Honorer le Mystère

Une très belle chanson de Michel Fugain commence ainsi:
« Dis moi pourquoi on rit
Dis moi pourquoi on pleure
Pourquoi on vit et on meurt… »

Ce monde est plein de pourquoi.Comme un.e enfant de trois ans, nous n’avons de cesse de nous poser et de poser mille questions. Et à toutes ces questions nous octroyons des réponses, selon nos croyances ou nos lunettes du moment: absolutistes, relativistes, mystiques, pragmatiques, rationnelles, ésotériques, new-age ou old-age, religieuses, déterministes, quantiques, symboliques, poétiques…
Dans les meilleurs cas nous avons plusieurs lunettes, nous regardons plusieurs intersections, nous restons relativement souples dans nos perceptions.
Dans d’autres circonstances nous restons accroché.es à une seule lunette, une seule interface pour entrer en relation avec ce monde. Alors il n’y a qu’une seule réponse. Une unique réponse déclinée en plusieurs couleurs, mais qui, au fond reste la même.ainsi nous faisons l’économie de l’effort que cela exige de regarder plusieurs points de vues, plusieurs angles d’un même objet. Et nous nous satisfaisons de peu.
Nous prenons des réponses car l’angoisse de ne pas savoir nous guette. La peur que tout ceci soit insensé: la vie, la mort, notre raison d’être sur la terre, le Sens, la direction, le destin.
Ce « pourquoi » lancé dans l’univers nous hante. Parfois c’est un « pourquoi ça », parfois un « pourquoi moi », ou un « pourquoi maintenant et ici ».
Toutes ces réponses que nous adoptons nous calment un moment; nous donne à croire à un Sens essentiel, une juste marche de l’Univers qui, même si elle est souvent incompréhensible pour les petits humains que nous sommes, semble organiser le Chaos.

Puis il suffit d’une nuit noire de l’âme, comme l’appelle l’auteur Thomas Moore, pour que plus rien ne tienne et que reviennent en force les pourquoi. Ces moments où plus aucune de nos anciennes réponses ne repoussent l’ombre; où le sens est introuvable; où le Mal semble triompher; où vivre est un fardeau; où l’amour semble une illusion ou un rêve lointain presque totalement effacé. Dès que nos plans ne fonctionnent plus, que la mort ou la maladie surviennent, que ce que nous croyions solide s’effondre, que notre environnement ne nous soutient plus, que l’Impensable advient, nous basculons dans une nuit noire de l’âme où tout nos anciens repères sont inutiles.

Ce sont des moments sacrés. Car, quand nous n’avons plus de réponses toutes faites, nous pouvons entendre le Silence entre les sons. Le murmure du Mystère. Ressentir le vertige de l’incertitude. Nous pencher au bord de l’abîme du chaos. Contempler le puits de notre ignorance et la profondeur de ce que nous sommes dans le même instant.

2017 se termine. C’est un moment de bilan. Au Québec nous vivrons un moment spécial: deux pleines lunes en janvier, aucune pleine lune en février, et deux pleines lunes en mars…comme si février était en parenthèse. Un cycle qui se termine et revient en même temps. J’ai commencé à suivre les lunes dans une année comme celle là.
Alors si j’ai une proposition à vous faire, en cette veille d’un nouveau cycle: honorez le Mystère.

Honorez le Mystère, invitez-le dans vos vies. Chevauchez l’incertitude. Déposez-vous dans l’inconnu. Faites de la noirceur une douce compagne, qui garde toutes les portes ouvertes. Ouvrez une réponse qui serait toujours plus vaste que votre question. Acceptez de ne pas savoir. Offrez-vous du Silence. Imaginez-vous sans réponse: n’y-t-il pas plus de place ainsi? Gardez en vous l’espace qui ouvre aux possibles, aux impossibles, aux miracles, à la magie, à l’émerveillement, à la Joie.
Il faut savoir se reposer de notre quête de Ça-Voir.
Il est bon que les pourquoi et les parce que fassent dodo de temps en temps. Par en leur donnant une énième réponse, mais en lâchant prise sur la question.

