Nouvelle lune d’octobre

Bonjour à toutes et à tous!

Nous voici dans notre nouvelle lune du mois d’octobre et avec elle, nous entrons notre nouveau vent: Le Nomade.

C’est le temps des migrations intérieures et extérieures…remettez du mouvement dans votre vie!

« Nous ne sommes pas troublés par les choses, mais par les opinions que nous en avons » Épictète

SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

Pleine lune d’octobre: Je fais partie d’un monde

 

un coeur coloré

Bonjour à toutes et à tous,

 

Nous voici entrés dans notre 5ième lune: je fais partie d’un monde.

Justement, il va falloir nous poser la question: de quel monde exactement fais-je partie?

À quoi et à qui est-ce que je veux contribuer? Comment?

Face au tissu sociale qui se déchire de plus belle, à l’augmentation du stress individuel et collectif; face à un monde d’informations alarmantes et pas forcément justes; face à des politiques en faillite et un capitalisme sauvage et dévastateurs; face à un climat, une Nature et une écologie qui devraient bien plus attirer notre attention qu’une maladie, il nous faudra nous positionner pour l’humanité. Pas seulement pour notre petite personne; nos besoins personnels, nos ambitions individuelles. Nous devons, dès maintenant, nourrir le monde que nous voulons voir advenir. Si nous attendons après la « crise », quelle qu’elle soit (il y en aura toujours une autre derrière…), nous risquons de nous réveiller trop tard.

Lire sur cette lune: https://wp.me/pIDR6-ic

La cinquième lune: Je fais partie d’un monde


Jeudi 1er octobre 2020 , nous entrons dans notre 5ième lune, « Je Fais Partie d’un Monde »

5 ans. Nous nous ouvrons au monde et nous devenons des êtres sociaux. Nous sortons tranquillement du giron maternel, nous agrandissons notre territoire au-delà de la famille et nous sommes prêt(e)s à apprendre les règles qui régissent notre société. Cela peut nous sembler tard, nous qui mettons nos enfants en garderie bien avant qu’ils/elles aient 5 ans!

Pourtant, nos enfants ont besoin d’une assise personnelle et familiale avant d’être confrontés aux « différences ». La stabilité acquise à la maison, auprès des frères et soeurs, de la famille nucléaire et élargie, permet à l’enfant de se sentir solide et confiant(e). Bien que dès 4 ans il/elle puisse apprendre et respecter-en partie du moins- des « règles », de conduite, de jeux, de relations, ce n’est que vers 5 ans que sa maturité émotionnelle lui permet d’apprendre à gérer des conflits, des disputes, des règles nouvelles dans un environnement nouveau. Vers cet âge, l’enfant sort de la petite enfance.

Parce qu’elle a pu construire son identité , l’enfant est maintenant prête à laisser la place à l’autre. Elle peut écouter et apprendre de ses pairs; elle peut partager qui elle est; elle peut communiquer ses désirs et faire la différence entre un désir et un besoin.
Parce qu’il a pu recevoir un miroir adéquat, l’enfant est maintenant capable d’une certaine réflexion; il peut comprendre que l »autre » est comme lui-même; l’autre sent et ressent; l’autre lui est semblable et l’enfant peut donc commencer à se mettre à la place d’un autre. Ce sera essentiel au développement de son empathie.
La curiosité des enfants de cet âge est immense et le monde est à découvrir!

