Les chemins de la guérison

« Le jour où tu es né, est le jour où le Saint, béni soit-Il, a décidé que le monde ne pouvait pas continuer d’exister sans toi »

(Paroles attribuées à R. Nachman de Bréslév), cité par Georges Lahy dans son épistole 85

Toutes choses sont liées, disait le Grand Chef Seattle. Humain, animaux, forces de la Nature… Suivre les lois naturelles qui nous régissent, c’est (re)trouver notre juste place dans ce monde, dans nos relations à nous-mêmes et aux autres.  C’est se reconnecter avec la joie d’Être et recouvrer l’Esprit.

Et l’Esprit croît avec l’usage. Quand notre connexion corps-esprit est rétablie, la guérison est possible sur tous les plans: physique, émotionnel, mental et spirituel.

La Roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique qui nous permet de remonter à la Source. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:

Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Quel sens donner à ma vie, à mes épreuves?

Entrez voir…

 

illustratrice: Matsheshu : Aquarelliste et Designer chimérique

Copyright: Nadeije Athlan, tous droits réservés, 2020

Citation

Pleine Lune, décembre 2022

Nous voici entré dans notre 6ième lune, aujourd’hui le 7 décembre 2022. Cette lune s’appelle: Je Suis Capable d’apprendre et d’agir…vous pouvez la lire : ici

Bonne lecture!

La sixième lune: Je suis capable d’apprendre et d’agir

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Notre 6ième lune arrive le 7 décembre 2022.

C’est la lune de « je suis capable d’apprendre et d’agir ».

Nous sommes construit avec un cerveau capable d’apprendre de nouvelles notions.Nous pouvons apprendre des concepts même sans les appliquer dans le quotidien. C’est notre capacité d’apprentissage intellectuel, virtuel et imaginaire qui nous différencie le plus de nos frères et soeurs animaux.
Nous savons déjà faire beaucoup vers l’âge de 6-7ans. C’est l’âge de raison. Dans les sociétés anciennes, c’était l’âge où l’enfant garçon sortait du giron maternelle et rentrait dans le monde des chasseurs pour commencer cet apprentissage. C’était un premier passage entre la sécurité du nid maternelle et l’entrée dans le vaste monde.
Dans nos sociétés occidentales, c’est devenu le moment de rentrer à l’école. (passage qui, de nos jours, se fait de plus en plus tôt, nous privant d’apprentissages essentiels au profit d’un sur-développement de l’intellect).
Cette entrée à l’école est notre premier passage moderne. D’ailleurs, il est curieux de constater que l’on appelle cela la « rentrée » des classes…Ainsi, cela nous indique bien que malgré une apparence de première fois, c’est en fait une rentrée donc une deuxième entrée.
Car ce passage vers l’école se vivra pour l’enfant comme sa naissance. Sortir du ventre maternel pour découvrir le vaste monde=sortir du giron maternelle pour découvrir un monde plus vaste.
Si sa venue au monde s’est bien passée, l’entrée à l’école sera comme une découverte. Dans le cas contraire, cette rentrée sera une épreuve. Sans m’étendre sur le sujet, vous pouvez considérer tous vos passages comme une répétition de ce premier passage qu’est la naissance. Le fait d’en prendre conscience et de le libérer par un travail personnel rendra vos futurs passages plus aisés.
Le plus important serait d’entrer et de sortir de l’école convaincus que nous pouvons apprendre, nous savons comment apprendre, nous avons confiance en notre capacité d’apprentissage.
Que nous puissions aborder l’apprentissage comme un travail , certes, et aussi comme une croissance naturelle.
L’école parfois nous a aidé, parfois nous a nuit. En nous cantonnant à une certaine forme d’apprentissage et à un certain agenda parfois bien éloigné de nos besoins ou de notre curiosité naturelle, l’école a pu endommager notre propension naturelle à apprendre, comprendre , intégrer.
La vie sociale scolaire a pu être enrichissante, nous permettant des amitiés durables, des contacts intéressants, des modèles différents de ceux de nos parents, ce qui nous ouvre à la diversité. Le contact avec d’autres façons de faire, d’autres cultures, d’autres langues, peut nous montrer que nous ne sommes pas si différents les uns des autres.
Pour plusieurs, par contre, la vie sociale scolaire a été l’apprentissage de la comparaison,de la compétition,de l’exclusion, de la honte…

Comment s’est vécu votre scolarisation? Dans quoi avez-vous été soutenu(e)?Qu’avez vous appris? Qu’avez-vous acquis?
Comment cela vous a-t-il formé ? Informé? Déformé? Conformé?