Ainsi, comme des enfants, vous pourrez vous déposer dans les bras du Mystère que vous entendrez peut-être vous murmurer:
« Je sais pourquoi je (tu) ris
Je sais pourquoi je (tu) pleure
Pourquoi je(tu) vis et je (tu) meurs
C’est parce que depuis
tant de jours et tant de nuits
Je t’aime »

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Le guérisseur ne guérit pas

Il existe en nous ce fantasme: quelque part existe quelqu’un, quelqu’une qui a la clé de notre guérison. Cette personne SAIT ce qu’il nous faut, va nous mettre sur le bon chemin, nous donner les bons conseils, les bons produits à prendre, faire la bonne opération et voilà! Nous serons guéri.es. Comme par magie, peut-être même sans trop d’effort. Le rêve, quoi.

La demande pour les guérisseurs et guérisseuses est grande; les attentes aussi; les croyances abondent autour de la maladie et de la guérison depuis la nuit des temps, car il reste encore tant de mystères autour de ce qui nous rend malade ou de ce qui nous guérit. Shaman en tout genre pullulent, médecins « scientifiques » avec leurs preuves et leurs études, naturopathes, acupuncteur.res, ostéopathes, chiros, herboristes…médicaments, remèdes, vaccins, prières, rituels, homéopathie, allopathie, bye-bye-pathie…tout est bon. Sommes-nous réellement si loin de l’huile de serpent des charlatans ?

Le plus intéressant reste que, quelque soit le système utilisé, il y aura des guérisons, voire des « miracles ».
Quelque soit le cadre de référence utilisé (science, psycho-somatique, rêves, spiritualité, alimentation, méditation, jeûne, etc.) il y aura des guéris; et des non guéris.
Chacun.e tire la couverte de son côté et prétend avoir LA vérité…alors le chemin vers la guérison devient comme une religion. Et vous êtes tenu.es de vous y conformer à la lettre sinon point de salut! Et il est mal vu, parfois même interdit que vous essayiez quelque chose d’autre pendant que vous suivez un chemin prescrit: vous essayerez de prendre des plantes si vous êtes en chimio, pour voir…on vous dira toute sorte de trucs et certains seront vraiment de l’insanité…mais il y a souvent une part d’insanité dans les religions. C’est pas mieux chez les médecines « douces » où certains refuseront de vous traiter si vous êtes parallèlement en suivi médical.

Pendant tout ce temps là, notre quête reste extérieure. On nous a convaincu que c’est l’environnement, les microbes, l’alimentation, le stress, votre ex ou votre belle-mère, vos enfants ou votre patron qui sont à l’origine de vos maux. Ce n’est peut-être pas faux, mais ça reste incomplet comme image. Nous prenons pour acquis notre santé jusqu’à ce qu’elle flanche et tout d’un coup nous voilà en panique, à la recherche du guérisseur ou de la guérisseuses qui fera le chemin à notre place…en cherchant LA cause de notre mal.
La vie est multifactorielle, la maladie et la guérison le sont donc aussi.

Mais surtout, la maladie et la guérison se passe en vous; dans votre corps, votre coeur, votre tête, votre âme. Ce n’est pas l’extérieur seulement qui agit, mais aussi, et surtout, comment vous le recevez à l’intérieur. Comment vous le vivez, vous l’interprétez, vous personnellement, selon vos croyances, votre regard sur la vie et votre expérience passée.

TOUT peut se guérir. L’histoire est pleine des preuves de tous ces gens qui ont guéri de l’inguérissable ou du « terminal ».

