Protégé : Le guérisseur

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« La pensée crée la maladie »…?!?

Comme l’Initiateur aime bien faire tomber des masques ou déboulonner des mythes…il y en a un qui m’énerve et que je vois partout, même de personnes qui font des recherches très sérieuses…et comme je crois que ce mythe fait plus de mal que de bien, je me permet de faire une distinction importante.
La croyance circule que nos pensées peuvent nous rendre malade…et le corollaire serait qu’elles peuvent aussi nous guérir.
C’est un mythe nouvel-âgiste bien établi qui entraîne un regard culpabilisant sur le fait que nous devenions malade et ne nous offre pas tellement plus de solution. On a donc « créée » ou « attiré » notre maladie et si nous n’en guérissons pas , c’est parce que nous n’avons pas été capable de penser autrement, ou pire, nous ne voulions pas « réellement » guérir. Nous ne sommes pas très loin de la punition divine pour la maladie et du manque de volonté ou de combativité en ce qui concerne la guérison.
Vous me direz que l’approche « médicale » qui nie tout lien entre la pensée, les émotions, le stress et l’apparition des maladies, n’est pas mieux placée. On admet du bout des lèvres que certaines maladies puissent être psycho-somatique, sans bien comprendre cette articulation particulière entre le conducteur.trice (vous) et son véhicule (votre corps). Ce qui fait que si, d’aventure, vous guérissez d’une maladie « mortelle » ou « incurable », on fait d’un seul coup appelle au miracle…bonjour la science!
Saviez-vous que vous avez environ 80,000 pensées par jour?
Si chacune de ces pensées agissaient sur notre biologie, nous passerions notre temps à tomber comme des mouches…
Pourtant nous sentons bien le lien entre notre psyché, notre façon d’être et ce qui survient dans nos vies. Il nous apparaît comme une évidence que certaines personnes allaient forcéement « tomber » malades quand nous les regardons de l’extérieur…
Ceux qui connaissent bien l’hypnose vous parlerons d’auto-suggestions qui finissent, par répétition, par créer des « programmes » qui nous influencent et influencent notre physiologie.
Cela offre déjà un regard plus intéressant sur cette croyance que la pensée crée des maladies. Ce n’est pas la pensée unique, occasionnelle, parfois redondante qui crée en nous des réseaux néfastes. C’est la pensée obsessionnelle, forcenée, répétitive à outrance qui finit par crée ce qui peut effectivement causer une maladie ou la guérir: une croyance.
Quand on parle de l’effet placebo qui effectivement guérit ou de l’effet nocebo, son contraire, qui nuit et peut causer ou aggraver des maladies (comme dans le cas où quelqu’un reçoit un pronostic « grave », « sans issue », « mortel » et que la personne  s’aggrave soudainement ou meurt plus rapidement que l’on aurait cru) , ce n’est pas réellement la pensée qui est en cause. La personne ne « pense » pas qu’elle va guérir (ou mourir)…la personne « croit« , hors de tout doute, que va se produire la chose espérée ou redoutée. Cette croyance devient alors une certitude, qu’elle soit positive ou négative.
C’est bien là toute la différence.
Alors permettez-moi cette distinction: finalement c’est la certitude « absolue »,  on pourrait dire la « foi » , qui guérit, ou pas…
Si vous me demandez alors comment peut-on avoir la certitude absolue, la foi, concernant notre guérison, je vous répondrais que c’est un terrain plus vaste, plus complexe et moins facile à obtenir que de faire de la « pensée positive »; qu’il n’est pas toujours aisé de savoir ce que contiennent nos profondeurs et que c’est en elles que résident les réponses et l’explication des « miracles ». On peut croire en surface à notre guérison ou à notre condamnation et ne point y croire en notre for intérieur. Et c’est lui qui compte. Et c’est un sujet fascinant à explorer.

La guérison n’est pas un miracle (la guérison, partie 2)

2232009076_64a0386662La guérison n’est pas un miracle

Votre corps veut vivre. Peut-être même plus que vous. Tous vos mécanismes internes, tous vos fonctionnements physiologiques ont un seul but commun: survivre le plus longtemps possible.

À l’origine de la vie, il y eut des organismes unicellulaires, c’est-à-dire composés d’une seule cellule. Puis ces organismes ont « compris » que l’union fait la force et ils se sont assemblés en groupe plus gros afin de coopérer ensemble pour le bien de tous. Puis d’amas de cellule, ils se sont organisés encore en des formes de plus en plus complexes, de plus en plus efficaces et dans une danse coopérative de plus en plus magistrale.
Pour organiser tout cela il fallut alors créer un chef d’orchestre pour superviser le tout: un cerveau.

Un cerveau qui s’est lui-même complexifié à mesure que les tâches et l’organisation de cette coopération devenait plus évoluée.
Prenez un instant pour imaginer cela: la vie tient sont origine non pas dans la loi du plus fort; non pas dans le combat et la guerre; non pas dans la compétition mais bien dans un effort de coopération tout simplement magnifique.
Si nous avions des villes comme notre corps est organisé…notre vie communautaire serait extraordinaire.
Chacune de vos cellules est unique et complète; chacune est « pensante » à sa manière; chacune est prête à obéir aux ordres du chef d’orchestre en qui elle a remis toute sa confiance et toute la gestion de sa survie individuelle. Chaque cellule est prête à se sacrifier pour que survive l’ensemble de ses soeurs et des organes complets peuvent disparaître et pourtant nous pouvons encore survivre sans eux.