Aujourd’hui, êtes vous à l’aise dans vos nouveaux apprentissage? Avez-vous du plaisir à découvrir de nouvelles choses? À essayer d’autres façons de faire?
Êtes-vous capable d’apprendre, comprendre et faire du sens avec ce qui vous entoure?
Avez-vous gardé votre curiosité d’enfant ? Une soif de nouvelles connaissances? Une joie de nouvelles découvertes?

Car seulement de notre compréhension du monde pourra jaillir notre capacité d’action juste. Agir plutôt que réagir, pro-action plutôt que réaction, parfois non-agir délibérément, consciemment.
Remettez vos modèles en question.
Essayez d’autres façons de faire.
Chercher d’autres résultats.
Quand quelque chose ne fonctionne pas dans votre vie, faites autrement. Ne restez pas accroché à des moyens qui ne donnent pas les résultats souhaités.
Ouvrez vos connaissances, combattez votre ignorance, cherchez plus loin. Vos actions se rapprocheront donc au plus près ce qui sera juste, bon, efficace.
Pensez aux générations futures. Une action juste n’a pas de conséquences néfastes même dans un lointain futur…
Apprenez à regarder le fruit de votre action et de l’action des autres. Comment est ce fruit? Est-il beau? Est-il nourrissant? Quel genre d’avenir a-t-il?
Car une action ne peut être jugée que par ce qu’elle engendre. C’est pourquoi il est parfois difficile d’anticiper les conséquences qu’auront certaines actions avant d’avoir agit.
Il faut sortir de l’idée du bien et du mal, si cher à notre éducation, et projeter nos actions dans le futur.
Certaines sont évidentes: polluer la rivière qui nous abreuve c’est tuer l’avenir.
D’autres actions peuvent sembler « mauvaises » et pourtant engendrer du bon: le couteau qui perce les chairs devient bon si c’est pour enlever une masse malade…
D’autres encore ont l’air « bonnes » et se révèlent néfastes: le quinoa « équitable » a tellement fait grimper le prix en Bolivie que la population dont c’était l’aliment de base (très nourrissant) a dû se rabattre sur du riz importé (de moindre qualité) car elle ne peut plus se permettre d’acheter ce quinoa qu’elle produit pour l’exportation…

L’observation et le suivi de nos gestes, de nos actes, nous permettra de nous ajuster. Nous serons alors véritablement capable d’apprendre et d’agir. Notre Terre s’en portera beaucoup mieux!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du mois d’août 2016

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Pleine lune de novembre

Bonsoir à toutes et à tous! Dans ce frisquet jour de novembre, nous entrons dans notre 5ième lune: Je Fais Partie d’un Monde. Qu’est-ce que le « Monde »? Comment s’est-il construit en nous? Comment va-t-il? Que pouvons-nous y faire? Sous l’influence d’une éclipse, ce moment où le Grand-Père Soleil et la Grand-mère Lune se rencontrent au lieu de se pourchasser, nous sommes invité.es à observer ce monde et même à le réinventer.

Vous pouvez lire l’article : ici

La cinquième lune: Je fais partie d’un monde

Mardi 8 novembre 2022, avec une éclipse , nous entrons dans notre 5ième lune, « Je Fais Partie d’un Monde »

5 ans. Nous nous ouvrons au monde et nous devenons des êtres sociaux. Nous sortons tranquillement du giron maternel, nous agrandissons notre territoire au-delà de la famille et nous sommes prêt(e)s à apprendre les règles qui régissent notre société. Cela peut nous sembler tard, nous qui mettons nos enfants en garderie bien avant qu’ils/elles aient 5 ans!

Pourtant, nos enfants ont besoin d’une assise personnelle et familiale avant d’être confrontés aux « différences ». La stabilité acquise à la maison, auprès des frères et soeurs, de la famille nucléaire et élargie, permet à l’enfant de se sentir solide et confiant(e). Bien que dès 4 ans il/elle puisse apprendre et respecter-en partie du moins- des « règles », de conduite, de jeux, de relations, ce n’est que vers 5 ans que sa maturité émotionnelle lui permet d’apprendre à gérer des conflits, des disputes, des règles nouvelles dans un environnement nouveau. Vers cet âge, l’enfant sort de la petite enfance, et découvre « Le Monde », cette construction humaine et sociale pas toujours en phase avec la Nature ou ses Lois. Les enfants ont tout de même besoin de comprendre comment le naviguer, le comprendre, s’y adapter et aussi , avec le temps, en voir les failles.

