Pleine lune d’octobre: Je fais partie d’un monde

 

un coeur coloré

Bonjour à toutes et à tous,

 

Nous voici entrés dans notre 5ième lune: je fais partie d’un monde.

Justement, il va falloir nous poser la question: de quel monde exactement fais-je partie?

À quoi et à qui est-ce que je veux contribuer? Comment?

Face au tissu sociale qui se déchire de plus belle, à l’augmentation du stress individuel et collectif; face à un monde d’informations alarmantes et pas forcément justes; face à des politiques en faillite et un capitalisme sauvage et dévastateurs; face à un climat, une Nature et une écologie qui devraient bien plus attirer notre attention qu’une maladie, il nous faudra nous positionner pour l’humanité. Pas seulement pour notre petite personne; nos besoins personnels, nos ambitions individuelles. Nous devons, dès maintenant, nourrir le monde que nous voulons voir advenir. Si nous attendons après la « crise », quelle qu’elle soit (il y en aura toujours une autre derrière…), nous risquons de nous réveiller trop tard.

Lire sur cette lune: https://wp.me/pIDR6-ic

Vivre Debout


lundi 27 avril 2020, Vent du Rêveur, lune de Celle-Qui-Se-Tient-Debout

La verticalité des primates nous différencie des autres mammifères. Nous sommes comme des arbre qui marchent, qui se dressent vers la lumière, qui grandissent vers le haut, qui prennent des années à pouvoir enfin défier la gravité qui voudrait les maintenir à l’horizontal. Cette verticalité affecte notre façon de voir le monde, de nous relier à la nature, et d’interagir entre nous.
Cette même verticalité a inspiré notre tendance à la hiérarchisation, cette vision pyramidale et délétère de nos sociétés dites modernes. Là, où les tribus, les clans et autres peuples liés à la terre favorisait le cercle, nous avons créés des niveaux, avec les « meilleur.es » en haut et les autres en dessous; les grand.es en haut et les petit.es en bas. Avec comme mesure suprême, le top du top: l’homme blanc riche et puissant…à partir de ce point tous-tes les autres descendent…Et nous sommes si aveuglé.es par leur discours que nous oublions que leur place au sommet tient simplement de la chance, du hasard, d’une combinaison de circonstances et non pas d’une supériorité, morale ou autre, quelconque. Nous sommes hypnotisé.es et par le fait même nous avons de la difficulté à voir comment nous collaborons à ce qui nous écrase tant nous cherchons, nous aussi, à monter dans la pyramide.

Alors nous rêvons. nous rêvons de nous tenir debout, de nous redresser dans toute notre dignité, de ne plus nous laisser marcher dessus. Pour certains cela se fera dans une forme ou une autre de violence; pour d’autres ce sera un long processus de reprise de pouvoir intérieur; et certain.es resterons dans un sentiment d’impuissance acquise à simplement fantasmer d’une vie plus droite, plus debout.
« Serait-il impossible, de vivre, debout? » chantait Jacques Brel.

Impossible, non; difficile oui. Nous avons été domestiqué, comme le dit si bien Don Miguel Ruiz. Domestiqué par la peur, par la honte, par la violence, par notre besoin d’être aimé.e, de nous conformer au groupe pour en obtenir la protection; domestiqué par la récompense, la compétition, l’appât, l’envie, le désir de posséder; domestiqué oar des choses qui ressemble à l’amour mais n’en sont peut-être pas.
Nous rêvons de liberté physique, émotionnelle, mentale et spirituelle. Nous rêvons de pouvoir être qui nous sommes, dans notre singularité tout en étant accepté.e tel.le quel.le par notre famille, notre groupe, notre tribu, notre société.
Nous nous imaginons en train d’exiger de nos boss, nos gouvernements, nos parents, nos partenaires, le respect, l’écoute ou la compréhension. Nous nous racontons que « nous » si nous étions dans telles ou telles positions, nous ferions mieux; nous ferions ce qu’il faut faire; nous serions courageux.ses et indomptables.
Mais la réalité est tout autre. Quand vient le temps de nous affirmer, de prendre des risques et d’honorer nos valeurs les plus élevées, c’est souvent la peur qui gagne: peur de l’autorité, du conflit, des conséquences, des représailles, de la perte du peu que nous avons…mais cela aussi vient de notre domestication.
Il y a quelque chose de rassurant dans notre soumission, mais c’est aussi une illusion. Comme l’enfant violenté ou la femme battue, nous nous faisons croire que notre soumission achètera la paix. Ça ne marche jamais.
Et pour ceux et celles d’entre nous qui essayent de se redresser par la violence, il n’y a qu’une révolution, c’est-a-dire un retour vers le même équilibre qu’avant: ce sont de nouveaux puissants à la barre, mais fondamentalement rien n’a changé.

Pendant cette lune et ce vent, pendant cette danse céleste qui nous murmure à l’oreille « tiens-toi droit.e, redresses-toi, marche la tête haute », il est bon de nous interroger sur notre dignité intrinsèque, celle que personne ne peut nous ôter; celle qui vient de notre humanité, de notre âme, du fait simplement d’être en vie. Puis celle qui se bâtit au fil du temps, au fil de nos choix, quand nous avons réellement des choix; celle qui vient quand nous retrouvons notre pouvoir; quand nous sortons de notre domestication, du rêve malsain de notre monde, de ce que Don Miguel Ruiz appelle le mitote.
Retrouvons le cercle sacré où toute vie est sacrée.Où notre dignité n’est pas à faire. Renouons avec notre centre, notre valeur, notre grandeur d’âme. Nous sommes honorable d’Être. De là nous trouverons notre voie d’action dans le monde. Que ce rêve de nous ternir debout nous porte à agir différemment, afin de l’ancrer dans le quotidien, dans le réel,pas seulement dans un fantasme personnel. Ce que nous nous accorderons comme dignité sera aussi celle que nous accorderons aux autres, à la vie elle-même.
Debout, assis.e, couché.e…ce sera la même dignité!

