Tout est ma famille


La lune de Celle-Qui-Parle avec ses relations nous enseigne cette simple vérité: Tout est ma famille.
Dans le grand cercle de la vie, toute vie est reliée et interdépendante avec celle des autres vies, quelle qu’en soit la forme.
Nous, humains, ne pouvons pas vivre sans prendre la vie des plantes et des animaux et il en va de même pour tout le règne du vivant: rien de survit seul, tout est relation.
Tout est famille même si tout ne m’est pas familier.
La familiarité confortable de ce que l’on connaît nous fait parfois oublier que l’Autre, cet.te inconnu.e, est aussi ma famille. Éloignée parfois, certes, mais ma famille quand même.
Il n’y a, paraît-il, que 6 degré de séparation en l’individu que nous sommes et les restes des individus sur la planète. Cela veut dire que si je fais le lien entre les gens que je connais et ceux qu’ils connaissent et que je ne connais pas, au bout de 6 fois ainsi, je suis connecté.e à la planète entière, à peu de gens près.

Il est vrai que quand je regarde le traitement imposé à l’idée, au concept même de la famille dans notre société dite « moderne » je n’ai pas beaucoup d’espoir pour la tribu, la nation, l’humanitude… La famille est une unité qui non seulement a rétréci au point de ressembler à un mouchoir de poche, avec parfois seulement une mère(ou un père) et son enfant, mais nous ne lui accordons plus beaucoup de valeur. Elle n’est plus au centre de la vie sociale, au centre des préoccupations politiques (même si les politicien.es affirment le contraire), au centre de nos projets collectifs.
Non.
La famille est un truc qui frôle l’obsolescence avait des petit.es vieux et vieilles parqué.es tout seul, des bébés parqués dans des garderies, des enfants parqués par classe d’âge dans des écoles, des adultes parqués à leur travail…l’espace qui se creuse sans cesse dans toutes nos relations fait que notre tissu sociale ressemble à du coton à fromage au mieux et du filet extensible , troué ou mal rapiécé au pire.
Oui, je sais: moins nos liens sociaux sont forts, plus on consomme. C’est bon pour le capitalisme des individus qui achètent des jeux vidéos plutôt que de s’installer avec un paquet de cartes autour d’une table avec des ami.es. Quand les gens ordinaires sont trop occupés à leur propre survie, à taper sur les autres comme des méchants dans un mauvais film (les immigrants, les réfugiés, les pauvres, le BS, les femmes, les patrons, les religieux et tous les autres), à préserver leurs petits privilèges en en espérant de plus grands, ils et elles ne sont pas disponibles pour repenser et re-panser notre société souffrante. Quand la guerre ravage notre pays, changer le monde est une utopie. Quand la pauvreté, (et autres violences), nous étouffe, impossible d’imaginer se fédérer en peuple agissant pour un Plus Grand Bien. On préfère alors se distraire comme on peut, convaincu.es que nous sommes de notre impuissance acquise.

Mais si nous ne sommes plus capable de relationner correctement, décemment, en famille, comment pouvons-nous espérer y arriver en groupe?
Ce que nous ne savons plus faire à 2,3,4 ou 5 (communiquer sainement, collaborer, trouver l’équilibre entre le bien commun et nos désirs individuels, respecter, tolérer et célébrer nos différences, etc.), nous n’arriverons pas plus à le faire dans un grand ensemble.Et sans grand ensemble, comment pourrions-nous faire évoluer notre société vers un déploiement plus harmonieux, plus équilibré, moins violent, plus équitable?

Quand Tout est ma famille, alors il m’incombe de faire ce que je peux de mieux pour toutes mes relations; comme si ma vie, ma survie, mon avenir, mon bonheur, ma raison d’être et de vivre en dépendait…et c’est le cas.