Le pouvoir des adultes de son entourage est encore grand et son entrée dans le monde se fait rarement sans heurt. Car maintenant que l’enfant a plus conscience de l’autre il/elle devient plus conscient(e) de soi et de l’image qu’il/elle projette.
C’est le moment où nous sommes comparés aux autres et, malheureusement, c’est rarement juste ou bienveillant. Si nous n’avons pas appris tout à fait les mêmes choses que nos camarades nous pouvons entrer en contact avec une nouvelle émotion: la honte. Ce sera notre première confrontation avec les différences. Différences culturelles, cultuelles, éducationnelles, sociales.
Nous voulons nous sentir accepté(e)s dans cette société qui sera le tissu de notre vie future. Nous avons besoin de sentir que nous y avons notre place. Comme le lionceau qui fait le tour de sa troupe, le jeune singe qui va rencontrer les autres mâles et femelles du groupe, le poussin qui s’éloigne de sa mère pour explorer le monde; nous sommes désireux.ses d’être accepté.es et craintif.ves du rejet. La tribu c’est notre survie et, de tout temps, le rejet et l’exil était la pire punition que l’on pouvait infliger à un être.
Être humilié(e), tourné(e) en ridicule, pointé(e) du doigt est une blessure profonde à cet âge. Blessure que nous transporterons dans nos relations sociales ensuite sous formes de mésadaptations, de difficulté en entrer en contact, à se faire des ami(e)s, à les garder; à suivre des règles de conduite; à s’intégrer dans un groupe de travail par exemple.

C’est vers cet âge que nous apprenons à mentir et que nous commençons à comprendre que nous pouvons dissimuler des choses à nos parents; qu’il est possible que nos parents ne soient pas des Dieux tout-puissants et omniscients. Ils ne savent pas ce qui s’est passé à l’extérieur de la maison si nous ne le racontons pas. Ils peuvent parfois deviner qu’il s’est passé quelque chose mais pas toujours.
Ainsi l’enfant peut garder par devers lui/elle, ses pensées et ses actes. L’enfant commencera alors ses premières armes de « manipulation »: le charme, la bouderie, le rejet, la colère, la dissimulation ou le mensonge pour obtenir ce qu’il/elle veux.(Il ne faudrait pas que cela fonctionne trop bien…car ces méthodes pourraient s’installer profondément…).

L’enfant apprend aussi qu’on peut ne pas le croire quand il raconte quelque chose, ce qui est aussi un choc. Il ne comprend pas qu’on puisse ne pas croire ce qu’il/elle sait être vrai. Cela va affecter sa façon de faire et de se faire confiance. Si je peux mentir, si je peux être cru.e quand je ment, ou ne pas être cru.e quand je dis la vérité; si l’autre peut mentir sans que je le sache; Que Croire? Qui Croire? En quoi, en qui, puis-je continuer à faire confiance?
Il est désastreux pour l’enfant de cet âge que les adultes lui mentent. Les adultes devraient « nommer la réalité » plutôt que de mentir. Par exemple, il vaut mieux dire à l’enfant « je pleure car il m’arrive à moi-aussi d’avoir de la peine, mais ne t’inquiètes pas » ou « oui, tu entends que ton papa et moi sommes fâchés/avons des difficultés/parlons fort mais c’est une conversation entre adulte et nous trouverons une solution » ou « oui, je vis des inquiétudes mais ce sont des inquiétude de grandes personnes et tu n’as pas en t’en préoccuper » ou « je ne veux pas répondre à cette question maintenant car je considère que tu es un peu jeune encore pour la réponse/ou bien, c’est intime, personnelle ou pour les grands ». Car lui mentir ou dire des bêtises sous prétexte que c’est un enfant le rendra confus et méfiant et il/elle vivra un choc plus grand d’apprendre la vérité plus tard que d’avoir une vérité à sa hauteur d’enfant.

Je me souviens d’un client qui me racontais que quand son fils lui a demandé ce qu’il buvait ce matin là, il lui a répondu: « quelque chose de « yucky » » c’est à dire « dégueu ». Il buvait du café et ne voulais pas avoir à dire à son fils qu’il ne pouvait pas en boire; il a préféré un raccourcit. Je lui ai demandé s’il avait pensé à l’impact que cela pouvait avoir sur son fils et comment son image de père s’en trouverait affecté. Mon père boit des choses « dégueu »? Pourquoi? Est-ce que je vais avoir à boire des choses « dégueu » moi aussi? Est-ce que tous les adultes boivent des choses « dégueu »?
Il eut été plus simple et plus juste de répondre « ça s’appelle du café et c’est une boisson pour les adultes; quand tu sera plus grand je t’y ferai goûter ».

Même en termes de croyances nous pouvons permettre à nos enfants de se faire une opinion. Nous pouvons dire, j’ai la croyance qu’après la mort une partie de nous va au paradis/se réincarne/retourne dans la nature etc…Dans d’autres familles/cultures/religions il y a d’autres croyances.