Mais le guérisseur, la guérisseuse ne guérissent pas. Ils et elles vous accompagnent sur le chemin, vous soutiennent, vous encouragent, vous poussent ou vous tirent…chacun.es selon ses référents. Ultimement, la guérison, quand elle advient, est intérieure, intrinsèque et à la fois mystérieuse et naturelle. Il en va de même pour la maladie.

Alors ne passez pas à côté de la quête intérieure; de la communication profonde avec vous-mêmes; de l’écoute de vos blessures, de vos aspirations, de la Vie en vous qui veut continuer le plus longtemps possible.
Que votre quête soit multiple, comme les causes de vos mal-être: essayez ce qui vous appelle, ce qui vous parle, ce qui vous semble juste; ne restez pas sur un chemin qui ne donne rien, ou trop peu, trop longtemps. Nul ne peut prétendre savoir d’où viendra votre guérison.

Soyez pour vous même la meilleure des compagnes, le meilleur des compagnons, car, quoiqu’il arrive, quelque soit l’issue ou le destin qui vous attend, vous aimer vous-mêmes, aimer ce qui est, aimer même ce chemin ardu de maladie et de guérison, cela est une voie royale vers une sérénité bienfaisante, bienveillante.
La paix intérieure, la tranquillité d’esprit, l’acception, le consentement à votre vie, l’accueil de votre corps dans sa totalité, et la confiance dans le destin, sont toujours gagnants.

L’Ombre du Réel

Nos cousins américains ont inventé un terme intéressant: Reversed Engeneering. Ou ingénierie à rebours (si quelqu’un a une meilleure traduction, je suis preneuse).

Quand une compagnie veut faire l’économie de l’innovation, elle achète un produit fini de son compétiteur et de le défait en petit morceau pour retrouver comment ça marche, avec beaucoup moins de coût en recherche et développement. Quel rapport, me direz-vous, entre l’ingénierie à rebours et un blog sur la spiritualité et les relations humaines?

J’y arrive.

Quand nous voyons un problème, une difficulté dans nos relations ce n’est pas toujours évident de savoir quoi faire, de changer de comportements, de voir ce qui fonctionnerait mieux. C’est là que l’ingénierie à rebours intervient de manière précieuse.

Les gens qui ont du talent dans leurs relations sont, en fait, de bon.nes observateurs.trices, soit naturellement, soit par expérience. Nous accumulons toutes sortes « d’évidences naturelles » durant notre croissance. Nos neurones-miroirs sont des championnes de l’apprentissage par observation et mimétisme et  notre environnement est riche en relations (qu’elles soient positives ou négatives, plaisantes ou douloureuse, saines ou dysfonctionnelles) qui sont le terreau de nos apprentissages « automatiques ». Ce que nous avons appris, deviendra notre « naturel ». Arrivé.es à l’âge adulte, et face à des ruptures, des échecs, des difficultés, force est de constater que nos apprentissages ont des trous. La bonne nouvelle c’est que l’on peut apprendre d’autres façons de faire, de nouveaux comportements, de difféntes manières de penser et d’agir.

L’autre nouvelle est que ce qui est vrai pour la lumière l’est aussi pour l’ombre…

Dans la partie lumineuse, nous pouvons apprendre à regarder des gens qui réussissent, quelque soit le domaine qui nous intéresse: éducation des enfants, relations interpersonnelles et amoureuses, relations d’affaires et leadership etc…

Nous pouvons observer le comment : comment parlent-t-ils.elles avec leur enfants? Leurs partenaires? Comment mettent-ils.elles des limites? Comment donnent-ils.elles? Comment refusent-ils.elles? Comment reçoivent-ils.elles, les commentaires, les critiques, les demandes, les cadeaux? Comment regardent-ils.elles les autres ? Comment gèrent-ils.elles les conflits, les erreurs, les échecs, les épreuves? et tant d’autres comment!

Pour peu qu’on ait la chance de les côtoyer dans leur intimité, nous pouvons apprendre, voire absorber leurs façons de faire et commencer à les appliquer dans nos vies.