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La permission

Lune de J’ai Une Conscience
Vent du Guerrier

Parmi les outils utiles pour développer sa conscience, il en est un souvent oublié: demander la permission. Oui.
Demander la permission est une attitude à développer dans notre monde où bien des individus se croient tout permis parce qu’ils-elles ont les privilèges, le pouvoir, l’argent, l’éducation, le statut social, la force physique ou toutes formes de positions dominantes sur l’autre.
Nous sommes coincé.es dans une hiérarchie verticale qui se renforce sans cesse et qui est maintenue en place par des systèmes , des habitudes et des croyances qui servent ces mêmes hiérarchies. Ceux et celles « d’en bas » rêvent d’être en « haut », d’être « plus » et on leur fait croire que cela pourrait être possible avec assez d’efforts. On nous montre des gens qui ont « réussi » , sont « parti de rien » et sont maintenant en position enviable. Notre société considère que l’échec de l’ascension sociale est une faille individuelle, ce qui est très pratique pour maintenir les gens en place et ne pas changer le système…à nous faire croire que tout le monde peut atteindre le sommet, chaque individu considère son échec personnel et ne remet pas en cause le système.
De l’autre côté, ceux et celles qui sont « en haut » sont dans la peur de la perte du privilège qu’ils ou elles ont « mérité » par leur naissance, leurs efforts, leur travail individuel…Mais être né quelque part tient beaucoup plus du hasard, de la chance, que d’une vertu individuelle.

Et la permission dans tout ça?
Avez-vous déjà demandé à une rivière la permission pour la traverser? À un arbre pour cueillir ses fruits? À une plante pour la récolter?
Avez-vous pris le temps d’attendre une réponse? L’avez-vous eue?
La permission c’est ce qui vient avant le consentement. C’est ce qui indique le respect. C’est ce qui nous ramène humblement sur la terre.

Quand je demande la permission, je me place à la même hauteur que ce à quoi (ou qui) j’interpelle. J’indique en cela que l’autre a toute ma considération et que je ne désire par prendre pouvoir ou avantage sur l’autre. Je « descend » de ma pré-supposée supériorité. J’entre dans une hiérarchie horizontale où je fais partie d’un grand cercle dans lequel tous, toutes et toutes choses est à la même distance du centre.
Peut-être que cela vous fait sourire d’imaginer demander à une rivière la permission de la traverser.
Peut-être que vous penser qu’une rivière n’a pas d’âme, pas de conscience d’être traversée, pas le pouvoir d’accepter ou de refuser…peut-être. Mais quand vous le faites, c’est de votre conscience qu’il s’agit!
C’est une invitation a repenser le monde, la vie, les autres et la nature comme autant de liens différents, de relations/ avec plus ou moins d’interaction palpable et visible, mais qui mérite également le respect. C’est interroger l’Invisible, l’imperceptible et donc s’y relier.
Vous demandez à la plante de cueillir ses fruits pour honorer la vie: celle de la plante et la vôtre. Et cette conscience-là vous amène à plus de révérence pour la Vie, pour toute forme de vie; plus de gratitude; plus de prudence dans l’utilisation des ressources et un plus grand sens du partage.

Demander la permission ce n’est pas s’excuser. ni excuser nos actes en justifiant que nous avons demandé la permission.
Ce n’est pas affirmer « qui ne dit mot consent ».
C’est faire l’effort de l’écoute; la patience de l’attente; la retenue face à nos désirs parfois impérieux.
La Nature est généreuse et se donne à son maximum. La moindre des choses est de demander la permission. Cela démontre notre reconnaissance.

Et puis, vous pourriez être surpris.e.
Car Elle répond.

Mon corps, ce monde que j’habite

l’oeil qui regarde


J’ai la croyance que j’habite le monde comme j’habite mon corps; que j’ai appris mon rapport au monde en apprenant comment habiter mon corps d’enfant: contraintes, exigences, permissions, contrôles, laisser-aller…

Comment est-ce que j’ai appris la joie? Le plaisir? La confiance? Le sens de l’aventure? La curiosité? La honte?

Mon premier monde, c’est le corps de ma mère, que je ne différencie pas du mien durant mon jardin d’éden. Puis je passe des années à découvrir ce corps changeant, grandissant, émouvant, ressentant, frustrant qu’est le mien. Et au cours de toutes ces années-là je développerai un rapport plus ou moins sain, harmonieux, joyeux avec ce corps porteur de Vie. Ma famille, la tribu qui m’entoure, la société, vont aussi m’inculquer la manière « appropriée » de considérer mon corps selon l’époque, la culture, le culte.