Une lune importante que cette 5ième; lune des relations; lune de la socialisation; lune de l’appartenance au groupe…
Un beau terrain de jeu pour ce mois-ci! Surtout quand on regarde ce qui arrive à notre société en ce moment même. Le tissu social, déjà fragile, s’en trouve encore plus ténu. Le stress individuel augmente et le civisme est mis à dure épreuve. Il nous faudra, individuellement et collectivement, oeuvrer vers une meilleure société.

Crédit Photo: Merci à Carole Poirier pour les photos

Nouvelle lune, Septembre 2020

Bonjour à toutes et à tous,

 

Sentez-vous cette fraîcheur nordique qui se pointe le bout du nez? Nous entrons aujourd’hui dans le vent du Guérisseur. Nous ne l’avions pas vu depuis un moment. Il est temps de mettre notre bien-être au centre et rentrer en nous, loin du bruit, de la fureur, de la folie, des histoires ambiantes qui attisent le stress et notre sentiment d’impuissance…

Voici le lien à suivre: https://wp.me/pIDR6-7H

La guérison…une histoire comme les autres

 » Our culture and its stories largely determine the manner in which we experience the worls and our place within it.(…)Our body and mind- which are so interrelated that I consider then together as bodymind– are deeply affected by the myth we accept without question. When our bodymind experiences a new situation or challenge, it resorts to the most familiar story about the situation- the story depicting what we expect will happen. Then we match our experience tou our expectations. it does not matter if the story is true; our bodymind responds from the place of a deep cultural hallucination,which for most of us means deep sleep.  »

Donald M. Epstein

Healing myth, Healing magic (italiques dans le texte)

 

traduction libre: Notre culture et ses histoires sont ce qui largement déterminent comment nous interprétons ce monde et notre place dans celui-ci. (…). Notre corps et notre mental- qui sont si interreliés que je les considère ensemble comme corpsmental- sont profondément influencés par le mythe que nous acceptons sans critique. Quand notre corpsmental fait l’expérience d’une situation nouvelle ou d’un défi, il se rabat sur l’histoire la plus familière qu’il connaît à ce propos- l’histoire qui décrit ce que nous nous attendons à voir advenir. Il importe peu que l’histoire soit vraie; notre corpsmental réponds à partir d’un lieu d’hallucination culturelle, qui, pour la plupart d’entre nous, est une forme de sommeil profond ».

Protégé : Le guérisseur

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Quantité ou Qualité de vie?

« Il est tragique que la métamorphose post-humaine ait commencé sous la poussée aveugle du triple moteur scientifique/technique/économique qui propulse le vaisseau spatial Terre, alors que la métamorphose éthique/culturelle/sociale, de plus en plus indispensable à cette métamorphose, demeure encore dans les limbes. Pire encore : la régression éthique, psychologique, affective accompagne la progression scientifique, technique, économique. »

Ils (les promoteurs du transhumanisme) ignorent, dans leur obsession quantitative de vie augmentée, le besoin primordial de qualité de vie.

Ils ignorent l’aspiration à un autre type de civilisation qui émerge un peu partout dans le monde, dans la résistance à l’hégémonie du calcul, du profit, de l’égoïsme, de l’anonymat, et qui est animée par les besoins d’épanouissement, de partage, d’amour, de vie poétique.  »

Edgar Morin: Connaissance, ignorance, mystère (fayard,2017)(c’est moi qui souligne)

Petit ajout personnel: la même question est présente pour moi en ce qui concerne la qualité de la mort. À trop vouloir repousser l’échéance, (ou la précipiter au nom de la non-souffrance ou de la dignité),  trop vouloir éviter de penser  notre fin ultime, nous acceptons d’ériger des systèmes qui nous en éloignent tellement que nous la craignons encore plus. Nous n’avons plus de « mort naturelle ». Mourir entouré.e, accompagné.e , choyé.e au mieux, n’est-il pas préférable ? Une partie importante des religions et traditions spirituelles est l’accompagnement ritualisé de ce passage ultime. Notre société « scientifique » est, à mon sens, en perte de la réelle dignité de la vie et de la mort.

