir remercier en personne des gens qui nous ont soutenus par le passé nous transporte dans un bien-être pendant des jours, voire même pendant des mois!

Vous même, à votre insu, avez déjà été celui ou celle qui a eu le regard soutenant, la parole guérissante, le geste qui sauve. Car ce sourire que vous croyez anodin, cette parole qui vous a semblé naturelle, ce geste si facile, a pu être le catalyseur d’une guérison, d’un changement de trajectoire, d’un apaisement dans la tourmente de l’autre. Ne vous en privez pas!

Alors dites merci à profusion. En mots, en gestes, en regard, en silence. Être en vie est déjà un miracle, un privilège immense, un Mystère qui mérite nos louanges.
Chaque soir, repassez votre journée dans votre tête (votre cerveau le fait de toute façon,de manière inconsciente, mais là je vous invite à le faire en pleine conscience). Et, délibérément, retenez les éléments positifs de votre journée. Cherchez-les s’il le faut. Et dites merci pour chacun d’eux.

D’un autre côté, soyez aussi l’ange de quelqu’un et offrez votre soutien, vos encouragements, votre foi aux autres. Imaginez-vous semeur, semeuse de lumière dans les lieux sombres; nuage de pluie fraîche dans les lieux arides; corne d’abondance dans des lieux affamés.
Mettez de la bienveillance dans vos yeux, dites merci à la nourriture que vous allez manger, remerciez abondamment pour les bonnes gens dans votre vie et les belles choses qui surviennent.

C’est simple, il y aura toujours d’autres remerciements de disponible dans votre sac à gratitude!

Partager avec d’autres vos belles synchronicités, vos résolutions, vos guérisons. Cela en augmente le potentiel.
Imaginez un cercle vertueux dans votre vie : la gratitude appelle la gratitude…

Merci à vous, mon lectorat. Vos présences honorent ma vie et donne du sens à mon écriture.
Ho!

crédit photo: Celle Qui Louange, par Carole Poirier

Tissons nos ombres aussi!


Vent du Visionnaire, lune de Celle-Qui-Tisse, le 20 février 2020

Quand nous tissons nos vies dans la lumière du visionnaire, nous tissons aussi avec nos ombres. Rien n’est complet qui tente de rester seulement dans la lumière.
La fin de la dualité n’est pas d’habiter exclusivement la lumière dans son intensité, mais bien d’habiter la lumière dans son entièreté. Car l’ombre n’est qu’un degré de lumière; elle n’est pas ténèbres (qui seraient absence de lumière ou impossibilité de lumière). L’ombre est simplement le repos de la lumière, comme la nuit est le repos du jour.

Cessons d’avoir peur de nos nuits comme de petits enfants ont peur des monstres imaginaires. Acceptons de n’être point parfait.e; d’être seulement sur un chemin tendu vers le meilleur de nous-même. La création n’est pas parfaite. Elle bouge sans cesse, se réorganise, s’adapte. Parfait voudrait dire qu’il n’y a plus rien à ajouter, à changer, à faire évoluer. Comme se plaît à le dire souvent Georges Lahy, s’appuyant sur la kabbale, ce qui est parfait est mort, immobile et figé à jamais. Aimons les contrastes qui rendent visibles, les formes inattendues qui surprennent, les écarts de la normes qui enrichissent, les courbes de nos caractères qui nous rendent humbles plutôt que fourbes.

Nos nuits intérieures, nos moments sombres de l’âme ou de la psyché sont comme les nuits de nos vies: habitées par autre chose.
Elles sont vivantes et parfois discrètes. Elles ouvrent notre visions aux étoiles, invisibles en plein jour. Elles nous font entendre les murmures des rivières, le bruissement des ailes des papillons de lune, ressentir plus intensément la douceur du vent sur notre visage…Si le monde du jour est le monde de l’oeil, celui de la nuit fait honneur à l’oreille. Quoi de mieux que d’entendre la vibration du monde? Le chuchotement de notre âme, ou le souvenir des premiers mots de la création?

Tissons notre être de tous ses fils, tissons nos sociétés de tous ses fils et toutes ses filles. Trouvons la beauté dans ce qui semble clocher; l’harmonie dans ce qui semble dissonant, en ayant confiance que la création crée et créera encore de multiples formes. Des formes nouvelles, liées ou pas aux formes anciennes. Des formes viables, vivantes, adaptées. La création ne cesse jamais de trouver de nouvelles formes pour se vivre. Soyons en joie de toutes ces formes, surtout en nous-mêmes. Honorons ces formes dans l’Autre.