Il devient donc essentiel de me pencher sur mon rapport avec mon corps aujourd’hui; maintenant. Comment est-ce que je le/la considère? Lui parle? En prends soin? Le/la présente au monde? L’Écoute?
Notre société n’aime pas le corps vivant et sauvage, libre et puissant. Elle préconise un corps contrôlé, rigide, qui obéit à nos désirs comme un véhicule mécanique répondrait à des commandes, des boutons et des leviers. Le corps est considéré comme un moyen pour parvenir à nos fins: et surtout qu’il ne s’exprime pas trop fort! Il doit être « normal ». Standard impossible à définir réellement mais auquel nous sommes accroché.es ce qui nous fait rejeter tous corps qui ne corresponds pas, même quand c’est le nôtre. Et même quand nous avons un corps « conformes » , il n’est pas dit que nous soyons en meilleur relation avec lui pour autant; que nous plus heureux.ses ou moins jugeant.es. Notre société ne voit pas le corps comme un compagnon indispensable, comme une amie à vie. Non. Notre corps est chosifié. Comme cette terre qu’on exploite pour ses ressources, nous sommes encouragé.es à exploiter notre corps et à le pousser au bout. Quitte à nous en défaire au plus vite s’il se rebelle et nous envoie faiblesses, maladies ou souffrances.

Il est temps de remettre notre corps à sa juste place: comme le porteur sacré de l’expression singulière du Vivant. Comme le temple d’une âme qui se manifeste sur terre à travers lui. Comme l’écho et le thermomètre de l’Invisible.
Choyons notre corps. Respectons-le. Faisons de cette chaire un foyer accueillant et chaleureux pour le meilleur de nous-même.

Notre rapport au monde ne pourra que s’en porter mieux. Notre terre, notre Nature, notre monde deviendra lui-aussi quelque chose à chérir et à respecter.

De même que nos organes sont capables de trouver le juste rapport entre leurs besoins individuels et leur dévouement au Tout, trouvons notre juste place dans ce monde.

Je m’aime plus quand je mange moins


Avez-vous déjà ressenti cela? Vous l’êtes-vous déjà dit? L’avez-vous entendu?
Ce n’est pas toujours dit dans ces mots-là.
Parfois, c’est simplement mieux enrobé, déguisé…on espère avoir perdu du poids après une gastro par exemple. Ou dire qu’elle se sent plus légère quand elle mange moins; quand elle jeûne…
Ou pire. Des femmes me confient qu’un cancer, ça fait disparaître toute la cellulite.

Cela trotte dans la tête de bien des femmes et de certains hommes.
Que l’on soit en sous-poids, surpoids ou apparemment »normal ».

Cela parle de la maladie de notre société. Notre société d’abondance qui maintenant considère comme « beau » ce qui avant , en temps où la nourriture était plus rare et les récoltes moins assurées, était considéré comme maigre, chétif, « pas fort ».
On a peur du gras, autant dans la nourriture que sur le corps; ou on trouve ça disgracieux.
Trop maigre ce n’est pas bien non plus, mais c’est plus encouragé. C’est à dire qu’on va entendre une réflexion sur cette femme qu’on va dire anorexique mais peut-être que secrètement on l’admire, la jalouse ou l’envie…
Et puis il y ces femmes qui cachent si bien leur jeu: elles ont l’air en forme, mangent bien, s’activent, s’habillent comme elles le veulent, font tourner les têtes. et parfois sous des dehors positifs et enthousiastes est caché le prix réel de cette apparente perfection.

Il nous faut sortir de cette terrible habitude de mettre notre valeur dans des chiffres, dans des mesures. Les chiffres, les mensurations, les calories, les formes ne parlent pas d’amour, de valeur morale, de bienveillance…Les chiffres ne parlent que de quantité. Ils se comparent. Mais ne nous parle jamais de qualité; de personnalité, d’histoire de vie ou de parcours.

Qui peut dire ce qui se cache sous cette apparence? Sous cet « air » bien ? Sous ce corps parfait? Sous ce surpoids?

Tous les seins finissent par tomber et se flétrir…mais ont-ils eu la chance d’allaiter un enfant?
Tous les ventres s’épaississent un peu (ou plus!) quand la ménopause arrive; mais ont-ils aimés? Été aimés?
Oui, le dessous des bras finit par s’affaisser, comme la peau du menton, ou celle du torse.
Tous les visages se rident, mais ils ont tant vu!

