SOUS LE VENT DU…

Chaque mois, à la nouvelle lune, le vent change. Chaque vent (il y en a huit) a sa propre influence et peut nous bousculer dans nos vies. Comprendre cette influence nous permet de mieux accepter ce qui nous arrive et faire la différence entre ce qui nous appartient et ce qui est extérieur à nous. Plus

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Protégé : Le porteur de Feu

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Celle-Qui-Devient-Une-Vision

Samedi le 31 mars 2018, Pâques et Pessah.

Nous voici rentré dans la très belle lune de celle-qui-devient-une-vision.

Durant cette lune vous êtes invité(e)s à ouvrir votre espace sacré pour recevoir une vision. Une vision est une grâce qui descend sur nous, nous emplit, nous guide vers notre avenir. Elle nous pousse à agir là où nous serions paresseux/se, indolent(e) ou indifférent(e). Quand la vision nous prend, nous ne pouvons y échapper. Cela, tous les prophètes le savent…

Mais la vision elle-même dépend de la qualité de notre récepteur (nous). La vision sera coloré par la clarté (ou non) de notre propre réception. C’est pourquoi une vision reste personnelle et aussi pourquoi nous devons travailler à nettoyer notre propre intérieur.

La vision du paranoïaque est une vision pour lui, mais tellement déformée qu’elle n’apporte pas du bonheur dans sa vie ni dans dans celle de son entourage!
La vision du désespéré sera peut-être sans issue…
Celle de l’amoureux sera peut-être totalement différente.

Ainsi, dans les traditions autochtones il existe la quête de vision. C’est une cérémonie importante qui marque le passage à l’âge adulte mais qui peut être faite par quiconque sent le besoin d’être guidé.é. Cela s’appelle aussi pleurer pour une vision ou implorer une vision. Car la vision est une grâce, pas un droit. Et même en faisant tout ce qu’il faut (jeûne, purification, prière) rien ne garanti que la vision va se manifester pour vous.

Pendant cette lune, prenez du temps chaque jour pour faire silence et appeler vers vous cette vision. Remercier pour la vision qui viendra, soyez humble dans vos attentes et dans vos demandes. Retrouver en vous la simplicité, le dépouillement, la sincérité, la transparence.
Ne vous mentez plus, ne vous cachez plus, mettez votre égo en veilleuse.

Devenir sa vision c’est s’investir totalement, entièrement à notre chemin. C’est faire corps avec notre lumière intérieure. Comme l’Hermite du tarot, c’est tenir notre propre lanterne et éclairer notre propre chemin. C’est ne plus avoir besoin de suivre la vision d’un(e) autre, la vision des autres. C’est prendre responsabilité de notre propre vie et en même temps se laisser guider par notre étoile. Chacun(e) de nous est une étoile dont la lumière est enfouie sous une « tunique de peau ». Nous sommes de la lumière repliée sur elle-même jusqu’à devenir solide.
Il et temps de nous déployer, de nous déplier et de nous dresser tel un phare. En devenant une vision, les tempêtes de la vie ne nous égareront plus.

Une vision n’est pas forcément grandiose ou magistrale. Parfois elle est aussi subtile qu’un caillou laissé sur le chemin comme indice; aussi légère qu’une plume tombée d’un nid au pied d’un arbre. CHHHHUT…
Écoutez la tomber.
CHHHHUT…
Douce comme un flocon qui se dépose sur la neige.
Regardez en vous, la voyez-vous ?
Laissez-vous guider,

Ho!

Crédit Photo;

Garry at visionandimagination.com

Celle-Qui-Se-Tient-Debout

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La Lune de Celle-Qui-Se-Tient-Debout.

Se tenir debout. Quelle belle image! Car même si nous marchons debout, il n’est pas toujours vrais que nous nous tenions debout… Plus

Implorer une vision


Pleurer pour une vision

Hanbleceya est le mot Lakota qui décrit la Quête de Vision. Il se traduit plutôt par implorer une vision ou pleurer pour une vision. C’était un moment à part que le quêteur ou la quêteuse prenait afin de préparer le lieu intérieur pour recevoir une vision. Plus

Celle-Qui-Louange

Le 31 janvier 2018,nous voici dans la belle lune de Celle-Qui-Louange.

Nous entrons dans une lune de contemplation. Une lune qui nous invite à regarder notre intérieur et aussi notre vie extérieure. Il est temps pour nous de nous assoir en nous-même dans notre temple , cet espace sacré en nous. Prenons le temps de regarder en faisant silence, en invitant le calme, la patience, la tranquillité. Il y a sûrement un ménage qui s’impose; un « temple » se doit d’être ordonné et accueillant pour l’âme qui y réside. Le plus important cependant, est d’y mettre Celle-Qui-Louange.