Parce qu’elle a pu construire son identité , l’enfant est maintenant prête à laisser la place à l’autre. Elle peut écouter et apprendre de ses pairs; elle peut partager qui elle est; elle peut communiquer ses désirs et faire la différence entre un désir et un besoin.
Parce qu’il a pu recevoir un miroir adéquat, l’enfant est maintenant capable d’une certaine réflexion; il peut comprendre que l »autre » est comme lui-même; l’autre sent et ressent; l’autre lui est semblable et l’enfant peut donc commencer à se mettre à la place d’un autre. Ce sera essentiel au développement de son empathie.
La curiosité des enfants de cet âge est immense et le monde est à découvrir!

Le pouvoir des adultes de son entourage est encore grand et son entrée dans le monde se fait rarement sans heurt. Car maintenant que l’enfant a plus conscience de l’autre il/elle devient plus conscient(e) de soi et de l’image qu’il/elle projette.
C’est le moment où nous sommes comparés aux autres et, malheureusement, c’est rarement juste ou bienveillant. Si nous n’avons pas appris tout à fait les mêmes choses que nos camarades nous pouvons entrer en contact avec une nouvelle émotion: la honte. Ce sera notre première confrontation avec les différences. Différences culturelles, cultuelles, éducationnelles, sociales.
Nous voulons nous sentir accepté(e)s dans cette société qui sera le tissu de notre vie future. Nous avons besoin de sentir que nous y avons notre place. Comme le lionceau qui fait le tour de sa troupe, le jeune singe qui va rencontrer les autres mâles et femelles du groupe, le poussin qui s’éloigne de sa mère pour explorer le monde; nous sommes désireux.ses d’être accepté.es et craintif.ves du rejet. La tribu c’est notre survie et, de tout temps, le rejet et l’exil étaient la pire punition que l’on pouvait infliger à un être.
Être humilié(e), tourné(e) en ridicule, pointé(e) du doigt est une blessure profonde à cet âge. Blessure que nous transporterons dans nos relations sociales ensuite sous formes de problèmes relationnels, de difficulté en entrer en contact, à se faire des ami(e)s, à les garder; à suivre des règles de conduite; à s’intégrer dans un groupe de travail par exemple.

C’est vers cet âge que nous apprenons à mentir et que nous commençons à comprendre que nous pouvons dissimuler des choses à nos parents; qu’il est possible que nos parents ne soient pas des Dieux tout-puissants et omniscients. Ils ne savent pas ce qui s’est passé à l’extérieur de la maison si nous ne le racontons pas. Ils peuvent parfois deviner qu’il s’est passé quelque chose mais pas toujours.
Ainsi l’enfant peut garder par devers lui/elle, ses pensées et ses actes. L’enfant commencera alors ses premières armes de « manipulation »: le charme, la bouderie, le rejet, la colère, la dissimulation ou le mensonge pour obtenir ce qu’il/elle veux.(Il ne faudrait pas que cela fonctionne trop bien…car ces méthodes pourraient s’installer profondément…).

L’enfant apprend aussi qu’on peut ne pas le croire quand il raconte quelque chose, ce qui est aussi un choc. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas croire ce qu’il/elle sait être vrai. Cela va affecter sa façon de faire et de se faire confiance. Si je peux mentir, si je peux être cru.e quand je ment, ou ne pas être cru.e quand je dis la vérité; si l’autre peut mentir sans que je le sache… Que Croire? Qui Croire? En quoi, en qui, puis-je continuer à faire confiance?
Il est désastreux pour l’enfant de cet âge que les adultes lui mentent. Les adultes devraient « nommer la réalité » plutôt que de mentir. Par exemple, il vaut mieux dire à l’enfant « je pleure car il m’arrive à moi-aussi d’avoir de la peine, mais ne t’inquiètes pas » ou « oui, tu entends que ton papa et moi sommes fâchés/avons des difficultés/parlons fort mais c’est une conversation entre adulte et nous trouverons une solution » ou « oui, je vis des inquiétudes mais ce sont des inquiétude de grandes personnes et tu n’as pas en t’en préoccuper » ou « je ne veux pas répondre à cette question maintenant car je considère que tu es un peu jeune encore pour la réponse/ou bien, c’est intime, personnelle ou pour les grands ». Car lui mentir ou dire des bêtises sous prétexte que c’est un enfant le rendra confus et méfiant et il vivra un choc plus grand d’apprendre la vérité plus tard que d’avoir une vérité à sa hauteur d’enfant.