Tant que nous ne serons pas intéressées par l’histoire de notre corps, du corps de l’autre, nous resterons prises sous une image; un jugement rapide, une projection.
Tant que nous n’apprendrons pas à aimer ce corps, ce temple qui permet à notre âme de se manifester sur la terre, nous passerons à côté du précieux de la vie.

Aujourd’hui, faisons le choix de nous aimer telle quelle. Toute entière. Rides, rouleaux, boutons…ce sera le début d’une véritable révolution.
Car une femme qui aime son corps, qui s’aime elle-même, fera tomber toutes ces corporations qui profitent de cette haine de soi qu’elles entretiennent savamment.

Tant que nous resterons accrochées sur la forme, nous ne pourrons pas plonger dans les profondeurs de notre Être.

Honorer le Mystère

Une très belle chanson de Michel Fugain commence ainsi:
« Dis moi pourquoi on rit
Dis moi pourquoi on pleure
Pourquoi on vit et on meurt… »

Ce monde est plein de pourquoi.Comme un.e enfant de trois ans, nous n’avons de cesse de nous poser et de poser mille questions. Et à toutes ces questions nous octroyons des réponses, selon nos croyances ou nos lunettes du moment: absolutistes, relativistes, mystiques, pragmatiques, rationnelles, ésotériques, new-age ou old-age, religieuses, déterministes, quantiques, symboliques, poétiques…
Dans les meilleurs cas nous avons plusieurs lunettes, nous regardons plusieurs intersections, nous restons relativement souples dans nos perceptions.
Dans d’autres circonstances nous restons accroché.es à une seule lunette, une seule interface pour entrer en relation avec ce monde. Alors il n’y a qu’une seule réponse. Une unique réponse déclinée en plusieurs couleurs, mais qui, au fond reste la même.ainsi nous faisons l’économie de l’effort que cela exige de regarder plusieurs points de vues, plusieurs angles d’un même objet. Et nous nous satisfaisons de peu.
Nous prenons des réponses car l’angoisse de ne pas savoir nous guette. La peur que tout ceci soit insensé: la vie, la mort, notre raison d’être sur la terre, le Sens, la direction, le destin.
Ce « pourquoi » lancé dans l’univers nous hante. Parfois c’est un « pourquoi ça », parfois un « pourquoi moi », ou un « pourquoi maintenant et ici ».
Toutes ces réponses que nous adoptons nous calment un moment; nous donne à croire à un Sens essentiel, une juste marche de l’Univers qui, même si elle est souvent incompréhensible pour les petits humains que nous sommes, semble organiser le Chaos.

Puis il suffit d’une nuit noire de l’âme, comme l’appelle l’auteur Thomas Moore, pour que plus rien ne tienne et que reviennent en force les pourquoi. Ces moments où plus aucune de nos anciennes réponses ne repoussent l’ombre; où le sens est introuvable; où le Mal semble triompher; où vivre est un fardeau; où l’amour semble une illusion ou un rêve lointain presque totalement effacé. Dès que nos plans ne fonctionnent plus, que la mort ou la maladie surviennent, que ce que nous croyions solide s’effondre, que notre environnement ne nous soutient plus, que l’Impensable advient, nous basculons dans une nuit noire de l’âme où tout nos anciens repères sont inutiles.

Ce sont des moments sacrés. Car, quand nous n’avons plus de réponses toutes faites, nous pouvons entendre le Silence entre les sons. Le murmure du Mystère. Ressentir le vertige de l’incertitude. Nous pencher au bord de l’abîme du chaos. Contempler le puits de notre ignorance et la profondeur de ce que nous sommes dans le même instant.

2017 se termine. C’est un moment de bilan. Au Québec nous vivrons un moment spécial: deux pleines lunes en janvier, aucune pleine lune en février, et deux pleines lunes en mars…comme si février était en parenthèse. Un cycle qui se termine et revient en même temps. J’ai commencé à suivre les lunes dans une année comme celle là.
Alors si j’ai une proposition à vous faire, en cette veille d’un nouveau cycle: honorez le Mystère.

