Mon corps, ce monde que j’habite

l’oeil qui regarde


J’ai la croyance que j’habite le monde comme j’habite mon corps; que j’ai appris mon rapport au monde en apprenant comment habiter mon corps d’enfant: contraintes, exigences, permissions, contrôles, laisser-aller…

Comment est-ce que j’ai appris la joie? Le plaisir? La confiance? Le sens de l’aventure? La curiosité? La honte?

Mon premier monde, c’est le corps de ma mère, que je ne différencie pas du mien durant mon jardin d’éden. Puis je passe des années à découvrir ce corps changeant, grandissant, émouvant, ressentant, frustrant qu’est le mien. Et au cours de toutes ces années-là je développerai un rapport plus ou moins sain, harmonieux, joyeux avec ce corps porteur de Vie. Ma famille, la tribu qui m’entoure, la société, vont aussi m’inculquer la manière « appropriée » de considérer mon corps selon l’époque, la culture, le culte.

Il devient donc essentiel de me pencher sur mon rapport avec mon corps aujourd’hui; maintenant. Comment est-ce que je le/la considère? Lui parle? En prends soin? Le/la présente au monde? L’Écoute?
Notre société n’aime pas le corps vivant et sauvage, libre et puissant. Elle préconise un corps contrôlé, rigide, qui obéit à nos désirs comme un véhicule mécanique répondrait à des commandes, des boutons et des leviers. Le corps est considéré comme un moyen pour parvenir à nos fins: et surtout qu’il ne s’exprime pas trop fort! Il doit être « normal ». Standard impossible à définir réellement mais auquel nous sommes accroché.es ce qui nous fait rejeter tous corps qui ne corresponds pas, même quand c’est le nôtre. Et même quand nous avons un corps « conformes » , il n’est pas dit que nous soyons en meilleur relation avec lui pour autant; que nous plus heureux.ses ou moins jugeant.es. Notre société ne voit pas le corps comme un compagnon indispensable, comme une amie à vie. Non. Notre corps est chosifié. Comme cette terre qu’on exploite pour ses ressources, nous sommes encouragé.es à exploiter notre corps et à le pousser au bout. Quitte à nous en défaire au plus vite s’il se rebelle et nous envoie faiblesses, maladies ou souffrances.

Il est temps de remettre notre corps à sa juste place: comme le porteur sacré de l’expression singulière du Vivant. Comme le temple d’une âme qui se manifeste sur terre à travers lui. Comme l’écho et le thermomètre de l’Invisible.
Choyons notre corps. Respectons-le. Faisons de cette chaire un foyer accueillant et chaleureux pour le meilleur de nous-même.

Notre rapport au monde ne pourra que s’en porter mieux. Notre terre, notre Nature, notre monde deviendra lui-aussi quelque chose à chérir et à respecter.

De même que nos organes sont capables de trouver le juste rapport entre leurs besoins individuels et leur dévouement au Tout, trouvons notre juste place dans ce monde.

Publicités

Je m’aime plus quand je mange moins


Avez-vous déjà ressenti cela? Vous l’êtes-vous déjà dit? L’avez-vous entendu?
Ce n’est pas toujours dit dans ces mots-là.
Parfois, c’est simplement mieux enrobé, déguisé…on espère avoir perdu du poids après une gastro par exemple. Ou dire qu’elle se sent plus légère quand elle mange moins; quand elle jeûne…
Ou pire. Des femmes me confient qu’un cancer, ça fait disparaître toute la cellulite.

Cela trotte dans la tête de bien des femmes et de certains hommes.
Que l’on soit en sous-poids, surpoids ou apparemment »normal ».

Cela parle de la maladie de notre société. Notre société d’abondance qui maintenant considère comme « beau » ce qui avant , en temps où la nourriture était plus rare et les récoltes moins assurées, était considéré comme maigre, chétif, « pas fort ».
On a peur du gras, autant dans la nourriture que sur le corps; ou on trouve ça disgracieux.
Trop maigre ce n’est pas bien non plus, mais c’est plus encouragé. C’est à dire qu’on va entendre une réflexion sur cette femme qu’on va dire anorexique mais peut-être que secrètement on l’admire, la jalouse ou l’envie…
Et puis il y ces femmes qui cachent si bien leur jeu: elles ont l’air en forme, mangent bien, s’activent, s’habillent comme elles le veulent, font tourner les têtes. et parfois sous des dehors positifs et enthousiastes est caché le prix réel de cette apparente perfection.