Sans modèle, tout changement est ardu, car c’est comme s’il fallait réinventer le feu à chaque pas, alors que d’autres sont déjà à l’électricité, voire même au laser.

À défaut de trouver des modèles extérieurs, car ce n’est pas toujours aisé, nous pouvons commencer par des modèles intérieurs.

Nous pouvons observer ce que nous faisons « naturellement bien ». Par exemple, si mes amitiés sont plus fluides, nourrissantes, simples que mes relations amoureuses, je peux commencer à observer comment je fais mes amitiés: comment est-ce que je regarde, pense, agit, entends…Avec une observation rigoureuse, bienveillante et constante, je découvrirai peut-être que j’écoute mieux mes ami.es que mes partenaires, que mon discours intérieur est plus tolérant envers eux.elles, que je les encourage plus…qu’à cela ne tienne, je peux transférer cette façon de faire avec mes amoureux.ses! Avec de la pratique, même si ce sera parfois ardu de repousser le « naturel » je finirai par pouvoir avoir la même attitude bienveillante avec d’autres que je suis capable d’avoirs avec certain.es.

L’ombre

Les prédateurs aussi sont de fins observateurs. Ils savent se camoufler ,se faire passer pour d’autres, tromper nos sens. Il y a une araignée qui sait produire l’odeur de la femelle en chaleur de sa proie…elle « caméléonne » si bien que sa chasse est très efficace.

Il en va de même chez les êtres humains. Il y en a qui, pour toutes sortes de raisons, et à causes de toutes sortes de dispositions génétiques ou acquises, de troubles de la personnalité, de traumatismes, ont appris à très bien faire le caméléon. Ils-elles savent « d’instinct » ce qui va vous faire plaisir, vous blesser, vous faire perdre pied, vous faire sentir coupable…et ils-elles se servent de tout leur talent, non pas pour améliorer les relations humaines,vivre plus de joie et d’harmonie ou échanger de manière plus authentique, mais pour leur propre profit. Ils-elles savent jouer l’empathie, la gentillesse, la stabilité mentale, la rationalité, la tristesse, l’indignation etc, aux bons endroits, aux bons moments.

Ils-elles ont l’air sincère; et nous trompent, nous manipulent, nous trahissent, nous détruisent…à petit feu habituellement. Leur plaisir est dans l’ombre. Ils-elles s’ingénient à trouver le bon vers pour cacher l’hameçon qu’ils-elles vont vous tendre…attendent patiemment qu’il soit bien enfoncé en l’enrobant de ce que vous croyez avoir besoin: gentillesse, considération, compréhension. Puis vient la traction plus ou moins violente. Certain.es donnent des petits coups répétitifs en passant de la gentillesse à la culpabilisation par exemple…d’autres y vont pour un grand coup qui vous immobilise immédiatement.

Quelle que soit la méthode, elle est savamment rodée, astiquée, et soignée.S’ils-elles ont commencé doucement, comme n’importe quel.le débutant.e, ils-elles peuvent devenir redoutables  avec la pratique, la réussite et la satisfaction qu’ils-elles ont à vous déjouer tout en étant presque invisible aux yeux de ceux et celles qui ne sont pas leurs proies du moment. Parfois le défi devient de voir combien de personnes ils-elles peuvent tromper sans se faire voir, sans se faire attraper. révéler ou saisir. Le policier, le juge, le psy, le patron, le banquier, deviennent des challenges excitants et chaque victoire leur donne une sensation de puissance qui devient comme une drogue, une obsession.