Tissons nos nuits avec nos jours, nos ombres avec la lumière qui les as générées, nos silences avec nos mots, et nos souffrances avec les joies qui les ont précédées et dont elles sont issues.

Nathalie Limauge: l’Âme Minéral (atelier)

Âme minérale, Atelier d’introduction

Par Nathalie Limauge

Écouter son âme minérale, c’est entendre nos croisées, nos repères, notre futur, nos mémoires de l’essentiel quand on accepte d’être figé par les yeux de la Méduse à la chevelure de serpents, mère de Pégase, monture des dieux, des sabots duquel naissent les sources désaltérantes des belles Muses.

C’est donc retrouver un sens, un nom, un destin à vivre.

C’est par son silence, sa gravité que l’âme minérale entre en communication avec notre structure cristalline. Nos os. Notre sel. Ce qui permet alors d’entendre la vibration de nos os.

C’est cette vibration que nous irons toucher pendant cette journée particulière.

Déroulement de la journée :

– âme minérale, définition, histoire

– les runes : comment elles nous permettent d’entrer en contact avec le minéral

– Méditation avec votre cristal source à 24 facettes.

– Le sel : son rôle dans le minéral, l’utilité en alchimie opérative, sa signification symbolique

– Les clés qui nous permettent d’avoir accès à la structure minérale en nous

– exercices pratiques deux par deux.

– L’antimoine : qu’est-ce que c’est? qu’elle est son utilité? Ses symboles?

–  Comment aller au cœur du métal : la coulée d’antimoine.

 

QUAND: le 8 juillet 2020

OÙ: Eastman

Pré-requis: Aucun prérequis pour cet atelier. Ce sera une introduction ouverte à toutes et à tous

COÛT: 150$

 

Un Dépôt de 100$ avant le 15 mai réservera votre place. Remboursable  avant la date limite; en cas d’annulation de l’activité ou si nous trouvons quelqu’un pour reprendre votre place.

Repas: Il y aura sur place, en tout temps, du café, thé et tisanes et collations légères . Nous vous invitons à amener un plat à partager pour le repas du midi.
Pour plus d’informations et pour vous inscrire:(lien cliquable): athlan.nadeije(at)gmail.com

Capter une vision dans une toile d’étoile

image shutterstock

12 février 2020, Lune de Celle-Qui-Tisse et Vent du Visionnaire

« L’état de poésie constitue l’aspiration la plus profonde de l’être humain » Edgar Morin, connaissance,ignorance, mystère

J’ai cette croyance que les visions abondent, en tout temps, en tout lieu, comme ces petits grains de poussière que le soleil rend visibles.
Les visions attendent leur contenant, celui où elles pourront se déposer, car elles cherchent à s’accomplir.
Quand les visions trouvent un contenant, elles s’y déposent et y inspirent le désir. Le désir de créer, de faire advenir, de mettre dans le monde matériel leur essence, en poussant un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie, l’être humain qui vient de les accueillir, de les recevoir, de les appeler ou qui les a reçues malgré elle-lui.
Les visions sont de tout ordre, de tout niveau de vibration, de tout degré de lumière.
Oui, une vision peut être simplement cet effort supplémentaire que l’on fait dans le quotidien pour enjoliver une table, se préparer le coeur pour une rencontre, offrir à un.e autre une gentillesse.
Mais elles devraient susciter l’espoir, l’aube qui se lève, l’idée d’un monde-à-venir plein de promesses qui nous amènerait vers le meilleur de l’être humain.

Comme une onde radio, les visions vibrent en attente d’une réceptrice, d’un récepteur. Si la personne ainsi inspirée ne fait pas advenir cette vision, il se pourrait bien qu’elle aille se promener ailleurs, en quête de son incarnation. Elle peut aussi se déposer sur plusieurs personnes à la fois, en même temps ou en différents temps, en un lieu ou plusieurs.
Chez les autochtones, la quête de Vision était un acte sacré dans lequel le corps, le coeur et l’âme étaient soigneusement préparés pour la recevoir. Et même bien préparé.e, la descente d’une vision restait une grâce. Car on peut appeler une vision, on peut « pleurer pour une vision », on peut implorer une vision, mais rien ne peut la forcer à venir.