Honorez le Mystère, invitez-le dans vos vies. Chevauchez l’incertitude. Déposez-vous dans l’inconnu. Faites de la noirceur une douce compagne, qui garde toutes les portes ouvertes. Ouvrez une réponse qui serait toujours plus vaste que votre question. Acceptez de ne pas savoir. Offrez-vous du Silence. Imaginez-vous sans réponse: n’y-t-il pas plus de place ainsi? Gardez en vous l’espace qui ouvre aux possibles, aux impossibles, aux miracles, à la magie, à l’émerveillement, à la Joie.
Il faut savoir se reposer de notre quête de Ça-Voir.
Il est bon que les pourquoi et les parce que fassent dodo de temps en temps. Par en leur donnant une énième réponse, mais en lâchant prise sur la question.

Ainsi, comme des enfants, vous pourrez vous déposer dans les bras du Mystère que vous entendrez peut-être vous murmurer:
« Je sais pourquoi je (tu) ris
Je sais pourquoi je (tu) pleure
Pourquoi je(tu) vis et je (tu) meurs
C’est parce que depuis
tant de jours et tant de nuits
Je t’aime »

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

Notre Sagesse Intérieure, partie 2

Un pont vers le futur

Maintenant il nous reste à entrevoir notre pont vers le futur. Certaines voies, certains chemins, certaines voix intérieures, certains choix ont un futur. Et par futur, j’entends un futur fructueux, un futur lumineux, un futur fertile. Fertile en bons fruits qui pourront porter et nourrir plus que simplement nous-même.

La sagesse autochtone nous enseigne que nous devrions toujours penser aux générations futures (jusqu’à la 7ième génération!) en posant nos gestes aujourd’hui. Il nous faut imaginer l’impact de nos décisions dans les années à venir.
Même s’il peut être difficile pour nous de voir si loin, rien ne nous empêche de commencer à regarder vers demain.

Il faut imaginer que notre plus beau futur nous fait signe et nous indique la meilleure route à suivre. Comment l’entendre?

Nous avons deux guides pour cela: Le Juste et La Beauté

Est-ce juste?

Je dois me poser la question concernant l’acte que je veux poser, la pensée que je veux entretenir en moi, les mots que je veux prononcer.
Le Juste se situe entre le bien et le mal. Il ne cherche pas la perfection. Il est suffisant. Il n’a pas besoin de plus et ne se sens pas en manque. Il a confiance en la bonne marche de l’univers, sais qu’il n’a rien à contrôler et se fraye un chemin entre la rigueur et la bienveillance; entre la discipline et la tolérance; entre conscience et subconscience; entre le dur et le tendre.
C’est le Juste Milieu, le point d’équilibre.
Ce qui est juste engendre de bons fruits. C’est parfois un acte dur mais nécessaire qui me permet de m’affirmer, de me dresser debout dans ma vie. C’est parfois un acte tendre, qui laisse aller, qui refuse le combat.
Je me pose la question: est-ce que l’effort que je mets donne proportionnellement de bons résultats?
Est-ce que cela est répond au meilleur de moi-même, dans ce qui sera le mieux pour moi? Pas de le sens narcissique de ne se préoccuper uniquement de notre propre intérêt. Dans le sens d’honorer la lumière spirituelle qui m’habite.

Est-ce Beau?

La voie de la Beauté nous enseigne que ce qui est beau est emplit de l’Esprit. La beauté infuse en nous la connaissance profonde de la justesse de l’univers. La beauté est l’indicateur de la présence de la sagesse. La beauté est un miroir pour notre âme et nous élève.
Même si chacun-chacune n’a pas forcément le même barème concernant ce qui est beau, nous SAVONS en notre for intérieur que quelque chose est beau car nous nous sentons plus grand(e)s, plus capable(s), plus en lien avec la Vie. La Beauté nous transporte.
Alors, cette route,cette décision, cette solution, cette pensée est-elle belle?

Maintenant je peux regarder comment j’honore la Vie en moi et autour de moi et entendre dans mes voix intérieures celles qui m’appellent vers un futur juste et beau.

Crédit Photo « Bridge in the Wood » par Acrylicartist

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