Comme le Semeur de Zizanie dans Astérix, ou ce que les connaisseurs de chevaux appellent les leaders « chaotiques », leur plaisir est dans la destruction, la confusion, le chaos, la victoire sur l’autre. Ils-elles sont difficiles à voir et à saisir. Ils déjouent si bien nos sens que nous nous précipitions sur l’ombre qui est projetée pensant avoir de la substance, de l’authenticité, du réel pour nous retrouver les mains vides sur de la fumée qui s’échappe…nos propres peurs, désirs, failles, blessures, rêves, illusions deviennent les hameçons utilisés par leurs mains expertes. Ils peuvent nous parler pendant des heures pour nous convaincre qu’ils ont raison, ou que nous avons tort, ou que c’est nous le problème…nous pouvons retomber souvent avant de bien comprendre la nature exacte de ces prédateurs. Nous avons de la difficulté à imaginer, à croire ou à admettre la réalité qui se joue sous nos yeux. Il nous semble impossible que quelqu’un.e puisse, en vérité, être si égoïste, pervers.e,méchant.e,si peu empathique et si incapable de se remettre en cause, se remettre en question. Le prédateur à toujours raison. Et s’il nous dit que nous avons raison, c’est que cela sert son propos pendant un moment, mais le tapis sera vite retiré de sous nos pieds. Et le prédateur, la prédatrice, passera à l’attaque.

L’ombre est tellement déformée par rapport à l’objet éclairé…tellement loin du miroir, qui tente au moins un reflet juste.

L’ombre n’est pas le réel.

Alors que l’Initiateur nous invite à laisser tomber nos masques, nos façades, nos faire-semblant, chaque pas dans cette direction nous rend plus authentique, plus connecté.e, plus observateur.trice…et donc plus capable de voir par delà le vernis, l’apparence, la manipulation.

Quand nous regardons les faits, quand nous sommes capables de voir ce qui est cohérent de ce qui ne l’est pas, quand nous observons attentivement ce que les gens font au-delà de ce qu’ils.elles disent ou prétendent, alors leurs masques tombent aussi et les voilà révélées pour ce qu’ils.elles sont: une ombre déformée et vide de substance.

La prise de conscience de ce qu’ils ou elles sont nous libérera de leur emprise, même si, dans le monde réel, nous pourrions être contraint.es de les côtoyer encore et être impuissant.es à les arrêter. Nous serons en train de regarder le réel, et moins distrait.es par son ombre. Nous ne serons plus dupes.

Et n’est-ce que ce que nous sommes en train de constater sous nos yeux, un peu partout sur la planète en ce moment?

Oui.Les masques tombent; les façades se fissurent;les apparences s’effritent;les vernis craquent;les ombres se révèlent. Yé!

« La pensée crée la maladie »…?!?