Notre Être tisse des toiles d’étoiles pour attraper les visions.

Mais que tissons-nous au juste?

Car la qualité de ce que nous attraperons dépendra de la qualité de ce que nous tissons.
Si nous laissons notre inconscient, nos blessures,nos addictions, nos ombres, nos obsessions, nos désirs sombres de pouvoir, de domination, de contrôle, tisser nos toiles, ce que nous attraperons nous confirmera nos croyances mais ne contribuera pas à l’Harmonie du Monde.
Parfois, ce que des gens appellent leur « vision » ressemble plus a du délire qu’à une vision créative qui engendrerait des bons fruits.

Car la Vision est sur la Voie de la beauté. Elle devrait nous agrandir, nous réconcilier, nous donner envie de rendre notre vie et celle des autres plus belle. Elle devrait susciter chez l’autre un état poétique, un agrandissement qui nourrit l’âme. Comme ce que nous pouvons recevoir devant un merveilleux paysage, devant une oeuvre d’art ou en écoutant une musique qui nous transporte par-delà notre petit moi.
« Les états poétiques vont de l’émotion esthétique à l’enthousiasme, de l’admiration à l’émerveillement, du petit plaisir trouvé dans le quotidien à l’ivresse de la fête, de l’exaltation amoureuse à l’extase » Edgar Morin

N’est-ce pas merveilleux de vivre des moments où « …l’on se trouve en se perdant, où l’on s’accomplit en s’oubliant »? (Edgar Morin, toujours)

Voilà pour moi l’essence même de la Vision. Elle ne peut venir à nous que quand il y a un espace pour elle en notre intérieur. Un espace-temple sacré, tranquille, nettoyé au maximum de moi-même, dépris de mes désirs profanes, où elle peut se déposer sans trop se corrompre puis fleurir et se déployer en moi et m’insuffler ce qu’il faudra pour être mise au monde; à travers moi peut-être, mais surtout pour honorer,en y participant, à la beauté de la Création.

Tisserandes et Tisserands, à vos fils!

Nathalie Limauge: Le tarot des âmes (atelier)


LE TAROT DES ÂMES
Voie inédite pour comprendre mon sens de vie.

Autrice: Nathalie Limauge

En quête d’une meilleure compréhension sur notre sens de vie, le Tarot par les archétypes immémoriaux qu’il contient, se révèle impressionnant de justesse.

Un peu d’histoire

Egyptiennes, Chinoises, alchimiques, ou découlant de la Table d’Hermès Trismégiste, les origines du Tarot restent mystérieuses. Il semblerait qu’il remonte au début du Moyen-âge et qu’il ait pris son envol sous l’inquisition, lorsque la cabale, frappée d’interdit, continuait à transmettre son message sous couvert de simples cartes illustrées. Pourtant la polémique ne s’est pas éteinte. Certains parlent de vestige de vingt-deux lois cosmiques et essentielles dont la retranscription et l’enseignement auraient brûlés dans la Bibliothèque d’Alexandrie au VIIème siècle après JC. D’autres parlent d’un enseignement très ancien, prenant sa source en Egypte et relié à Marie Madeleine.

Mais finalement, qu’est-ce que le Tarot?

Tarot et Cartomancie

Depuis toujours, ces deux notions sont liées. Ce qui explique la notion sulfureuse attachée au Tarot. Mais limiter le Tarot à un instrument de divination serait conduire une Ferrari comme un vélo. Car le Tarot met en oeuvre un puissant monde de symboles. Et qui dit symboles, dit étymologiquement “signe de re-connaissance”. Par une compréhension de ces codes et symboles contenus dans chaque archétype majeur, il nous est possible d’avoir accès à l’inconscient qui s’exprime le plus souvent sous cette forme. Et à une bibliothèque de connaissances innées et sacrées.

Tarot, ouverture sur notre monde intérieur

Le Tarot reste avant tout un miroir de nous-mêmes. Un miroir à la fois abrupt et subtil : les messages que ces lames nous livrent, lorsque nous les tirons, ne concernent pas tant l’avenir que notre état présent avec toutes les potentialités que celui-ci contient. Le sage recherche la perfection du moment présent. Par un jeu de résonances et de coïncidences troublantes, ces synchronicités si propres au Tarot, les aspects les plus souterrains de notre psyché, conscients mais le plus souvent inconscients, se révèlent au grand jour à travers ces symboles. Et nous permettent d’appréhender tant le monde extérieur que notre monde intérieur.