Je me souviens d’un client qui me racontais que, quand son fils lui a demandé ce qu’il buvait ce matin là, il lui a répondu: « quelque chose dégueu. Il buvait du café et ne voulais pas avoir à dire à son fils que lui ne pourrait pas en boire; il a préféré un raccourcit. Je lui ai demandé s’il avait pensé à l’impact que cela pouvait avoir sur son fils et comment son image de père s’en trouverait affecté. Mon père boit des choses « dégueu »? Pourquoi? Est-ce que je vais avoir à boire des choses « dégueu » moi aussi quand je serai grand? Est-ce que tous les adultes boivent des choses « dégueu »?
Il eut été plus simple et plus juste de répondre « ça s’appelle du café et c’est une boisson pour les adultes; quand tu seras plus grand je t’y ferai goûter ».

Même sur ce qui concerne nos croyances nous pouvons permettre à nos enfants de se faire une opinion. Nous pouvons dire, j’ai la croyance qu’après la mort une partie de nous va au paradis/se réincarne/retourne dans la nature etc…Dans d’autres familles/cultures/religions il y a d’autres croyances.

C’est une lune importante que cette 5ième; lune des relations; lune de la socialisation; lune de l’appartenance au groupe…
Un beau terrain de jeu pour ce mois-ci! Surtout quand on regarde ce qui arrive à notre société en ce moment même. Le tissu social, déjà fragile, a été très malmené ces trois dernières années. Le stress individuel augmente et le civisme est mis à dure épreuve. Nous ressemblons à ces sociétés en déclin. Il semblerait que le capitalisme ait fait son temps. Notre « monde » est en transition. Par quoi le remplacerons-nous? Car il nous appartient de faire en sorte que le Monde que nous habitons soit le reflet du meilleur de notre humanité.

Crédit Photo: Carole Poirier

Des nouvelles en vrac!

Bonjour à toutes et à tous.

J’espère que vous profitez bien de ces belles journées…

La nouvelle lune, avec éclipse, est arrivée hier et avec elle un nouveau vent: Le Visionnaire. Vous pouvez en lire un peu plus: ici.

Nathalie Limauge, mon amie runologue et alchimiste, qui vient de finir d’écrire un livre encyclopédique « Ma bible des Runes », sera de retour en Estrie en Février 2023 pour une formation sur les Runes (ouvert à tous et à toutes, sans pré-requis), les 4 et 5 février, et aussi pour nous offrir un rituel pour Imbolc, le vendredi soir le 3 février.

Pour les Runes, vous pouvez en apprendre plus : ici

Pour le rituel de Imbolc: ici

Pour les formations de Nathalie à Montréal (il y en a plusieurs, profitez-en!) veuillez contacter Émeraude Collectif : info@emeraude-collectif.ca

Je viens de finir un beau podcast (qui sera sur YouTube aussi bientôt) avec Corinne Deva de Féminité en Conscience, sur la guérison du féminin sacré (C’est l’épisode 52…âge de la grand-mère, 4ième cycle de 13 ans, un joli non-hasard). Pour l’écouter: https://feminiteenconscience.com/episode-52-guerison-du-feminin-et-tradition-chamanique-avec-nadeije-athlan/

Protégé : LE VENT DU VISIONNAIRE

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4ième lune: Je Suis Quelqu’un.e

je suis quelqu'un juin 2016

je suis quelqu’un
juin 2016

Samedi le 8 octobre 2022, nous entrons dans notre 4ième Lune: Je Suis Quelqu’un.