Sur la tapisserie du Silence


Brouhaha, tumulte, Tohu Bohu, stress, contraction, densité, souffrance, incertitude…Auriez-vous besoin d’espace?

Si vos pensées, vos journées, vos émotions, votre corps, votre environnement, vos relations ressemblent à ce dessin d’un petit garçon de 3 ans, c’est que la réponse est oui.

Nous nous concentrons trop souvent sur la matière; matière visible, matière concrète et solide, matière dense qui occupe facilement nos sens.
Pourtant, il y a plus d’espace vide que de plein, même dans la matière physique.

Ce qui nous permet de voir quelque chose, c’est l’espace autour et entre. Ce qui nous permet de distinguer les différences c’est le vide qui l’accompagne. Si, sur une toile, toutes les couleurs et les traits sont mélangés l’un sur l’autre, il n’y a plus rien à voir. Ce qui nous permet de regarder c’est tout ce qui sépare: l’écart entre les feuilles des arbres, la distance entre les troncs, la profondeur du champs et de nos trois dimensions.
En kabbale on apprend à méditer non plus sur les lettres écrites, mais bien sur l’espace blanc entre elles qui les rend visible.
C’est là que s’ouvre réellement nos sens.Que nous retrouvons une décontraction, une plus grande liberté, une étendue en nous qui nous permet de retrouver notre souffle, puissant et profond.

Dans cet ère des masques obligatoires, notre espace se rapetisse, notre respiration s’amoindrit, et le reste de notre être se contracte. Ce confinement nous fait perdre la sensation immédiate d’avoir de la place autour de nous; d’avoir cette bulle de rien autour de nous dans laquelle nous pouvons puiser notre air et agrandir notre aire. Ne vous laissez pas enfermer intérieurement alors que l’on exige de vous de vous enfermer extérieurement. Reprenez de la place; votre place, matérielle physique (l’espace que vous occupez avec votre corps) et aussi votre espace énergétique: ce rien autour de vous qui est encore « vous ».
Un exercice simple est de commencer à mettre votre présence et celle de vos sens sur le rien autour des choses et des gens. Changer votre focus et regardez le vide; cherchez-le; trouvez l’entre, l’interstice, la tache de lumière au milieu des feuilles, l’intervalle entre les gouttes de pluies.

Il en va de même pour nos sensations physiques, mentales ou émotionnelles. Ce qui nous permet de ressentir, c’est le fait que toutes nos sensations n’arrivent pas en même temps; même nos douleurs « chroniques » changent d’intensité, nos émotions font des vagues, les lieux qui s’expriment en nous se diversifient. Parce qu’il y a ce temps, même infime, entre les sensations, entre nos pensées, nous pouvons naviguer ces flots, vagues, après vagues. Quand nous commençons à nous concentrer plutôt sur cette distance entre nos pensées, nos sensations, nos émotions, nous entrons dans un champs de conscience tout à fait différent. Nous pouvons redevenir vaste. Alors notre être se décontracte et se déploie.
Un exercice simple est de concentrer votre écoute sur les endroits de votre corps qui ne vous envoient aucune sensation; de visualiser le creux vide entre vos doigts, entre vos bras et votre corps, celui qui est juste derrière vos oreilles…Cherchez l’espace entre vos pensées, la fraction de seconde de silence, et mettez-y votre attention. Quand les émotions semblent vous submerger, trouvez la faille, le moment entre les vagues où vous pourriez reprendre votre souffle. Imaginez la toile vierge de votre corps sur laquelle se dépose toute sensation…le parfum d’une fleur qui se dépose sur un air sans odeur, pour vous permettre de le capter…ouvrez-vous à la subtilité des sens, à ce qui se cache sous la matière.

