Notre Sagesse Intérieure

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Réflexion que j’ai publiée sur Facebook…que je préfère ramener sur mon blogue et qui aura plus de contenue ici.

Notre Sagesse Intérieure

Nous avons une sagesse intérieure…Notre corps et notre esprit nous parlent, mais au milieu de toutes ces « voix » contradictoires en nous et autour de nous (chacun/e ayant une opinion personnelle) comment parvenir à l’entendre?
Dans le tohu-bohu, toutes les voix (voies) se mêlent et s’entremêlent et nous pouvons aisément générer une chose et son contraire.
Comment ne pas écouter uniquement nos peurs (qui souvent parlent les plus forts), nos désirs (qui parfois nous tirent vers de mauvaises directions), nos addictions (qui veulent être entendue MAINTENANT),ou nos besoins (que nous avons souvent de la difficulté à définir)?

Se donner du temps

D’abord , il faut se donner du temps.
S’arrêter un moment pour réfléchir, calmer le brouhaha intérieur alors que toutes nos pensées se bousculent à la porte de notre esprit pour être entendues.
Imaginez-vous au milieu d’une classe de petits enfants, chacun criant MOI, MOI, MOI et demandant votre attention exclusive. Voilà à quoi ressemble notre espace mental.
Il vous faudra trouver ce qui fonctionne pour ramener un calme intérieur: méditation, contact avec la nature, prière, chant, concentration sur une image, une sensation, une musique, exercice physique ou visualisation.
Chacun/e a sa propre façon d’y parvenir et de temps en temps il nous faudra changer de méthode si celle que nous utilisons ne fonctionne plus

Le temps est notre guide.

Prenons comme exemple une de ces « voix » intérieures qui me fait hésiter. Elle me susurre la prudence, elle éveille mes peurs, me rappelle allègrement mes erreurs du passé ou mon anxiété face à l’échec possible dans l’avenir.
Résultat des courses: je m’immobilise, je n’ose plus, pire même, je retourne en arrière des quelques pas que j’étais parvenue à faire. Je me crois. Je crois cette petite(grande?) voix et je pourrais même l’appeler Sagesse, Rationalité ou Réalisme.
Alors je prends le temps comme allié, mais pas n’importe quel temps.
Notre tendance « naturelle » est de nous servir du passé pour le projeter dans l’avenir. L’à-venir est donc écrit d’avance et il reste peu de place pour l’aventure, le nouveau et pleins de possibles bien plus intéressant que notre passé!
Si j’ai déjà hésité dans le passé (nos voix intérieures viennent presque toujours du passé!) et en plus que cette hésitation s’est révélée positive, je suis piégée. Je risque d’épouser ce comportement et ce n’est pas un bon mari!
Alors je dois plutôt chercher dans l’avenir. Si j’hésite aujourd’hui, je risque d’hésiter encore demain et tous les jours de ma vie. Ai-je envie d’arriver à la fin de ma vie pleine de regrets?
Pourquoi ne pas trouver en moi une aventurière, un héros , un être un plus libre qu’aujourd’hui?
Pour vivre une vie encore meilleure demain qu’aujourd’hui, je peux m’ouvrir à toutes ces choses pour lesquelles j’hésitais auparavant. Je peux tenter un comportement différent et même inattendu et si la nouvelle route s’avérait moins bonne que je l’espérais, je peux à nouveau changer de chemin.
Donc, la deuxième étape consiste à trouver parmi toutes nos voix intérieures celles qui viennent de notre à-venir le plus lumineux pour nous.
Vous me demanderez sûrement comment…

Devenir chasseresse, chasseur

Nous devons ensuite devenir chasseresse, chasseur, à l’affût: devenir guetteur et guetteuse de nos comportements, de nos pensées, de nos mots et que rien n’échappe à notre vigilance.(Carlos Castaneda utilise le terme ‘traqueur’).

Si par exemple, j’ai de la difficulté à_____________________(à remplir vous-même!).
Je dois commencer par me regarder agir, penser et parler à ce propos.
Qu’est ce que je dis quand je parle de cette difficulté aux autres?
Qu’est ce que je pense quand j’y pense dans ma tête?
Comment est-ce que j’agis face à cette difficulté?
Quelle genre d’expression a mon visage quand j’en parle ou quand j’y pense?
Quelle posture prend mon corps?

Au début, il est bon de noter avec soin nos observations afin de pouvoir les « chasser » efficacement.

Puis je regarde autour de moi. Je cherche quelques personnes qui ne vivent pas ces mêmes difficultés. Je les étudie.
Comment parlent-elles?
Comment agissent-elles?
Comment pensent-elles?(nous pouvons toujours le leur demander!)
Comment se tiennent-elles dans leurs corps?
Quelle expression sur leur visage?

Puis je pars à la chasse. Je me tiens à l’affût de « moi-même », je me garde à vue…
Dites-vous bien que toutes vos « voix » qui engendrent chez vous des difficultés à apprécier la vie, à être heureux(se), à vivre des relations nourrissantes ou a bien prendre soin de vous, et bien toutes ces « voix » ne sont pas vous!
Il faut que « moi-même » rime avec « moi, m’aime »!
Et dès qu’une de ces « voix » se manifeste en pensée, en parole ou en geste, je peux imaginer le Réalisateur, la Réalisatrice du film qui crie: « COUPEZ! ».

Je m’arrête un instant. J’observe ce que je faisais. Je m’appuie sur l’exemple de celles et ceux que j’ai observé, et je change quelque chose. Je change les mots, les gestes, les actes. Je change ma posture, mon expression faciale (un sourire change radicalement notre état mental par le simple fait de le faire, même s’il est un peu forcé au début).

Et avec la pratique, ces scénarios s’arrêtent, se calment, s’apaisent et je peux commencer, enfin, à distinguer le moi du non-moi, le passé du présent et de l’avenir.

Crédit Photo: Buddha Tree par @doug88888

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