L’enfant a quatre ans. Le langage est bien installé, ainsi que plein d’aptitudes physiques par rapport à l’environnement.L’enfant sent qu’elle a une prise sur le monde qui l’entoure, qu’elle comprend ce qui se passe autour d’elle. Son « moi » est plus construit, elle peut faire la différence entre un désir et un besoin et à appris une certaine gestion de ses frustrations. Elle n’a plus besoin de faire une crise et de se jeter à terre pour obtenir ce qu’elle veut et, pour peu que ses parents aient été constant et d’une tendre fermeté, elle sait demander et peut tolérer des refus (même si ce n’est pas facile).
L’enfant devient quelqu’un. Il a des idées, des questions et tout un imaginaire qui se dessine. Il commence à se situer par rapport aux autres et veut rentrer dans la conversation. Il ne joue plus en parallèle et est capable d’apprendre les règles d’un jeu, d’attendre son tour dans la file qui descend le toboggan, de négocier des jouets. Les autres l’intéressent de plus en plus. Il apprend qu’il est digne de confiance et il tient à sa parole; l’enfant que l’on accuse de mentir ou à qui l’on ment à cet âge peut se sentir choqué.
Maintenant qu’il peut s’exprimer enfin, sa parole revêt une importance particulière. Comme les adultes sont encore des « dieux » à ses yeux, il est important que ces « dieux » là lui offrent une image cohérente du monde, réponde à ses questions de leur mieux (il y a beaucoup de « pourquoi » à cet âge), et surtout qu’ils considèrent l’enfant comme une personne, ayant des idées, des sentiments, des opinions.

Vers quatre ans, va s’installer un nouveau comportement: l’omnipotence infantile.
L’enfant est beaucoup plus capable physiquement qu’elle ne l’était et même temps elle prend conscience qu’elle ne peut pas faire ou accomplir tout ce qu’elle est capable d’imaginer.
Quelques sauts en bas de l’escalier lui font comprendre qu’elle ne peut pas voler, même si dans son imaginaire cela semble possible. L’enfant teste le monde réel, concret et matériel et ses limites.
L’enfant se retrouve ainsi tiraillé entre son imaginaire et les contraintes qui apparaissent dans la réalité; entre ses désirs et ses capacités; entre la grandeur du monde et ses petites jambes.

Alors l’enfant va se faire croire qu’elle peut tout: elle fait venir la pluie, elle repousse les nuages, elle fait changer les couleurs des feux de circulation. Tout, absolument tout, ce qui se passe est de son propre fait, croit-elle. Elle prend tout très personnellement; tout a rapport avec elle. Si quelque chose qu’elle voulait rate, c’est qu’au fond elle ne le voulait pas vraiment.Si un malheur survient elle y est sûrement pour quelque chose.

C’est un moment fragile pour l’enfant qui, non seulement croit que tout est possible, mais surtout qu’il peut tout faire. Quand des difficultés majeures arrivent à cet âge, l’enfant s’en sent responsable (décès de quelqu’un, séparation des parents, mort du petit chat, etc.). Plus dur encore, comme il a l’impression que c’est lui l’architecte du monde (puisqu’il croit avoir tous les pouvoirs), il va aussi prendre le sentiment de culpabilité de tous les échecs qu’il perçoit.

Si aujourd’hui dans votre vie, vous avez la « culpabiliza » (maladie qui consiste à se sentir coupable facilement et même pour des choses dont vous savez rationnellement qu’elles sont hors de votre contrôle); si vous croyez que tout est possible mais que si vous échouez c’est de votre seul fait (formule idéale des gourous du « demander et vous recevrez » et si vous ne recevez pas c’est que vous ‘bloquez’ le recevoir); si vous employez beaucoup de je devrais et j’aurais dû: alors il y a quelque chose à guérir pour vous dans cette lune afin de retrouver votre humanité (oui, oui, cela inclus des défauts,des failles, des moments d’impuissance et des choses que vous ne comprendrez peut-être jamais) et lâcher votre pseudo-contrôle (vous n’êtes pas DIEU!).

SI vous êtes perfectionniste dans votre vie, il est temps de laisser tomber cette auto-violence qui vient toujours avec le perfectionnisme.

Vous trouverez, sur ce chemin, une humilité reposante; une appréciation saine de vos capacités et de vos limites (et de celles des autres); une conscience tranquille de votre finalité humaine;une capacité réelle de lâcher-prise; et, paradoxalement peut-être, une meilleure maîtrise de vous-même et de votre vie.
Quand vous réalisez que la vie ne fonctionne pas selon la dichotomie « faute » ou « mérite », vous vous libérez du poids de la performance et de la culpabilité. Dans notre monde qui veut nous faire croire que « quand on veut , on peut », reconnaître que notre vrai pouvoir n’est pas omnipotent, que nous ne pourrons pas obtenir tout ce que nous voulons, que parfois des malheurs arrivent à des personnes qui ne le « méritent » pas, alors nous sommes sur la bonne voie pour apprécier ce que la vie peut nous donner. Pour paraphraser Épictète, nous apprenons à aimer ce qui est à notre portée. Cela nous permet alors de consentir à notre vie plutôt que de passer du temps à en vouloir une autre.
Ou: « quand on peut, on peut ».