«Le monde est un endroit sécure» !?!


21 mars 2020, Vent du Guerrier, Lune de Celle-Qui-Louange

(avertissement: cet article est long…ce n’est pas gagnant dans notre ère de consommation rapide. Si vous êtes préssé.es, le résumé est pour vous.)

Sujet: crise du coronavirus Co-Vid 19 et trauma

Résumé

Les travaux de Ronie Janoff-Bullman sur la guérison des traumatismes nous offre un cadre de référence pour traduire les événements que nous vivons et en minimiser l’impact individuel et social. Je vais tente, à travers ce texte, de vous donner des clés pour changer votre narratif interne et des outils pour mieux traverser cette crise, et les crises en général. Je m’appuie sur le livre Shatterred Assumption, mais mes descriptions et interprétations n’engagent que moi-même.

L’autrice, qui a beaucoup travaillé avec les victimes de traumas, a dégagé 3 croyances-piliers (traduction libre de «basic assumption») autour desquels les humains se construisent pour faire face à l’incertitude:
Je suis une bonne personne(j’ai de la valeur)
Le monde est un endroit sécure
La vie a un sens
Tout ce qui perturbe ces croyances de bases (qui sont des croyances et non des vérités, vous aurez compris)est potentiellement traumatisant pour la personne qui les vit. Les pires traumatismes sont ceux qui bousculent, affectent ou carrément détruisent ces trois croyances-piliers. C’est ce qu’il faudra reconstruire, sur de meilleures fondations, pour apaiser, voire guérir, de nos traumatismes. Je vous offrirai quelques solutions en dernière partie de cet article.

Les croyances-pilier

Nous vivons dans un monde incertain, peuplé de dangers et de mystères. Nous apprenons plus ou moins rapidement que la vie est fragile et mortelle. Alors nous avons besoin de trouver un sens à notre existence pour pouvoir nous lever le matin et participer à ce monde.
Pour y arriver, nous nous construisons autour des 3 croyances-pilier mentionnées plus haut. Nous avons besoin de croire en notre valeur, en l’idée d’un monde sécuritaire et dans celle que la vie est plus que le simple fruit du hasard et de coïncidences.
Mais comme ces croyances sont «fausses» elles se retrouvent régulièrement ébranlées et éprouvées par le réel.
Par exemple, je ne suis pas qu’une bonne personne; ou pas toujours bonne; ou ma valeur n’est pas forcément reconnue. Parfois je blesse les autres, j’agis au détriment des autres ou au mien. Je ne sais pas toujours quoi faire. Je ne suis pas parfaite.
Je me rends compte quelque fois que le monde n’est pas sécuritaire: il y a les catastrophes naturelles, les guerres, les agressions, les inégalités sociales etc.
Enfin, il peut m’arriver de ne pas trouver de sens à cette vie, à mon rôle sur cette terre, à ma raison d’être, à l’idée du mal, de la violence, de l’injustice etc.
Sans trop m’attarder sur chacune de ces croyances, je vais plutôt me concentrer sur celle qui agite notre société qui fait face au coronavirus. Comprenez que cela pourrait s’appliquer à n’importe quelle crise, d’où l’avantage-et même la nécessité- d’adresser ce sujet. Car d’autres crises viendront et si nous voulons traverser les tempêtes sans rester traumatisé.es, sans rester en état de choc et sans devenir des demi-vivants facile à contraindre et à contrôler, égoïstement replié.es sur notre petite personne, il nous faut comprendre ce qui nous arrive et comment en ressortir. La résilience, ça se développe.

Le monde est un endroit sécure ?!

Nous avons besoin de croire que le monde est un endroit sécuritaire; que nous serons protégé.es des dangers, que nous pouvons faire confiance aux autres, à la nature; qu’il ne nous arrivera rien de mal; que quelque chose veille sur nous et viendra à notre rescousse quand nous en aurons besoin, toujours.
Puis la vie nous montre une autre de ses faces: le monde n’est pas sans risque. il n’y a pas de sécurité absolue. Nous n’avons pas le contrôle que nous croyons avoir ou que nous aimerions avoir sur nous-mêmes, les autres, l’extérieur, la vie, notre corps etc.
Il y a de l’instabilité sociale, des inégalités, des catastrophes naturelles, des guerres, des méchant.es, des injustices, des aberrations, des accidents, des maladies, et des virus contagieux…
Et voilà notre pauvre certitude-pilier ébranlée. Nous commençons par de l’inquiétude, puis la peur s’empare de nous et vient ensuite la panique qui peut engendrer de la violence, des comportements de fuite et d’évitement ou de la sidération, qui est une forme de paralysie. Cela peut se produire au niveau physique, mental, émotionnel et même spirituel. Quand nous sommes en état de survie nous redevenons des animaux à la merci de notre instinct et il devient difficile de rester posé.e, calme, rationnel.le,empathique, aidant etc.
Si cet état se maintient trop longtemps, les conséquences pourraient être de plus en plus graves et les séquelles de plus en plus profondes. (Imaginez, par exemple, les choix déchirants que doivent faire les médecins traitants qui se retrouvent dans des situations intenables pour décider qui aura droit au respirateur ou pas…).