Dans une organisation si complexe et précise, il y a une pléthore de mécanismes d’adaptation et de guérison dont nous avons à peine effleuré les possibles.
Vous croyez vraiment que la médecine les a toutes mises à jour?
Que nous savons exactement comment fonctionne la guérison?
Notre médecine occidentale en connaît beaucoup sur les mécanismes et la nature des maladies. Mais étudions-nous vraiment ce qui permet la guérison?
Ce que la médecine appelle « miracle » aujourd’hui sera « normal » demain. De même que ce qui nous semble évident aujourd’hui aurait été miraculeux il y a 50 ans.

Votre corps sait qu’il peut être blessé ou attaqué au cours de sa vie et il a donc en lui ce qu’il faut pour guérir.
Quelle que soit la maladie, il y a toujours des gens qui en guérissent (avec ou sans traitement). Parfois on vous sortira un: « ça devait être une erreur de diagnostic au départ »; (peu rassurant n’est-ce pas?).
Le manque de curiosité médicale à ce propos est pour le moins étonnante. C’est presque un aveuglement. Une guérison inattendue ou inexplicable et voilà aussitôt le mot « miracle » est lancé. Venant de notre médecine qui a bouté Dieu et sa « grâce » hors de cette science; ça fait un peu…étrange?
Qui se rend compte de la perversité de ce message ?

Si c’est « miraculeux » alors nous sommes excusés de ne pas l’étudier à fond pour en trouver les constantes et les appliquer ensuite à d’autres malades.
Si c’est « miraculeux » nous pouvons dormir tranquille, notre médecine et ses traitements ne seront pas remis en question.

Mais plus grave encore…si c’est « miraculeux » et que ça vous arrive…
Vous avez été malade, peut-être même avez-vous été condamné(e). Et puis, vous guérissez (d’un cancer, d’une sclérose en plaque, d’un lupus « incurable », d’une phase terminale de quelque chose).
D’abord, laissez-moi vous dire qu’il en a fallu de la force à votre intérieur ne serait-ce que pour vous affranchir de la « prophétie auto-réalisatrice » du monde médical. Ce monde regorge de condamnations sans appel, de maladies graves et incurables et de spectres de mort dans une grande souffrance. Avez-vous seulement la possibilité de guérir?
Dans quel pourcentage?
Vous voilà maintenant dans le groupe « select » des miraculé(e)s. Vous êtes spécial(e), rare, voire unique.
Que se passera-t-il maintenant si vous vous retrouvez à nouveau malade? S’il y a rechute ou récidive? Si vous êtes passé(e) d’un cancer à un autre?
C’est là que se mettra en force toute la perversité d’avoir appelé votre guérison un miracle…
Vous n’aurez probablement pas le droit à un 2ième miracle. C’est beaucoup demander dans une vie que de se voir octroyé plus qu’un miracle. Vous êtes cuit(e)s.

La guérison n’est pas un miracle.La guérison est un phénomène naturel, en nous depuis le début des temps, mais donc les mécanismes restent encore inconnus. Nous ne savons pas bien ce qui fait qu’un individu guérit et un autre meurt. Pour une même maladie, une personne peut être très peu atteinte, moyennement ou bien très touchée.
Combien guérissent sans même savoir qu’elles étaient malades?
La guérison n’est pas un miracle. Elle reste encore un mystère, mais elle n’est pas inaccessible.
La guérison est en vous à chaque instant et jusqu’à votre dernier souffle, votre corps tentera encore de vous l’offrir.
Y-a-t-il une si grande différence entre une grippe et un cancer ? Certains mourront bien d’une grippe et d’autres ne mourront pas d’un cancer. Qu’est-ce qui rend une maladie « grave »? Nos statistiques?
Lisez sur les gens qui guérissent. Écoutez ceux et celles qui ont guéri autour de vous. Souvenez-nous de tout ce dont vous avez déjà guéri. Lisez le livre Rémissions Radicales de K.Turner.Écoutez des témoignages de gens qui ont guéri.
Gardez en vous cette certitude que la guérison n’est pas un miracle. Vous serez plus à même de susciter en vous des réponses, des solutions, des pistes de réflexion.
Vous pourrez aborder plus calmement l’orage d’une maladie et garder confiance en la vie.
Votre corps n’est pas votre ennemi. Jamais. Même si vous ne le comprenez pas, il agit toujours dans votre meilleur intérêt. Et si parfois un organe doit être sacrifié (pour des raisons qui nous échappent encore), alors votre corps le fera et chacune des cellules concernées donnera sa vie.Pour vous.
La guérison n’est pas un miracle.
Et la mort n’est pas un échec…

crédit photo: Heal-All (prunella vulgaris) par : pverdonk sur Flickr