En dehors du regard des autres, en dehors du jugement interne ou externe, vous êtes quelqu’un.e et jamais quelconque.

Crédit Photo: Carole Poirier

Pleine Lune, Septembre 2022

Nous voici entré dans notre troisième lune: Je-Suis-Moi! Avoir une personnalité construite, solide en ayant conscience de notre valeur tout en ayant un ego à sa juste place, voici le défi de ce mois-ci. Quels sont les miroirs qui nous sont tendus? Quel image nous renvoie-t-on de nous-mêmes? Quels jugements portons-nous sur les autres? Quels genre d’adulte sommes-nous? Et même, sommes-nous adulte?

Cela dépend de comment nous nous sommes construites. Comment nous avons bâti notre caractère, quelles sont nos valeurs et sur quoi repose notre intégrité. Nous ne pouvons plus rester des enfants égoïstes qui ne pensent qu’à la satisfaction de leurs désirs momentanés. Car aussitôt qu’un désir est satisfait, un autre apparaît pour le remplacer, dans une ronde sans fin qui nous épuise. Trouver la juste place de notre ego est plus un chemin qu’une destination…

Vous pouvez lire la lune de Je-Suis-Moi: ici

La troisième lune: Je suis Moi.

IMG_0197Samedi le 10 septembre 2022, nous entrons dans notre 3ième lune : Je suis Moi.

L’enfant a grandi, elle explore son environnement. Elle marche, cours, saute, grimpe, parle…
L’enfant a des désirs, plus seulement des besoins, il commence à se définir non pas seulement en terme d’opposition (je suis séparé de toi) mais en terme de JE.
L’égo, la personnalité, le caractère, se construisent. L’enfant a besoin d’être vu(e), regardé(e) et entendu(e). Il cherche l’image de lui-même dans le miroir-reflet qu’il reçoit des autres. Il-elle est donc très fragile, très sensible à l’approbation de son entourage. C’est « maman, papa, regardez-moi! ». Les regards désapprobateurs, les commentaires dévalorisants,les situations injustes, les mensonges qu’on lui fait, ainsi que les abus et violences sous toutes leurs formes vont avoir un effet désastreux sur cet être en pleine construction.
À l’inverse, un miroir grossissant qui l’exalte, le met au-dessus des autres (tu es le meilleur!la plus gentille!la plus intelligente!…) et ne correspond pas à une réalité relativement juste laissera aussi ses traces en lui conférant une image démesurée de lui-même.
Les miroirs déformants (les pires) seront des miroirs où l’enfant ne sais jamais à quoi s’attendre: il est bon aujourd’hui, mauvais demain. Il se retrouve dans des doubles contraintes, c’est-à-dire des situations ou il n’y a pas d’issue, où, quoiqu’il fasse il est dans l’erreur; dans des situations incongrues où on le laisse faire quelque chose et il est puni ensuite de l’avoir fait . L’enfant ainsi miroité reçoit constamment des messages contradictoires aux conséquences néfastes. Il ne sait plus s’il est aimé ou pas, s’il est bon ou pas, et même ce qui est bon un jour peut devenir mauvais le lendemain sans qu’il puisse comprendre ce qui a changé. Il n’y a d’ailleurs rien à comprendre puisque les miroirs déformants sont incohérents.

L’enfant de cet âge a un sens aigu de sa parole. Sa parole donné est un contrat. Il s’attend à ce que les adultes fassent ce qu’ils disent et surtout, tiennent leurs promesses. La trahison de la parole donnée le blesse et il vaudrait mieux ne promettre que ce que nous sommes raisonnablement sûrs d’accomplir.