Pourquoi utiliser le Tarot

Le Tarot s’avère un instrument parfaitement adapté pour décrypter notre arbre, ce que fait avec brio depuis des années un maître du Tarot et de la psychogénéalogie, Alejandro Jodorowsky. C’est à l’âge de vingt ans, au milieu du siècle dernier, qu’Alejandro Jodorowsky a découvert le Tarot. Fasciné par ces images, il les a étudiées, restaurées avec Philippe Camoin et il les utilise toujours avec passion. Voilà trente cinq ans qu’il reçoit périodiquement des personnes venues de toute l’Europe, dans un bistrot transformé en cabaret mystique où il tire les cartes à vingt-deux d’entre elles et les aide à trouver un sens à leur blocage actuel.
De plus, le Tarot permet de développer nos dons innés de compréhension du monde en nous reliant à notre voix intérieure, celle pleine de sagesse et de bon sens qui connaît ce qui est bon pour nous. Plus nous l’invitons dans notre vie, plus il enrichit notre perception. Il nous apprend dès lors à instaurer ce puissant dialogue entre notre monde intérieur et l’extérieur.
En le sortant de sa prison prévisionnelle, il peut nous raconter le “pourquoi” récurrent de notre vie. le Tarot nous permet alors d’avoir une vision circulaire entière en nous redonnant notre réponse, et non pas une vision limitée par le temps correspondant à la question du “quand”. Comme toute quête, il ne répond pas à toutes nos questions mais il nous amène à en avoir de moins en moins.
Le Tarot est alphabet sacré. Lorsque l’on commence à l’apprendre, il ne finit pas de nous émerveiller car en agençant patiemment les vingt-deux lames, il nous raconte deux légendes : la première, celle d’une sagesse fabuleuse qui comprend des codes, des symboles et des mythes rattachés à notre culture. Et dans cette sagesse étonnante, nous retrouvons toutes les clés qui nous parlent de la seconde : la nôtre.

Description pratique de l’atelier:

Nous verrons chacune des arcanes majeures, avec ses symboliques et son histoire
Nous ferons un peu de kabbale et de langue des oiseaux
Il y aura un Tirage suivant la date de naissance des participant.es : arbre généalogique ; projet-sens et perle du projet parental, vos dons et le cadeau que recèlent vos fruits
Il y aura aussi un tirage de saison

Nathalie Limauge
Tarologue, runologue, herboriste et écrivain, auteur du “Pentagramme du Tarot” , des « clés de l’Olympe » et de « Légendes de Runes » aux Editions OpointzerO
Voir http://www.roseor.net

QUAND: les 10,11 et 12 juillet 2020
HORAIRE: vendredi soir de 18h à 20h30, samedi et dimanche de 9h30 à 17h
OÙ. Eastman, en Estrie.
COMBIEN: 350$

Note: un dépôt de 250$ est exigé avant le 1er mai 2020 pour réserver votre place. En cas d’annulation de l’événement vous serez, évidement, intégralement remboursé.es. Si vous annulez votre participation après le 1er mai, vous ne serez remboursé.e que si nous (ou vous) trouvons un.e participant.e pour prendre votre place. Veuillez noter que Nathalie se déplace de Belgique pour cet atelier et doit donc engager des frais importants pour venir jusqu’à nous. C’est pourquoi nous demandons un engagement ferme de votre part.

Places limitées à 14 participant.es.

Vous devez amener votre propre jeu de tarot.: le tarto recommandé est celui de Jodorowski et Camoin, mais un tarot de Marseille classique fait aussi l’affaire.

Hébergement: il sera possible de faire du camping sauvage et autonome sur place gratuitement (certaines conditions s’appliquent). Il est aussi possible de louer une chambre d’hôte dans les environs, au motel du Village ou même au Spa Eastman. Contactez-moi si vous avez besoin d’hébergement.

Repas: Il y aura sur place, en tout temps, du café, thé et tisanes et collations légères . Nous vous invitons à amener un plat à partager pour les deux repas du midi. Pour ceux et celles qui camperont sur place,vous serez responsables de vos autres repas. (il y a des restaurants à proximité).

Pour plus d’informations et pour vous inscrire:(lien cliquable): athlan.nadeije(at)gmail.com

Previous Older Entries