Celle-Qui-Louange

Le 31 janvier 2018,nous voici dans la belle lune de Celle-Qui-Louange.

Nous entrons dans une lune de contemplation. Une lune qui nous invite à regarder notre intérieur et aussi notre vie extérieure. Il est temps pour nous de nous assoir en nous-même dans notre temple , cet espace sacré en nous. Prenons le temps de regarder en faisant silence, en invitant le calme, la patience, la tranquillité. Il y a sûrement un ménage qui s’impose; un « temple » se doit d’être ordonné et accueillant pour l’âme qui y réside. Le plus important cependant, est d’y mettre Celle-Qui-Louange.

J’aime tellement ce mot en français. Je m’imagine louer un Ange. Pas juste dire merci, encourager,féliciter ou honorer, mais bien avoir les services d’un ange. Je me demande bien ce qu’on peut offrir en échange de service à un ange…
Mais, blague à part, revenons à nos moutons (nos anges et nos louanges).

Cette lune nous parle de gratitude. D’honorer le bien, le divin,le bon en l’autre,en soi, en la vie, en l’univers. La gratitude est une attitude. Cela se cultive, comme un champ que l’on retourne, que l’on nourrit, dont on prend soin.

Nous avons tous eu des gens qui nous ont aidé, encouragé ou soutenu à des moments difficiles de notre vie. Nous ne pouvons pas nous construire sans le regard des autres. Et quand certains regards nous ont blessé(e)s, d’autres sont venus guérir. Que de puissance il y a parfois dans un simple geste, un mot bienveillant, un encouragement, un sourire, un regard empathique. La condition humaine est à la fois vulnérable, fragile et si résiliente!
Bien que notre cerveau ait plutôt tendance à se remémorer les moments difficiles (il faut 5 évènements positifs pour contrebalancer l’effet d’un évènement négatif), car c’est sa façon d’être prêt à toutes éventualités pour assurer notre survie en cas de récidive d’incidents mauvais, nous pouvons faire l’effort de retrouver et vivifier nos bons souvenirs.
Si vous êtes encore en vie aujourd’hui, c’est que plusieurs ont croisé votre chemin et ont laissé en vous le souverain remède : l’amour dans toutes ses formes, petites et grandes, évidentes et subtiles,douces et dures…Eh oui, parfois l’amour s’exprime aussi comme un coup de pied, comme une douche froide, comme une pression intolérable qui nous pousse au changement.
Prenez donc le temps de vous souvenir de ces bons moments où un autre, une autre, est venu(e) être le baume sur vos plaies
Quand c’est possible, faites la démarche de les remercier. Ce que j’ai vu de plus puissant et de plus émouvant dans ma vie, dans les espaces rituels, c’est quand les gens se donnent l’autorisation de rentrer pleinement dans toute la gratitude qu’ils/elles ressentent face à quelqu’un qui les a aidé, soutenu. Certains doivent leurs vies à d’autres, qu’ils/elles en soient conscient(e)s ou pas.
Des études psychologiques ont démontrées que pouvoir remercier en personne des gens qui nous ont soutenus par le passé nous transporte dans un bien-être pendant des jours, voire même pendant des mois!

Vous même, à votre insu, avez déjà été celui ou celle qui a eu le regard soutenant, la parole guérissante, le geste qui sauve. Car ce sourire que vous croyez anodin, cette parole qui vous a semblé naturelle, ce geste si facile, a pu être le catalyseur d’une guérison, d’un changement de trajectoire, d’un apaisement dans la tourmente de l’autre. Ne vous en privez pas!

Alors dites merci à profusion. En mots, en gestes, en regard, en silence. Être en vie est déjà un miracle, un privilège immense, un Mystère qui mérite nos louanges.
Chaque soir, repassez votre journée dans votre tête (votre cerveau le fait de toute façon,de manière inconsciente, mais là je vous invite à le faire en pleine conscience). Et, délibérément, retenez les éléments positifs de votre journée. Cherchez-les s’il le faut. Et dites merci pour chacun d’eux.