Cette «crise» du coronavirus met en lumière cette croyance-pilier, ce désir que nous avons de vivre dans un monde sécure et notre difficulté à faire face à l’incertitude.
Dans nos sociétés privilégiées, qui n’ont pas connu de trop gros drames depuis plusieurs années, nous étions dans une complaisance confortable qui renforçait l’idée de ce faux sentiment de sécurité.
Nous pouvions vaquer à notre train-train, regardant de loin la misère dans les autres pays, nous sentant peu concerné.es par leurs malheurs.
Et puis BANG…(reality check, comme on dit en anglais). La réalité rapplique à toute vitesse. Un petit microbe et nous retrouvons la peur de l’humain primordial face à l’immensité de la vie et ses mystères. Pourquoi vit-on ? Pourquoi mourrons-nous? Pourquoi maintenant?
Alors, comme nos ancêtres dits primitifs, nous allons chercher nos totems protecteurs (dans ce cas-ci , la quarantaine, le gel désinfectant,les masques-quitte à les voler `ceux et celles qui en ont vraiment besoin!-, les traitements médicaux, le papier-toilette…), dans l’espoir d’avoir l’impression que nous pouvons contrôler quelque chose.
Comme des petits enfants craintifs, nous espérons que le gouvernement (notre bon parent, notre chef, notre sorcier, notre femme médecine, notre prêtre, etc.) va prendre la situation en main correctement et nous protégera absolument. Nous voulons croire que la solution existe, qu’elle est simple, à notre portée et assurément efficace.
Nous voulons pouvoir nous en remettre, nous déférer à quelque chose de plus grand qui nous garantira notre sécurité.
Vous aurez compris que c’est impossible.
Nous pouvons agir. Notre gouvernement peut agir. Mais nous n’avons pas le contrôle. Point.
C’est cette perte de contrôle qui nous fait le plus peur et qui engendre des comportements irrationnels, violents, paniqués, dangereux et même parfois délirants (vous avez vraiment besoin de trois caisses de papier toilette????).
Cette réalité, qui nous frappe de plein fouet, nous rappelle une certaine vérité: nous sommes bien petit.es sur cette terre et nous ne comprenons pas tout; nous biens plus impuissant.es que ce que nous croyons ou désirons croire; nous sommes collectivement liés même quand nous voudrions nous croire individuellement invincibles ou non concerné.es.
Nous voilà confronté.es à notre fragilité; à la fragilité de notre système social, financier, politique, médical; à l’usure de notre lien social qui nous fait maintenant nous méfier de cet autre que l’on fait passer pour une bombe à retardement: à son insu, et au nôtre, nous voilà potentiellement porteur.ses du «mal» de la «mort».
Nous sommes l’ennemi invisible; l’ennemi de nos proches et celui des inconnu.es que nous avons côtoyé aujourd’hui ou hier, à qui nous avons serré la main ou donné la bise, derrière qui nous avons pris le chariot pour faire nos courses…

Ouf.

Il est temps de se sortir de ces traumas avant qu’ils ne nous détruisent intérieurement. Ces maux-là sont parfois pires que la maladie; ils perdurent parfois plus longtemps; ils sont insidieux et pervers et faussent nos relations; pas seulement maintenant mais aussi à plus long terme. Si nous voulons que cette crise soit un tremplin plutôt qu’une glissoire vers les bas-fonds, nous devons changer de posture.

Nuances de croyances et ébauche solutions possibles d’apaisement

Le monde est incertain. La vie est mortelle. Ceci n’est pas sous notre contrôle. Je vais mourir. Vous aussi. On ne sait juste pas quand, ni comment.Ceci n’est pas sous notre contrôle. Je suis porteuse de milliards de bactéries, de germes, de microbes, de virus. Vous aussi. Souvent ils sont nos amis. Parfois ils nous emportent. Nous pouvons prendre soin de notre terrain (notre système immunitaire) et ne pas (ou peu) être affecté.es. Nous pouvons être en pleine forme. Nous pouvons être déjà affaibli.es et malades. Certains s’en sortiront, d’autres non. Ceci n’est pas sous notre contrôle. Oui, nous pouvons faire de notre mieux. Oui, certaines mesures en place aident. Mais il n’y a aucune garantie. On peut faire tout, tout bien et mourir quand même. On peut s’isoler dans une cage et attraper le virus; celui-ci ou un autre. On peut être hyper aseptisé.es et le transmettre (prédiction personnelle: quand tout ceci sera passé, nous découvrirons que certaines personnes ont contracté le virus sans qu’on sache comment). Ceci n’est pas sous notre contrôle.

Il est temps pour nous de sortir de la petite enfance, celle où (si nous avons eu de la chance) tout nous paraissait sécure.
Il est temps de rentrer dans la sagesse et la maturité, individuellement et collectivement.
Il est temps de prendre conscience que nous ne sommes pas à l’abri.
Cela ne veut pas dire s’angoisser anxieusement à mort.
Il est temps de nous rappeler que nous sommes fragiles, les autres aussi et la terre également.
Il est temps de retrouver une empathie fondamentale pour nos soeurs et frères humains PARTOUT.
Tout ceci EST LA VIE.