J’aime tellement ce mot en français. Je m’imagine louer un Ange. Pas juste dire merci, encourager,féliciter ou honorer, mais bien avoir les services d’un ange. Je me demande bien ce qu’on peut offrir en échange de service à un ange…
Mais, blague à part, revenons à nos moutons (nos anges et nos louanges).

Cette lune nous parle de gratitude. D’honorer le bien, le divin,le bon en l’autre,en soi, en la vie, en l’univers. La gratitude est une attitude. Cela se cultive, comme un champ que l’on retourne, que l’on nourrit, dont on prend soin.

Nous avons tous eu des gens qui nous ont aidé, encouragé ou soutenu à des moments difficiles de notre vie. Nous ne pouvons pas nous construire sans le regard des autres. Et quand certains regards nous ont blessé(e)s, d’autres sont venus guérir. Que de puissance il y a parfois dans un simple geste, un mot bienveillant, un encouragement, un sourire, un regard empathique. La condition humaine est à la fois vulnérable, fragile et si résiliente!
Bien que notre cerveau ait plutôt tendance à se remémorer les moments difficiles (il faut 5 évènements positifs pour contrebalancer l’effet d’un évènement négatif), car c’est sa façon d’être prêt à toutes éventualités pour assurer notre survie en cas de récidive d’incidents mauvais, nous pouvons faire l’effort de retrouver et vivifier nos bons souvenirs.
Si vous êtes encore en vie aujourd’hui, c’est que plusieurs ont croisé votre chemin et ont laissé en vous le souverain remède : l’amour dans toutes ses formes, petites et grandes, évidentes et subtiles,douces et dures…Eh oui, parfois l’amour s’exprime aussi comme un coup de pied, comme une douche froide, comme une pression intolérable qui nous pousse au changement.
Prenez donc le temps de vous souvenir de ces bons moments où un autre, une autre, est venu(e) être le baume sur vos plaies
Quand c’est possible, faites la démarche de les remercier. Ce que j’ai vu de plus puissant et de plus émouvant dans ma vie, dans les espaces rituels, c’est quand les gens se donnent l’autorisation de rentrer pleinement dans toute la gratitude qu’ils/elles ressentent face à quelqu’un qui les a aidé, soutenu. Certains doivent leurs vies à d’autres, qu’ils/elles en soient conscient(e)s ou pas.
Des études psychologiques ont démontrées que pouvoir remercier en personne des gens qui nous ont soutenus par le passé nous transporte dans un bien-être pendant des jours, voire même pendant des mois!

Vous même, à votre insu, avez déjà été celui ou celle qui a eu le regard soutenant, la parole guérissante, le geste qui sauve. Car ce sourire que vous croyez anodin, cette parole qui vous a semblé naturelle, ce geste si facile, a pu être le catalyseur d’une guérison, d’un changement de trajectoire, d’un apaisement dans la tourmente de l’autre. Ne vous en privez pas!

Alors dites merci à profusion. En mots, en gestes, en regard, en silence. Être en vie est déjà un miracle, un privilège immense, un Mystère qui mérite nos louanges.
Chaque soir, repassez votre journée dans votre tête (votre cerveau le fait de toute façon,de manière inconsciente, mais là je vous invite à le faire en pleine conscience). Et, délibérément, retenez les éléments positifs de votre journée. Cherchez-les s’il le faut. Et dites merci pour chacun d’eux.

D’un autre côté, soyez aussi l’ange de quelqu’un et offrez votre soutien, vos encouragements, votre foi aux autres.Imaginez-vous semeur, semeuse de lumière dans les lieux sombres; nuage de pluie fraîche dans les lieux arides; corne d’abondance dans des lieux affamés.
Mettez de la bienveillance dans vos yeux, dites merci à la nourriture que vous allez manger, remerciez abondamment pour les bonnes gens dans votre vie et les belles choses qui surviennent.

C’est simple, il y aura toujours d’autres remerciements de disponible dans votre sac à gratitude!

Partager avec d’autres vos belles synchronicités, vos résolutions, vos guérisons. Cela en augmente le potentiel.
Imaginez un cercle vertueux dans votre vie : la gratitude appelle la gratitude…

Merci à vous, mon lectorat. Vos présences honorent ma vie et donne du sens à mon écriture.
Ho!

crédit photo: Moon Angel, par sadler0, sur Filckr

Celle-Qui-Tisse-Sa-Toile

celle-qui-tisse 3le 1er janvier 2018, vers 21h, nous entrerons dans notre 10ième lune: Celle-Qui-tisse-Sa-Toile.