C’est aussi un enfant curieux qui va poser mille « pourquoi » par jour, au point de peut-être en exaspérer ses parents.
Pourtant, c’est un moment fertile, un moment d’expansion et d’ouverture à la découverte. Dans le meilleur des mondes il-elle trouverait des réponses relativement simple (adapté à son âge) même aux questions difficiles: pourquoi le chat est mort? Comment le bébé est rentré dans ton ventre? Où j’étais avant d’être dans ton ventre?…
Il y aurait le souci de l’aider à construire son monde en lui répondant patiemment, honnêtement (je ne sais pas où tu étais avant d’être dans mon ventre, j’ai la croyance que…), en comprenant que pour l’enfant de cet âge, l’adulte est un Dieu tout-puissant et omniscient. Il est bon alors de montrer que nous ne pouvons pas tout, que parfois nous ne savons pas, que pour certaines choses il n’y a peut-être pas de réponse. En acceptant de se montrer avec ses failles, l’adulte permet ainsi à l’enfant de ne pas être parfait lui non plus.
L’adulte se doit aussi de nommer les choses qui entoure l’enfant. Et plus les adultes alentour seront patients et répondants plus l’enfant se développera. Ainsi, un parent capable de nommer les émotions que l’enfant ressens (Oh, je t’ai fait peur en entrant brusquement dans ta chambre-devant les yeux écarquillés de l’enfant-, ou bien tu pleures parce que tu as mal parce que tu es tombée; oui, je vois bien que tu es en colère que je te refuse ce bonbon), permet à cet enfant de développer son vocabulaire émotionnel. Et l’enfant évoluera dans un monde qui fait sens pour lui ou elle. Elle pourra développer des chaînes logiques d’actions, de pensées, d’émotions, de compréhension du monde qui l’entoure et des relations entre les choses et les gens.
Son moi construit,non-construit ou mal construit sera le sol sous ses pieds pour sa croissance futur.

Savez-vous différencier vos désirs de vos besoins?
Êtes-vous capable de vous auto-réguler?
Êtes-vous capable de maîtrise de vous-même? (à ne pas confondre avec le contrôle…)
Savez-vous qui vous êtes?
Vous connaissez-vous bien?
Avez-vous de l’amour pour vous-même?
Êtes vous conscient(e) de votre juste valeur? Sans orgueil mal placé, ni fausse modestie?
Osez-vous vous montrer tel(le) que vous êtes?
Êtes-vous patient(e) avec vos apprentissages? Ceux des autres?
Êtes vous assez solide intérieurement pour reconnaître vos erreurs et vos fautes?
Savez-vous vous protéger et sortir de situations malsaines?

Si la réponse est non, c’est la troisième lune dont vous aurez à prendre soin en vous afin de bâtir une personnalité suffisamment forte pour osez prendre des risques et suffisamment aimante pour honorer votre valeur.

Crédit photo: Carole Poirier

Nouvelle Lune d’août 2022

Bonjour à toutes et à tous. Nous venons d’entrer dans notre nouvelle lune qui nous amène aujourd’hui le vent du Porteur de Feu…plus de détails: ici

Pleine Lune Août 2022

Bonjour à toutes et à tous! Nous entrons aujourd’hui dans notre pleine lune, la deuxième de ce cycle: Je Suis Séparée de Toi. Lire l’article complet : ici

Deuxième lune: Je suis séparé(e) de toi

IMG_1161Le 11 août 2022 nous entrons dans notre deuxième lune: je suis séparé(e) de toi.

Après l’étape fusionnelle du début de la vie, l’enfant commence ses premiers pas vers l’autonomie. Il ou elle prend conscience que sa mère et lui sont deux personnes différentes. Il mesure cet abîme et veux commencer à explorer le monde. Elle va s’éloigner de sa mère et revenir, jouant proche et puis plus loin pour apprivoiser cet espace et vérifier que sa mère est toujours là, malgré la distance.
Certaines mères vivent bien le désir d’exploration de leur petit, d’autres voudraient le ramener dans la fusion. Certaines vont avoir peur de tout et retenir sans cesse l’enfant qui tente de faire du sens avec le monde qui l’entoure. D’autres encore, fragiles dans leur ego, risquent de rejeter cet enfant qui tente de prendre une forme d’autonomie en disant « non » « faire tout seul »…
C’est aussi le début de la communication. L’enfant doit maintenant exprimer ses désirs, pleurer ne suffit plus à lui apporter ce qu’elle désire. Parfois la frustration de ne pas être comprise quand elle désigne un objet la pousse à dire le mot qui le représente.