D’un autre côté, soyez aussi l’ange de quelqu’un et offrez votre soutien, vos encouragements, votre foi aux autres.Imaginez-vous semeur, semeuse de lumière dans les lieux sombres; nuage de pluie fraîche dans les lieux arides; corne d’abondance dans des lieux affamés.
Mettez de la bienveillance dans vos yeux, dites merci à la nourriture que vous allez manger, remerciez abondamment pour les bonnes gens dans votre vie et les belles choses qui surviennent.

C’est simple, il y aura toujours d’autres remerciements de disponible dans votre sac à gratitude!

Partager avec d’autres vos belles synchronicités, vos résolutions, vos guérisons. Cela en augmente le potentiel.
Imaginez un cercle vertueux dans votre vie : la gratitude appelle la gratitude…

Merci à vous, mon lectorat. Vos présences honorent ma vie et donne du sens à mon écriture.
Ho!

crédit photo: Moon Angel, par sadler0, sur Filckr

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Celle-Qui-Tisse-Sa-Toile

celle-qui-tisse 3le 1er janvier 2018, vers 21h, nous entrerons dans notre 10ième lune: Celle-Qui-tisse-Sa-Toile.

L’araignée, cette grande tisseuse, s’élance hors de son repaire à toute vitesse pour réparer un accroc à sa toile.
Puis, elle reprend son poste de vigile, patiente et présente. Elle peut se laisser bercer par le vent, son ouvrage est solide. Si solide qu’il n’a pas son pareil dans la nature. Elle sait que la vibration la préviendra que son piège a fonctionné, encore une fois, et que sa nourriture est venue à elle.
Elle nous dit: cent et cent fois sur le métier remettez votre ouvrage.
Elle ne se décourage pas et reprend tout le travail dès le début s’il faut refaire sa toile malmenée ou détruite.

Cette lune nous parle du travail, et de notre relation au travail.
Comme l’araignée qui tisse patiemment sa toile, qui la répare, qui la surveille, nous aussi, dans notre travail, sommes à la chasse.
Même si notre travail est dans un bureau, nous chassons pour avoir de la nourriture, de la protection, du vêtement. Nous contribuons à notre société au sens large tout en nous faisant vivre et vivre nos proches.
Nous pouvons dire que le travail, dans le sens de ce que nous faisons pour répondre à nos besoins, fait partie de la vie.
Durant cette lune, nous sommes invité(e)s à regarder quel place le travail prend dans notre vie et comment faire pour que cette place soit juste, équilibrée.

le mot travail lui-même est indicateur de déséquilibre.
Quand, anciennement, on mettait quelqu’un au travail il s’agissait de torture, d’écartèlement pour obtenir des aveux. Cela parle de souffrance (d’où le mot travail pour le labeur de l’accouchement). Certains vont au boulot (avec un boulet?), d’autres au travail, certains oeuvrent, professent, exercent, bûchent, bossent, tâchent, produisent, fonctionnent ou triment.

Lequel de ceux là vous représente le mieux?

Prenez le temps d’évaluer la place, la qualité, la quantité de travail dans votre vie. Sortez un peu du tourbillon qui vous entraîne à l’extérieur de vous. Retrouvez votre centre, le sens de vos valeurs profondes, de vos rêves.
Apprenez à sortir du cercle vicieux de la consommation qui compense pour le manque de Vie et entraîne plus de travail pour poursuivre cette spirale infernale. D’autres choix s’offrent à vous.

Trouvez conseil auprès de l’araignée. Elle tisse sa toile et attend posément. Elle répare courageusement sans rechigner. Elle sait comment se déplacer dans sa propre toile sans jamais s’y prendre. Elle est sensible à son mouvement. Elle est patiente (une qualité que nous gagnerions tous et toutes à développer, encore et encore). Elle est donc efficace et économe, tant en temps qu’en énergie.

L’araignée est aussi, et surtout, Celle-Qui-Tisse la toile des différentes réalités. Elle tisse nos rêves, le monde visible et invisible et tous ces mondes subtils auxquels nous avons rarement accès.Elle tisse le Temps, et nous nous croyons alors soumis(e)s à celui-ci. Elle tisse et retisse, passé, présent et futur dans la même toile. C’est elle qui peut nous montrer le chemin pour réécrire notre passé ou tisser pour nous même un meilleur avenir. Elle tisse nos peurs aussi, car la plupart des gens ont peur d’elle. C’est son pouvoir, plus que son aspect, qui nous rebute.
Avec ses huit pattes, elle symbolise les huit directions de la Roue et elle nous rappelle que nous sommes tous et toutes lié(e)s dans la grande Toile de l’univers,(uni-vers). Que ce que nous faisons individuellement à la toile, affecte aussi La Toile. Que ce que nous faisons aux autres nous affecte aussi. Que quand nous réparons notre tissage intérieur, cela répare aussi le Monde.

Prenons soin de la toile, la nôtre et celle qui nous entoure. Prenons soins des liens, proche et loin. Acceptons de nous sentir concerné.es par ce que les autres vivent, car il n’y a pas grande différence entre soi et l’autre. Au profond, les êtres humains se ressemblent dans leurs rêves, leurs aspirations, leurs besoins. Ne laissons pas le tissu social se déchirer sans faire l’effort suffisant, et à notre mesure, pour le réparer. Rappelons-nous que l’entraide, le partage et la collaboration ont toujours été les piliers de bases de la tribu humaine.

Merci à l’araignée qui veille sans relâche à l’Harmonie du Monde… et qui nous invite à nous poser ces questions:
Quel genre de Tisserand(e) sommes nous? Quelle est la toile que nous tissons? À quelle toile participons-nous? De quelle toile sommes-nous prisonnier.es ? Quelle toile devrions-nous refuser de tisser? Qu’est-ce que nous attrapons dans notre toile? Est-ce suffisant? Juste? Trop?

Apprenons à tisser des toiles arc-en-ciel pour attraper la Joie.
Ho!

crédit photo: Carole Poirier , Celle-Qui-Tisse 2013

La Femme Du Soleil Couchant

lune1_194341[1]3 décembre 2017

Nous entrons maintenant dans la lune de La-Femme-Du-Soleil-Couchant.

Cette lune nous invite a entrer en nous-même et utiliser notre capacité d’introspection afin de regarder nos cycles répétitifs.
Le soleil couchant, l’Ouest, est la direction de l’automne, du crépuscule, de la lumière qui décline et prépare au repos. L’ours se prépare à entrer dans sa caverne, il en est à ses derniers préparatifs.
L’Ouest nous permet de contempler la journée qui s’achève, la saison qui s’achève et même notre vie qui s’achève avec un sentiment d’accomplissement. Une journée bien accomplie, où nous avons fait de notre mieux sans complaisance.
Notre oeil intérieur peut se sentir satisfait, « content ». Il en va de même pour une saison qui prend fin ou pour notre vie qui arrive à son terme.
Cette lune nous confronte à la FIN, à tout ce qui a besoin de se terminer. Elle nous parle de la mort. La nôtre et celles des autres. Petites morts de l’automne où nous rentrons dans nos racines pour nous recouvrir de neige et attendre le renouveau. Ou bien mort définitive, où nous serons séparé(e)s de tout ce que nous avions connu pour entrer dans la Grande Inconnue. Et ce n’est qu’en passant la porte, que nous verrons que nous connaissions bien cet endroit. Ce lieu et ce temps d’où nous sommes issu(e)s, où nous sommes connu(e)s.
Pour pouvoir nous incarner dans ce monde de l’ombre qu’est notre monde, il nous a fallut nous « endormir » et rêver. Dans les traditions autochtones, mourir revient à se réveiller enfin dans le monde Réel où nous nous retrouvons pleinement nous-mêmes et retrouvons ceux et celles que nous avons toujours connus.
Dans la tradition juive, un ange vient poser son doigt sur nos lèvres juste avant notre naissance afin que nous oubliions le monde de l’Esprit d’où nous venons.Alors, aux portes de la mort, toute cette connaissance nous revient.

Apprendre à bien terminer les choses du quotidien c’est déjà se préparer à mourir.
Ainsi, si chaque jour j’apprends à être satisfait(e) de que j’ai pu accomplir, que je jette un regard bienveillant sur mon passé, alors il en ira de même pour ma vie. C’est mon quotidien qui informe mon futur, c’est le chemin qui parle de la destination. Comment espérer des jours meilleurs dans un avenir hypothétique si nous n’apprécions pas déjà notre présent? Pourquoi remettre à plus tard, dans un ailleurs, la gratitude que nous pourrions ressentir dès à présent?

Nous sommes dans une société de rapidité, où il devient difficile de s’arrêter et ou ne rien faire équivaut à être inefficace, à perdre du temps.
Cela cultive en nous une insatisfaction perpétuelle et une impatience envers nous-même, les autres et la marche de l’Univers. Cela remet sans cesse à plus tard la possibilité du bonheur: nous pourrons être heureux.ses quand nous serons à tel endroit de notre parcours, dans notre avenir: quand nous serons riche, maigre, à la retraite, en voyage, avec les enfants partis de la maisons… et cet ailleurs-plus tard n’arrive jamais car un nouvel ailleurs-plus tard se met aussitôt en place à l’instant même où nous arrivons enfin à destination ! Ou bien nous vivons une déception car ce moment ne ressemble pas à ce qu nous avions imaginé…

Comment recevoir la sagesse de l’Esprit si je n’ai plus le temps de m’arrêter pour l’écouter?
L’Ouest et la Femme-Du-Soleil couchant, nous prépare au repos, nous invite à ralentir notre rythme, à nous mettre en phase avec la nature qui, elle aussi, se prépare au sommeil. Elle nous parle de nous pelotonner avec bonheur dans des couvertures à boire du silence chaud et à contempler plein de vide.

L’Univers, qui nous unit vers le grand Tout est un mouvement, il est en mouvement; pas forcément une course effrénée. En fait c’est tout l’inverse. Retrouvez le pas lent, la convivialité sans empressement, le plaisir de ce qui est juste assez, de ce qui est suffisant.
Ainsi vous retrouverez la gratitude envers l’abondance de la Terre-Mère car cette gratitude nous comble et nous invite au partage, à la confiance, à la sécurité.
Regardez autour de vous, la table est pleine. Elle l’a toujours été. Ce n’était que votre peur qui vous empêchait de le voir.
La nuit qui tombe a le don de raviver nos peurs; ne les laissez pas distiller leurs poisons dans votre oreille. Laissez-vous plutôt enchanter par le murmure du vent et laissez-le vous traverser en emmenant avec lui toutes vos peurs.
Contemplez sereinement vos accomplissements d’aujourd’hui.
Cultivez la paix, la tranquillité.
Soyez satisfait(e).
Prenez du plaisir à partager et de la joie à Être.
Remerciez pour tout ce que vous avez, et tout ce que vous n’avez pas.
Dites merci devant un bol vide: la vie écoute.

Ho!

Celle-Qui-Guérit

celle-qui-guérit

Le 3 novembre 2017,nous voilà entrés dans la lune de Celle-Qui-Guérit

Celle-Qui-Guérit

Guérir, gai-rire, est un très beau mot en français! Nous aspirons tous et toutes au mieux-être, au bonheur, à la santé. Et quand nous sommes malades nous ne souhaitons qu’une seule chose, guérir.
Durant cette lune il nous est donné l’occasion d’explorer ce que guérir veut dire, ce que cela implique et ce que cela exige.
Celle lune suit Celle-Qui-Aime et nous donc déjà une indication précieuse: l’amour guérit. La guérison suit l’amour comme votre ombre vous accompagne.
La maladie est une rupture de l’amour. Je ne m’aime plus, je n’aime plus ma vie, je ne suis plus d’accord avec mes choix, je crois que je ne suis plus aimé.e ou aimable, je crois que je n’aime plus personne…
La maladie est une perte d’Esprit: je ne suis plus sur mon chemin, je n’écoute plus les désirs de mon âme,je ne suis plus dans la joie d’être…
La maladie est une conséquence: les stress, la peur, les chocs émotionnels, les deuils qui ne s’apaisent pas, des situations sans solution à nos yeux, un mode de vie malsain, des relations toxiques…
La maladie est un manque de liberté: nous sommes enfermé(e)s dans nos images, nos croyances, les rôles que nous nous sommes imposés ou qui nous ont été imposés…

« Les cris du corps sont l’écrit de l’âme » Georges Lahy

Celle-qui-guérit nous invite à regarder notre vie. Sommes-nous en accord avec nous-mêmes? Vivons-nous de la joie malgré nos circonstances? Aimons-nous? Sommes-nous aimé(e)s?
Le corps malade n’est que l’expression vocale d’un cri intérieur resté silencieux et que nous avons décidé de ne pas, de ne plus, écouter.
Celle-qui-guérit nous enjoint de regarder notre intérieur, de faire notre ménage et d’enfin faire ces choix difficiles que nous repoussons depuis si longtemps.
Cette lune ne nous sera pas complaisante. Elle nous mettra en face de notre réalité et nous montrera la voie de la guérison. Cette guérison exigera de nous un changement de route, de façon de penser ou d’agir. Elle demandera des sacrifices et des renoncements. Et si nous y parvenons, alors la joie et la beauté retrouveront leurs chemins vers nous et ainsi nous pourrons guérir.
Notre corps est en perpétuel ajustement, tentant à chaque instant de garder son équilibre. Guérir, c’est retrouver cet équilibre. Comme le surfeur qui travaille fort jusqu’au moment où, sur la crête de la vague, l’équilibre ne demande presque plus d’effort et le plaisir traverse son être.

Si vous êtes malades, si vous vous sentez en perte d’équilibre, si vous avez l’impression d’être à contre-courant…
Si vous souffrez émotionnellement, physiquement,mentalement ou spirituellement…
Si vous n’avez plus de joie…
C’est qu’il y en vous des chambres sombres que plus rien n’éclaire. Faites entrer la lumière dans chacune de vos cellules; ouvrez ces portes rouillées; écoutez ces chants oubliés; ouvrez vos fenêtres internes au vent frais qui dépoussière et nettoie; ne vous cachez plus rien à vous même, montrez-vous tel(le) que vous êtes; permettez-vous de rêver et désirer à nouveau; apprivoisez ce que vous croyez être votre folie; sortez de vos carcans, de vos croyances; n’ayez plus peur; laissez la Vie prendre possession de vous et vous montrer le chemin.
Apprivoisez votre ombre et célébrez votre lumière : votre génie se cache souvent dans dans des recoins sombre et n’attend que l’occasion d’entrer en pleine lumière
Celle-qui-guérit éclairera vos pas.

Crédit photo: Carole Poirier

Celle-Qui-Aime-Tout

Le 5 octobre 2017 nous entrons dans la lune de Celle-Qui-Aime-Tout.

Cette lune aborde l’Amour. Quel grand et gros mot!
Savons -nous seulement de quoi il s’agit?
Étymologiquement « our » signifie lumière comme dans le mot jour. Et « Am » réfère à l’âme.
Ainsi, l’amour serait la lumière de l’âme.
Cette lumière qui sait que nous sommes tous unis les un(e)s aux autres, que nous ne sommes pas si différents.
Cette lumière qui sait que notre interconnexion universelle nous rend co-responsable les un(e)s des autres.
Cette lumière qui co-naît avec nous à chaque instant et qui peut guider notre vie vers plus de JOIE, de PRÉSENCE et enfin d’ AMOUR.
Cette lumière intransigeante qui ouvre notre ombre au Soleil.
Cette lumière qui ne se contente pas de peu.
Cette lumière qui nous unit car toute chose est une forme plus ou moins ralentie de lumière.
Une seule famille entre les plantes, les animaux, notre Terre, notre Ciel et nous. Ainsi s’ouvre le chemin qui nous amène à aimer tout…

Beaucoup d’entre-nous n’avons pas appris réellement ce qu’est l’amour. Nous l’avons entrevu parfois; nous en avons expérimenté quelques bribes. Plus souvent qu’autrement, ce que nous avons associé au mot « amour » n’en était pas.
Nous nous retrouvons assoiffé(e)s de ce quelquechose que nous croyons connaître et qui nous échappe pourtant.
Nous le cherchons désespérément dans nos relations ou dans nos addictions et nous y trouvons plus souvent des blessures que de l’amour.

Et puis le mot lui-même sert à toutes les sauces. Quand je dis je t’aime (ou que l’autre me le dit)qu’est-ce que je veux dire exactement?
Merci de faire ce que je veux?
Merci de ne pas me laisser seul(e)?
Merci de répondre à mes besoins (physiques, matériels,émotionnels…)?
Merci de ne pas me déranger ni me confronter?
Merci de me faire mal car je crois que c’est de l’amour?
Merci d’être à mes côtés, de faire partie de ma vie?
Merci d’être toi-même (toi m’aimes) ?
Merci de me renvoyer une image positive de moi-même (moi m’aime)?

Tant de choses qui s’expriment sur ces mots sans que l’on sache réellement de quoi il s’agit….
En plus cela commence par ce « Je » égoïste tourné vers moi, avant d’aller vers ce « T’  » tourner vers toi pour finalement aboutir au verbe d’action (le verbe aimer n’est pas un verbe d’état, mais bien un verbe d’action).

Quels sont donc les gestes de l’amour que je pose? Suis-je centré(e) sur moi ou sur l’autre? Est-ce que je ne fais que projeter sur l’autre ce que je crois être de l’amour sans me poser la question: qu’est qui fait que l’autre se sent aimé ?
Est-ce que je suis un aspirateur, un trou sans fond, un béance tourbillonnante qui a « besoin » de l’amour de l’autre et qui exige d’être « aimé(e) », « remplie », « comblé(e) »? et reste éternellement insatisfait(e) et « incontentable »?
Est-ce que je suis un parasite qui s’accroche aux autres pour continuer à vivre? Et qui les quitte quand il n’y a plus rien à en tirer?
Est-ce que je suis plutôt quelqu’un qui donne sans cesse, s’épuise mais garde une belle image de moi en nourrissant des parasites qui ne donnent rien en retour?

Tout cela est si loin de l’amour.

Une suggestion: le livre « la maîtrise de l’amour » de Don Miguel Ruiz.

Songer aux quatre phases de l’amour:

J’ai besoin d’être aimé
Je suis capable d’aimer
Je m’aime
J’aime

Où vous situez-vous?

Quand nous saurons aimer, c’est à dire entrer en relation avec la lumière de notre âme et la lumière de l’âme de l’autre, alors nous pourrons en vérité comprendre l’Amour et vivre selon ses Lois.
ho!

Crédit Photo : Metsuke

Celle-Qui-Raconte

celle qui raconte, 2017


Mardi le 5 septembre 2017

Nous avons vu, nous avons écouté, maintenant il est temps de parler.
Qu’avons-nous à dire?
Prenons le temps d’écouter notre propre parole. Sommes-nous en accord avec nos dires? Que taisons-nous?
Nous arrive-t-il de mentir?

Celle-Qui-Raconte, se raconte et raconte les histoires de son clan. Depuis la nuit des temps nous nous racontons. Nous racontons nos chasses, nos souvenirs, nos rêves, nos peurs, nos espoirs, notre vie. Nous racontons des mythes et des légendes sensés contenir des sagesses, des observations du monde, des valeurs à embrasser, des chemins à suivre.
Nous racontons à nous-même des histoires…l’histoire de notre vie, revisitée maintes et maintes fois et qui, parfois à notre insu, se transforme, s’éloigne de plus en plus des faits pour s’adapter à notre perception des faits, notre émotion des faits, nos croyances et perceptions de ces mêmes faits. Si bien que deux personnes ayant vécu une même histoire ensemble ne la racontent pas du tout de la même façon.
Nous devons prendre conscience du rôle même que nous jouons dans l’Interprétation de notre vie. Sinon, nos épreuves ne pourront pas se métamorphoser en sagesse…elles demeureront les preuves accablantes de notre malheur et les raisons pour lesquelles, bien que le temps ait passé , nous ne puissions toujours pas retrouver la Joie.
Combien de justifications à nos malheurs sommes-nous prêt(e)s à entretenir?
Pourquoi rester malheureux(se)?
À quoi bon rejouer sans cesse en nous de ce film dont nous sommes les infortuné(e)s, dont le destin funeste n’apportera pas de résolution ni de bonheur durable?

Nous pouvons nous raconter autrement. Nous pouvons changer l’histoire de notre vie. Après tout, ce n’est qu’une histoire. Une histoire pas si différente de celle des autres humains sur la terre. Souvent, une histoire meilleure et plus facile que celle bien d’autres. Une histoire dans laquelle je peux aussi devenir l’héroïne, le héros. La personne courageuse qui a su traverser des épreuves tout en gardant son coeur encore battant dans sa poitrine; en gardant la possibilité de s’émerveiller et d’avoir toute la reconnaissance d’être simplement en vie malgré tout.
Nous qui aimons tant les histoires des Héros triomphants, des Héroïnes victorieuses, que la destiné ne peut abattre, que le malheur ne peut envahir totalement et qui émergent sages et fort(e)s des défis qui ont jalonnées leurs vies…
Pourquoi ne pas regarder notre propre histoire comme une aventure passionnante, pleine de rebondissement, dont notre âme se délecte sachant très bien que ce n’est qu’un film?
Racontons-nous autrement et nous verrons notre regard sur notre vie changer et nos blessures enfin se refermer.
Devenons auteur et acteur de notre parole, afin que nos actes suivent nos dires.
Apprenons aussi la valeur d’un silence.
Et surtout, sortons des critiques et jugements internes et externes qui empoisonnent la vie.

Dans les accords Toltèques, Don Miguel Ruiz nous mentionne cette règle:

Être Impeccable avec Sa Parole

Nous devons devenir conscient de notre parole, des mots que nous utilisons, de ceux que nous acceptons à l’intérieur de nous. Parfois les mots sont d’une grande violence et il est de notre responsabilité de ne pas les laisser pénétrer en nous et de ne pas les envoyer vers l’autre.

Se raconter tel que nous sommes, trouver la parole essentielle, celle qui ouvre vers l’autre et l’invite à nous rejoindre. Celle qui élève l’âme des enfants, les encourage et les console. Celle qui parle vrai sans fausse pudeur, juste pour raconter notre vérité.

Oser dire, dans un partage de notre être et retrouver la parole naïve et vraie de l’enfant, sortir des méandres de certaines politesses pour se rencontrer sans jugement et se raconter sans peur.

Ne plus maudire (mal-dire); sortir des commérages et ne plus participer à ces échanges malsains qui consistent à parler en mal des absents.

Usez sans restrictions de bénédictions (bien-dire). Ne mésestimons pas le pouvoir d’un bon mot, qui encourage et qui soutient. Combien d’entre-nous doivent le retour de l’espoir dans leur vie grâce à une parole bienveillante ?

Celle-Qui-Raconte, c’est la voix de notre coeur qui cherche une parole…

Crédit photo: Carole Poirier, bien sûr!

Celle-Qui-Écoute

juillet 3 2015
Le 7 août 2017, nous voilà rentrés dans notre 5ième lune: Celle-Qui-Écoute

Écouter, et parfois même finalement entendre.En-tendre.
Entendre l’autre, s’entendre soi-même, bien s’entendre. Tendre vers l’autre, avec tendresse ?
Une grand-mère m’a déjà dit que l’Esprit, dans sa grande sagesse, nous avait donné deux oreilles et qu’une seule bouche pour bien nous montrer ce qui est le plus important.

N’avons pas tous soif de l’oreille de l’Autre? D’être entendu(e) par l’Autre ? D’être « compris » par l’Autre?

Savons-nous écouter ? Savons-nous créer l’espace sacré dans lequel l’autre peut se dire, sans peur, sans reproche, sans jugement, sans interruption du moi-je qui voudrais toujours donner son opinion, son avis, ses conseils ?
Ce moi-je qui guette dans le monologue de l’Autre quand viendra le moment opportun pour reprendre la parole, pour parler encore de lui, d’elle.
Comment cultiver un espace réel où je peux accueillir l’autre dans tout son être?

Une écoute de confessionnal, mais avant les « je vous salut Marie » et sans la punition ou la honte.

Commencez par écouter votre coeur qui bat dans votre poitrine. au début vous ne l’entendrez pas. C’est comme un bruit de fond, effacé de notre conscience, comme le bruit de la circulation d’une grande ville.
Alors,nous écoutons et puis, entre deux respirations : BOUM BOUM.
C’est la vie qui bat son rythme en moi. Je peux y déposer mes pensées, ma conscience. Ceux qui pensent avec leur tête gagneraient à penser avec leur coeur.
BOUM BOUM c’est le tambour; les pieds sur le sol qui se déposent ou s’abattent sur notre Terre-Maman.
BOUM BOUM c’est le bruit de toute la création que j’entends depuis que le spermatozoïde de mon père a rencontré l’ovule de ma mère. C’est lui qui m’a formé, informé que la Vie bat. Et parfois se bat.
BOUM BOUM c’est aussi le bruit des canons et des fusils,des bombes et des mines, de la destruction, révélateur du manque d’écoute.
Et comme le tambour, je n’entends pas toujours la musique mais bien l’écho des coups que je reçois… (Jacques Salomé)
Ma propre souffrance me rend sourd(e). C’est pourquoi il est parfois si difficile de s’effacer suffisamment pour écouter l’autre.
Car recevoir l’autre en Soi c’est accepter de ne plus être le centre. C’est se mettre de côté en toute gentillesse envers soi-même, sans se nier ou se nuire. C’est lâcher un instant ce qui nous occupe ou nous préoccupe et tourner notre regard et nos oreilles vers cet(te) autre singularité qui s’adresse à moi. Comme la mère qui se tourne quand son enfant lui dit « regarde-moi, maman ».
Pour y arriver, il me faudra d’abord me mettre au service de l’écoute de mon être, de mes besoins, de mes désirs, de mes aspirations, de mes peurs, de mes émotions. Car quand j’ai su créer suffisamment d’espace pour m’entendre moi-même, alors seulement puis-je réellement me mettre à l’écoute véritable de l’autre. Sinon trop de voix intérieures se bousculent et m’accaparent et ce sont elles que j’entends, croyant écouter l’autre. Ce sont elles qui risquent de voiler et de déformer les propos de l’autre, me faisant entendre parfois bien loin de ce qui a été dit.

BOUM BOUM, qui frappe à la porte de ma vie ? Qui essaye de réveiller ma conscience endormie ? Allo?
J’écoute.
Je finirai bien par entendre. Si je commence par me taire.

crédit photo:Carole Poirier

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