L’araignée, cette grande tisseuse, s’élance hors de son repaire à toute vitesse pour réparer un accroc à sa toile.
Puis, elle reprend son poste de vigile, patiente et présente. Elle peut se laisser bercer par le vent, son ouvrage est solide. Si solide qu’il n’a pas son pareil dans la nature. Elle sait que la vibration la préviendra que son piège a fonctionné, encore une fois, et que sa nourriture est venue à elle.
Elle nous dit: cent et cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Elle ne se décourage pas et reprend tout le travail dès le début s’il faut refaire sa toile malmenée ou détruite.

Cette lune nous parle du travail, et de notre relation au travail.
Comme l’araignée qui tisse patiemment sa toile, qui la répare, qui la surveille, nous aussi, dans notre travail, sommes à la chasse.
Même si notre travail est dans un bureau, nous chassons pour avoir de la nourriture, de la protection, du vêtement. Nous contribuons à notre société au sens large tout en nous faisant vivre et vivre nos proches.
Nous pouvons dire que le travail, dans le sens de ce que nous faisons pour répondre à nos besoins, fait partie de la vie.
Durant cette lune, nous sommes invité(e)s à regarder quel place le travail prend dans notre vie et comment faire pour que cette place soit juste, équilibrée.

le mot travail lui-même est indicateur de déséquilibre.
Quand, anciennement, on mettait quelqu’un au travail il s’agissait de torture, d’écartèlement pour obtenir des aveux. Cela parle de souffrance (d’où le mot travail pour le labeur de l’accouchement). Certains vont au boulot (avec un boulet?), d’autres au travail, certains oeuvrent, professent, exercent, bûchent, bossent, tâchent, produisent, fonctionnent ou triment.

Lequel de ceux là vous représente le mieux?

Prenez le temps d’évaluer la place, la qualité, la quantité de travail dans votre vie. Sortez un peu du tourbillon qui vous entraîne à l’extérieur de vous. Retrouvez votre centre, le sens de vos valeurs profondes, de vos rêves.
Apprenez à sortir du cercle vicieux de la consommation qui compense pour le manque de Vie et entraîne plus de travail pour poursuivre cette spirale infernale. D’autres choix s’offrent à vous.

Trouvez conseil auprès de l’araignée. Elle tisse sa toile et attend posément. Elle répare courageusement sans rechigner. Elle sait comment se déplacer dans sa propre toile sans jamais s’y prendre. Elle est sensible à son mouvement. Elle est patiente (une qualité que nous gagnerions tous et toutes à développer, encore et encore). Elle est donc efficace et économe, tant en temps qu’en énergie.

L’araignée est aussi, et surtout, Celle-Qui-Tisse la toile des différentes réalités. Elle tisse nos rêves, le monde visible et invisible et tous ces mondes subtils auxquels nous avons rarement accès.Elle tisse le Temps, et nous nous croyons alors soumis(e)s à celui-ci. Elle tisse et retisse, passé, présent et futur dans la même toile. C’est elle qui peut nous montrer le chemin pour réécrire notre passé ou tisser pour nous même un meilleur avenir. Elle tisse nos peurs aussi, car la plupart des gens ont peur d’elle. C’est son pouvoir, plus que son aspect, qui nous rebute.
Avec ses huit pattes, elle symbolise les huit directions de la Roue et elle nous rappelle que nous sommes tous et toutes lié(e)s dans la grande Toile de l’univers,(uni-vers). Que ce que nous faisons individuellement à la toile, affecte aussi La Toile. Que ce que nous faisons aux autres nous affecte aussi. Que quand nous réparons notre tissage intérieur, cela répare aussi le Monde.

Prenons soin de la toile, la nôtre et celle qui nous entoure. Prenons soins des liens, proche et loin. Acceptons de nous sentir concerné.es par ce que les autres vivent, car il n’y a pas grande différence entre soi et l’autre. Au profond, les êtres humains se ressemblent dans leurs rêves, leurs aspirations, leurs besoins. Ne laissons pas le tissu social se déchirer sans faire l’effort suffisant, et à notre mesure, pour le réparer. Rappelons-nous que l’entraide, le partage et la collaboration ont toujours été les piliers de bases de la tribu humaine.

Merci à l’araignée qui veille sans relâche à l’Harmonie du Monde… et qui nous invite à nous poser ces questions:
Quel genre de Tisserand(e) sommes nous? Quelle est la toile que nous tissons? À quelle toile participons-nous? De quelle toile sommes-nous prisonnier.es ? Quelle toile devrions-nous refuser de tisser? Qu’est-ce que nous attrapons dans notre toile? Est-ce suffisant? Juste? Trop?

Apprenons à tisser des toiles arc-en-ciel pour attraper la Joie.
Ho!

crédit photo: Carole Poirier , Celle-Qui-Tisse 2013

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