Vous aurez compris que le son aussi n’est audible que grâce au silence sur lequel il est déposé.
Oui, il y a un espace entre les sons, un intervalle entre les notes, une distance entre toutes les manifestations sonores qui nous permet d’entendre, sans quoi nous ne pourrions rien distinguer.
Imaginez, cherchez, trouvez, la tapisserie du Silence sur laquelle se déposent les sons de votre vie…il y a là, la réminiscence du Silence premier et ultime, du Souffle originel. Celui qui vous rappelle que vous êtes plus qu’il n’y paraît; que la vie est plus que ce que vous en voyez; qu’il y a plus de place dans ce Mystère que ce que nous en sommes capables de connaître. Redressez vos épaules et inspirez longuement et souvent ce vide salvateur qu’est l’air autour de vous. Sans Lui, il n’est pas possible de vivre.

Alors vous vous sentirez spacieux.se; vaste;rasséréné.e; paisible; étendu.e voire infini.e …Le Lieu de l’Être sans contrainte, où l’incertitude est confortable, parce que vous vous habitez totalement et faites un.e avec la Vie.
C’est là que votre âme murmure votre prochain pas, votre juste posture, votre moyen d’action dans ce monde.

le destin…

« J’ai l’habitude de répondre que, pour l’homme, le destin est comme le vent pour un voilier. Celui qui est à la barre ne peut décider d’où souffle le vent, ni avec quelle force, mais il peut orienter sa propre voile. Et cela fait parfois une sacrée différence. Le même vent qui fera périr un marin inexpérimenté, ou imprudent, ou mal inspiré ramènera un autre à bon port. »
Amin Maalouf, Les identités meurtrières

Pleine lune de Septembre: Je suis quelqu’un.e

1er septembre 2020
Bonsoir à toutes et à tous.

En ce beau mardi soir où la lune sera pleine dans quelques heures, nous arrivons dans notre 4ième lune.
Être quelqu’un.e, qu’est-ce que ça veut dire?
Plus souvent qu’autrement cela fait surgir l’image d’être quelqu’un.e d’autre, d’avoir une autre vie, ou de faire partie des « élites » de ce monde comme si le but de la vie était d’être Quelqu’un avec un grand Q… 😉
Voici le lien, si vous voulez en lire plus: https://wp.me/pIDR6-hX

4ième lune: Je Suis Quelqu’un.e

je suis quelqu'un juin 2016

je suis quelqu’un
juin 2016

mercredi le 2 septembre, nous entrons dans notre 4ième Lune: Je Suis Quelqu’un.

L’enfant a quatre ans. Le langage est bien installé, ainsi que plein d’aptitudes physiques par rapport à l’environnement.L’enfant sent qu’elle a une prise sur le monde qui l’entoure, qu’elle comprend ce qui se passe autour d’elle. Son « moi » est plus construit, elle peut faire la différence entre un désir et un besoin et à appris une certaine gestion des ses frustrations. Elle n’a plus besoin de faire une crise et de se jeter à terre pour obtenir ce qu’elle veut et pour peu que ses parents aient été constant et d’une tendre fermeté, elle sait demander et peut tolérer des refus (même si ce n’est pas facile).
L’enfant devient quelqu’un. Il a des idées, des questions et tout un imaginaire qui se dessine. Il commence à se situer par rapport aux autres et veut rentrer dans la conversation. Il ne joue plus en parallèle et est capable d’apprendre les règles d’un jeu, d’attendre son tour dans la file qui descend le toboggan, de négocier des jouets. Les autres l’intéressent de plus en plus. Il apprend qu’il est digne de confiance et il tient à sa parole; l’enfant que l’on accuse de mentir ou à qui l’on ment à cet âge peut se sentir choqué.
Maintenant qu’il peut s’exprimer enfin, sa parole revêt une importance particulière. Comme les adultes sont encore des « dieux » à ses yeux, il est important que ces « dieux » là lui offrent une image cohérente du monde, réponde à ses questions de leur mieux (il y a beaucoup de « pourquoi » à cet âge), et surtout qu’ils considèrent l’enfant comme une personne, ayant des idées, des sentiments, des opinions.