Comme l’Initiateur aime bien faire tomber des masques ou déboulonner des mythes…il y en a un qui m’énerve et que je vois partout, même de personnes qui font des recherches très sérieuses…et comme je crois que ce mythe fait plus de mal que de bien, je me permet de faire une distinction importante.
La croyance circule que nos pensées peuvent nous rendre malade…et le corollaire serait qu’elles peuvent aussi nous guérir.
C’est un mythe nouvel-âgiste bien établi qui entraîne un regard culpabilisant sur le fait que nous devenions malade et ne nous offre pas tellement plus de solution. On a donc « créée » ou « attiré » notre maladie et si nous n’en guérissons pas , c’est parce que nous n’avons pas été capable de penser autrement, ou pire, nous ne voulions pas « réellement » guérir. Nous ne sommes pas très loin de la punition divine pour la maladie et du manque de volonté ou de combativité en ce qui concerne la guérison.
Vous me direz que l’approche « médicale » qui nie tout lien entre la pensée, les émotions, le stress et l’apparition des maladies, n’est pas mieux placée. On admet du bout des lèvres que certaines maladies puissent être psycho-somatique, sans bien comprendre cette articulation particulière entre le conducteur.trice (vous) et son véhicule (votre corps). Ce qui fait que si, d’aventure, vous guérissez d’une maladie « mortelle » ou « incurable », on fait d’un seul coup appelle au miracle…bonjour la science!
Saviez-vous que vous avez environ 80,000 pensées par jour?
Si chacune de ces pensées agissaient sur notre biologie, nous passerions notre temps à tomber comme des mouches…
Pourtant nous sentons bien le lien entre notre psyché, notre façon d’être et ce qui survient dans nos vies. Il nous apparaît comme une évidence que certaines personnes allaient forcéement « tomber » malades quand nous les regardons de l’extérieur…
Ceux qui connaissent bien l’hypnose vous parlerons d’auto-suggestions qui finissent, par répétition, par créer des « programmes » qui nous influencent et influencent notre physiologie.
Cela offre déjà un regard plus intéressant sur cette croyance que la pensée crée des maladies. Ce n’est pas la pensée unique, occasionnelle, parfois redondante qui crée en nous des réseaux néfastes. C’est la pensée obsessionnelle, forcenée, répétitive à outrance qui finit par crée ce qui peut effectivement causer une maladie ou la guérir: une croyance.
Quand on parle de l’effet placebo qui effectivement guérit ou de l’effet nocebo, son contraire, qui nuit et peut causer ou aggraver des maladies (comme dans le cas où quelqu’un reçoit un pronostic « grave », « sans issue », « mortel » et que la personne  s’aggrave soudainement ou meurt plus rapidement que l’on aurait cru) , ce n’est pas réellement la pensée qui est en cause. La personne ne « pense » pas qu’elle va guérir (ou mourir)…la personne « croit« , hors de tout doute, que va se produire la chose espérée ou redoutée. Cette croyance devient alors une certitude, qu’elle soit positive ou négative.
C’est bien là toute la différence.
Alors permettez-moi cette distinction: finalement c’est la certitude « absolue »,  on pourrait dire la « foi » , qui guérit, ou pas…
Si vous me demandez alors comment peut-on avoir la certitude absolue, la foi, concernant notre guérison, je vous répondrais que c’est un terrain plus vaste, plus complexe et moins facile à obtenir que de faire de la « pensée positive »; qu’il n’est pas toujours aisé de savoir ce que contiennent nos profondeurs et que c’est en elles que résident les réponses et l’explication des « miracles ». On peut croire en surface à notre guérison ou à notre condamnation et ne point y croire en notre for intérieur. Et c’est lui qui compte. Et c’est un sujet fascinant à explorer.

La Femme Du Soleil Couchant

lune1_194341[1]3 décembre 2017

Nous entrons maintenant dans la lune de La-Femme-Du-Soleil-Couchant.

Cette lune nous invite a entrer en nous-même et utiliser notre capacité d’introspection afin de regarder nos cycles répétitifs.
Le soleil couchant, l’Ouest, est la direction de l’automne, du crépuscule, de la lumière qui décline et prépare au repos. L’ours se prépare à entrer dans sa caverne, il en est à ses derniers préparatifs.
L’Ouest nous permet de contempler la journée qui s’achève, la saison qui s’achève et même notre vie qui s’achève avec un sentiment d’accomplissement. Une journée bien accomplie, où nous avons fait de notre mieux sans complaisance.
Notre oeil intérieur peut se sentir satisfait, « content ». Il en va de même pour une saison qui prend fin ou pour notre vie qui arrive à son terme.
Cette lune nous confronte à la FIN, à tout ce qui a besoin de se terminer. Elle nous parle de la mort. La nôtre et celles des autres. Petites morts de l’automne où nous rentrons dans nos racines pour nous recouvrir de neige et attendre le renouveau. Ou bien mort définitive, où nous serons séparé(e)s de tout ce que nous avions connu pour entrer dans la Grande Inconnue. Et ce n’est qu’en passant la porte, que nous verrons que nous connaissions bien cet endroit. Ce lieu et ce temps d’où nous sommes issu(e)s, où nous sommes connu(e)s.
Pour pouvoir nous incarner dans ce monde de l’ombre qu’est notre monde, il nous a fallut nous « endormir » et rêver. Dans les traditions autochtones, mourir revient à se réveiller enfin dans le monde Réel où nous nous retrouvons pleinement nous-mêmes et retrouvons ceux et celles que nous avons toujours connus.
Dans la tradition juive, un ange vient poser son doigt sur nos lèvres juste avant notre naissance afin que nous oubliions le monde de l’Esprit d’où nous venons.Alors, aux portes de la mort, toute cette connaissance nous revient.