Il nous faut sortir de cette terrible habitude de mettre notre valeur dans des chiffres, dans des mesures. Les chiffres, les mensurations, les calories, les formes ne parlent pas d’amour, de valeur morale, de bienveillance…Les chiffres ne parlent que de quantité. Ils se comparent. Mais ne nous parle jamais de qualité; de personnalité, d’histoire de vie ou de parcours.

Qui peut dire ce qui se cache sous cette apparence? Sous cet « air » bien ? Sous ce corps parfait? Sous ce surpoids?

Tous les seins finissent par tomber et se flétrir…mais ont-ils eu la chance d’allaiter un enfant?
Tous les ventres s’épaississent un peu (ou plus!) quand la ménopause arrive; mais ont-ils aimés? Été aimés?
Oui, le dessous des bras finit par s’affaisser, comme la peau du menton, ou celle du torse.
Tous les visages se rident, mais ils ont tant vu!

Tant que nous ne serons pas intéressées par l’histoire de notre corps, du corps de l’autre, nous resterons prises sous une image; un jugement rapide, une projection.
Tant que nous n’apprendrons pas à aimer ce corps, ce temple qui permet à notre âme de se manifester sur la terre, nous passerons à côté du précieux de la vie.

Aujourd’hui, faisons le choix de nous aimer telle quelle. Toute entière. Rides, rouleaux, boutons…ce sera le début d’une véritable révolution.
Car une femme qui aime son corps, qui s’aime elle-même, fera tomber toutes ces corporations qui profitent de cette haine de soi qu’elles entretiennent savamment.

Tant que nous resterons accrochées sur la forme, nous ne pourrons pas plonger dans les profondeurs de notre Être.

Honorer le Mystère

Une très belle chanson de Michel Fugain commence ainsi:
« Dis moi pourquoi on rit
Dis moi pourquoi on pleure
Pourquoi on vit et on meurt… »

Ce monde est plein de pourquoi.Comme un.e enfant de trois ans, nous n’avons de cesse de nous poser et de poser mille questions. Et à toutes ces questions nous octroyons des réponses, selon nos croyances ou nos lunettes du moment: absolutistes, relativistes, mystiques, pragmatiques, rationnelles, ésotériques, new-age ou old-age, religieuses, déterministes, quantiques, symboliques, poétiques…
Dans les meilleurs cas nous avons plusieurs lunettes, nous regardons plusieurs intersections, nous restons relativement souples dans nos perceptions.
Dans d’autres circonstances nous restons accroché.es à une seule lunette, une seule interface pour entrer en relation avec ce monde. Alors il n’y a qu’une seule réponse. Une unique réponse déclinée en plusieurs couleurs, mais qui, au fond reste la même.ainsi nous faisons l’économie de l’effort que cela exige de regarder plusieurs points de vues, plusieurs angles d’un même objet. Et nous nous satisfaisons de peu.
Nous prenons des réponses car l’angoisse de ne pas savoir nous guette. La peur que tout ceci soit insensé: la vie, la mort, notre raison d’être sur la terre, le Sens, la direction, le destin.
Ce « pourquoi » lancé dans l’univers nous hante. Parfois c’est un « pourquoi ça », parfois un « pourquoi moi », ou un « pourquoi maintenant et ici ».
Toutes ces réponses que nous adoptons nous calment un moment; nous donne à croire à un Sens essentiel, une juste marche de l’Univers qui, même si elle est souvent incompréhensible pour les petits humains que nous sommes, semble organiser le Chaos.

Puis il suffit d’une nuit noire de l’âme, comme l’appelle l’auteur Thomas Moore, pour que plus rien ne tienne et que reviennent en force les pourquoi. Ces moments où plus aucune de nos anciennes réponses ne repoussent l’ombre; où le sens est introuvable; où le Mal semble triompher; où vivre est un fardeau; où l’amour semble une illusion ou un rêve lointain presque totalement effacé. Dès que nos plans ne fonctionnent plus, que la mort ou la maladie surviennent, que ce que nous croyions solide s’effondre, que notre environnement ne nous soutient plus, que l’Impensable advient, nous basculons dans une nuit noire de l’âme où tout nos anciens repères sont inutiles.