Nous pouvons nous calmer intérieurement; même si cela demande un effort.
Car tout passe. Ceci aussi passera. Ce n’est pas la fin du monde. C’est peut-être la fin de notre sentiment de sécurité dans cette société et le début d’une nouvelle façon de faire et d’Être.
Nous pouvons nous en remettre au Destin, sans fatalisme, pour pouvoir nous déposer dans Quelque Chose de Plus Grand, et trouver une certaine quiétude, en lâchant nos illusions de contrôle absolu ou de sécurité totale.
Nous pouvons apprendre à naviguer les eaux de l’incertitude en nous relaxant dans le vent, en tenant notre gouvernail au mieux, en ayant en nous une habitude de gratitude pour chaque instant que nous vivons, une curiosité bienveillante pour l’inconnu à-venir.
En nous reconnectant avec la Vie elle-même, avec nos ancêtres qui ont su traverser des périodes souvent bien pires que celle-ci, avec la Toile du monde, la Nature, nous pourrions nous détendre en comprenant que nous ne sommes que de passage.
En nous réconciliant, dès à présent, avec l’idée et la certitude de notre mort prochaine, inévitable, inéluctable (et parfois imminente), nous pouvons recommencer à apprécier ce qui nous entoure.
En nous extrayant du «mitote» ce cauchemar ambiant comme l’appelle Don Miguel Ruiz, ce miasme de peur plus contagieux que le virus, ce tumulte d’une horde paniquée qui se sent au bord du gouffre et risque de s’y jeter, nous pouvons retrouver notre coeur.
Notre coeur à la bonne place: celui qui aime, qui aide, qui soutient, qui tendre, qui patient, qui doux, qui compassionne…
Notre coeur nous ramènera à notre Âme, à cette partie de nous qui se SAIT liée, reliée à la vie, pour toujours, quelque soit sa forme.
Notre Âme, notre Centre, notre Esprit, notre Ki, peu importe, nous montrera un chemin plus lumineux au milieu de ce qui nous apparaît comme des ténèbres.
Nous pouvons cultiver la troisième croyance-pilier (la vie a un sens), pour nous soutenir.
Ceci sera mon prochain article.

Capter une vision dans une toile d’étoile

image shutterstock

12 février 2020, Lune de Celle-Qui-Tisse et Vent du Visionnaire

« L’état de poésie constitue l’aspiration la plus profonde de l’être humain » Edgar Morin, connaissance,ignorance, mystère

J’ai cette croyance que les visions abondent, en tout temps, en tout lieu, comme ces petits grains de poussière que le soleil rend visibles.
Les visions attendent leur contenant, celui où elles pourront se déposer, car elles cherchent à s’accomplir.
Quand les visions trouvent un contenant, elles s’y déposent et y inspirent le désir. Le désir de créer, de faire advenir, de mettre dans le monde matériel leur essence, en poussant un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie, l’être humain qui vient de les accueillir, de les recevoir, de les appeler ou qui les a reçues malgré elle-lui.
Les visions sont de tout ordre, de tout niveau de vibration, de tout degré de lumière.
Oui, une vision peut être simplement cet effort supplémentaire que l’on fait dans le quotidien pour enjoliver une table, se préparer le coeur pour une rencontre, offrir à un.e autre une gentillesse.
Mais elles devraient susciter l’espoir, l’aube qui se lève, l’idée d’un monde-à-venir plein de promesses qui nous amènerait vers le meilleur de l’être humain.

Comme une onde radio, les visions vibrent en attente d’une réceptrice, d’un récepteur. Si la personne ainsi inspirée ne fait pas advenir cette vision, il se pourrait bien qu’elle aille se promener ailleurs, en quête de son incarnation. Elle peut aussi se déposer sur plusieurs personnes à la fois, en même temps ou en différents temps, en un lieu ou plusieurs.
Chez les autochtones, la quête de Vision était un acte sacré dans lequel le corps, le coeur et l’âme étaient soigneusement préparés pour la recevoir. Et même bien préparé.e, la descente d’une vision restait une grâce. Car on peut appeler une vision, on peut « pleurer pour une vision », on peut implorer une vision, mais rien ne peut la forcer à venir.

Notre Être tisse des toiles d’étoiles pour attraper les visions.

Mais que tissons-nous au juste?

Car la qualité de ce que nous attraperons dépendra de la qualité de ce que nous tissons.
Si nous laissons notre inconscient, nos blessures,nos addictions, nos ombres, nos obsessions, nos désirs sombres de pouvoir, de domination, de contrôle, tisser nos toiles, ce que nous attraperons nous confirmera nos croyances mais ne contribuera pas à l’Harmonie du Monde.
Parfois, ce que des gens appellent leur « vision » ressemble plus a du délire qu’à une vision créative qui engendrerait des bons fruits.

Car la Vision est sur la Voie de la beauté. Elle devrait nous agrandir, nous réconcilier, nous donner envie de rendre notre vie et celle des autres plus belle. Elle devrait susciter chez l’autre un état poétique, un agrandissement qui nourrit l’âme. Comme ce que nous pouvons recevoir devant un merveilleux paysage, devant une oeuvre d’art ou en écoutant une musique qui nous transporte par-delà notre petit moi.
« Les états poétiques vont de l’émotion esthétique à l’enthousiasme, de l’admiration à l’émerveillement, du petit plaisir trouvé dans le quotidien à l’ivresse de la fête, de l’exaltation amoureuse à l’extase » Edgar Morin

N’est-ce pas merveilleux de vivre des moments où « …l’on se trouve en se perdant, où l’on s’accomplit en s’oubliant »? (Edgar Morin, toujours)

Voilà pour moi l’essence même de la Vision. Elle ne peut venir à nous que quand il y a un espace pour elle en notre intérieur. Un espace-temple sacré, tranquille, nettoyé au maximum de moi-même, dépris de mes désirs profanes, où elle peut se déposer sans trop se corrompre puis fleurir et se déployer en moi et m’insuffler ce qu’il faudra pour être mise au monde; à travers moi peut-être, mais surtout pour honorer,en y participant, à la beauté de la Création.

Tisserandes et Tisserands, à vos fils!