Apprendre à bien terminer les choses du quotidien c’est déjà se préparer à mourir.
Ainsi, si chaque jour j’apprends à être satisfait(e) de que j’ai pu accomplir, que je jette un regard bienveillant sur mon passé, alors il en ira de même pour ma vie. C’est mon quotidien qui informe mon futur, c’est le chemin qui parle de la destination. Comment espérer des jours meilleurs dans un avenir hypothétique si nous n’apprécions pas déjà notre présent? Pourquoi remettre à plus tard, dans un ailleurs, la gratitude que nous pourrions ressentir dès à présent?

Nous sommes dans une société de rapidité, où il devient difficile de s’arrêter et ou ne rien faire équivaut à être inefficace, à perdre du temps.
Cela cultive en nous une insatisfaction perpétuelle et une impatience envers nous-même, les autres et la marche de l’Univers. Cela remet sans cesse à plus tard la possibilité du bonheur: nous pourrons être heureux.ses quand nous serons à tel endroit de notre parcours, dans notre avenir: quand nous serons riche, maigre, à la retraite, en voyage, avec les enfants partis de la maisons… et cet ailleurs-plus tard n’arrive jamais car un nouvel ailleurs-plus tard se met aussitôt en place à l’instant même où nous arrivons enfin à destination ! Ou bien nous vivons une déception car ce moment ne ressemble pas à ce qu nous avions imaginé…

Comment recevoir la sagesse de l’Esprit si je n’ai plus le temps de m’arrêter pour l’écouter?
L’Ouest et la Femme-Du-Soleil couchant, nous prépare au repos, nous invite à ralentir notre rythme, à nous mettre en phase avec la nature qui, elle aussi, se prépare au sommeil. Elle nous parle de nous pelotonner avec bonheur dans des couvertures à boire du silence chaud et à contempler plein de vide.

L’Univers, qui nous unit vers le grand Tout est un mouvement, il est en mouvement; pas forcément une course effrénée. En fait c’est tout l’inverse. Retrouvez le pas lent, la convivialité sans empressement, le plaisir de ce qui est juste assez, de ce qui est suffisant.
Ainsi vous retrouverez la gratitude envers l’abondance de la Terre-Mère car cette gratitude nous comble et nous invite au partage, à la confiance, à la sécurité.
Regardez autour de vous, la table est pleine. Elle l’a toujours été. Ce n’était que votre peur qui vous empêchait de le voir.
La nuit qui tombe a le don de raviver nos peurs; ne les laissez pas distiller leurs poisons dans votre oreille. Laissez-vous plutôt enchanter par le murmure du vent et laissez-le vous traverser en emmenant avec lui toutes vos peurs.
Contemplez sereinement vos accomplissements d’aujourd’hui.
Cultivez la paix, la tranquillité.
Soyez satisfait(e).
Prenez du plaisir à partager et de la joie à Être.
Remerciez pour tout ce que vous avez, et tout ce que vous n’avez pas.
Dites merci devant un bol vide: la vie écoute.

Ho!