Vers quatre ans, va s’installer un nouveau comportement: l’omnipotence infantile.
L’enfant est beaucoup plus capable physiquement qu’il ne l’était et même temps il prend conscience qu’il ne peut pas faire ou accomplir tout ce qu’il est capable d’imaginer.
Quelques sauts en bas de l’escalier lui font comprendre qu’il ne peut pas voler, même si dans son imaginaire il le peut.
L’enfant se retrouve ainsi tiraillé entre son imaginaire et les contraintes qui apparaissent dans la réalité; entre ses désirs et ses capacités; entre la grandeur du monde et ses petites jambes.

Alors l’enfant va se faire croire qu’elle peut tout: elle fait venir la pluie, elle repousse les nuages, elle fait changer les couleurs des feux de circulation. Tout, absolument tout, ce qui se passe est de son propre fait, croit-elle. Elle prend tout très personnellement; tout a rapport avec elle. Si quelque chose qu’elle voulait rate, c’est qu’au fond elle ne le voulait pas vraiment.Si un malheur survient elle y est sûrement pour quelque chose.

C’est un moment fragile pour l’enfant qui, non seulement croit que tout est possible, mais surtout qu’il peut tout faire. Quand des difficulté majeures arrivent à cet âge, l’enfant s’en sent responsable (décès de quelqu’un, séparation des parents, mort du petit chat, etc.). Plus dur encore, comme il a l’impression que c’est lui l’architecte du monde (puisqu’il croit avoir tous les pouvoirs), il va aussi prendre le sentiment de culpabilité de tous les échecs qu’il perçoit.

Si aujourd’hui dans votre vie, vous avez la « culpabiliza » (maladie qui consiste à se sentir coupable facilement et même pour des choses dont vous savez rationnellement qu’elles sont hors de votre contrôle); si vous croyez que tout est possible mais que si vous échouez c’est de votre seul fait (formule idéale des gourous du « demander et vous recevrez » et si vous ne recevez pas c’est que vous ‘bloquez’ le recevoir); si vous employez beaucoup de je devrais et j’aurais dû: alors il y a quelque chose à guérir pour vous dans cette lune afin de retrouver votre humanité (oui, oui, cela inclus des défauts,des failles, des moments d’impuissance et des choses que vous ne comprendrez peut-être jamais) et lâcher votre pseudo-contrôle (vous n’êtes pas DIEU!). Vous trouverez au bout de ce chemin une humilité reposante; une appréciation saine de vos capacités,de vos limites (et de celles des autres); une conscience tranquille de votre finalité humaine;une capacité réelle de lâcher-prise; et, paradoxalement peut-être, une meilleure maîtrise de vous et de votre vie.
Quand vous réalisez que la vie ne fonctionne pas selon la dichotomie « faute » ou « mérite », vous vous libérez du poids de la performance et de la culpabilité. Dans notre monde qui veut nous faire croire que « quand on veut , on peut », reconnaître que notre vrai pouvoir n’est pas omnipotent, que nous ne pourrons pas obtenir tout ce que nous voulons, que parfois des malheurs arrivent à des personnes qui ne le « méritent » pas, alors nous sommes sur la bonne voie pour apprécier ce que le vie peut nous donner. Pour paraphraser Épictète, nous apprenons à aimer ce qui est à notre portée. Cela nous permet alors de consentir à notre vie plutôt que de passer du temps à en vouloir une autre.
Ou: « quand on peut, on peut ».

En dehors du regard des autres, en dehors du jugement interne ou externe, vous êtes quelqu’un.e et jamais quelconque.

Crédit Photo: Carole Poirier

Le vent du mois d’août

Bonjour tout le monde,
Je suis encore en vacances…avec une connexion occasionnelle…mais nous sommes dans notre nouvelle lune avec notre nouveau vent: le rêveur.

Pleine Lune du mois d’août 2020

Bonjour à toutes et à tous,

Nous voici dans notre pleine lune du mois d’août en ce premier août…(nous aurons donc une lune « bleue » le 31). C’est la troisième lune: Je suis Moi. voici le lien: https://wp.me/pIDR6-hG

OUPS: correctif…j’était dans la lune je crois…mais notre pleine lune est aujourd’hui, le 3 août! Je me suis mêlée les pattes…(donc pas de lune bleue avant octobre, en plein sur la fête d’Halloween).
Pardonnez-moi.

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