Tout est ma famille


La lune de Celle-Qui-Parle avec ses relations nous enseigne cette simple vérité: Tout est ma famille.
Dans le grand cercle de la vie, toute vie est reliée et interdépendante avec celle des autres vies, quelle qu’en soit la forme.
Nous, humains, ne pouvons pas vivre sans prendre la vie des plantes et des animaux et il en va de même pour tout le règne du vivant: rien de survit seul, tout est relation.
Tout est famille même si tout ne m’est pas familier.
La familiarité confortable de ce que l’on connaît nous fait parfois oublier que l’Autre, cet.te inconnu.e, est aussi ma famille. Éloignée parfois, certes, mais ma famille quand même.
Il n’y a, paraît-il, que 6 degré de séparation en l’individu que nous sommes et les restes des individus sur la planète. Cela veut dire que si je fais le lien entre les gens que je connais et ceux qu’ils connaissent et que je ne connais pas, au bout de 6 fois ainsi, je suis connecté.e à la planète entière, à peu de gens près.

Il est vrai que quand je regarde le traitement imposé à l’idée, au concept même de la famille dans notre société dite « moderne » je n’ai pas beaucoup d’espoir pour la tribu, la nation, l’humanitude… La famille est une unité qui non seulement a rétréci au point de ressembler à un mouchoir de poche, avec parfois seulement une mère(ou un père) et son enfant, mais nous ne lui accordons plus beaucoup de valeur. Elle n’est plus au centre de la vie sociale, au centre des préoccupations politiques (même si les politicien.es affirment le contraire), au centre de nos projets collectifs.
Non.
La famille est un truc qui frôle l’obsolescence avait des petit.es vieux et vieilles parqué.es tout seul, des bébés parqués dans des garderies, des enfants parqués par classe d’âge dans des écoles, des adultes parqués à leur travail…l’espace qui se creuse sans cesse dans toutes nos relations fait que notre tissu sociale ressemble à du coton à fromage au mieux et du filet extensible , troué ou mal rapiécé au pire.
Oui, je sais: moins nos liens sociaux sont forts, plus on consomme. C’est bon pour le capitalisme des individus qui achètent des jeux vidéos plutôt que de s’installer avec un paquet de cartes autour d’une table avec des ami.es. Quand les gens ordinaires sont trop occupés à leur propre survie, à taper sur les autres comme des méchants dans un mauvais film (les immigrants, les réfugiés, les pauvres, le BS, les femmes, les patrons, les religieux et tous les autres), à préserver leurs petits privilèges en en espérant de plus grands, ils et elles ne sont pas disponibles pour repenser et re-panser notre société souffrante. Quand la guerre ravage notre pays, changer le monde est une utopie. Quand la pauvreté, (et autres violences), nous étouffe, impossible d’imaginer se fédérer en peuple agissant pour un Plus Grand Bien. On préfère alors se distraire comme on peut, convaincu.es que nous sommes de notre impuissance acquise.

Mais si nous ne sommes plus capable de relationner correctement, décemment, en famille, comment pouvons-nous espérer y arriver en groupe?
Ce que nous ne savons plus faire à 2,3,4 ou 5 (communiquer sainement, collaborer, trouver l’équilibre entre le bien commun et nos désirs individuels, respecter, tolérer et célébrer nos différences, etc.), nous n’arriverons pas plus à le faire dans un grand ensemble.Et sans grand ensemble, comment pourrions-nous faire évoluer notre société vers un déploiement plus harmonieux, plus équilibré, moins violent, plus équitable?

Quand Tout est ma famille, alors il m’incombe de faire ce que je peux de mieux pour toutes mes relations; comme si ma vie, ma survie, mon avenir, mon bonheur, ma raison d’être et de vivre en dépendait…et c’est le cas.

La permission

Lune de J’ai Une Conscience
Vent du Guerrier

Parmi les outils utiles pour développer sa conscience, il en est un souvent oublié: demander la permission. Oui.
Demander la permission est une attitude à développer dans notre monde où bien des individus se croient tout permis parce qu’ils-elles ont les privilèges, le pouvoir, l’argent, l’éducation, le statut social, la force physique ou toutes formes de positions dominantes sur l’autre.
Nous sommes coincé.es dans une hiérarchie verticale qui se renforce sans cesse et qui est maintenue en place par des systèmes , des habitudes et des croyances qui servent ces mêmes hiérarchies. Ceux et celles « d’en bas » rêvent d’être en « haut », d’être « plus » et on leur fait croire que cela pourrait être possible avec assez d’efforts. On nous montre des gens qui ont « réussi » , sont « parti de rien » et sont maintenant en position enviable. Notre société considère que l’échec de l’ascension sociale est une faille individuelle, ce qui est très pratique pour maintenir les gens en place et ne pas changer le système…à nous faire croire que tout le monde peut atteindre le sommet, chaque individu considère son échec personnel et ne remet pas en cause le système.
De l’autre côté, ceux et celles qui sont « en haut » sont dans la peur de la perte du privilège qu’ils ou elles ont « mérité » par leur naissance, leurs efforts, leur travail individuel…Mais être né quelque part tient beaucoup plus du hasard, de la chance, que d’une vertu individuelle.

Et la permission dans tout ça?
Avez-vous déjà demandé à une rivière la permission pour la traverser? À un arbre pour cueillir ses fruits? À une plante pour la récolter?
Avez-vous pris le temps d’attendre une réponse? L’avez-vous eue?
La permission c’est ce qui vient avant le consentement. C’est ce qui indique le respect. C’est ce qui nous ramène humblement sur la terre.