Ce sont des moments sacrés. Car, quand nous n’avons plus de réponses toutes faites, nous pouvons entendre le Silence entre les sons. Le murmure du Mystère. Ressentir le vertige de l’incertitude. Nous pencher au bord de l’abîme du chaos. Contempler le puits de notre ignorance et la profondeur de ce que nous sommes dans le même instant.

2017 se termine. C’est un moment de bilan. Au Québec nous vivrons un moment spécial: deux pleines lunes en janvier, aucune pleine lune en février, et deux pleines lunes en mars…comme si février était en parenthèse. Un cycle qui se termine et revient en même temps. J’ai commencé à suivre les lunes dans une année comme celle là.
Alors si j’ai une proposition à vous faire, en cette veille d’un nouveau cycle: honorez le Mystère.

Honorez le Mystère, invitez-le dans vos vies. Chevauchez l’incertitude. Déposez-vous dans l’inconnu. Faites de la noirceur une douce compagne, qui garde toutes les portes ouvertes. Ouvrez une réponse qui serait toujours plus vaste que votre question. Acceptez de ne pas savoir. Offrez-vous du Silence. Imaginez-vous sans réponse: n’y-t-il pas plus de place ainsi? Gardez en vous l’espace qui ouvre aux possibles, aux impossibles, aux miracles, à la magie, à l’émerveillement, à la Joie.
Il faut savoir se reposer de notre quête de Ça-Voir.
Il est bon que les pourquoi et les parce que fassent dodo de temps en temps. Par en leur donnant une énième réponse, mais en lâchant prise sur la question.

Ainsi, comme des enfants, vous pourrez vous déposer dans les bras du Mystère que vous entendrez peut-être vous murmurer:
« Je sais pourquoi je (tu) ris
Je sais pourquoi je (tu) pleure
Pourquoi je(tu) vis et je (tu) meurs
C’est parce que depuis
tant de jours et tant de nuits
Je t’aime »

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

Notre Sagesse Intérieure, partie 2

Un pont vers le futur

Maintenant il nous reste à entrevoir notre pont vers le futur. Certaines voies, certains chemins, certaines voix intérieures, certains choix ont un futur. Et par futur, j’entends un futur fructueux, un futur lumineux, un futur fertile. Fertile en bons fruits qui pourront porter et nourrir plus que simplement nous-même.

La sagesse autochtone nous enseigne que nous devrions toujours penser aux générations futures (jusqu’à la 7ième génération!) en posant nos gestes aujourd’hui. Il nous faut imaginer l’impact de nos décisions dans les années à venir.
Même s’il peut être difficile pour nous de voir si loin, rien ne nous empêche de commencer à regarder vers demain.

Il faut imaginer que notre plus beau futur nous fait signe et nous indique la meilleure route à suivre. Comment l’entendre?

Nous avons deux guides pour cela: Le Juste et La Beauté

Est-ce juste?

Je dois me poser la question concernant l’acte que je veux poser, la pensée que je veux entretenir en moi, les mots que je veux prononcer.
Le Juste se situe entre le bien et le mal. Il ne cherche pas la perfection. Il est suffisant. Il n’a pas besoin de plus et ne se sens pas en manque. Il a confiance en la bonne marche de l’univers, sais qu’il n’a rien à contrôler et se fraye un chemin entre la rigueur et la bienveillance; entre la discipline et la tolérance; entre conscience et subconscience; entre le dur et le tendre.
C’est le Juste Milieu, le point d’équilibre.
Ce qui est juste engendre de bons fruits. C’est parfois un acte dur mais nécessaire qui me permet de m’affirmer, de me dresser debout dans ma vie. C’est parfois un acte tendre, qui laisse aller, qui refuse le combat.
Je me pose la question: est-ce que l’effort que je mets donne proportionnellement de bons résultats?
Est-ce que cela est répond au meilleur de moi-même, dans ce qui sera le mieux pour moi? Pas de le sens narcissique de ne se préoccuper uniquement de notre propre intérêt. Dans le sens d’honorer la lumière spirituelle qui m’habite.

Est-ce Beau?

