Celle-Qui-Se-Tient-Debout

10 novembre 2011

La Lune de Celle-Qui-Se-Tient-Debout.

Se tenir debout. Quelle belle image! Car même si nous marchons debout, il n’est pas toujours vrais que nous nous tenions debout…
Le propre de l’adulte, c’est son besoin d’affirmation. L’enfant, lui, recherche l’approbation de son entourage. Il a besoin de se sentir “comme les autres”. Il n’aime pas se sentir différent, même s’il s’agit d’être unique.

Avec la maturité, la connaissance de soi et la confiance en soi, monte en nous le désir d’être qui nous sommes, en vérité, sans masque et sans compromis. Comme le disait si bien Jacques Languirand il y a quelques jours à son émission “par 4 chemins”: “Si vous n’êtes pas vous même, qui le sera?”

N’avez vous pas en vous ce désir profond d’être connu(e), vu(e), entendu(e) dans votre entièreté?
Ne plus se cacher, ne plus faire semblant, ne plus se mentir ni mentir aux autres, ne plus cultiver une image, une façade de plus en plus lourde à maintenir.

Si oui, alors vous voilà en train de devenir adulte. Un indivisible, individu. Se tenir debout c’est pouvoir se montrer tel(le)s que nous sommes, pouvoir donner notre opinion sans craindre celle des autres, pouvoir déposer notre réalité gentillement à côté de celles des autres sans sentir le besoin de les convaincre, de “leurs faire entendre raison”, ou d’avoir raison.

Se tenir debout, c’est s’autoriser à être dans sa vérité en ayant la certitude, en toute humilité, que cette vérité-là est toute personnelle.
C’est ne plus courber l’échine, ne plus accepter les jougs, ne plus se promener avec “la queue entre les jambes”.
C’est s’aimer si bien que nous n’avons plus peur de faire face, de nous dresser face à ceux qui voudrait nous soumettre, de défendre ceux et celles qui n’ont pas la force ou le pouvoir encore de se tenir eux-même debout. C’est faire face à la désapprobation ou à la colère possible des autres et continuer de parler, de cheminer, de croire.

Comme la Terre qui, inlassablement, se renouvelle chaque printemps…

C’est réapprendre à être courageux (se).

C’est aussi se tenir debout face à nos propres addictions, nos propres blessures, car si ce sont elles qui nous mènent, alors nous sommes encore des esclaves.

C’est ne plus rechercher que vous m’aimiez, et en passant trouver du respect et de l’amour de moi-même. Et le trouver si bien que je ne voudrais plus me marcher dessus ni laisser quiconque le faire.

Crédit Photo: eye of einstein, sur Flikcr

4 Commentaires (+add yours?)

  1. m l'abeille
    nov 09, 2011 @ 22:08:21

    Magnifique texte Nadeije! Merci beaucoup…

    Répondre

  2. Valérie Lambert
    nov 09, 2011 @ 23:05:32

    Ah, chère Nadeije!
    Merci de partager avec nous. Chaque mot me frappe, délicatement, tout de même!, me touche… Meeguetch :)

    Répondre

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