Quand je demande la permission, je me place à la même hauteur que ce à quoi (ou qui) j’interpelle. J’indique en cela que l’autre a toute ma considération et que je ne désire par prendre pouvoir ou avantage sur l’autre. Je « descend » de ma pré-supposée supériorité. J’entre dans une hiérarchie horizontale où je fais partie d’un grand cercle dans lequel tous, toutes et toutes choses est à la même distance du centre.
Peut-être que cela vous fait sourire d’imaginer demander à une rivière la permission de la traverser.
Peut-être que vous penser qu’une rivière n’a pas d’âme, pas de conscience d’être traversée, pas le pouvoir d’accepter ou de refuser…peut-être. Mais quand vous le faites, c’est de votre conscience qu’il s’agit!
C’est une invitation a repenser le monde, la vie, les autres et la nature comme autant de liens différents, de relations/ avec plus ou moins d’interaction palpable et visible, mais qui mérite également le respect. C’est interroger l’Invisible, l’imperceptible et donc s’y relier.
Vous demandez à la plante de cueillir ses fruits pour honorer la vie: celle de la plante et la vôtre. Et cette conscience-là vous amène à plus de révérence pour la Vie, pour toute forme de vie; plus de gratitude; plus de prudence dans l’utilisation des ressources et un plus grand sens du partage.

Demander la permission ce n’est pas s’excuser. ni excuser nos actes en justifiant que nous avons demandé la permission.
Ce n’est pas affirmer « qui ne dit mot consent ».
C’est faire l’effort de l’écoute; la patience de l’attente; la retenue face à nos désirs parfois impérieux.
La Nature est généreuse et se donne à son maximum. La moindre des choses est de demander la permission. Cela démontre notre reconnaissance.

Et puis, vous pourriez être surpris.e.
Car Elle répond.

Mon corps, ce monde que j’habite

l’oeil qui regarde


J’ai la croyance que j’habite le monde comme j’habite mon corps; que j’ai appris mon rapport au monde en apprenant comment habiter mon corps d’enfant: contraintes, exigences, permissions, contrôles, laisser-aller…

Comment est-ce que j’ai appris la joie? Le plaisir? La confiance? Le sens de l’aventure? La curiosité? La honte?

Mon premier monde, c’est le corps de ma mère, que je ne différencie pas du mien durant mon jardin d’éden. Puis je passe des années à découvrir ce corps changeant, grandissant, émouvant, ressentant, frustrant qu’est le mien. Et au cours de toutes ces années-là je développerai un rapport plus ou moins sain, harmonieux, joyeux avec ce corps porteur de Vie. Ma famille, la tribu qui m’entoure, la société, vont aussi m’inculquer la manière « appropriée » de considérer mon corps selon l’époque, la culture, le culte.

Il devient donc essentiel de me pencher sur mon rapport avec mon corps aujourd’hui; maintenant. Comment est-ce que je le/la considère? Lui parle? En prends soin? Le/la présente au monde? L’Écoute?
Notre société n’aime pas le corps vivant et sauvage, libre et puissant. Elle préconise un corps contrôlé, rigide, qui obéit à nos désirs comme un véhicule mécanique répondrait à des commandes, des boutons et des leviers. Le corps est considéré comme un moyen pour parvenir à nos fins: et surtout qu’il ne s’exprime pas trop fort! Il doit être « normal ». Standard impossible à définir réellement mais auquel nous sommes accroché.es ce qui nous fait rejeter tous corps qui ne corresponds pas, même quand c’est le nôtre. Et même quand nous avons un corps « conformes » , il n’est pas dit que nous soyons en meilleur relation avec lui pour autant; que nous plus heureux.ses ou moins jugeant.es. Notre société ne voit pas le corps comme un compagnon indispensable, comme une amie à vie. Non. Notre corps est chosifié. Comme cette terre qu’on exploite pour ses ressources, nous sommes encouragé.es à exploiter notre corps et à le pousser au bout. Quitte à nous en défaire au plus vite s’il se rebelle et nous envoie faiblesses, maladies ou souffrances.

Il est temps de remettre notre corps à sa juste place: comme le porteur sacré de l’expression singulière du Vivant. Comme le temple d’une âme qui se manifeste sur terre à travers lui. Comme l’écho et le thermomètre de l’Invisible.
Choyons notre corps. Respectons-le. Faisons de cette chaire un foyer accueillant et chaleureux pour le meilleur de nous-même.

Notre rapport au monde ne pourra que s’en porter mieux. Notre terre, notre Nature, notre monde deviendra lui-aussi quelque chose à chérir et à respecter.

De même que nos organes sont capables de trouver le juste rapport entre leurs besoins individuels et leur dévouement au Tout, trouvons notre juste place dans ce monde.

Honorer le Mystère

Une très belle chanson de Michel Fugain commence ainsi:
« Dis moi pourquoi on rit
Dis moi pourquoi on pleure
Pourquoi on vit et on meurt… »

Ce monde est plein de pourquoi.Comme un.e enfant de trois ans, nous n’avons de cesse de nous poser et de poser mille questions. Et à toutes ces questions nous octroyons des réponses, selon nos croyances ou nos lunettes du moment: absolutistes, relativistes, mystiques, pragmatiques, rationnelles, ésotériques, new-age ou old-age, religieuses, déterministes, quantiques, symboliques, poétiques…
Dans les meilleurs cas nous avons plusieurs lunettes, nous regardons plusieurs intersections, nous restons relativement souples dans nos perceptions.
Dans d’autres circonstances nous restons accroché.es à une seule lunette, une seule interface pour entrer en relation avec ce monde. Alors il n’y a qu’une seule réponse. Une unique réponse déclinée en plusieurs couleurs, mais qui, au fond reste la même.ainsi nous faisons l’économie de l’effort que cela exige de regarder plusieurs points de vues, plusieurs angles d’un même objet. Et nous nous satisfaisons de peu.
Nous prenons des réponses car l’angoisse de ne pas savoir nous guette. La peur que tout ceci soit insensé: la vie, la mort, notre raison d’être sur la terre, le Sens, la direction, le destin.
Ce « pourquoi » lancé dans l’univers nous hante. Parfois c’est un « pourquoi ça », parfois un « pourquoi moi », ou un « pourquoi maintenant et ici ».
Toutes ces réponses que nous adoptons nous calment un moment; nous donne à croire à un Sens essentiel, une juste marche de l’Univers qui, même si elle est souvent incompréhensible pour les petits humains que nous sommes, semble organiser le Chaos.

Puis il suffit d’une nuit noire de l’âme, comme l’appelle l’auteur Thomas Moore, pour que plus rien ne tienne et que reviennent en force les pourquoi. Ces moments où plus aucune de nos anciennes réponses ne repoussent l’ombre; où le sens est introuvable; où le Mal semble triompher; où vivre est un fardeau; où l’amour semble une illusion ou un rêve lointain presque totalement effacé. Dès que nos plans ne fonctionnent plus, que la mort ou la maladie surviennent, que ce que nous croyions solide s’effondre, que notre environnement ne nous soutient plus, que l’Impensable advient, nous basculons dans une nuit noire de l’âme où tout nos anciens repères sont inutiles.

Ce sont des moments sacrés. Car, quand nous n’avons plus de réponses toutes faites, nous pouvons entendre le Silence entre les sons. Le murmure du Mystère. Ressentir le vertige de l’incertitude. Nous pencher au bord de l’abîme du chaos. Contempler le puits de notre ignorance et la profondeur de ce que nous sommes dans le même instant.

2017 se termine. C’est un moment de bilan. Au Québec nous vivrons un moment spécial: deux pleines lunes en janvier, aucune pleine lune en février, et deux pleines lunes en mars…comme si février était en parenthèse. Un cycle qui se termine et revient en même temps. J’ai commencé à suivre les lunes dans une année comme celle là.
Alors si j’ai une proposition à vous faire, en cette veille d’un nouveau cycle: honorez le Mystère.

Honorez le Mystère, invitez-le dans vos vies. Chevauchez l’incertitude. Déposez-vous dans l’inconnu. Faites de la noirceur une douce compagne, qui garde toutes les portes ouvertes. Ouvrez une réponse qui serait toujours plus vaste que votre question. Acceptez de ne pas savoir. Offrez-vous du Silence. Imaginez-vous sans réponse: n’y-t-il pas plus de place ainsi? Gardez en vous l’espace qui ouvre aux possibles, aux impossibles, aux miracles, à la magie, à l’émerveillement, à la Joie.
Il faut savoir se reposer de notre quête de Ça-Voir.
Il est bon que les pourquoi et les parce que fassent dodo de temps en temps. Par en leur donnant une énième réponse, mais en lâchant prise sur la question.

Ainsi, comme des enfants, vous pourrez vous déposer dans les bras du Mystère que vous entendrez peut-être vous murmurer:
« Je sais pourquoi je (tu) ris
Je sais pourquoi je (tu) pleure
Pourquoi je(tu) vis et je (tu) meurs
C’est parce que depuis
tant de jours et tant de nuits
Je t’aime »

Jour de la Poésie

Hier soir, en rentrant dans la tempête, j’ai appris par la radio qu’aujourd’hui, le vendredi 21 mars, était le jour international de la poésie. Prise d’un élan subit, j’ai composé un poème, petite ode aux mots que j’avais envie de partager avec vous!

Poème
Mots que ma peau aime
Mots qui apaise les maux
1 ver, 2 verts, 3 verres, 10 vers
Dix vers, mots d’hiver
Sur des faits divers
m’haut
qui m’élèvent
m’eaux,
qui désaltèrent
m’O
qui encerclent
Mots, Vers, Miels
Mots vermeils
Mots, Merveilles!

Notre Sagesse Intérieure, partie 2

Un pont vers le futur

Maintenant il nous reste à entrevoir notre pont vers le futur. Certaines voies, certains chemins, certaines voix intérieures, certains choix ont un futur. Et par futur, j’entends un futur fructueux, un futur lumineux, un futur fertile. Fertile en bons fruits qui pourront porter et nourrir plus que simplement nous-même.

La sagesse autochtone nous enseigne que nous devrions toujours penser aux générations futures (jusqu’à la 7ième génération!) en posant nos gestes aujourd’hui. Il nous faut imaginer l’impact de nos décisions dans les années à venir.
Même s’il peut être difficile pour nous de voir si loin, rien ne nous empêche de commencer à regarder vers demain.

Il faut imaginer que notre plus beau futur nous fait signe et nous indique la meilleure route à suivre. Comment l’entendre?

Nous avons deux guides pour cela: Le Juste et La Beauté

Est-ce juste?

Je dois me poser la question concernant l’acte que je veux poser, la pensée que je veux entretenir en moi, les mots que je veux prononcer.
Le Juste se situe entre le bien et le mal. Il ne cherche pas la perfection. Il est suffisant. Il n’a pas besoin de plus et ne se sens pas en manque. Il a confiance en la bonne marche de l’univers, sais qu’il n’a rien à contrôler et se fraye un chemin entre la rigueur et la bienveillance; entre la discipline et la tolérance; entre conscience et subconscience; entre le dur et le tendre.
C’est le Juste Milieu, le point d’équilibre.
Ce qui est juste engendre de bons fruits. C’est parfois un acte dur mais nécessaire qui me permet de m’affirmer, de me dresser debout dans ma vie. C’est parfois un acte tendre, qui laisse aller, qui refuse le combat.
Je me pose la question: est-ce que l’effort que je mets donne proportionnellement de bons résultats?
Est-ce que cela est répond au meilleur de moi-même, dans ce qui sera le mieux pour moi? Pas de le sens narcissique de ne se préoccuper uniquement de notre propre intérêt. Dans le sens d’honorer la lumière spirituelle qui m’habite.

Est-ce Beau?

La voie de la Beauté nous enseigne que ce qui est beau est emplit de l’Esprit. La beauté infuse en nous la connaissance profonde de la justesse de l’univers. La beauté est l’indicateur de la présence de la sagesse. La beauté est un miroir pour notre âme et nous élève.
Même si chacun-chacune n’a pas forcément le même barème concernant ce qui est beau, nous SAVONS en notre for intérieur que quelque chose est beau car nous nous sentons plus grand(e)s, plus capable(s), plus en lien avec la Vie. La Beauté nous transporte.
Alors, cette route,cette décision, cette solution, cette pensée est-elle belle?

Maintenant je peux regarder comment j’honore la Vie en moi et autour de moi et entendre dans mes voix intérieures celles qui m’appellent vers un futur juste et beau.

Crédit Photo « Bridge in the Wood » par Acrylicartist

Notre Sagesse Intérieure

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Réflexion que j’ai publiée sur Facebook…que je préfère ramener sur mon blogue et qui aura plus de contenue ici.

Notre Sagesse Intérieure

Nous avons une sagesse intérieure…Notre corps et notre esprit nous parlent, mais au milieu de toutes ces « voix » contradictoires en nous et autour de nous (chacun/e ayant une opinion personnelle) comment parvenir à l’entendre?
Dans le tohu-bohu, toutes les voix (voies) se mêlent et s’entremêlent et nous pouvons aisément générer une chose et son contraire.
Comment ne pas écouter uniquement nos peurs (qui souvent parlent les plus forts), nos désirs (qui parfois nous tirent vers de mauvaises directions), nos addictions (qui veulent être entendue MAINTENANT),ou nos besoins (que nous avons souvent de la difficulté à définir)?

Se donner du temps

D’abord , il faut se donner du temps.
S’arrêter un moment pour réfléchir, calmer le brouhaha intérieur alors que toutes nos pensées se bousculent à la porte de notre esprit pour être entendues.
Imaginez-vous au milieu d’une classe de petits enfants, chacun criant MOI, MOI, MOI et demandant votre attention exclusive. Voilà à quoi ressemble notre espace mental.
Il vous faudra trouver ce qui fonctionne pour ramener un calme intérieur: méditation, contact avec la nature, prière, chant, concentration sur une image, une sensation, une musique, exercice physique ou visualisation.
Chacun/e a sa propre façon d’y parvenir et de temps en temps il nous faudra changer de méthode si celle que nous utilisons ne fonctionne plus

Le temps est notre guide.

Prenons comme exemple une de ces « voix » intérieures qui me fait hésiter. Elle me susurre la prudence, elle éveille mes peurs, me rappelle allègrement mes erreurs du passé ou mon anxiété face à l’échec possible dans l’avenir.
Résultat des courses: je m’immobilise, je n’ose plus, pire même, je retourne en arrière des quelques pas que j’étais parvenue à faire. Je me crois. Je crois cette petite(grande?) voix et je pourrais même l’appeler Sagesse, Rationalité ou Réalisme.
Alors je prends le temps comme allié, mais pas n’importe quel temps.
Notre tendance « naturelle » est de nous servir du passé pour le projeter dans l’avenir. L’à-venir est donc écrit d’avance et il reste peu de place pour l’aventure, le nouveau et pleins de possibles bien plus intéressant que notre passé!
Si j’ai déjà hésité dans le passé (nos voix intérieures viennent presque toujours du passé!) et en plus que cette hésitation s’est révélée positive, je suis piégée. Je risque d’épouser ce comportement et ce n’est pas un bon mari!
Alors je dois plutôt chercher dans l’avenir. Si j’hésite aujourd’hui, je risque d’hésiter encore demain et tous les jours de ma vie. Ai-je envie d’arriver à la fin de ma vie pleine de regrets?
Pourquoi ne pas trouver en moi une aventurière, un héros , un être un plus libre qu’aujourd’hui?
Pour vivre une vie encore meilleure demain qu’aujourd’hui, je peux m’ouvrir à toutes ces choses pour lesquelles j’hésitais auparavant. Je peux tenter un comportement différent et même inattendu et si la nouvelle route s’avérait moins bonne que je l’espérais, je peux à nouveau changer de chemin.
Donc, la deuxième étape consiste à trouver parmi toutes nos voix intérieures celles qui viennent de notre à-venir le plus lumineux pour nous.
Vous me demanderez sûrement comment… Plus

Les chemins de la guérison

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Nous sommes reliés à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Le corps n’est pas une mécanique indépendante de la personne qui l’habite ou des évènements que cette personne vit.
Le corps en est l’écho, l’onde sur l’eau de la conscience.
Quelque part nous avons perdu l’Esprit…
En le retrouvant, nous redevenons entier.es. La joie d’être vivant.es devient notre moteur et la guérison est à nouveau possible.

Et l’Esprit croît avec l’usage.
L’équilibre juste revient; car c’est le respect entre nos différents plans (intellectuels,émotionnels,physiques et spirituels) et notre réalité extérieure qui nous ramène à nous-mêmes.
La roue de Médecine est une voie chamanique et philosophique ancestrale qui permet de remonter à la source de votre Être, votre Soi. C’est un chemin spirituel basé sur l’observation de la Nature . Cette Nature en qui résident des réponses à nos questions fondamentales:
Qui suis-je?
D’où viens-je?
Où vais-je?
Ai-je un rôle dans cette vie?
Quel sens a ma vie?
Entrez voir…

photo par : chalkiecc