La voie de la Beauté nous enseigne que ce qui est beau est emplit de l’Esprit. La beauté infuse en nous la connaissance profonde de la justesse de l’univers. La beauté est l’indicateur de la présence de la sagesse. La beauté est un miroir pour notre âme et nous élève.
Même si chacun-chacune n’a pas forcément le même barème concernant ce qui est beau, nous SAVONS en notre for intérieur que quelque chose est beau car nous nous sentons plus grand(e)s, plus capable(s), plus en lien avec la Vie. La Beauté nous transporte.
Alors, cette route,cette décision, cette solution, cette pensée est-elle belle?

Maintenant je peux regarder comment j’honore la Vie en moi et autour de moi et entendre dans mes voix intérieures celles qui m’appellent vers un futur juste et beau.

Crédit Photo « Bridge in the Wood » par Acrylicartist

Notre Sagesse Intérieure

5574312187_dfd26415ec
Réflexion que j’ai publiée sur Facebook…que je préfère ramener sur mon blogue et qui aura plus de contenue ici.

Notre Sagesse Intérieure

Nous avons une sagesse intérieure…Notre corps et notre esprit nous parlent, mais au milieu de toutes ces « voix » contradictoires en nous et autour de nous (chacun/e ayant une opinion personnelle) comment parvenir à l’entendre?
Dans le tohu-bohu, toutes les voix (voies) se mêlent et s’entremêlent et nous pouvons aisément générer une chose et son contraire.
Comment ne pas écouter uniquement nos peurs (qui souvent parlent les plus forts), nos désirs (qui parfois nous tirent vers de mauvaises directions), nos addictions (qui veulent être entendue MAINTENANT),ou nos besoins (que nous avons souvent de la difficulté à définir)?

Se donner du temps

D’abord , il faut se donner du temps.
S’arrêter un moment pour réfléchir, calmer le brouhaha intérieur alors que toutes nos pensées se bousculent à la porte de notre esprit pour être entendues.
Imaginez-vous au milieu d’une classe de petits enfants, chacun criant MOI, MOI, MOI et demandant votre attention exclusive. Voilà à quoi ressemble notre espace mental.
Il vous faudra trouver ce qui fonctionne pour ramener un calme intérieur: méditation, contact avec la nature, prière, chant, concentration sur une image, une sensation, une musique, exercice physique ou visualisation.
Chacun/e a sa propre façon d’y parvenir et de temps en temps il nous faudra changer de méthode si celle que nous utilisons ne fonctionne plus

Le temps est notre guide.

Prenons comme exemple une de ces « voix » intérieures qui me fait hésiter. Elle me susurre la prudence, elle éveille mes peurs, me rappelle allègrement mes erreurs du passé ou mon anxiété face à l’échec possible dans l’avenir.
Résultat des courses: je m’immobilise, je n’ose plus, pire même, je retourne en arrière des quelques pas que j’étais parvenue à faire. Je me crois. Je crois cette petite(grande?) voix et je pourrais même l’appeler Sagesse, Rationalité ou Réalisme.
Alors je prends le temps comme allié, mais pas n’importe quel temps.
Notre tendance « naturelle » est de nous servir du passé pour le projeter dans l’avenir. L’à-venir est donc écrit d’avance et il reste peu de place pour l’aventure, le nouveau et pleins de possibles bien plus intéressant que notre passé!
Si j’ai déjà hésité dans le passé (nos voix intérieures viennent presque toujours du passé!) et en plus que cette hésitation s’est révélée positive, je suis piégée. Je risque d’épouser ce comportement et ce n’est pas un bon mari!
Alors je dois plutôt chercher dans l’avenir. Si j’hésite aujourd’hui, je risque d’hésiter encore demain et tous les jours de ma vie. Ai-je envie d’arriver à la fin de ma vie pleine de regrets?
Pourquoi ne pas trouver en moi une aventurière, un héros , un être un plus libre qu’aujourd’hui?
Pour vivre une vie encore meilleure demain qu’aujourd’hui, je peux m’ouvrir à toutes ces choses pour lesquelles j’hésitais auparavant. Je peux tenter un comportement différent et même inattendu et si la nouvelle route s’avérait moins bonne que je l’espérais, je peux à nouveau changer de chemin.
Donc, la deuxième étape consiste à trouver parmi toutes nos voix intérieures celles qui viennent de notre à-venir le plus lumineux pour nous.
Vous me demanderez sûrement comment… Plus

Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entiers. La joie d’être vivant(e) devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc