La treizième Lune: Je fais partie de l’Univers

Jeudi le 18 avril 2019, (jeudi saint)
Nous voici entré dans notre treizième et dernière lune de notre cycle: « je fais partie de l’univers ».

C’est une lune de passage, de transition. La fin d’un cycle et ce moment entre-deux avant un nouveau départ.

Rappelons-nous que la lune n’a pas de lumière propre à elle-même; elle ne fait que refléter la lumière du soleil.
Ainsi, sans la lumière du soleil, la lune est discrète, effacée, et tous ses secrets et ses connaissances occultes restent inaccessibles. La nuit n’en n’est que plus sombre, plus inquiétante. Peut-être que cela nous explique qu’il est indispensable au féminin que le masculin l’honore de sa lumière. Le féminin sacré ne peut fleurir et s’épanouir sans le concours du masculin sacré. La Terre-Mère elle-même n’est fertile que par la chaleur que lui procure le Soleil. Sans Lui, Elle est froide, et dure. Messieurs, ouvrez-vous à votre soleil intérieur et soyez généreux! Plus

Publicités

La douzième lune: J’ai une Mission

missionLe 20 mars 2019,nous voici dans la douzième lune: J’ai une mission…

Pourquoi sommes-nous ici? D’Où venons-nous? Où allons-nous? À quoi sert notre vie? La vie a-t-elle un sens? Si oui, lequel?

Ces questions nous habitent et quelques fois nous hantent, au quotidien ou occasionnellement. Souvent pendant l’épreuve.
À quoi cela peut-il bien servir?
Naître, vivre, apprendre, jouer, grandir, être en relation, découvrir le monde,se reproduire, souffrir, rire, être malade, guérir,mourir, aimer…
Nous avons besoin de croire que ceci à un sens. Un sens caché parfois, un sens qui semble vouloir se révéler quand nous croyons un instant que le voile qui nous sépare de La Connaissance vient de s’entrouvrir.
Nous n’aimons pas l’idée que tout ceci ne serve à rien. Quel gaspillage ce serait!
Alors nous cherchons le Sens. Ce Sens qui nous apaise et nous conforte dans l’idée qu’il y a un ordre implicite dans l’univers.
Ce Sens que nous appréhendons à travers nos sens, à travers notre observation de ce monde. Plus

La onzième lune: Je peux m’investir

le 18 février 2019 nous entrons dans notre onzième lune, celle de : je peux m’investir

Fort(e) de mon unicité, avec des frontières bien établies, une conscience et un sens des responsabilités, me voilà prêt(e) à m’investir, m’engager dans des relations plus proches, plus intimes, plus honnêtes.
Je peux découvrir le monde de l’autre sans m’y perdre, m’y réfugier ou m’y cacher.
Je veux être découvert(e) et laisser entrer dans mon intimité les gens qui me tiennent à coeur.
Je peux être vulnérable sans crainte d’être blessé(e), car si j’apprends à me découvrir, j’apprends aussi à me recouvrir.

C’est la danse de la distance Juste entre moi et les autres. Jusqu’où m’approcher de l’autre ? Quand reculer? Jusqu’où puis-je laisser l’autre entrer dans mon jardin?
C’est une danse que nous apprendrons toute notre vie. Nous devrons nous réajuster régulièrement en fonction de nos besoins, nos limites et les limites de l’autre. Il y a des zones en moi que je partagerai peu, sinon jamais. Mais vivre trop caché(e) crée aussi une distance qui mène à la solitude.

Nous pouvons avoir l’impression que nous sommes différent(e)s, car notre parcours est unique. Parfois, nous croyons être les seul(e)s à ressentir ce que nous ressentons.
Pourtant, nous sommes tous humains. Et même si l’expression de nos sentiments et émotions diffère d’une personne à l’autre, d’une culture à l’autre, la base même de nos besoins humains est la même partout.
Entretenir de bonnes relations est un art à développer. Sortir de l’envie d’être deviné(e) et compris(e) sans avoir à ouvrir la bouche demande efforts et vigilance. Devenir adulte…

Comme-unique-est

Accepter que le regard de chacun est unique et reflète la personne qui voit. (ne présumez de rien)
Comprendre que la parole qui est dite révèle celui qui parle et non celui qui écoute. (ne rien prendre personnel)
Que, comme le dit si bien Jacques Salomé: c’est celui qui reçoit le message qui lui donne son sens. Ainsi, si l’autre est responsable de sa Parole, je suis responsable de ce que moi j’ai Entendu.Trop souvent accusons-nous les autres pour nos propres émotions et ressentis. »C’est à cause de toi que je me sens ainsi… » « C’est toi qui m’a poussé à bout… » « Tu me fais mal… » « tu m’as parlé avec un ton(méchant/sec/indifférent/chaleureux… » « tu m’a écrit de façon froide et distante sur Facebook »…

Pourtant toutes ces choses-là, c’est bien moi qui les interprète; moi qui les colore; moi qui habille le regard de l’autre de mes propres jugements.
Devenir responsable en relation est indispensable à l’intimité. Prendre conscience que c’est bien moi qui entend
évite les mal-entendus.

Les humains sont fait pour vivre en tribu, en relation. Nous avons besoins les uns des autres même si nous avons tendance à l’oublier. Nous sommes interdépendants. Nous sommes du même tissus que toute la nature qui nous entoure.

Apprenons à donner de nous-même généreusement, à recevoir avec gratitude, à demander avec humilité, à refuser sereinement, à partager sans crainte.
Ho!

crédit photo: Moonlight Serenade, par Prudencebrown121

La dixième lune: Je Suis Unique

Depuis le 21 janvier 2019 nous sommes dans la dixième lune: Je Suis Unique, avec une éclipse de lune en prime!

Quand je commence à me connaître, quand se développe ma confiance en moi, alors je peux prendre mes distances par rapport au groupe, à la tribu et découvrir mon unicité, ma singularité. Je n’ai plus besoin d’avoir l’air comme les autres; être «normal.e», n’est plus mon but. J’ai besoin de m’affirmer. D’affirmer ces différences qui font de moi un être à part entière.
Le regard de l’extérieur et le besoin de faire plaisir pour être accepter ou d’être trop gentil.le pour ne pas blesser; ce regard là a moins en moins d’importance.
Je veux découvrir ce qui m’habite, ce qui m’anime. Mes goûts véritables, ma couleur à moi, mes dons.
Je m’interroge sur le sens de la vie, de ma vie.
Je m’intéresse à la mort.
Je commence à regarder les autres, à développer mon sens critique, mon jugement. Sur moi-même et sur les autres.
Je cherche ce qui est stable, solide en moi alors que mon corps se transforme dans ma préadolescence.
La sexualité s’éveille et côtoie la/le jeune enfant que je suis encore.
C’est la bousculade intérieure. Je veux être accepté(e) comme je suis, mais je peux me rigidifier par manque de confiance en moi.

Pour affirmer mon unicité, il me faudra me dresser devant l’autorité, rejeter l’ordre établit ou le confronter. Les valeurs transmises par mes parents ou mon entourage deviennent un lieu de critique. Je dois trouver par moi-même un sens à ce que l’on m’a enseigné.
Je peux me révolter.
J’ai à la fois besoin de plus de liberté et l’assurance que je ne serait pas jeté(e) en dehors du clan malgré mon opposition.
C’est un moment délicat…

Le développement d’un individu (donc un ‘indivisible’) qui se connaît, se respecte et s’honore ne conduit pas à l’individualisme sauvage d’une société de consommation qui prône le chacun pour soi.
L’individuation, la connexion avec le sacré en nous, mène vers le désir de collaborer avec l’autre; la curiosité face à la singularité de l’autre; la tolérance face à nos différences; l’appropriation de notre propre place qui n’a rien à envier à autrui.
Une personne forte a naturellement envie de participer à l’élaboration de sa société.
Un individu qui se connaît contribue à rendre le monde meilleur.

Aujourd’hui, est-ce que je peux être moi-même?
Ai-je peur du regard ou du jugement des autres?
Est-ce que je me retiens de dire ce que je pense ou ce que je ressens?
Est-ce que je mens pour préserver mon image?
Est-ce que l’image que je projette est plus importante que mon vrai moi intérieur ?
Est-ce que j’ai besoin de mon groupe d’appartenance et je n’ose pas me dire différemment de lui?
Est-ce que je peux tolérer les différences, les miennes et celles des autres?
Ai-je encore besoin d’avoir raison?
Ai-je besoin que les autres me confirment que j’ai raison?
Ai-je conscience de mes dons?
Ai-je l’impression de cheminer sur ma propre route ou bien sur celle de quelqu’un d’autre?
Est-ce que je regarde la vie à travers mes propres yeux?

Devenir unique, c’est retrouver cette partie de moi-même que j’ai toujours eue au fond de moi…
En toute humilité, sans avoir besoin de l’accord ou de l’approbation.
C’est commencer à rentrer dans le monde des adultes.
C’est pouvoir développer ma tolérance et ma bienveillance et comprendre l’inter-dépendance qui nous unit tous.
Je suis à la fois petit(e) comme un grain de sable au milieu de milliers de grains de sable et grande parce que dans tous les millions de grains de sable, il n’y en a aucun autre comme moi.
Je suis irremplaçable. Mon chant est unique dans l’Harmonie du Monde. Quand je trouve ma voie, il n’y a que moi exactement sur ce chemin. Je ne dois pas priver le monde et les autres de ma couleur singulière dans la toile de la vie.
Je suis une bonne personne et je peux aligner mes actions avec mon for intérieur, celui qui me guide vers le plus lumineux de mon être.
Je suis précieux(se). Nul autre que moi a mon éclat, mon rire, ma parole. En plongeant dans ce qui est merveilleux en moi, je peux faire rejaillir ce merveilleux autour de moi.

Je suis le microcosme et je contiens en moi le Reflet du Grand Tout.
Je suis humain(e) et j’ai ma parcelle de lumière divine.
J’ai des semblables mais personne n’est mon reflet exact.
Je suis un miroir et les autres me renvoient aussi à moi-même, éclat par éclat, d’un infini à l’autre.
J’ai besoin de faire le tri dans tous ces miroirs, tous ces reflets et me trouver, à la fois unique et à l’image de mes ressemblances.
Je suis Un(e)-Uni(e)-Vers…vers où?

Crédit photo Carole Poirier

La neuvième lune : Je Suis Responsable

je suis responsable

je suis responsable

C’est le 22 décembre 2018 que commence notre neuvième lune: je suis responsable.

Grâce aux limites développées en septième lune et à l’éveil de la conscience de la huitième, nous voilà enfin prêt(e)s à devenir responsable.
Je sais maintenant que j’ai des limites, et que l’autre en a aussi. J’ai pu prendre conscience de ce que cela me fait quand je ne respecte pas mes limites ou que quelqu’un d’autre les transgresse. Je peux donc comprendre l’empathie, c’est à dire la capacité que nous avons de nous mettre à la place de l’autre et d’éprouver ce que l’autre pourrait ressentir.
Sur ces bases solides, je suis mieux à même d’être « capable de répondre »: response-able.

En dehors de toute notion de faute, la responsabilité nous amène à l’expérience puis à la maturité. Elle nous permettra d’anticiper des conséquences possibles et de prendre des risques (ou des chances) plus calculées. Elle nous montrera la cause de l’effet et nous apprendra comment gérer des conséquences; pour peu que nos parents nous aient accompagné dans cette démarche, nous n’aurons pas peur de faire face.
Par exemple, si je me suis chicanée avec une amie, c’est le moment de comprendre comment mieux communiquer, comment réparer une relation, comment gérer un conflit.
Si j’ai pris quelque chose qui ne m’appartenait pas, c’est le moment d’apprendre à demander les choses plutôt que de les prendre; et le moment d’apprendre à rendre ce que j’ai pris.
Si j’ai cassé quelque chose, c’est le moment d’apprivoiser ma prise de responsabilité (c’est bien moi qui ait cassé la chose) et d’offrir la réparation,le remplacement ou l’échange de cette chose.
Si mes parents ont pu me guider sans jugement dans cette épopée, alors je peux, en tant qu’adulte prendre mes responsabilités sans avoir peur du blâme ou du jugement; sans auto-violence ni culpabilité. Car prendre responsabilité est la plus sûre recette pour ne plus se sentir coupable. Je peux prendre en mains les conséquences de mes actes, je peux les reconnaître, avouer mes erreurs et demander pardon ce qui augmente mon niveau de conscience. Je peux répondre adéquatement et trouver des solutions. Ainsi je peux vivre sereinement, prendre des risques et être plus intime et plus vrai(e).

Dans la vision autochtone, un cercle de justice n’est possible que quand une personne avoue ce qu’elle a fait et travaille avec sa communauté à réparer cet acte. Ainsi, le cercle de justice ne s’étend pas sur les raisons entourant le crime et ne cherche aucune justification aux gestes posés. Il n’y a pas de circonstances atténuantes non plus. Il y a un acte, une personne personne responsable et une ou plusieurs personnes lésées.
Tout ce monde-là se réunit ensemble et doit trouver ce qui est approprié comme réparation. Dans les cas les plus grave, l’exil s’appliquait. La personne fautive était isolée pendant un certain temps et n’avait que la visite occasionnelle d’un aîné du village. La solitude forcée, l’isolement, le manque de distraction, favorisait l’introspection et la prise de conscience de notre responsabilité. Il nous fallait bien reconnaître que sans notre communauté la vie était vide de sens. Alors pouvait renaître le désir de la réintégrer et de faire ce qu’il fallait pour réparer nos crimes, nos écarts, et les blessures que nous avions infligées.
Et c’est bien cette partie là que nous voyons le moins dans nos cours de justice moderne: pas d’aveux, pas d’empathie et aucune réparation faite aux victimes…seulement une punition si l’accusé est reconnu coupable par d’autres.

Comment prendre ses responsabilités sans culpabilité?
Il faut apprendre à réparer.
Comment reconnaître nos failles en tant qu’humain plutôt que de les cacher ?
Il nous faut reconnaître notre humanité et arrêter de vouloir tant préserver notre image de nous-mêmes. L’humilité de vient essentielle.
Comment faire amende honorable et réparer les conséquences de nos actes ?
Il nous faudra écouter l’autre et voir ensemble ce qui serait réparateur : remplacement, excuses publiques, rituel de réparation, compensation etc.
Comment apprendre des conséquences pour éviter les répétitions inutiles ?
L’introspection que nous développons à l’Ouest, où se situe la 9ième lune, est de mise. Une bonne introspection se situe à mi-chemin entre la bienveillance (sans complaisance) et la rigueur.

Tout cela demande courage, humilité et humanité.
Apprenez à « répondre » aux évènements de la vie. Vous aurez moins peur d’agir. Laissez votre conscience, votre Soi supérieur vous guider. Ne vous mettez pas l’abri de vos responsabilités par peur de votre propre jugement sur vous-même ou de celui d’autrui. Même si vous croyez qu’un acte ou une parole ne peut être totalement réparé, vous avez le devoir de, du moins, l’entreprendre…

C’est l’intégrité et une certaine noblesse que vous trouverez sur ce chemin.
Et une paix intérieure.

Crédit Photo: Carole Poirier, super lune, 13 novembre 2016

La huitième lune: j’ai une conscience

J'ai une conscience

J’ai une conscience

Le 22 novembre 2018
Cette Lune s’appelle : j’ai une conscience
Après avoir exploré et définit nos limites personnelles, nous sommes capable de développer notre conscience. Nous avons d’abord découvert notre conscience corporelle pendant toute ces années. Comprendre la faim, la soif,la fatigue, l’inconfort, le plaisir, le goût. Nos limites physiques: où est-ce que mon corps s’arrête? Jusqu’où puis-je courir?
Et si mes limites ont été relativement respectée (voir la septième lune), je peux commencer à accéder à ma conscience.

Être conscient veut dire être réveillé. Cela implique donc de n’être point endormi(e). C’est de voir la réalité comme elle se présente et non pas comme nous voudrions qu’elle soit. C’est d’être éveillé(e) à mes besoins, à mes désirs et de reconnaître la différence entre les deux. C’est de trouver les moyens de répondre à mes besoins et parfois aussi de faire de mes désirs des projets réalisables. C’est comprendre et accepter que les autres ont une existence qui leur est propre, qu’ils existent en dehors de mes besoins et de mes désirs. Ils ne vivent pas que pour me faire plaisir ou combler mes besoins.
Et moi non plus, je ne suis pas venue au monde juste pour faire plaisir aux autres. J’ai mon propre chemin de vie à explorer.

Être réveillé c’est ne plus s’empêtrer dans les illusions dont nous sommes constamment bombardés. La crise économique,la crise environnementale,la retraite, la peur de la maladie, notre poids-santé, l’exercice physique, l’argent (surtout le manque!) etc… Tout ce que Don Miguel Ruiz (voir son livre : Les quatre accords Toltèques) appelle le Mitote: le rêve malsain de la planète qui nous entraîne dans un tourbillon de peurs qui nous éloigne de notre Soi lumineux et spirituel.
Quand nous sommes pris dans ce tourbillon il est difficile de se réveiller au fait que tout cela n’est qu’une distraction qui nous emmure dans ce que nous croyons être réel et qui ne l’est pas vraiment.
La culpabilité et le désir incessant de réécrire l’histoire (vous savez, quand nous passons du temps à refaire les événements dans notre tête en nous disant comment nous aurions dû faire…)

Il faut donc s’éveiller et ne plus se laisser entraîner…(je sais c’est difficile, et puis c’est dur, et puis c’est vraiment pas facile etc .)

Parfois nous ne nous réveillons que pour mieux nous rendormir.

Nous essayons encore et ce monde réel nous paraît étranger.
Nous pratiquons notre éveil.
Et puis un jour cela devient difficile de nous rendormir. Le moule ne fonctionne plus pour nous. Impossible de retourner dans la matrice.

Avoir une conscience c’est comprendre qu’il y a des actes qui sont bien et d’autres qui sont mauvais. Et en réalité ce n’est pas toujours aisé de faire la différence.
Qu’est ce qui est Mal ?
Qu’est ce que l’on m’a inculqué concernant ce qui est mal?
Est-ce que l’on appelle le mal est toujours mal?

Qu’est-ce qui est Bien?
Une bonne intention qui tourne mal est-ce encore bien?

La Kabbale nous offre un regard intéressant. Ce n’est pas l’acte en lui-même qu’il faut regarder mais bien ce qu’il engendre.
Ainsi il y aurait de bons engendrements, et de mauvais engendrements.

La personne elle-même n’est pas jugée. Mais chacun d’entre nous qui veut développer sa conscience regarde ses engendrements.
Avoir une conscience c’est prendre responsabilité, admettre et corriger nos erreurs et réparer nos pots cassés, partout où cela est possible.

Il nous faut trouver les chemins qui engendre plus de vie, plus d’énergie, plus d’Avenir. La recherche est celle du Juste (juste assez, par exemple) et du Beau (la voix de la Beauté est une voie sûre vers l’Esprit).

Je crois profondément que le développement de la conscience finit par rendre difficile, voire impossible, pour nous de faire du mal ou de faire mal.

Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour moi-même et ne plus tolérer les choses et les gens qui me font souffrir.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour l’autre et faire de mon mieux pour ne pas blesser l’autre délibérément.
Avoir une conscience, c’est avoir de l’empathie pour le monde qui m’entoure et faire de mon mieux pour l’enrichir, le protéger et le garder en état pour les générations futures.
Avoir une conscience c’est comprendre que tout ce qui m’entoure est un miroir. Que tous ceux et celles qui m’entourent sont aussi un miroir. Et que je fais de même pour elles et eux.
Être conscient c’est pouvoir faire tout cela naturellement.

Voici le regard de Khalil Gibran sur ce sujet:

Du bien en vous je peux vous parler mais non du mal.
Car qu’est-ce que le mal, sinon le bien torturé par sa faim et sa soif?
En vérité, le bien ira jusqu’à fouiller le fond ténébreux des cavernes s’il faut calmer sa faim;
Et s’il faut étancher sa soif, il ira jusqu’à boire dans l’eau qui croupit au fond d’une mare.

Vous êtes bon lorsque vous ne faites qu’un avec vous-même,
Sinon, vous n’êtes pas mauvais pour autant.

(…)

Le reste de ce texte est vraiment très beau, je vous le suggère fortement.

Avoir une conscience est ce que vous pouvez faire pour devenir,être et demeurer conscient(e). Bon travail!

La septième lune : j’ai des limites

le 15 septembre 2016img_4117

Le 15 septembre 2016 nous entrons dans notre septième lune: j’ai des limites !

Au fur et à mesure que l’enfant prend conscience de son corps, des ses habiletés motrices, sociales ou intellectuelles, il découvre aussi ses limites. Elles déterminent son espace vital personnel, ses capacités réels et commence à faire face à ses failles. Tel enfant cours plus vite, tel autre dessine moins bien que lui.
C’est l’âge de la raison et de la comparaison.
L’enfant se compare et est comparé. Comparé à ses frères et soeurs ou ses camarades de classe, il lui faut maintenant apprendre ce qui lui plaît,ce qui est bon pour lui et jusqu’où il peut aller.
L’apprentissage des limites est essentielle au bon développement d’une personne et si certaines limites sont culturelles, cultuelles ou sociales, certaines sont tout à fait personnelles. Les limites de son corps, de son intimité, le besoin d’un espace personnel et réservé. L’enfant partage des moments secrets (et sacré) avec des ami(e)s par exemple, loin du regard des parents ou des adultes; ou bien seule avec elle-même dans un jeu imaginaire qu’elle ne partagera peut-être pas. Le monde intérieur se développe et avec lui, la nécessité d’en garder une partie pour soi. C’est le jardin secret, que parfois les parents ont du mal à respecter. Certains tolèrent mal cet espace où ils ne peuvent pénétrer…ils ont à apprendre à laisser, tranquillement, ‘leurs’ enfants grandir en dehors d’eux.

L’enfant de cet âge a besoin que l’on respecte ses limites, que ces frontières établies ne soient pas franchies.
Cela lui permettra ainsi de mieux se connaître et surtout de mieux se défendre et ainsi se sentir en sécurité.
Malheureusement, il est rare que l’enfant soit respecté(e) dans ses limites.
Les adultes trouvent dérangeant qu’un enfant refuse de faire une tâche, n’obéisse pas à une instruction, n’embrasse pas sa tante, ne veuille pas parler de sa journée, ne reste pas assis sur sa chaise, ait faim en dehors des repas ou envie de faire pipi maintenant alors que nous venons de prendre la route…

Chaque fois que l’on force un enfant car nous ne voulons pas faire l’effort d’obtenir sa collaboration par une explication, une compréhension des besoins ou des peurs sous-jacents à ses refus, une discussion sans mensonge de notre part, l’enfant perd un peu plus de lui-même. L’enfant n’est pas dupe. Il a ses propres sensations et sait quand on lui ment, quand on veut le forcer sans raison car l’adulte veut avoir le dessus, quand une situation trouble ne lui convient pas (je n’aime pas embrasser mon oncle, il est bizarre…).

Ne pas respecter les limites de l’enfant, c’est le briser petit à petit. Oh, il sera plus docile (peut-être), mais il ne saura plus qui il est; ce qui est bon pour lui, ce qui est contraire à ses sentiments.Il-elle aura de la difficulté à s’affirmer, à combler ses besoins, à s’autonomiser réellement.
Si vous répondez non à certaines des questions suivantes, prenez le temps de réfléchir. Cela veut dire que vous ne connaissez pas vos limites et donc qu’elles n’ont probablement pas été respectée quand vous étiez enfant…

Savez-vous quand vous avez faim? Soif?
Répondez-vous rapidement au besoin d’uriner?
Êtes-vous capable de refuser quelque chose (une invitation par exemple, ou une trop grosse charge de travail) sans vous sentir obligé(e) de justifier votre refus?
Êtes vous capable de demander de l’aide quand vous en avez besoin ?
Savez-vous quand il faut demander de l’aide?
Êtes vous capable de repousser les avances de quelqu’un qui ne vous plaît pas?
Êtes vous capable de savoir qui vous plaît ? (et non pas vous préoccuper de à qui vous plaisez…)
Savez-vous quand c’est le temps pour vous de vous reposer ?
Connaissez vous vos forces?
Reconnaissez-vous vos failles?
Y-a-t-ils des espaces créatifs dans vos vies?
Savez-vous ce que vous aimez?
Savez-vous garder un secret?
Êtes-vous capable de prendre soin de votre jardin secret?
Vous sentez-vous au contraire, obligé(e) de tout dire?

et il y en aurait bien d’autres…

Crédit photo: Carole Poirier

Previous Older Entries