Maintenant adulte, cette lune nous donne l’occasion de travailler cette étape très importante de la séparation. Nous venons de vivre la fusion, le paradis terrestre où nous n’avions besoin de rien. Nous sommes venus au monde et cette fusion s’est prolongée un moment (dans le meilleur des cas, bien sûr). Maintenant les bras de maman sont « trop petits » comme l’était son ventre il n’y a pas si longtemps. Le monde nous attend! Et quel monde! Mystérieux, grandiose et magnifique; étrange et dangereux; fascinant et merveilleux. Qu’il est immense! Notre curiosité naturelle nous pousse maintenant à chercher à comprendre; nos jeux serviront l’apprivoisement de cette vie, de cette nature et de ces lois: les choses lâchées tombent, apprendre à marcher c’est apprendre à ne pas tomber, tomber fait mal mais on fini par se relever; il y a des choses qui se mangent, d’autres non; des animaux de compagnie mais aussi des bêtes qui piquent ou qui mordent; des couleurs, des goûts, des sons, des sensations. Explosions sensorielles, brouhahas et tourbillons d’apprentissage multiple. Wow, quel terrain de jeu!

Comment s’est vécu cette période pour vous?

Pour le savoir, observez ce qui se passe dans vos relations. Nous abordons nos relations de la même façon, en commençant par la fusion, le « nous » et le confort de trouver un(e) partenaire qui nous ressemble. Nous sommes pareils…et puis…ça change. Les petits travers que je trouvais mignons au début m’énervent. Il ne semble plus me comprendre…Elle a changé…je ne l’aime plus comme avant…il n’a plus de sentiments amoureux…il ne me devine plus…blablabla.

La « séparation » nous fait prendre conscience de nos différences là où la fusion nous ramenait à nos semblances.
Comment est-ce que nous vivons cette distance ? Sommes-nous capable d’apprécier nos différences? Ou bien est-ce que cela nous heurte, nous inquiète, nous dérange? Où est passée notre curiosité naturelle? Nos désirs d’apprendre? Notre spontanéité à aller vers l’autre?

Est-ce que j’ai la nostalgie de la fusion? Alors je risque de rompre pour me perdre à nouveau dans une nouvelle fusion…
Suis-je capable de boire du même vin mais pas dans la même coupe comme le disait Khalil Gibran?
C’est l’étape cruciale de définir mon unicité face à celle de l’autre; d’apprendre à communiquer sur un mode plus autonome; de tenter d’accepter l’autre tel qu’il(elle) est sans essayer de le changer
Suis-je capable de demander ce dont j’ai besoin? Suis-je capable de recevoir? De donner? De refuser?
Je dois apprendre à me définir par rapport à l’autre.
Et cela ne devrait pas mettre la relation en danger, si l’autre est aussi capable de se définir par rapport à moi.

Et ayons comme but d’être comme « les piliers qui soutiennent le temple se dressent séparés, Et le chêne ne s’élève pas dans l’ombre du cyprès » Khalil Gibran, Le prophète.

Comme des cyprès. Si près. Pas trop. Sans chaîne.
(Quelle belle langue que le français qui permet ces jeux de mot et nous révèle ainsi des sens profonds!).

Ho!

Crédit photo: Carole Poirier, lune du 4 juillet 2020

Nouvelle lune de Juillet

Bonjour tout le monde! Nous sommes dans notre nouvelle lune et c’est donc un nouveau vent qui vient nous rendre visite: le Guerrier. Vous pouvez en apprendre plus : ici

Pleine Lune de juillet 2022

Bonjour à toutes et à tous!

Aujourd’hui nous commençons un nouveau cycle de 13 lunes. Comme les mois lunaires ne coïncident pas tout à fait avec les mois solaires, les lunes se décalent par rapport aux mois et c’est pourquoi nous arrivons à notre première lune maintenant. D’ici quelques années, la première lune arrivera de nouveau en janvier (si vous commencez votre année à ce moment-là) et dans plus longtemps encore, elle reviendra au printemps. Comme nous commençons un nouveau cycle, ce sont des lunes différentes que je vous proposerai au cours de la prochaine année. Ce sera un rappel pour celles et ceux qui me suivent depuis longtemps, et une découverte pour les autres. La première lune est celle de la Fusion, elle s’appelle: Je-Suis-toi. Elle nous rappelle que nous venons du Grand Tout et que nous aspirons à y retourner pour retrouver la paix…à nous de prendre soin de notre jardin intérieur afin que nous trouvions les chemins pour prendre soin du jardin extérieur. Si vous voulez en lire plus: Je-Suis-Toi

Aussi, je suis fière de vous annoncer que je viens de faire mon premier envoi d’un Bulletin/Infolettre, dans laquelle je partagerai des articles qui ne seront pas publiés ici, des nouvelles plus intimes de moi et des ateliers annoncés en primeur. Il y aura bientôt un bouton sur ce site pour s’inscrire à l’infolettre. Bon été!

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