Celle-Qui-Guérit

celle-qui-guérit

Le 3 novembre 2017,nous voilà entrés dans la lune de Celle-Qui-Guérit

Celle-Qui-Guérit

Guérir, gai-rire, est un très beau mot en français! Nous aspirons tous et toutes au mieux-être, au bonheur, à la santé. Et quand nous sommes malades nous ne souhaitons qu’une seule chose, guérir.
Durant cette lune il nous est donné l’occasion d’explorer ce que guérir veut dire, ce que cela implique et ce que cela exige.
Celle lune suit Celle-Qui-Aime et nous donc déjà une indication précieuse: l’amour guérit. La guérison suit l’amour comme votre ombre vous accompagne.
La maladie est une rupture de l’amour. Je ne m’aime plus, je n’aime plus ma vie, je ne suis plus d’accord avec mes choix, je crois que je ne suis plus aimé.e ou aimable, je crois que je n’aime plus personne…
La maladie est une perte d’Esprit: je ne suis plus sur mon chemin, je n’écoute plus les désirs de mon âme,je ne suis plus dans la joie d’être…
La maladie est une conséquence: les stress, la peur, les chocs émotionnels, les deuils qui ne s’apaisent pas, des situations sans solution à nos yeux, un mode de vie malsain, des relations toxiques…
La maladie est un manque de liberté: nous sommes enfermé(e)s dans nos images, nos croyances, les rôles que nous nous sommes imposés ou qui nous ont été imposés…

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Celle-qui-guérit nous invite à regarder notre vie. Sommes-nous en accord avec nous-mêmes? Vivons-nous de la joie malgré nos circonstances? Aimons-nous? Sommes-nous aimé(e)s?
Le corps malade n’est que l’expression vocale d’un cri intérieur resté silencieux et que nous avons décidé de ne pas, de ne plus, écouter.
Celle-qui-guérit nous enjoint de regarder notre intérieur, de faire notre ménage et d’enfin faire ces choix difficiles que nous repoussons depuis si longtemps.
Cette lune ne nous sera pas complaisante. Elle nous mettra en face de notre réalité et nous montrera la voie de la guérison. Cette guérison exigera de nous un changement de route, de façon de penser ou d’agir. Elle demandera des sacrifices et des renoncements. Et si nous y parvenons, alors la joie et la beauté retrouveront leurs chemins vers nous et ainsi nous pourrons guérir.
Notre corps est en perpétuel ajustement, tentant à chaque instant de garder son équilibre. Guérir, c’est retrouver cet équilibre. Comme le surfeur qui travaille fort jusqu’au moment où, sur la crête de la vague, l’équilibre ne demande presque plus d’effort et le plaisir traverse son être.

Si vous êtes malades, si vous vous sentez en perte d’équilibre, si vous avez l’impression d’être à contre-courant…
Si vous souffrez émotionnellement, physiquement,mentalement ou spirituellement…
Si vous n’avez plus de joie…
C’est qu’il y en vous des chambres sombres que plus rien n’éclaire. Faites entrer la lumière dans chacune de vos cellules; ouvrez ces portes rouillées; écoutez ces chants oubliés; ouvrez vos fenêtres internes au vent frais qui dépoussière et nettoie; ne vous cachez plus rien à vous même, montrez-vous tel(le) que vous êtes; permettez-vous de rêver et désirer à nouveau; apprivoisez ce que vous croyez être votre folie; sortez de vos carcans, de vos croyances; n’ayez plus peur; laissez la Vie prendre possession de vous et vous montrer le chemin.
Apprivoisez votre ombre et célébrez votre lumière : votre génie se cache souvent dans dans des recoins sombre et n’attend que l’occasion d’entrer en pleine lumière
Celle-qui-guérit éclairera vos pas.

Crédit photo: Carole Poirier

Aimes ton chemin!

Peut-être que tu crois que ton destin est tracé, que chaque pierre rencontrée, tes muses les y ont déposées.
Qu’avant le fleuve de l’oubli, tes expériences tu choisis.
Aimes ton chemin.
Peut-être que tu crois que tout est chaos et hasard et toi, bouchon de liège sur l’eau qui s’agite de tempêtes en tempêtes de calmes temporaires et de trop rares phares.
Aimes ton chemin.
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